VOLKSWAGEN Golf VII

ESPACE COMPACTE
  • Qualité de fabrication
  • Performances
  • Prix
  • Ecran tactile trop sensible

Prix : 17 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo diesel injection directe à rampe commune
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 150 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 32.30 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.26 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1279 kg

Capacités

Coffre de 380 à 1270 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 216 km/h
0 à 100 km/h 8.60 s

Environnement

Emission CO2 106 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.60
Urbaine 5.00
Mixte 4.10
Essai 0.00

SON NOM EST GOLF, VOLKSWAGEN GOLF

C’est sûr, N°007 est un chiffre plein de significations et pas seulement au cinéma. Si le monde a été créé en sept jours, devons nous conclure que VW a atteint la perfection avec cette septième génération de Golf ? A l’heure actuelle et sans dévoiler les lignes qui suivent, on est rudement tenté de penser qu’on s’en est sérieusement approché même s'il est vraisemblable quela Golf VIIIsera meilleure quela Golf VII, mais on n’en est pas encore là. 2012 marque l’arrivée dela Golf VII, c’est à chaque fois un événement depuis le tout premier modèle dessiné par Giugiaro, c’était il y a trente quatre ans (déjà)…

Les Golf sont elles éternelles ?

Incontournable sur le stand VW au dernier Mondial de Paris,la nouvelle Golf trônait dans différentes configurations, dévoilant au passage les futures BlueMotion et GTI. La première affiche une consommation de 3,2 litreset un taux de CO2 de85 grammes et la seconde gagne 10 ou 20 chevaux (230) tout en réduisant sa consommation, rendez-vous dans quelques temps pour les découvrir. Concentrons nous sur la Golf qui, c’est voulu, arbore un dessin très proche de ses devancières. Tout y est : les optiques plutôt rondes, la calandre assortie, le flanc arrière massif (sans troisième vitre latérale) et depuis le N°IV la découpe des portes arrière parallèle à la descente des feux. Au premier abord, on pourrait être tentés de dire qu’on a à faire à un "restyling". Sacrilège, la VII est entièrement nouvelle. La philosophie du constructeur est plutôt d’avoir un modèle entièrement nouveau pour les chiffres impairs et une évolution pour les autres. On se souvient que la VI partageait pas mal d’éléments avec la V laquelle était inédite comparée à la IV, vous suivez ?

Bref, la VII arbore une carrosserie inédite, la micro vitre entre le pare-brise et la porte avant est un signe de reconnaissance. Aucun dépaysement donc, cela pourrait finir par être un handicap, vite dissipé quand on regarde les générations précédentes. En tout cas, à y regarderde plusprès, les lignes sont plus tendues, à en juger par la nervure parcourant tout le tour de la caisse qui renforce cette impression. La voiture est plus longue (+56 millimètres) et moins haute que la génération précédente, accentuant son aérodynamique (CX de 0,27). Selon la finition, les phares renferment les LED en forme de double U, donnant un air agressif àla voiture. L’arrière, typiquement VW, est marqué par des feux (à LED également selon les cas) acérés, tout à fait dans le style des autres modèles de la marque, Passat en tête. La Golf est d’ores et déjà proposée en trois et cinq portes.

Pas seulement pour les yeux

La VI a eu la durée de vie la plus courte (quatre ans), confirmant son rôle quelque peu transitoire entre V et VII. La nouvelle gagne59 millimètresen empattement, avec, en complément, la réduction du porte-à-faux avant. Cela profite aux occupants et au coffre ; VW affiche des cotes en hausse. Pour l’occasion, VW a abaissé le seuil de chargement, un point important anti lumbago. Mais ce n’est pas tant la place intérieure qui surprend quand on ouvre la portière, c’est la qualité perçue qui "saute" aux yeux. La perception se transforme immédiatement en réalité quand on a pris place. Clairement, la Golf marque un crande plusdans la qualité que ce soit pour le choix des matériaux ou le sérieux des assemblages, en tenant compte que la finition de la voiture d’essai était un haut de gamme. La désormais incontournable laque noire piano de la console centrale résiste aux traces de doigts, le clinquant et la surcharge ne sont pas au registre VW. Bref, cet intérieur sobre et de très bon goût, sans aucune austérité, place la voiture au dessus de sa concurrence, la rapprochant un peu plus des standards Premium.

Volant multifonctions (inédit) en mains, bien calé dans son siège aux réglages multiples, on est confortablement installé. Le grand écran central (huit pouces pour la version d’essai) est intuitif, tactile à la manière d’un Smartphone. Il est même un peu trop sensible, il suffit qu’on approche la main lors d'un changement de vitesse pour activer l’affichage. On peut commander tout aussi simplement un iPod ou un autre équipement de ce genre. Le frein à main électrique, en série sur tous les modèles, permet de gagner de la place et facilite les démarrages en côte grâce à sa désactivation automatique. Autre satisfaction (en option, disponible en finition haute), le démarrage sans clé permet de garder le contacteur dans la poche.

