ALFA ROMEO Giulietta JTDM 150 MY14

ESPACE Compacte
  • Ligne
  • Performances du moteur
  • Prix
  • Cuir
  • Panneau de planche de bord

Prix : de 28 350 € à 31 050 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes -
Cylindrée 1956 cm³
Puissance maxi 150 ch à 3750 tr/min
Couple maxi 38.70 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.35 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 350 à 1045 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 210 km/h
0 à 100 km/h 8.80 s

Environnement

Emission CO2 110 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.00
Mixte 4.20
Essai 0.00

LE COEUR BAT TOUJOURS !

Les Alfistes rongent leur frein. ALFA ROMEO est une des rares marques, voire la seule à avoir converti son patronyme en un nom désignant ses amateurs. Ceux-ci reprennent néanmoins un peu le sourire en découvrant la prometteuse 4C. Outre l’exclusive sportive, en attendant une Giulia, un Spider, la gamme n’est plus composée que deux éléments ; MASERATI chez qui est assemblée la 4C est bien mieux dotée. Les deux piliers de la marque ne manquent cependant pas d’intérêt et la très belle Giulietta arrive déjà à mi vie après bientôt quatre ans d’existence. La MiTo profite aussi du renouvellement, ce sera l’objet d’un autre essai. Les "MY14" pour Model Year 2014 arrivent en concessions avec quelques nouveautés pour assurer la seconde partie de vie des voitures.

Atout cœur

Une ALFA ROMEO est en général belle, c’est un de ses premiers critères d’achat. La Giulietta n’a pas dérogé à cette lignée italienne ; elle est toujours aussi craquante. Les designers sont sur cette même longueur d’onde et ont plus que limité les retouches de style, c’est toujours cela de gagné. A vos loupes, la calandre a vu son entourage modifié en prenant un peu plus d’ampleur et les antibrouillards avant gagnent un entourage chromé, et c’est tout ! Pas tout à fait, les jantes arborent des nouveaux dessins dont un très beau motif (en option) rendant hommage au Spider. Des nouvelles couleurs sont également proposées comme le très beau "Perla" de notre voiture d’essai qui rappelle, par ses tons irisés selon la luminosité, le fameux "Perlescent" de la 156.

L’extérieur a gardé sa ligne réussie, l’intérieur a changé un peu plus. La manifestation de ce changement réside intégralement dans la planche de bord. Le côté positif est qu’elle intègre désormais un écran central, ce qui libère son ancien emplacement en haut de planche, transformé en coffre fermé. Un rangement supplémentaire est toujours bienvenu. Le côté négatif, à mon goût, est la disparition des boutons poussoirs type aviation (ils sont heureusement maintenus dans la 4C). Le panneau courant depuis l’ouïe d'aération du passager est devenu lisse et sobre, contrastant avec la finition carbone de certaines versions antérieures.

Mais ce n’est pas tout, les panneaux de porte bénéficient de nouveaux habillages. La finition haut de gamme de la voiture d’essai autorise la personnalisation de l’entourage de planche et des habillages de portes précités. En rouge, couleur parfaitement indissociable d’une ALFA, le rendu est des plus agréables à l’œil, assorti aux sièges recouverts de cuir de cette même couleur. Le niveau y ajoute des surpiqûres, rouges elles aussi, sur le volant redessiné pour l’occasion pour intégrer le "Scudetto" en plastique chromé, emblème de la calandre ALFA.

