VOLKSWAGEN CC Gamme (TDI 140)

ESPACE BERLINE
  • Ligne
  • Confort
  • Plastiques
  • Réactivité du TDI 140

Prix : de 31 990 € à 44 480 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo Diesel injection directe rampe commune - FAP
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 140 ch à 4200 tr/min
Couple maxi 32.20 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.80 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1564 kg

Capacités

Coffre de 532 à 0 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 212 km/h
0 à 100 km/h 9.80 s

Environnement

Emission CO2 139 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.70
Urbaine 6.40
Mixte 5.30
Essai 0.00

INDEPENDANTE

VOLKSWAGEN n’en est pas à une tentative près d’explorer des nouvelles voies vu que ça lui réussit à tous les coups. On a, par exemple, découvert le concept Cross-Coupé au dernier Salon de Genève qui va donner dans quelques temps un véhicule de série alléchant. Dans la même veine et avec les mêmes initiales, VW avait présenté la Passat CC il y a trois ans déjà. Depuis, chaque élément de la gamme a été soit renouvelé, soit redessiné dans le moule (facial) de la famille. Après la Passat B7 (pour septième génération) présentée l’année dernière, la Passat CC allait, elle aussi, passer dans la moulinette de remodelage de mi vie. Mais le patronyme a changé, faisant de la nouvelle Confort-Coupé un véhicule à part entière, voulant se démarquer de sa génitrice…

Vaisseau amiral

Le succès de la Passat CC a conduit à donner de l’indépendance à la voiture, la nommant simplement CC pour mieux l’intercaler entre la Passat et la Phaeton. La voiture affirme mieux son côté vaisseau amiral du constructeur juste derrière l’exclusive Phaeton. Exit tous termes Passat sur et dans la voiture, nous avons à faire à la nouvelle CC de VW ! Qu’on ne s’y trompe pas, la ligne et les dimensions de la précédente Passat CC sont conservées à quelques millimètres près. Et comme sa devancière, la VW arbore une calandre massive, encore plus massive avec sa grille caractéristique "full chrome". Le signe de reconnaissance avec la Phaeton est nettement plus visible. Les optiques rondes ont pris la forme de la calandre : rectangulaires. Cette même géométrie marque les feux arrière qui ont récupéré des LED au passage. Si on complète la description avec le dessin changé des boucliers et le capot lisse, on a défini les principaux traits de la CC.

La très belle ligne générale est évidemment conservée. Le style de la grande berline coupé n’a pas été modifié, reconnaissable à ses portières dépourvues d'entourage de vitre, sa faible surface vitrée et son pavillon fin et courbé. L’intérieur a également suivi l’évolution donnée à la Passat. Les planches de bord sont rigoureusement identiques, reconnaissable à la montre classique qui a pris place au sommet de la console centrale. On aurait pu croire que ce signe de prestige était réservé à la seule CC et bien non. Les seuils de porte sont estampillés CC et les matériaux ont une nette orientation plus noble. Le bois s’invite et les revêtements privilégient le cuir et l’Alcantara, ou même le cuir ("Nappa") intégral. Le niveau supérieur gratifie d’un éclairage intérieur d’ambiance plus raffiné. Les teintes intérieures prennent de la couleur avec plus ou moins de bonheur. L’intérieur blanc de la sellerie ou encore le plastique marron des contre porte tranchent quelque peu avec l’environnement Premium indiscutable de la voiture.

Croisière

La Passat CC était nettement ciblée "gamme supérieure", il va sans dire que la CC garde la même philosophie d’autant plus qu’elle s’est positionnée plus près de la Phaeton (ou plus loin de la Passat). Et pour conserver ce signe de prestige, la plus puissante des CC conserve le V6 essence de 3,6 litres et ses 300 chevaux. Mais l’importance des économies de carburant et de rejet concentrera les ventes sur les quatre cylindres aussi bien en essence qu’en Diesel. Les deux moteurs essence, tous des TSI, développent 160 et 210 chevaux. Ils peuvent bien évidemment être associés à la boîte à double embrayage DSG, à sept rapports pour le plus petit. Cette même boîte (à six rapports) est, moyennant 1.800 € de plus, disponible avec les deux moteurs Diesel. Les deux TDI sont reconduits de la génération précédente. Le 2.0 litres est décliné en 140 ou en 170 chevaux. Le test a porté sur la moins puissante des voitures, automatiquement en configuration BlueMotion Technology et avec la boîte DSG. Le mariage est efficace, juste handicapé par une moindre réactivité. Le confort de la DSG est toujours aussi appréciable, avec pour le côté économie, une consommation moyenne affichée autour de 6,2 litres aux cent kilomètres avec un parcours à dominante autoroutière. La CC n’usurpe pas sa vocation de grande routière. La version plus puissante respirera mieux à condition de payer le prix, le cheval fiscal supplémentaire et le malus écologique (avec la DSG). Les TDI disposent d’un filtre à particules et d’un Start/Stop et toutes les CC de la récupération d’énergie au freinage.

Le confort de la voiture est indéniable : on baigne dans une ambiance calme, l’insonorisation est parfaite. Le toit vitré (et entrebâillant à l’avant) en option, contribue à donner de la lumière à l’habitacle et en particulier aux passagers arrière qui peuvent souffrir de la faible surface vitrée. Le CC est cette fois-ci configurée en cinq places avec option gratuite en quatre places.

Equipages

La mutation de Passat CC en CC est également accompagnée d’une proposition d’équipements de sécurité (la plupart étant en option ou sous forme de Packs). On retrouve le "Park Assist" de deuxième génération qui réduit la longueur utile pour un stationnement classique et qui permet de garer la voiture perpendiculaire à la route. Dans la série des facilités, le "Easy open" permet d’ouvrir le coffre en passant le pied sous le bouclier arrière (et à condition d’avoir la clé dans la poche). Le côté sécurité est assuré par le détecteur de fatigue, l’avertisseur de franchissement involontaire de ligne (avec correction de la trajectoire) ou encore la détection des panneaux de signalisation. Enfin, selon la configuration des feux, le "Dynamic Light Assist" gère automatiquement le passage codes/phares ou mieux, masque par un système de lentille la partie du faisceau qui pourrait éblouir les autres usagers tout en gardant le reste de l’éclairage maximal.

La gamme CC ne comprend que trois niveaux et trois packs, mais de multiples combinaisons possibles. La première CC en TDI 140 et boîte mécanique coûte 35.210 €. Pour le prix, on retiendra le capteur de pluie, l’allumage automatique des feux, la climatisation automatique et le détecteur de fatigue. Comme sur sa devancière, les pneus sont des increvables. Le niveau intermédiaire "Carat" pour environ 2.200 € de plus, concentre le supplément de prix sur la sellerie et les jantes en alliage de 17 pouces. Le niveau supérieur "Carat Edition" adopte entre autres le cuir et un GPS avec écran couleur Premium.

La VW CC renforce sa position dans la branche Premium de la famille, prenant même son indépendance en se démarquant de la désignation Passat. Elle garde sa ligne réussie et se pare juste des nouveaux signes distinctifs du constructeur. Elle profite de ce mouvement pour récupérer des systèmes de confort et de sécurité équipant déjà la grande Phaeton. Les berlines coupés ne sont pas encore si nombreuses, c’est pourquoi la CC continue sur sa lancée, espérant poursuivre les bons chiffres de vente affichés après une demi vie d’existence.

Philippe NIOLLET

2012-04-15