Opération taux verts

La voiture est 100% nouvelle, c’est aussi le cas pour la plupart de ses moteurs. Cela commence par celui qui sera probablement le plus demandé : le TDI de deux litres. Dans l’intervalle, VW a augmenté sa puissance de 10 chevaux, passant celle-ci à 150 chevaux. Et comme à chaque fois, le rendement n’est pas pénalisé, bien au contraire au regard des très bonnes valeurs de consommations et de rejets. L’ordinateur de bord a affiché une valeur moyenne de5,2 litressur des routes pas forcément "roulantes". Notre voiture était équipée dela boîte DSGà six rapports. Toutes les versions disposent du système Start-Stop et de la récupération d’énergie en décélération. Ces résultats intéressants sont aussi la conséquence du gainde masse d’une nouvelle plate forme baptisée MQB que le groupe va utiliser pour bon nombre des voitures du segment. La rentabilité est une force en ces temps difficiles pour certains constructeurs alors que la Golf excelle pour un prix, on le verra, intéressant. La chasse aux kilogrammes a été donnée sur tous les composants, allant même à réduire la masse des sièges. Résultat : la VII pèse100 kilogrammesde moins que la VI à version équivalente.

Les essieux ont subi, eux aussi, la traque des grammes (jugés) superflus. Selon la puissance (la barre est à 122 chevaux), l’architecture est différente. Notre TDI 150 s’est montrée confortable, parfaitement stable et tout aussi sécurisante. L’autre star des ventes n’est autre que le TDI de 105 chevaux (1,6 litre) qui lui, peut recevoir la DSG à sept rapports. Tous les Diesel sont associés à un filtre à particules. Si le TDI ne se justifie pas au regard des kilomètres que vous faites, passez à l’essence. L’inédit1,4 litreTSI de 140 chevaux avec désactivation de cylindres est une alternative possible. Déjà testé sous le capot dela Polo Blue GT, le principe du système ACT, ACT pour arbre à cames en tête, désactive instantanément les deux cylindres centraux (N°2 et 3) dès que les conditions le permettent. En conduite raisonnable de façon à utiliser le plus possible la configuration "deux cylindres", la consommation moyenne (4,7 litres) se rapproche de celle du TDI. Le calcul économique est à étudier de près et peut faire pencher la balance en faveur du TSI. La gamme essence est complétée par le petit1,2 litrede 85 chevaux en boîte cinq et ce même moteur en 105 chevaux (BM6 ou DGS7).

Le monde lui suffit

La Golf VIIarrive bientôt en concessions et pas seulement en France. La dernière prouesse de VW qui donne en quelque sorte un dernier coup plus ou moins fatal à la concurrence est le prix. La VII garde des tarifs équivalents à ceux de la VI avec un équipement de série enrichi. Notez que la version cinq portes coûte 790 €de plusque la trois portes. Le premier Diesel se situe autour de 25.000 € en niveau 2. La gamme est déclinée en trois finitions avec, en entrée, la Golf "Trendline" qui offre la climatisation, un détecteur de fatigue, l’ESP, un système de différentiel autobloquant sur l’essieu avant, sept airbags et un régulateur de vitesse. La liste est bien entendu plus longue. Le niveau 2 "Confortline" ajoute les automatismes (feux et essuie glace), des jantes en alliage et un écran couleurde plusgrande taille. Le haut de gamme "Carat" complète l’offre et permet d’accéder à une panoplie d’équipements de sécurité que l’on trouve encore sur le segment supérieur. Dans notre cas, la liste est longue allant du "Front Assist" (système de freinage automatique en cas de détection d’obstacle) au régulateur de vitesse adaptatif ou au système d’alerte (et correction) en cas de franchissement involontaire de ligne, en passant par le "Park Assist" qui gare la voiture dans un espace restreint (40 centimètresde part et d’autre). Revenons au détecteur anti fatigue qui fait lui aussi "son" entrée dans le segment. Le dispositif surveille la conduite (angle de braquage par exemple) et signale de façon sonore au conducteur qu’il doit se réveiller s’il a considéré une baisse d’attention chez lui.

Oui, c’est possible, VOLKSWAGEN améliore encore son icone Golf dans cette septième génération. Le niveau de qualité est encore plus élevé marquant un cran de plus par rapport à la concurrence. Le confort et l’habitabilité sont également améliorés. Les prestations dynamiques ne sont pas en reste avec des moteurs à la fois plus puissants et moins gloutons. Et ce ne sera pas du côté des prix qu’il faudra chercher un point négatif. La Golf VII est bien équipée et propose une palette d’équipements jusque là réservés aux segments supérieurs. Même si le style reste très proche des précédents versions, après tout, c’est voulu et ça n’a pas nui jusqu’à présent, bien au contraire, la Golf est prête pour prendre la tête des marchés...

Philippe NIOLLET

2012-10-25