FIAT 500X

ESPACE Mini Crossover
  • Ligne
  • Motorisations
  • Intérieur agréable
  • Prix/équipement
  • Suspensions et sièges fermes
  • Rayon de braquage
  • Coffre moyen
  • Diesel sonore

Prix : de 15 990 € à 30 290 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes - Turbo Diesel injection directe
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 120 ch à 3750 tr/min
Couple maxi 32.64 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.25 m
Largeur 1.98 m
Hauteur 1.60 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 350 à 1000 dm³
Réservoir 48 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 186 km/h
0 à 100 km/h 10.50 s

Environnement

Emission CO2 109 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.80
Urbaine 4.70
Mixte 4.10
Essai 6.50

LA 500 ENCORE ET ENCORE

La saga FIAT 500 continue. Présentée le 4 juillet 2007, exactement 50 ans après la célèbre Nuova 500, le succès de la petite FIAT ne se dément pas et son constructeur exploite le filon à fond : après le cabriolet 500C, la sportive ABARTH, la familiale 500L, voici le dernier avatar de la famille, le crossover (ou SUV) 500X. Même si elles sont différentes en taille et en utilisation, ces FIAT 500 ont en commun leur silhouette arrondie, les phares dédoublés, la calandre trapézoïdale et les moustaches chromées, clin d'œil à l'ancêtre.

La 500X des villes et la 500X des champs

La maison FIAT se serait-elle inspirée de la fable de Jean de La Fontaine en proposant une 500X parée de chrome, chic et urbaine, et une 500X plus baroudeuse avec des boucliers avant et arrière renforcés et la possibilité de choisir une transmission intégrale ? Quelle que soit la version, la présentation de la 500X est avenante avec son air de grande 500 et dans l'air du temps également, les SUV ayant le vent en poupe actuellement. La palette des couleurs de la carrosserie est variée, pas moins de douze teintes sont proposées, des sobres noir, gris, blanc aux plus vifs rouge et jaune en passant par d'élégants bleu, vert et même une peinture bronze mat. Hormis une, toutes sont en option (600 €), le bronze mat étant tarifé quant à lui 1.200 €.  

Vie à bord

La 500X accueille bien ses passagers. L'espace est généreux, avec une belle largeur et une garde au toit importante, et bien présenté avec de beaux sièges agréablement dessinés et un tableau de bord paré d'un bandeau laqué reprenant la couleur de la carrosserie sur les versions urbaines, comme la 500. Le bandeau est gris et d'aspect granité sur les versions "off-road". Au centre du tableau de bord trône l'écran tactile de 6,5 pouces du système multimédia U-Connect des finitions hautes, surplombant les aérateurs centraux et les commandes de la climatisation. Cet écran tactile limite le nombre de boutons sur la console, mais le volant est assez chargé avec les commandes du régulateur de vitesse d'un côté et celles de l'ordinateur de bord et du téléphone de l'autre, plus, en dessous du volant, les commodos pour les phares, les clignotants, les essuie-glaces. Il faut un peu d'habitude pour appréhender toutes les fonctions… Le bloc d'instruments ne m'a pas emballé. Il est composé de trois compteurs, le plus grand, central, affichant les données de l'ordinateur de bord et les alertes. Les latéraux, plus petits, indiquent à droite le compte-tours et à gauche la vitesse. J'ai trouvé l'indicateur de vitesse trop petit gênant sa lisibilité, son décalage à gauche n'arrangeant rien. Les rangements sont nombreux, mais la boîte à gants est vraiment petite. Quant au coffre, ses 350 litres sont quand même un peu justes pour une utilisation familiale et la fonctionnalité se limite à des dossiers arrière rabattables 2/3-1/3. On peut toutefois charger des objets de grande longueur grâce au dossier du siège passager avant rabattable à plat.

 

Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix

 

En effet, pas moins de deux gammes (urbaine et baroudeuse), six moteurs, trois transmissions et six finitions sont d'ores et déjà disponibles. L'entrée de gamme, 500 X, est déjà bien équipée : elle dispose de l’ABS, de six airbags, de l’ESP, de l’aide au démarrage en côte, du frein de stationnement automatique, d'un régulateur-limiteur de vitesse, de quatre vitres électriques, des rétroviseurs extérieurs électriques et dégivrants et de la condamnation centralisée à distance. Cette finition est disponible uniquement avec le moteur essence 1.6 110 à 15.990 €.

 

Le deuxième niveau Pop, propose en plus l'air conditionné, les commandes radio au volant, le système U Connect avec écran 5 pouces, et le volant gainé de cuir. A la version 1.6 110 (17.990 €) s'ajoute le Diesel 1.6 Multijet 120 (20.590 €).

 

Popstar donne accès aux jantes alliage 17 pouces, au capteur de pluie et de luminosité, à la climatisation automatique bizone, aux antibrouillards à l'avant, au radar de recul, aux rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, au sélecteur trois modes de conduite et au moteur essence 1.4 MultiAir 140 pour 20.790 €. Popstar est également disponible avec le 1.6 110 (19.390 €) et avec le Diesel 1.6 Multijet 120 (22.290 €).

 

La finition Lounge est très complète avec accoudoir central avant, alerte de franchissement de ligne, jantes alliage 18 pouces, kit chrome, ouverture et démarrage sans clé, phares avant xénon, réglage lombaire électrique du siège conducteur, système UConnect avec écran tactile 6,5 pouces et vitres arrière surteintées. Cette finition est accessible avec le 1.4 MultiAir 140 (23.390 €) et avec le 1.6 Multijet 120 (24.890 €).

