ALFA ROMEO Giulietta Quadrifoglio Verde

ESPACE Compacte
  • Plaisir de conduite
  • Ambiance intérieure
  • Sonorité travaillée
  • Personnalité et élégance
  • 2.200 € de malus écologique

Prix : de 34 400 € à 37 100 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres – 16 soupapes -Injection directe d’essence - turbocompresseur
Cylindrée 1742 cm³
Puissance maxi 240 ch à 5750 tr/min
Couple maxi 34.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.35 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 0 à 350 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 244 km/h
0 à 100 km/h 6.00 s

Environnement

Emission CO2 162 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 9.00
Mixte 7.00
Essai 0.00

QV MILLESIMEE

En référence au trèfle à quatre feuilles apposé en 1923 sur la première ALFA victorieuse en compétition, l’appellation légendaire Quadrifoglio Verde, QV pour les habitués, désigne les modèles à tendance sportive et luxueuse de la marque. Deux modèles bénéficient de cette appellation prestigieuse. La petite MiTo d’une part et la Giulietta d'autre part. Nous avons goûté à cette tête de cuvée du millésime 2014 sur les routes de Champagne, quoi de plus naturel.

L'élégance italienne

La QV se positionne évidemment au sommet des versions de la Giulietta. Tant d’un point du point de vue équipement que motorisation. Esthétiquement, la Giuletta est déjà bien née. Dans cette version, le style italien audacieux est encore plus affirmé. Cerise sur le gâteau, il est savamment dosé pour conserver toute son élégance mais avec plus de sportivité.

Cela se matérialise par des éléments aérodynamiques typés sport comme les jupes latérales et l’extracteur arrière. L’entourage de calandre et des projecteurs antibrouillard ainsi que les coques de rétroviseurs bénéficient d’une nouvelle finition, à la fois élégante et valorisante, appelée "Dark Chrome". Les roues "Competizione" de dix-huit pouces sont de série sur l’édition de lancement, tout simplement appelée "Launch Edition". Par la même occasion, elles bénéficient également du traitement "Dark Chrome" du plus bel effet. Sur les QV ultérieures, les jantes de série seront des dix-sept pouces de type Sport. Pour passer en dix-huit pouces, il faudra débourser 500 €. Par contre, le choix de surmonte portera sur quatre dessins de jantes. Autre élément extérieur différentiateur, les freins ; les étriers sont rouges pour affirmer la sportivité. Mais ce n’est pas juste pour la décoration, ils sont surdimensionnés et estampillés Brembo. Vérification faite sur route, ça freine fort !

A l'intérieur, le style est soigné. Il est tout à fait cohérent avec le caractère de la QV, sportif, élégant et original. La QV est moins austère qu'une allemande et plus raffinée qu'une sportive extrême. Le prix suit la même logique. Un Premium attractif, un peu moins cher que la concurrence allemande mais légèrement au-dessus des reines du Nurburgring. Les combinaisons de coloris des éléments intérieurs sont nombreuses et permettent facilement trouver sa configuration idéale.

Pour l'ambiance à bord, les enceintes viennent de chez Bose sans passer par la case option. En même temps, la sonorité à l’échappement est telle que l’on peut volontiers se passer de la sono pour mieux en profiter. Derrière cette réussite se cache un véritable travail d’ingénierie pour filtrer les fréquences irritantes pour nos sensibles tympans tout en favorisant les plus agréables. Pour y parvenir, la QV dispose d'un "sound system" permettant d'amplifier les sonorités les plus flatteuses pour l'oreille. De surcroit, le niveau sonore est parfaitement dosé, suffisamment présent pour en profiter sans pour autant provoquer un "escagassement" à la longue. Même si le niveau de séduction sonore est loin de celui d’une GTV6, par les temps qui courent, la mélodie de la Giulietta QV est largement au-dessus de la moyenne.

Le système multimedia Uconnect dispose d'un écran tactile de 6,5 pouces et de toutes les fonctionnalités attendues. Il est au goût du jour et facile à prendre en main. La réactivité est également à la hauteur.

Le maintien des sièges sport est parfait. Les surpiqures vertes sont là pour rappeler le trèfle à quatre feuilles. Associé aux multiples éléments en aluminium, l'Alcantara des sièges fait bonne figure. A noter, la possibilité de disposer de magnifiques baquets Sabelt à coque carbone, malheureusement en option.

Pédigrée et polyvalence

Le moteur et la transmission ont du pédigrée, ils sont directement issus du fer de lance sportif de la marque, le coupé 4C. Il s’agit donc du fameux quatre cylindres 1.750 cm3 turbocompressé. Il est tout aluminium ce qui permet un gain de 22 kilogrammes sur la balance. Dans sa livrée QV, il délivre la même puissance que dans la 4C, soit 240 chevaux et dispose d’un couple généreux. En action, la poussée est appréciable d'autant que la mélodie du moteur est en ligne avec le niveau de performance. Sa puissance n’est pas son seul atout, il permet une grande polyvalence avec du couple pour des reprises agréables en conduite courante et de la vigueur pour se faire plaisir sur les routes sinueuses. Le but de la Giulietta QV n'est pas d'aller chercher les dixièmes sur circuit. Nous laissons ce jeu à la SEAT Leon Cupra et à la RENAULT Megane R.S. qui offrent par conséquent moins de confort et de souplesse. Notre belle italienne est plus une concurrente de la VW Golf GTI, plus raffinée et moins une pure sportive.

La sonorité sait se montrer discrète à allure modérée. Par contre elle devient rauque lorsque l'on prend des tours. Le comportement routier est dans le même esprit, suffisamment confortable pour absorber les aspérités du terrain et suffisamment ferme pour affirmer le tempérament sportif. Le comportement routier est excellent. La QV colle à la route et sort des courbes en puissance de façon sécurisante. Les maîtres mots sont polyvalence et performance.

La boîte automatique TCT pour Twin Clutch Transmission est comme son nom l’indique, à double embrayage. Sans être fulgurants, les passages de rapports sont néanmoins suffisamment rapides et correctement étagés. En mode automatique, la boîte se fait oublier, un bon point pour la gestion du rétrogradage qui force correctement la descente des rapports en phase de freinage. Cela permet d’éviter le sous régime à la ré-accélération. Les palettes sont solidaires du volant, un plus également.

Le désormais connu commutateur DNA permettant de passer de la configuration normale à dynamique ou "All weather" selon les conditions ou le type de réactivité souhaités. Sur autoroute ou en ville, le mode N (Normal) est tout à fait adapté, tandis que le D (Dynamique) convient parfaitement aux routes secondaires en rythme soutenu. Les consommations annoncées sont un peu élevées mais restent tolérables pour ce niveau de puissance.

La version Launch Edition est une série limitée et numérotée, initialement prévue à soixante exemplaires en hommage aux soixante ans de la Giulietta. Mais, victime de son succès en phase de pré-commande, cette série spéciale sera finalement étendue à quatre-vingts exemplaires pour la France. Pour cette version spéciale, il vous faudra quand même débourser 37.100 €, une fois épuisée, elle passera à 34.400 € mais sera moins bien équipée. En plus de son côté exclusif, la Launch Edition bénéficie d’un avantage client de 1.700 €. A vos chéquiers !

Il est encore un peu tôt pour voir les effets des cinq milliards d'euros d'investissement récemment annoncés par le groupe FIAT pour la marque ALFA ROMEO. Mais cette version de la Giulietta peut être considérée comme une prémisse très encourageante, tant elle réussi l'amalgame de l'élégance et de la performance, tout en correctement positionnée en termes de prix. 

Olivier JANIAUD

2014-10-12