FIAT 500 S

ESPACE Citadine
  • Pouvoir de séduction élargi
  • Tempérament dynamique
  • Présentation
  • Consommation
  • Confort sur mauvais revêtement (en 16 pouces)
  • Qualité sonore du système audio

Prix : 16 250 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres – 16 soupapes - Essence atmosphérique à injection
Cylindrée 1368 cm³
Puissance maxi 100 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 13.26 mkg à 4250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.55 m
Largeur 1.63 m
Hauteur 1.49 m

Poids

Total 930 kg

Capacités

Coffre de 185 à 550 dm³
Réservoir 35 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 182 km/h
0 à 100 km/h 10.50 s

Environnement

Emission CO2 140 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.10
Urbaine 7.70
Mixte 6.10
Essai 7.80

CHERIE, JE PRENDS TON AUTO

Entre la FIAT 500 classique plutôt “vintage” et la cousine ABARTH habillée en sportive extravertie, il manquait un intermédiaire. Le fossé est comblé avec l’arrivée de la 500S. “S” comme sport ou comme séduisante ? Les deux à la fois peut-être.

Pimpante

Après six ans de carrière, la 500 est toujours pimpante. Cette nouvelle version le confirme et donne à la petite Italienne, un nouveau souffle. Extérieurement, la “S” se différencie nettement de la version standard. Les touches sportives sont multiples. Les boucliers spécifiques sont complétés par un becquet de toit et des bas de caisse. Les jantes sont en 15 pouces de série, 16 en option comme sur notre modèle d’essai. Leur dessin est très réussi. Une option étriers de freins rouges à 150 € est également disponible pour les fans du cheval cabré. Les moustaches de calandre, les poignées et la barre décorative au dessus de la plaque d’immatriculation ne sont plus chromées mais d’un élégant gris anthracite satiné. L’effet est moins “rétro” et cela est assorti aux jantes. L’ensemble est harmonieux. 

L’option “toit laqué” est élégante. De l’extérieur, on dirait un toit vitré total. De l’intérieur, vous pouvez toujours chercher à l’ouvrir, le plafond n’est que de moquette. Ils sont malin ces Italiens ! En même temps, autant opter pour le véritable toit panoramique en verre pour 100 € de plus seulement. Une fausse note quand même, les feux de jour restent à l’ancienne. Comparé à l’effet de la technologie LED, c’est le jour et la nuit, surtout le jour ! Dommage sur une auto dont l’argument principal est la séduction. En résumé, le look est "sportif mais pas trop". C’est efficace pour masculiniser un peu la 500 sans la dénaturer. Les hommes auront moins de scrupules à emprunter la voiture de madame pour aller faire une petite virée.

 

Touche sportive 

A l’intérieur, le tableau de bord n’est plus laqué mais reprend le gris satiné des décors extérieurs. Le volant sport à méplat reprend le dessin de celui de l’ABARTH. Le pommeau de vitesses dispose d’un look aluminium. Le rouge est présent dans les détails de décoration comme les surpiqures du soufflet de levier de vitesses et de la garniture du volant, sans oublier le logo 500 bien sûr. L’atmosphère est plutôt sportive. Ce n’est pas pour autant une version "Tributo Ferrari" avec tableau de bord en carbone, des sièges "course" comme dans l’ABARTH, mais l’ambiance y est !

 

Le rendu des sièges est flatteur. Broderie 500S grise et rouge sur une partie supérieure en cuir, simili Alcantara et tissu alvéolé des plus réussis sur la partie inférieure, la 500S en jette ! Un bémol cependant pour la qualité sonore de la radio, cela sonne le bas de gamme. Espérons que l’option “Système Hi-Fi Interscope Soundsystem” corrige le tir. 400 € pour compenser ce défaut, ce n’est pas donné quand même.

 

Côté porte-monnaie, la 500S reste dans la moyenne de la catégorie pour une motorisation équivalente. Ses concurrentes directes sont la nouvelle OPEL Adam et la TOYOTA iQ.

 

Derrière le volant, la position de conduite et la visibilité sont bonnes. Le maintien latéral des sièges est correct mais limité, avec un bon point pour le levier de vitesses surélevé qui tombe parfaitement sous la main. La commande de boîte est douce hormis le passage de la marche arrière parfois rugueux si vous êtes trop rapide, il faut dé-com-po-ser. La garde au toit est suffisante pour les plus de 1,80 mètre. L’habilité aux places arrière est correcte pour une auto de ce gabarit. Confortable pour deux enfants, vous pourrez quand même accueillir deux adultes pour de petits trajets. Un dîner en ville avec un couple d’amis par exemple, et un stationnement facile à la clé. Pas plus de quatre occupants néanmoins. Le coffre est plutôt une bonne surprise. L’inclinaison du hayon laisse penser à une malle de type "boîte à chaussures", pas du tout. Il n’est pas gigantesque évidemment mais suffisamment profond pour y loger les courses de la semaine.

 

Amusante

 

Sur la route, la 500S est amusante et les 100 chevaux du 1,4 litre sont bien là. Elle est dynamique et vive à condition de choisir le mode “Sport”. La 500S aime les ronds-points et les petites routes. Le moteur ne demande qu’à prendre des tours, difficile de résister. La disposition du levier et la boîte six rapports facilitent la tâche. Le freinage est performant, même sans l’option "étriers rouges", juste là pour le look. La sonorité à l’échappement reste discrète à bas régimes. Elle sait se montrer plus présente en montant dans les tours, le dosage est réussi.

 

La contrepartie de ce côté joueur se paie à la pompe. La consommation dépasse rapidement les huit litres dès que le pied droit devient lourd. Même sans cela, elle n’est pas un exemple de sobriété. En mode “Eco”, le manque de puissance est notoire. Il ne doit être réservé qu’à un usage urbain extra-dense. Il est d’ailleurs limite pour s’insérer correctement dans la circulation. Le mode “Sport” est plus sécurisant et amusant. Cela vaut bien quelques décilitres de consommation en plus. A noter que cette motorisation va prochainement subir un "downsizing" et passer au petit Twin Air de 900 cm3.

 

L’amortissement est dans la moyenne mais perfectible sur mauvais revêtement. Par exemple, en roulant sur les joints de dilatation des ponts, vous ne sentirez un soubresaut. L’option de monte en roues de 16 pouces n’arrange pas les choses. La 500S est par nature à l’aise en ville mais son moteur confortablement dimensionné lui ouvre la possibilité d’escapades sur route en toute sérénité.

Sans prétendre à la catégorie sportive, la FIAT 500S offre un bon compromis avec des aptitudes dynamiques. La présentation est en ligne avec l’esprit. A l’instar de la version Cooper entre la One et la S chez MINI, FIAT adopte la recette pour faire évoluer sa petite citadine. La 500S n’est pas exempte de défauts mais elle reste attrayante et permet de séduire un public plus large.

Olivier JANIAUD

2013-10-07