AUDI TT Coupé TDI 184 & TFSI 230

ESPACE Coupé
  • Personnalité préservée
  • Rapport prix/plaisir
  • Ambiance intérieure
  • Poids en baisse
  • Efficience
  • Pas d’écran de navigation pour le passager

Prix : de 39 900 € à 49 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - turbo Diesel injection directe rampe commune, turbo à géométrie variable
Cylindrée 1968 cm³
Puissance maxi 184 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 38.00 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.18 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.35 m

Poids

Total 1265 kg

Capacités

Coffre de 0 à 305 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 241 km/h
0 à 100 km/h 7.10 s

Environnement

Emission CO2 110 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 4.90
Mixte 4.20
Essai 0.00

SUCCESSION ASSUREE

Depuis plus de quinze ans, le coupé TT a fait se retourner beaucoup de têtes. Le passage à une nouvelle génération est toujours un travail délicat. Evoluer, tout en entretenant le mythe. AUDI semble avoir trouvé la recette sur ce nouvel opus dont les évolutions sont loin d’être uniquement esthétiques.

Du premier coup d’oeil

Elle reste reconnaissable au premier coup d’œil. Cette nouvelle génération réussit l’amalgame de la continuité et de la sportivité. Ses lignes sont plus tendues mais gardent les courbures et l’effet du pavillon posé associé à la courbe inimitable de l’arche de toit qui a fait son succès. Les dimensions extérieures du TT ne changent quasiment pas. Seul l’empattement gagne quelques centimètres pour un effet "roues aux quatre coins" renforcé. L’allure est plus trapue et athlétique.

Le design des optiques a fait l’objet d’un soin particulier. Il intègre une signature lumineuse de type fléchette. A noter l’adoption de clignotants élégants, leur défilement est progressif en indiquant de façon dynamique la direction que vous allez prendre. L’inclinaison des optiques, tels des sourcils froncés, donne au TT un regard perçant, prêt à bondir. En contraste avec cela, la forme douce du capot et du pavillon tempère ce caractère. Pour le côté course, la trappe à essence deux-en-un intègre la fonction de bouchon.

Les quatre anneaux ne sont plus intégrés à la calandre mais disposés juste au-dessus, sur le capot comme sur l'AUDI R8. La calandre est plus large et plus anguleuse. A l’arrière, les transformations sont plus discrètes. La principale évolution porte sur le dessin plus fin des feux arrière. Ils reprennent la fléchette des feux de jour. Invisible tant qu’il est éteint, le troisième feu de stop dessine une fine ligne rouge reliant les feux arrière une fois allumé, c’est très subtil. Au final, le message envoyé par la ligne du TT est "sportive" mais pas de l’extrême. 

Encore meilleur à l’intérieur 

A l’intérieur, la grande nouveauté vient de l’affichage complètement digital, un véritable cockpit virtuel. C’est une première chez AUDI. Pour l’occasion, les choses n’ont pas été faites à moitié. Un microprocesseur spécialement développé par nVidia permet un affichage renouvelé soixante fois par seconde, de quoi assurer une fluidité parfaite des aiguilles virtuelles en mouvement. Un bouton au volant permet facilement de changer de vue principale. Vous disposez à souhait d’une vue classique avec tachymètre et compte-tours au look analogique, ou d’un deuxième mode d’affichage utilisant 80% de la surface de l’écran pour la navigation. A ce moment, les compteurs prennent la taille de ceux d’une jauge à essence habituelle.

Le système d’info-divertissement MMI est de dernière génération. Il est compatible 4G. La partie supérieure de la molette de sélection est tactile. Couplée avec un système efficace de reconnaissance d’écriture et une recherche rapide dans la base de données, la programmation d’une adresse de destination est grandement facilitée. De quoi ne pas trop détourner l’attention du conducteur. C’est d’autant plus important que le passager peut difficilement s’en occuper étant donné que l’unique écran est derrière le volant. C’est l’inconvénient de cette installation. Sur une prochaine évolution, nous verrions bien un deuxième écran dédié au passager avec une fonction escamotable pour ne pas casser la ligne de la planche de bord.

Les commandes d’aération sont à la fois originales et innovantes. Le centre des trois diffuseurs centraux rappelle le dessin d’une turbine de réacteur. Les buses disposent d’un affichage digital mais sont à la fois un bouton de réglage. Moins de boutons, une planche de bord épurée, une omniprésence de touches d’aluminium assorties à des matériaux de qualité, parfaitement choisis, l’ambiance à bord est résolument sportive et élégante. Les sièges ne se contentent pas d’une esthétique magnifique, leur maintien est remarquable. En plus, ils sont plus légers de cinq kilogrammes. A noter, les sièges de l’option Sport S en cuir Nappa brun Palomino et surpiqures en losange, ils sont tout simplement à tomber. 

