BMW 225i Active Tourer BVA8 Luxury

ESPACE Monospace
  • Intérieur très réussi
  • Qualité de finition
  • Couple moteur/boîte
  • Agrément de conduite
  • Leger manque d’espace intérieur
  • Modularité réduite
  • Tarif

Prix : 41 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne - 16 soupapes - Turbo injection directe essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 231 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 35.70 mkg à 1250.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.34 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.56 m

Poids

Total 1430 kg

Capacités

Coffre de 460 à 1510 dm³
Réservoir 51 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 240 km/h
0 à 100 km/h 6.60 s

Environnement

Emission CO2 135 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.90
Urbaine 7.40
Mixte 5.80
Essai 8.50

POUR BMW IL FALLAIT S’ACTIVER

Volume de ventes et couverture du marché obligent, BMW vient, enfin diront certains, d’emboiter le pas à son meilleur ennemi MERCEDES, en proposant à son tour un monospace compact premium. Même si la logique de la numérotation des modèles est assez surprenante, puisque l’on avait cru comprendre que les chiffres impairs des séries étaient réservés aux berlines et les paires aux coupés, voici la Série 2 Active Tourer ici dans sa version 225i Luxury.

Un physique flatteur

Esthétiquement, le monospace de la marque aux hélices reprend un bon nombre de codes stylistiques maison tels que le mélange subtil entre arrêtes franches et arrondis, les deux gros haricots de plus en plus verticaux sur le capot, ou les porte-à-faux court à l’avant et long à l’arrière. Résultat, même si le design est une affaire de goût, on identifie dès le premier coup d’œil que c’est une BMW et on voit très bien dans les yeux des passants le "tiens, c’est quoi cette BMW, c’est un monospace, c’est pas mal…". La Série 2 Active Tourer dans cette finition Luxury arbore fièrement des chromes un peu partout comme sur les bas de caisse, les pare-chocs et le contour des vitres par exemple, et même un béquet arrière. Les très exposées mais magnifiques jantes de 18 pouces de notre modèle d’essai n’étaient pas non plus pour rien dans l’aspect plutôt musclé qui a été volontairement donné à l’auto. Celle-ci garde donc un profil "classique" de monospace compact tout en faisant un peu plus dynamique que la plupart des modèles du segment.

Monospace… traction  mais vrai BMW

Techniquement cette Série 2 partage sa base technique avec la toute dernière MINI 5 portes. Moteur avec quelques modifications parfois, châssis mais aussi transmission avant. Ceci est une première chez BMW ! Certains crient au scandale, mais un monospace étant dédié en priorité aux familles, il aurait été à mon avis inimaginable, pour garantir une sécurité optimale et permanente, de le doter de deux roues arrière motrices. Nous étions donc très curieux de voir ce que pouvait donner la voiture en termes d’agrément de conduite, historiquement le point fort des modèles de la marque. Finalement j’ai été agréablement surpris par le compromis confort/dynamisme trouvé ici par les ingénieurs BMW. Bien sûr, on ne retrouve pas le caractère particulièrement agile et joueur d’une Série 1, mais la voiture se place très bien dans les virages même très serrés. La direction est plutôt directe mais très précise, et le roulis bien maitrisé. On a tout simplement l’impression de conduire une berline. La voiture n’est pas trop sous vireuse pour une traction avant et la motricité sur sol sec est parfaite malgré les 350 Nm de couple. Et quel confort ! Les dos d’âne sont avalés comme à bord d’un SUV et les nids de poules et autres déformations de la route sont très bien absorbés par les suspensions. On peut ainsi envisager, aussi bien pour le conducteur que pour les passagers, de très longs trajets sans souci, et c’est très bien.

Monospace pour parents pressés

La Série 2 Active Tourer était équipée ici de son moteur essence le plus puissant de la gamme. Elle disposait du quatre cylindres 2 litres de 231 chevaux et peut dans cette configuration revendiquer fièrement le titre de monospace le plus rapide de l’ouest. C’est clair, personne ne fait mieux, et les conducteurs rencontrés sur les routes seront souvent surpris de vous voir vous éloigner d’eux aussi vite. Le plus puissant des concurrents étant comme par hasard à chercher du côté de MERCEDES avec le Classe B 250 qui revendique 211 chevaux. Quelques chiffres pour la BMW : un 0 à 100 km/h abattu en seulement 6,6 secondes et 240 km/h de vitesse de pointe, c’est du lourd ! Et l’impression de puissance est bien là. Le moteur est ultra disponible et plein à tous les régimes. Les accélérations se font même dans un bruit rauque très agréable jusqu’à plus de 7.000 tours et ce bruit est judicieusement contenu à vitesse stabilisée. Cette motorisation est épaulée par l’excellente boîte automatique maison à huit rapports qui constitue aujourd’hui ce qui se fait de mieux en la matière. Douceur incroyable lors des passages de vitesses, il faut vraiment avoir l’œil sur le compte-tours pour se rendre compte que la voiture a changé de rapport. Elle sait également être très réactive, lorsqu’on écrase la pédale de droite avec un temps de réaction vraiment très très réduit. L’agrément apporté par ce couple moteur/boîte est donc excellent et le relatif manque de sportivité du châssis est ici complètement compensé. On prend du coup beaucoup de plaisir à conduire ce monospace de près d’une tonne et demi, ce qui n’est pas courant il faut le dire. En bonus, vous pouvez à la carte agir sur les suspensions, la gestion de la boîte de vitesses, la direction et la réponse moteur grâce à une petite commande située devant le levier de vitesses et qui vous laisse choisir entre les modes Eco Pro, Confort ou Sport.