"Cuore Sportivo"

ALFA ROMEO en a bien évidemment profité pour revoir à la hausse la puissance de l’un de ses moteurs de cœur de gamme et à la baisse, pour la plupart, les rejets et les consommations. Le deux litres Multijet passe de 140 à 150 chevaux, gagne en couple (380 Nm à 1.750 tours, le nombre préféré d’ALFA). Le turbo Diesel utilise une rampe commune de troisième génération permettant jusqu’à huit injections par cycle. N’oublions pas qu’ALFA ROMEO est le premier constructeur à avoir conçu et à équiper ses moteur du système "common rail". L’amélioration portée entre autres aux injecteurs profite à la consommation (- 0,3 litre), au taux de CO2 (- 9 grammes) et au bruit généré. Toutes les Giulietta sont équipées du système DNA qui donne trois modes de conduite en agissant sur le moteur, les freins, la transmission (le différentiel électronique Q2 sur les roues avant), les suspensions et l’accélération. Le JTD respire mieux en mode "Dynamic". L’autre moteur cœur de gamme, le Diesel de 105 chevaux, profite lui aussi de la baisse du taux de CO2 lequel passe à 104 grammes. Comme son grand frère, il n’est pas "malussé". Le troisième moteur Diesel est l’évolution à 175 chevaux du deux litres associé avec la boîte à double embrayage TCT, prévue pour le début 2014. ALFA a amélioré l’insonorisation de sa Giulietta 2014 et il est vrai que le Diesel n’a pas trop envahi l’habitacle.

La gamme essence est reconduite avec un 1,4 litre T-Jet de 105 et 120 chevaux et le même associé à la technologie MultiAir qui produit 170 chevaux. Tous les moteurs sont dotés d’un système Start&Stop. Tous sauf, au sommet, le 1.750 TBi qui gratifie de ses 235 chevaux l’ultra sportive Quadrifoglio Verde. Une nouvelle version est prévue en 2014 et célèbrera les 90 ans de "QV" et 50 ans d’Autodelta, le partenaire préparateur attitré d’ALFA, patience…

Cœur à l’ouvrage

ALFA a revu les sièges en les affinant et en renforçant leur maintien latéral. En termes de maintien, la gamme a conservé les prix 2013 avec une dotation d’équipements de série en hausse. Et si on fait vite (avant le 31 décembre), on peut bénéficier d’une garantie de cinq ans, kilométrage illimité.

La principale nouveauté se voit dans l’écran central tactile avec reconnaissance vocale, doté de la technologie U-Connect. Il est en cinq pouces pour les deux premiers niveaux et en 6,5 pour les autres. Le différentiel Q2 est fourni en série sur tous les modèles comme la climatisation manuelle, l' ESP et le régulateur de vitesse. La Giulietta d’entrée "Impression" est à 24.300 € avec le Multijet de 105 chevaux, seule proposition Diesel. Notre 150 chevaux arrive avec la "Distinctive" qui monte des jantes en alliage et une ALFA sans ce parement détonne quelque peu. Ce niveau donne une version "Business" pour les professionnels. Le haut de gamme "Exclusive" (31.050 € en 150 chevaux et 28.850 € en 105 chevaux sans le bonus) est ultra complète avec la navigation et la sellerie en cuir. Et comme la QV est réservée au 1.750 TBi, le pack QV Sportiva à 1.350 € peut donner le change esthétique. Il embellit votre Giulietta Exclusive en assombrissant les optiques avant, en ajoutant des jupes latérales et du chrome satiné sur les coques de rétroviseurs. La suspension est typée sport et surtout le choix est grand pour les jantes (en 18 pouces) dont la "Design Spider" évoquée plus haut.

ALFA ROMEO revient sur le devant de la scène avec son étonnante 4C. Elle fait envie, c’est sûr, mais rouler dans une Giulietta n’est pas mal non plus, toutes proportions gardées. Justement, le constructeur italien en profite pour renouveler la gamme. Interdiction de toucher au dessin de la carrosserie, la probable consigne donnée aux designers leur a laissé le loisir de retoucher très légèrement la calandre. C’est à l’intérieur et surtout sous le capot que les évolutions ont été portées. Les moteurs "ready Euro6" sont moins gourmands et le Multijet Diesel passe de 140 à 150 chevaux. Ouf, le "Cuore Sportivo" bat toujours ! Et merci à Autosital.com.

Philippe NIOLLET

2013-11-27