Le gain de poids total est de cinquante kilos par rapport à l’ancienne génération. Cela est d’autant plus significatif que les équipements sont en hausse. La chasse aux kilos s’est faite par une somme importante de petites améliorations. La construction du châssis fait appel à de l’aluminium et à des aciers durcis. Cette technique permet de réduire l’épaisseur de l’acier, donc le poids. L’acier est utilisé en priorité pour les parties basses de la structure pour abaisser le centre de gravité. Ce dernier baisse au total de dix millimètres.

Pour les jantes, les 17 pouces ne remplissent pas assez les passages de roues. Le meilleur choix se porte sur les 18 ou 19 pouces, les 20 pouces étant plus exposées aux passages sur les nids de poules. Pour le style, pas de souci, il y a un choix de onze modèles.

L’éclairage utilise en option les feux à faisceaux matriciels, Matrix LED. Traduisez par "je peux rester en feux de route sans éblouir les autres conducteurs". Grâce à une utilisation des informations GPS, l’éclairage de l’intérieur du virage est anticipé. Ces mêmes informations servent également à la boîte de vitesses S tronic pour décider du rétrogradage. Il fallait y penser. Dans la pratique, il n’y a que sur les petites routes sinueuses que les palettes sont vraiment utiles.

Ce n’est pas nouveau, mais l’habitabilité aux places arrière n’est pas le point fort du TT. C’est un pur coupé 2+2, comprenez deux adultes et deux enfants. Même bien pliés, deux adultes auront du mal à se caser à l’arrière. En même temps, cela peut toujours dépanner. Le coffre n’était pas ridicule, il gagne au passage 13 litres pour passer à 305 litres.

Sur la route

Le plaisir de conduite est bien au rendez-vous. La direction est précise et l’auto se place avec facilité. La qualité des trains roulants et des suspensions n’y est pas étrangère. Même montée en 19 pouces, le confort est préservé. C’est une bonne surprise. Les transferts de masse sont sans stress. Le TT ne demande qu’à prendre des appuis et sortir des courbes en accélération. La boîte S tronic est un régal, elle mêle à la fois douceur et rapidité de passage. Pour les récalcitrants, la sonorité du TDI a été travaillée. Rauque lors des sollicitations, silencieuse le reste du temps. D’un point de vue sonore, cela ne donne vraiment pas l’impression de disposer d’un Diesel. Néanmoins, la sensation de puissance est bonne sans être époustouflante. Pour un caractère plus rageur, il faut se tourner vers la motorisation essence et le vigoureux 2.0 litres TFSI de 230 chevaux. Cette version dispose du système Drive Select proposant un choix de configurations types pour différents modes de conduite. Cette sélection agit sur divers éléments comme la boîte S tronic, l’amortissement, l’assistance de direction, ou la sonorité. Les modes proposés sont confort, auto, dynamic, efficiency et individual. Il y en a pour tous goûts ou plutôt toutes les envies. Dans le même esprit, le contrôle de stabilité peut être désactivé partiellement ou totalement. De là à imaginer une escapade sur circuit, il n’y a qu’un pas.

La version TDI bénéficie du label Ultra. Cette appellation est réservée aux modèles les plus efficients de la marque. Jugez plutôt, cette version de 184 chevaux ne dégage que 109 grammes de CO2 au kilomètre pour une consommation de 4,2 litres en cycle normalisé. La version essence, une évolution du réputé 2.0 litres TFSI développe 230 chevaux pour seulement 137 grammes. Qui a dit que sportivité et faibles rejets n’étaient pas compatibles ?

Les commandes sont déjà ouvertes depuis le mois de juillet. Les premières livraisons auront lieu à partir du 7 novembre. Deux modèles sont disponibles au lancement, soit en TDI 184 chevaux, boîte manuelle uniquement et traction, soit en TFSI 230 chevaux essence, en traction ou Quattro, boîte manuelle ou S tronic. Le tarif de la version TDI en finition standard débute à 39.900 €. Pour la version essence, la version traction boîte manuelle démarre à 40.200 €. Le surcoût de la transmission Quattro associée à la boîte S tronic est d’environ 5.000 €. Pour les deux motorisations un niveau de finition supérieur S Line est proposé moyennant 4.500 € supplémentaires. La version TTS équipée du 2.0 TFSI de 310 chevaux sera disponible en mars 2015 pour quelques centaines d'euros de plus. La version Roadster présentée en avant-première au Mondial de Paris, débarquera en concession un mois plus tard, de quoi profiter de l’arrivée des beaux jours.

Le nouveau coupé TT a su garder sa personnalité tout en évoluant dans le bon sens et améliorant ses qualités intrinsèques. Il réussit son examen de passage avec brio. Si la consommation est un critère important, vous serez plutôt TDI. Si c’est le caractère qui prime pour vous, vous serez plutôt TFSI. Dans le deux cas, cela reste une véritable auto plaisir dotée d’une certaine polyvalence pour un prix restant raisonnable.

Olivier JANIAUD

2014-10-19