VOLVO V40 (D4 Geartronic 6)

ESPACE COMPACTE
  • Ligne
  • Moteur 5 cylindres
  • Ambiance intérieure
  • Ergonomie
  • Liste options
  • D2

Prix : de 24 980 € à 37 220 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres – 20 soupapes turbo Diesel injection indirecte rampe commune
Cylindrée 1984 cm³
Puissance maxi 177 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 40.80 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.37 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1423 kg

Capacités

Coffre de 335 à 1032 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 215 km/h
0 à 100 km/h 8.30 s

Environnement

Emission CO2 136 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.90
Mixte 5.20
Essai 0.00

UN OCEAN DE BONS POINTS

Revenons quelques mois en arrière sur le stand du Salon de Genève, VOLVO découvrait la nouvelle V40. L’accueil a été immédiatement positif devant le dessin de la voiture et les caractéristiques de sécurité dont elle se vantait d’être équipée. Retour en juin, la nouvelle édition de la course à la voile Volvo Ocean Race, débutée en octobre dernier et qui vient de s’achever brillamment par la victoire de Franck Cammas sur Groupama4, a permis de faire connaissance avec cette voiture prometteuse…

Point de mire

Depuis la famille 60 et son XC, la meilleure vente VOLVO en France, le dessin s’est arrondi gardant toujours la face proéminente inaugurée par la première S80. Quels que soient les angles sous lesquels on regarde la V40, celle-ci apparaît sous un élégant break et avec même une tendance break de chasse. On imagine bien le résultat si les designers avaient caché les poignées de porte arrière. Ce n’est pas le cas, la V40 est bien une cinq portes, correctement désignée par la lettre V (et non S), mais tout de même positionnée entre berline et break. Elle a d’ailleurs la mission de remplacer la S40 actuelle (disparue du catalogue) et le V50.

L’avant est clairement positionné dans la droite ligne des S et V60, les mini projecteurs en moins. L’arrière est plus proche du C30 par son hayon très vitré et le renvoi de la plaque minéralogique dans le bouclier. La configuration ne peut pas nous empêcher de penser à la belle P1800 dont le break de chasse est une merveille de design. Et c’est justement un clin d’œil à ce bel héritage qui a conduit Chris Benjamin, le responsable du style extérieur de la V40, à creuser un décrochement courant jusque sur les portes arrière. Le côté dynamique a lui aussi été creusé par la carrosserie positionnée basse, parée de boucliers sportifs. Les feux diurnes (diodes) sont très joliment et simplement dessinés. Les sorties d’échappement (doubles sur les puissances les plus élevées) se marient bien avec le becquet de toit ou les nervures du capot. Le style de cette V40 est incontestablement réussi et devrait être un critère de choix très important pour acheter la voiture.

Point de chute

Si le design est un des premiers critères de choix d’achat, on n’oublie pas que VOLVO est indissociée du mot sécurité. VOLVO a innové dans ce domaine en proposant un airbag piéton. On connaissait les systèmes pyrotechniques qui soulevaient en une fraction de seconde, le capot pour en quelque sorte amortir le choc du piéton. On connaissait aussi (et testait sur V60) le "City Safety" à savoir l’arrêt automatique de la voiture en cas de détection d’un obstacle ou encore du même piéton. Bien entendu, la V40 est dotée de ce dispositif, et on découvre que la VOLVO est dotée d’un airbag extérieur dont la mission est d’amortir le choc. Pour cela, des détecteurs placés dans le bouclier avant ont pour mission de déceler un contact imprévu et de déclencher le soulèvement du capot et surtout le déploiement d’un airbag qui vient recouvrir la base et les montants du pare-brise. Cet airbag supplémentaire est actif de 20 à 50 km/h et en série sur toutes les versions tout comme le "City Safety".

Restons dans le domaine de la sécurité pour préciser que la V40 dispose d’autres systèmes de sécurité tels le "BLIS" qui équipe les VOLVO depuis pas mal d’années. Il s’agit de l’alerte de présence d’un véhicule dans l’angle mort par un signal au niveau du rétroviseur concerné. La nouveauté réside dans l’augmentation à 70 mètres du seuil de détection, ce qui permet de "voir" plus tôt les véhicules qui arrivent vite. Dans le même esprit, une aide très utile nommée "alerte trafic en marche arrière" avertit de véhicule et même de vélo qui arriveraient dans la zone arrière de la voiture, pas forcément visibles par le conducteur s’il veut reculer pour sortir d’un stationnement par exemple. Selon les versions ou les options, la V40 peut recevoir des feux de route adaptatifs qui suivent la route et passent automatiquement de codes en phares et inversement. L’alerte de franchissement de ligne (avec légère action dans la direction) ou un nouvel airbag genoux complètent la panoplie sécuritaire de la voiture.