Un habitacle sublime !

Ce qui m’a le plus marqué et qui a rendu cette auto pour moi au-dessus de la concurrence dans cette catégorie est son habitacle. A l’intérieur, dans cette version Luxury, la finition est extrêmement soignée. Les matériaux utilisés sont de très bonne facture. On trouve ainsi des plastiques moussés partout, des plaquages de bois, de l’aluminium et même un bas de planche de bord recouvert de cuir surpiqué de la même couleur que les sièges. C’est le luxe à l’état pur dans un monospace et c’est là que BMW innove également. La présentation est au diapason avec une modernité très valorisante. Des lignes de diodes sont subtilement dissimulées dans les bacs de porte et sous les placages de bois sur les portières. La couleur de cet éclairage est même modifiable, et vous laisse le choix entre un blanc classique et un orangé rouge plus chaud. Le système audio optionnel est également de très bonne qualité.

L’ergonomie est toujours au top chez le constructeur allemand. Malgré la quantité de commandes pouvant être réalisées avec toute cette technologie embarquée, tout tombe naturellement sous la main. En plus d’être superbement pensé et fabriqué, l’habitacle de cette Série 2 Active Tourer est également relativement logeable et confortable. Les rangements ne sont pas extrêmement nombreux et se limitent à la norme. Au niveau de la visibilité sur l’environnement, la position en hauteur est très agréable, on est assis onze centimètres plus haut que dans une Série 1 et deux centimètres plus haut que dans un X1. On dispose également par exemple de 8,5 centimètres de plus aux places arrière que dans ce dernier. Tout ceci permet au monospace BMW de ne pas rougir dans la catégorie, même si un CITROËN C4 Picasso offre toujours cinq centimètres de plus en largeur aux coudes. La banquette arrière coulisse également sur treize centimètres, ce qui permet très facilement de favoriser soit le coffre, soit l’espace aux jambes, c’est très pratique. Au niveau du coffre justement, l’auto dispose de 460 litres extensibles à 1.510 litres en un clin d’œil. En effet, les sièges arrière se rabattent électriquement par une simple pression sur un bouton situé dans le coffre. Son ouverture est elle aussi activée électriquement, et l’option "Smart Opener" permet cette ouverture en passant le pied sous le bas de caisse (très pratique avec des courses plein les bras). En ce qui concerne les équipements technologiques, sans surprise c’est la profusion. BMW nous offre le nec plus ultra avec toutes les aides à la conduite disponibles en ce moment, mais aussi un affichage tête haute très efficace et bien mis au point, et même, une première dans la catégorie, une assistance à la conduite très efficace, sorte de pilote automatique, dans les bouchons.

Une Gamme complète

Outre l’innovation que représente la sortie d’un modèle à traction avant dans la famille BMW, on note également l’apparition d’une motorisation trois cylindres essence, la 218i. Ce choix technique a bien sûr vocation à réduire encore plus les consommations du monospace. La gamme de motorisation proposée est très complète et s’étend donc, en Diesel, de 116 chevaux pour la 216 d à 190 chevaux pour la 220 d et de 136 chevaux pour la 218 i à 231 chevaux pour notre 225 i en essence. A noter que la transmission intégrale XDrive est également proposée au catalogue sur les motorisations les plus puissantes. Pour ce qui est des prix, BMW calque quasiment ses tarifs sur ceux de son concurrent principal, le MERCEDES Classe B. A 41.700 €, notre 225 i Active Tourer Luxury suréquipé est certes plus cher que les monospaces des constructeurs dits "généralistes", mais ici, présentation, finition, équipement et agrément de conduite sont d’un niveau jamais atteint dans la catégorie et assureront sans doute le succès de ce nouveau venu. Soyons également sûrs que cette version essence surpuissante ne devrait représenter qu’un très faible pourcentage des ventes, mais à n’en pas douter les versions 216 d, 218 d et 220 d sauront se faire une belle place sur le marché automobile français et plus globalement en Europe de l’Ouest.

Richard STROESLER

2014-12-19