AUDI R8 Spyder V8

ESPACE SPORTIVE
  • Boîte réussie
  • Facilité et plaisir de conduite
  • Effet supercar
  • Taille du coffre

Prix : 136 420 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 8 cylindres en V à 90° – 32 soupapes essence à injection indirecte
Cylindrée 4163 cm³
Puissance maxi 430 ch à 7900 tr/min
Couple maxi 43.80 mkg à 4500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.44 m
Largeur 1.90 m
Hauteur 1.24 m

Poids

Total 1635 kg

Capacités

Coffre de 100 à 0 dm³
Réservoir 80 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 300 km/h
0 à 100 km/h 4.50 s

Environnement

Emission CO2 294 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.60
Urbaine 19.60
Mixte 12.60
Essai 0.00

DECOUVERTE FONDAMENTALE

Une lettre de différence ce n’est pas grand chose me direz-vous. Détrompez-vous. En passant de la R à la S tronic, la boîte de vitesses a subi une évolution majeure. Elle passe du simple au double embrayage et de six à sept rapports.

Une lettre qui change tout

 

Il est d’ailleurs étonnant que le fer de lance sportif de la marque soit un des derniers modèles à  profiter de cette évolution. Le trou est comblé et le conducteur également. Au passage, l’AUDI R8 revient au niveau de la 911 avec sa boîte PDK de conception comparable. Les deux cousines germaines ont d’autres points communs comme l’injection directe d’essence, la distribution variable et un carter sec. La bataille technologique fait rage. Vous vous demandez sans doute pourquoi une boîte à double embrayage est si huppée. Explication : elle comporte deux demi-boîtes, une pour les vitesses impaires et une pour les vitesses paires. La vitesse suivante étant déjà présélectionnée, il ne reste que le temps d’action conjugué d’ouverture et fermeture des deux embrayages pour passer à la suivante. L’opération ne prend que quelques centièmes de seconde. L’impact sur l’accélération est significatif. La vitesse de passage de la boîte S tronic permet de gagner trois dixièmes de seconde sur le 0 à 100 km/h, soient 4,5 secondes pour réaliser l’exercice. Un peu plus légère mais un peu moins puissante, La 911 Carrera 4S Cabriolet réalise exactement le même temps.

En ville ou sur autoroute, le mode automatique est parfait. Le couple est au rendez-vous et les relances sont faciles. Sur route sinueuse, l’attirance de vos doigts vers les palettes est irrésistible. Les pouces bien calés sur le volant ultra sport, les palettes sont solidaires du volant, les rapports passent à la volée comme sur un prototype du Mans. Vous vous amuserez à descendre un rapport de plus en entrée de virage même si cela n’est pas nécessaire, rien que pour savourer le bruit du rétrogradage !

Justement, parlons sonorité. La mélodie du V8 est à deux étages. Plaisant jusqu’à 4.500 tr/mn, au-delà c’est le double effet "Kiss Kool", envoutant ! Surtout toit replié. Et si ce n’était pas pour profiter encore plus du son du moteur, à quoi servirait la version Spyder ?

 

No stress

 

Pour une auto d’un tel niveau de performance, la facilité de conduite est surprenante. Par comparaison avec une italienne, la R8 n’est pas stressante à conduire. Elle est moins brutale et plus facile à prendre en main. La circulation en ville se fait sans y penser. Sur route, elle est rassurante par son châssis et ses quatre roues motrices, tout en procurant la puissance d’une catapulte. Quand il faut s’arrêter, vous pouvez compter sur de fulgurants freins "carbone-céramique", moyennant une "petite" option qui va de pair avec les roues de 19 pouces, le diamètre des disques étant trop élevé pour les roues de 18 pouces. Pas besoin d’être un pilote chevronné pour se régaler à son volant, elle pardonne beaucoup de choses mais attention quand même aux excès d’optimisme.

 

Effet "supercar"

 

La concurrente la plus affirmée de la R8 est la PORSCHE 911 Carrera 4S Cabriolet. Les ASTON MARTIN V8 Vantage Roadster ou MASERATI GranCabrio sont plus éloignées, n’étant pas équipée de quatre roues motrices. La R8 Spyder est la seule à proposer une allure de "supercar". Ce n’est pas que ses concurrentes soient dénuées d’intérêt esthétique mais elles ont plus un design de "Grand Tourisme". Même si elles ont leur charme, elles produisent plus un effet de déjà vu, étant donné que leur silhouette présente des similitudes avec d’autres modèles existants ou ayant existé dans la même marque. Par exemple, cela ne surprend plus personne de voir passer une 911, hormis pour un expert qui va reconnaître une version spéciale, et encore. Une R8 produit quant à elle, un effet bien plus fort, plus proche de l’émotion dégagée par une MCLAREN MP4 12C.

Les courbes de la face avant manquent un peu d’agressivité mais le nouveau design de la calandre intégrant des feux "full LED" modernisent bien le look. L’arrière est à la fois bestial et élégant. A l’intérieur, vous ne vous asseyez pas à la place du conducteur mais au poste de pilotage. Les informations sont complètes et les commandes tombent bien sous la main comme le joystick de changement de vitesses. L’ambiance est sportive et raffinée comme l’illustrent les molettes de commande en aluminium. Les possibilités de personnalisation et par conséquent les combinaisons de teintes et matière des différents ingrédients sont énormes, surtout si vous accédez au programme d’options AUDI Exclusive. De quoi se concocter un cocktail exactement à son goût !

Plus originale qu’une 911 Carrera 4S Cabriolet, plus docile qu’une italienne, plus fiable qu’une anglaise, l’AUDI R8 ne manque pas d’atouts pour séduire. Cerise sur le gâteau, elle produit un effet "supercar". Alors, à vos chéquiers si vos finances vous le permettent, sinon à vos tickets d’Euro Millions !

Olivier JANIAUD

2013-06-05