Point de répit

La V40 reprend les motorisations simplement désignées et couvrant une large palette de puissance. Les moteurs essence, minoritaires car boudés en France, ont été choisis dans une gamme puissante voire sportive. Cette seule attractivité est représentée par un quatre cylindres de 1,6 litre décliné en deux puissances : T3 pour le 150 chevaux et T4 pour le 180 chevaux. Les deux modèles sont équipés d’une boîte manuelle à six rapports et d’un Stop & Start, ce qui donne, pour le T4, un taux de CO2 de 129 grammes (pas si mal) et une consommation moyenne de 5,5 litres.

Les Diesel sont évidemment mieux représentés avec trois puissances allant de 115 à 177 chevaux. On trouve en entrée un quatre cylindres de 1,6 litre déjà connu chez VOLVO, FORD et PSA. Lui aussi équipé d’une boîte mécanique à six rapports, il en donne pour sa puissance, quelque peu handicapée par le poids lourd de la voiture et une consommation moyenne donnée à 3,6 litres (inaccessible même en vitesse stabilisée à 100 km/h sur une longue distance). Même si le 1,6 litre vaut le coup d’investir sur sa cylindrée, on est très tenté de préférer le cinq cylindres, architecture désormais typique sous le capot d’une VOLVO. Comme son cousin à essence, le Diesel de 2,0 litres est proposé en deux puissances : 150 chevaux pour le D3 et 177 chevaux pour le D4. Ces moteurs sont également associés à un Stop & Start et comme sur les versions essence, la V40 dispose d’un système de récupération de l’énergie au freinage. Restons dans le registre écologique pour signaler que les V40 D sont équipées d’un filtre à particules. On peut troquer la boîte mécanique pour une automatique à six rapports "Geartronic". Sans à-coup, la boîte assure une reprise quasi instantanée. On apprécie le levier "design" dont le pommeau éclaire le rapport sélectionné. Cette transmission est réservée aux deux Diesel à cinq cylindres et coûte 2.000 €.

Pointilleuse

L’intérieur de la V40 est tout à fait digne d’une VOLVO, immanquablement personnalisé par la fine console centrale contenant les commandes de climatisation et de radio. Le niveau 2 donne le volant multi fonctions pour soulager la conduite. L’intérieur est digne d’une finition Premium dans laquelle VOLVO se place. Les finitions essayées positionnées en haut de gamme rendent un habitacle chaleureux avec cuir, insertions d’aluminium et de (vrai) bois (en option pour ce dernier). L’ambiance est tout à fait agréable, confortable, très typique de celui d’une VOLVO, championne de l’ergonomie. La carrosserie étant assez basse, l’impression d’exigüité peut être compensée par le toit vitré (fixe) en option à 1.140 €. Contrairement à l’apparence de ce break très typé "de chasse", les places arrière peuvent accueillir deux adultes sans (trop) de contorsion. Tout aussi surprenant dans le bon sens, le volume de coffre de 335 litres est tout à fait honorable ; la V40 ne mesure que 4,37 mètres soit 25 centimètres de moins qu’un V50. Mais revenons au volant de la VOLVO et à son tableau de bord proche de sa grande sœur 60. L’écran central est désormais intégré au dessus des aérateurs. La nouveauté caractéristique de la V40 est son bloc compteur intégralement digital, compteur (circulaire) au singulier car sa position centrale peut afficher, à la carte, un compte-tours ou un compteur de vitesse à aiguille et les informations complémentaires en chiffres. La couleur du fond d’écran peut être choisie selon le thème : rouge pour le côté sportif par exemple.

Il reste à se préoccuper du prix. La V40 D2 demande un chèque de moins de 25.000 € en finition d’entrée nommée Kinetic. Elle dispose des éléments de sécurité (ESP, City Safety, airbags intérieurs et extérieurs) et aussi de jantes en alliage, d’une climatisation automatique ou encore d’un ordinateur de bord. Le niveau 2 (Momentum) donne, pour 1.500 € de plus, le démarrage sans clé, les détecteurs de pluie et de luminosité. La finition Summum (celle de la V40 d’essai) se reconnaît à ses LED dans le bouclier avant et au cuir de ses sièges. Le sommet Xénium donne le système de navigation à commande vocale, des radars de stationnement avec caméra de recul. Certains de ces équipements sont accessibles aux finitions inférieures via différents packs optionnels. Il reste néanmoins quelques chères options, sûrement pour affirmer sa position parmi les Premium, dont la longue liste permet de personnaliser sa V40…

En cette année commémorative des 50 ans du break Amazon, VOLVO propose une belle version d’un presque break de chasse. La nouvelle V40 ne manque pas de points intéressants principalement voués à la sécurité. Les dispositifs sont nombreux à commencer par un inédit airbag extérieur piéton. D’ailleurs, la famille V40 s’agrandira à la rentrée en donnant naissance à un XC40. Les motorisations sont réactives sans être gloutonnes avec un Diesel D3 qui apparaît le bon compromis. La voiture arbore un beau design, large, court et faiblement haut qui doit plaire. Enfin, le côté Premium est toujours présent permettant à la VOLVO de taquiner sans encombre les stars Allemandes…

Philippe NIOLLET

2012-07-15