HONDA CRV (2.2 i-DTEC 4WD Innova AT)

ESPACE TOUT-TERRAIN
  • Ligne
  • Agrément intérieur
  • Prix
  • Boîte auto en sollicitations

Prix : de 25 150 € à 40 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes turbo Diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 2200 cm³
Puissance maxi 150 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 35.30 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.57 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.69 m

Poids

Total 1753 kg

Capacités

Coffre de 589 à 1669 dm³
Réservoir 58 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 190 km/h
0 à 100 km/h 9.70 s

Environnement

Emission CO2 149 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.10
Urbaine 6.50
Mixte 5.60
Essai 0.00

ENVIE DE DESERT APRES LA ROUTE ?

Quel est l’autre modèle phare de la gamme HONDA après la Civic ? La réponse CRV devrait venir subito. Certes, la dynastie CRV est moins ancienne que celle de la berline compacte car c’est seulement la quatrième génération qui nous est présentée, la première ayant été dévoilée en 1995. De moins en moins 4x4 et de plus en plus SUV au fil des générations, le CRV arrive fort de son succès aux Etats-Unis où il circule depuis quelques temps. Dieu sait que la concurrence dans le domaine est âpre, le HONDA nouveau peut déjà compter sur son expérience et quelques nouveautés appréciables que nous allons découvrir...

Joujoux

Les CRV ont pris de l’embonpoint (pas forcément de la longueur ou du poids) au fil du temps pour mieux coller à cette tendance du moment à cheval entre Crossover et SUV. Terminée l’apparence du gros break tout terrain en vogue dans les années 90 et 2000, le CRV a conservé la ligne du numéro 3 en y ajoutant une touche supplémentaire de luxe. Entendons nous bien, le CRV IV est entièrement nouveau du hayon au capot et sous celui-ci. Cela commence par les moteurs qui ne sont pas totalement inédits mais qui ont eu droit à quelques améliorations pour, c’est facile à deviner, réduire les émissions désagréables et gagner quelques décilitres de consommation (et ça, c’est agréable). Le vrai moteur nouveau viendra mi 2013, après avoir été découvert dans la Civic, à savoir un Diesel de 120 chevaux. Ce 1,6 litre est sur le papier prometteur ; il va falloir patienter. En attendant, les deux offres commencent par un moteur essence i-VTEC de deux litres qui gagne cinq chevaux (155 chevaux) et perd 20 grammes de CO2. Et comme HONDA a une solide expérience de motoriste essence, cette motorisation affiche un pourcentage d’amateurs supérieur à la concurrence. L’offre d’entrée en deux roues motrices ne coûte que 25.000 €.

L’autre joujou est bien évidemment un moteur alimenté au gazole. Le 2,2 litres i-DTEC est maintenant connu et apprécié pour ses qualités en termes de performances et d’économie. Sous le capot du CRV, HONDA a maintenu la puissance de 150 chevaux, mais a travaillé le rendement pour réduire là aussi le taux de CO2 (moins vingt grammes). Exclusivement en quatre roues motrices (pour l’instant), le i-DTEC est une merveille avec sa boîte mécanique à six rapports quel que soit le terrain. Consommation plutôt basse selon l’ordinateur de bord, silencieux, il joue à fond son rôle de SUV. Pour améliorer encore plus le rendement, la magique touche verte située à gauche du tableau de bord passe en mode "Econ". Le système est connu pour qui a déjà conduit une Civic, une Insight ou un CRZ. Le principe est de lisser toutes les courbes à commencer par celle d’injection, mais aussi de calmer la climatisation. L’éclairage du tableau de bord (vert quand on est économe) rappelle de façon colorée au conducteur la meilleure façon de rouler écolo. En revanche, la boîte automatique peut desservir le bon rendement du moteur dès que la route n’est plus plate. Le CRV se montre lourd voire à la peine quand il faut enchaîner les lacets de montagne. Seule solution : positionner immédiatement le sélecteur en mode Sport pour retrouver le punch nécessaire, au détriment de la consommation. Toutes les versions à boîte mécanique sont équipées d’un Stop & Start, nommé "Auto-Stop" chez HONDA.

Cailloux

Le CRV est un tout-terrain et on a pu le vérifier en situation. Aucune crainte de quitter le ruban asphalté pour des chemins de désert moins accueillants, le couple peut être transmis jusqu’à 50% vers l’arrière en cas de nécessité. Le HONDA passe les ornières et les cailloux de toutes tailles sans broncher. Le constructeur a réduit tous les frottements, amélioré le Cx et adopté un nouveau système de transmission. Le "Dual Pump" des versions antérieures utilisant une pompe hydraulique a été remplacé par l’électronique. La gestion de l’embrayage du différentiel se fait directement par des capteurs qui informent de toute perte d’adhérence. On gagne en temps de réaction, en frottements là aussi et en masse. Les suspensions reprennent les schémas connus et efficaces avec un Mc Pherson à l’avant et un multi bras à l’arrière.

La traque des dépenses de carburant superflues a été le souci des ingénieurs pour rester dans la "vibe" du segment. En effet, le secteur des SUV est porteur, plutôt en croissance et si les nouveaux doivent se frayer une place, les tenants du titre comme le CRV ont tout intérêt à défendre leur position. De ce côté ci, le HONDA ne craint rien, le style est un autre critère de choix. Le CRV IV reprend la tendance du numéro trois en y ajoutant une touche de luxe. Inévitablement, la calandre est le premier signe distinctif de la voiture et du luxe que le constructeur veut traduire. Notre quatrième édition a marqué celle-là de trois larges baguettes chromées entourant le H. Les feux diurnes et les LED ont fait leur apparition. Le profil reste dynamique avec une forme plus harmonieuse, à mon goût, de la troisième vitre latérale.

Choux

L’intérieur du CRV a beau être signé HONDA, il est moins futuriste que celui des Civic, Insight ou CRZ. Cela dit, il reste sobre et même élégant et tout nouveau conducteur ne sera pas dans les choux. La console centrale n’est pas encombrée de boutons superflus, ce qui facilite l’ergonomie. Quand la version en est dotée, le volant multi fonctions est bardé de commandes en tous genres, intuitives et tombant finalement bien sous les mains tout comme le levier de vitesses placé à mi hauteur. A droite, le bouton vert "Econ" contraste avec le bouton rouge de démarrage disposé de l’autre côté de la planche de bord. Le confort des sièges est sûr avec une bonne assise et un maintien latéral correct. L’arrière est tout à fait logeable. Le coffre affiche un volume en progrès avec la possibilité d’agrandissement grâce à la banquette "Magique". Une poignée sur le flanc déverrouille la partie de la banquette qui lui fait face, laquelle se replie seule après que l’assise se soit automatiquement relevée. Le seul effort est donc de tirer la poignée pour disposer d’un plancher plat sur 1,57 mètre.

Genoux

Le CRV IV se distingue de son prédécesseur par des nouveaux équipements de sécurité certes réservés au haut de gamme "Innova" tels le régulateur de vitesse intelligent, le système d’assistance au maintien dans la voie ou encore le système de prévention des collisions par freinage. Le HONDA n’a pas d’airbag genou puisqu’il n’en a pas besoin du fait de la position de la clé de démarrage ; en revanche, les passagers arrière seront protégés par un airbag rideau. Les CRV sont déclinés en six versions, rien de moins. En fait, le fait d’ajouter la navigation ou non explique ce nombre important. On peut retenir que la finition d’entrée "Comfort" contient une climatisation automatique bi-zone, un régulateur de vitesse et des jantes en alliage de 17 pouces. Les spécialités HONDA "Econ" et banquette "Magique" font partie de la dotation de série tout comme l’ordinateur de bord multifonctions. Le niveau 2 ajoute une utile caméra de recul, les radars de stationnement et le système main libre de téléphonie. Les détecteurs (pluie et luminosité) sont également présents. Cette finition "Elegance" vous coûtera 32.900 € en version Diesel. Les niveaux supérieurs ont la mission d’améliorer votre confort avec l’Alcantara ou le cuir sur les sièges, un toit panoramique (non ouvrant), le démarrage sans clé et toute une panoplie de réglages électriques des sièges qui peuvent devenir chauffants à l’occasion. Les phares double xénon avec feux de route actifs sont également disponibles. Et si tout cela ne suffit pas, HONDA propose des packs (marchepied, spoilers, béquets ou jantes spécifiques) pour personnaliser son CRV…

Le HONDA CRV, quatrième du nom, présente bien sur routes, autoroutes et autres chemins moins accueillants. L’habitacle est soigné, confortable et logeable de quoi remplir correctement la mission familiale de ce cinq places avec coffre. Les prestations routières sont assurées principalement pour notre marché par le Diesel de 150 chevaux qu’il vaut mieux associer à la boîte mécanique. La boîte automatique reste sobre et efficace quand la route ne s’élève pas trop. Le HONDA gagne donc bien son rôle de SUV dans la perpétuation de son prédécesseur, afin de maintenir et même gagner ces fameuses parts de marché si convoitées dans ce segment…

Philippe NIOLLET

2012-11-25