 

Les finitions Cross et Cross+ sont obligatoirement associées à la présentation "off-road". Cross reprend les équipements du niveau Popstar et Cross+ part de Lounge, en y ajoutant les barres de toit longitudinales, les boucliers avant et arrière spécifiques et le système Traction Plus avec le 1.4 MultiAir 140 (21.790 € et 24.390 €) et le 1.6 MultiJet 120 (23.290 € et 25.890 €) ou la transmission 4x4 avec le Diesel 2.0 MultiJet 140 4x4 (25.490 € et 28.090 €) et le 2.0 MultiJet 140 4x4 AT9 (27.690 € et 30.290 €). La boîte  de vitesses AT9 est une boîte automatique à convertisseur de couple hydraulique munie de neuf rapports.

 

Au niveau des tarifs, si le prix d'appel inférieur à 16.000 € avec un équipement décent est attractif, le premier Diesel est largement au-dessus des 20.000 € (20.590 €), la première version 4x4 dépasse les 25.000 € et le haut de gamme passe la barre des 30.000 €. Ces prix se situent dans la moyenne de la catégorie. On notera que seule la motorisation Diesel 1.6 MultiJet 120 n'est pas "malussée" en 2015. Les moteurs à essence 1.6 110 et 1.4 MultiAir 140 écopent de 250 € (139 g/km de CO2) et le Diesel 2.0 MultiJet 140 4x4 est pénalisé à hauteur de 500 € (144 g/km de CO2). Déjà étendue, la gamme va s'enrichir avec le 1.4 Turbo MultiAir 2 de 170 chevaux avec boîte de vitesses automatique à neuf rapports et transmission intégrale. Une boîte automatique à double embrayage avec six rapports sera disponible avec le moteur essence 1.4 MultiAir 140. A l'autre extrémité du catalogue, un Diesel 1.3 MultiJet de 95 chevaux sera proposé.

 

Au volant de la 500X 1.4 MultiAir 140

 

En s'installant dans la 500X, on apprécie immédiatement la position de conduite surélevée, propre aux SUV, assurant une bonne visibilité. Après avoir ajusté siège et volant à son gabarit, on démarre le moteur, à peine audible au ralenti. Les manœuvres pour sortir du parking vont tout de suite révéler le point faible de la 500X. Sa largeur, presque deux mètres (sans les rétroviseurs) et son diamètre de braquage, plus de onze mètres, rendent la 500X encombrante dans les passages étroits. Heureusement la direction et la boîte de vitesses sont agréables et maniables. En ville le moteur est souple et silencieux et, au feu rouge, le système "Start/Stop" coupe le peu de décibels qu'il émet. Il a également coupé le GPS, évidemment à un moment de navigation délicat… L'autoroute pour sortir de la ville à permis d'apprécier le répondant de la mécanique et le silence à vitesse stabilisée. Pour arriver au point de rendez-vous, l'itinéraire passait par des petites routes serpentant dans le vignoble bordelais qui ont mis en évidence la fermeté de la suspension. Dès que le revêtement n'est pas parfaitement lisse, les suspensions sautillent sur les petits défauts de la chaussée et percutent sur les plus grosses déformations. Comme les sièges sont également assez fermes, on est quand même sérieusement chahuté. Certes, la 500X étant assez haute, un amortissement plus souple aurait généré du roulis et altéré la vivacité du comportement, mais le compromis de suspension choisi dégrade quand même un peu trop le confort à mon goût. On apprécie en revanche le moteur, très allègre sur une large plage d'utilisation, sans pour autant trop pénaliser la consommation (7,8 l/100 km sur ce trajet varié, mené bon train).

 

En Diesel 1.6 MultiJet 120

 

La deuxième partie du parcours a été faite au volant de la version 1.6 MultiJet 120 qui sera probablement la plus diffusée. Dès la mise en route, la différence avec le moteur à essence saute non pas aux yeux mais aux oreilles. On sait que c'est un Diesel, à l'accélération également. A vitesse stabilisée, les décibels se calment et le niveau sonore est alors très acceptable. Sur les routes sinueuses et accidentées que nous avons sillonnées, le 1.6 MultiJet 120 a démontré sa polyvalence en proposant des reprises toniques dès 1.500 tr/mn et de franches montées en régime, jusqu'aux 4.500 tr/mn autorisés, si l'on insiste sur l'accélérateur. On retrouve les mêmes suspensions raides, mais également les mêmes freins efficaces et la même direction précise que sur la version essence. L'ordinateur a affiché une consommation de 6,5 l/100 km. On doit pouvoir descendre sous la barre des 6 l/100 km en adoptant une conduite plus souple que pendant l'essai.

 

Et en 4x4 2.0 MultiJet 140 boîte auto

 

Pour finir j'ai fait quelques kilomètres avec la baroudeuse équipée du Diesel 2.0 MultiJet 140 avec boîte automatique et transmission intégrale. C'est dommage, le trajet de retour vers l'aéroport de Bordeaux, très encombré - la boîte automatique ferait presque apprécier les bouchons - n'a pas permis de juger les qualités du moteur et de la transmission intégrale. Cette transmission intégrale, semblable à celle de la JEEP Renegade produite dans la même usine à Melfi en Italie, déconnecte complètement la transmission arrière quand les conditions d'adhérence le permettent, ce qui contribue à minimiser la consommation et, évidemment, se réenclenche quand les conditions le nécessitent. Les 500X, à partir de la finition Popstar, sont équipées du sélecteur "Drive Mode" disposant de trois modes : "Auto", laisse le système gérer les paramètres du moteur, de la direction, des freins et de la boîte automatique, "Sport", accentue la réactivité de ces organes et "All Weather", au contraire, les adoucit pour circuler sur sol glissant. Sur les versions au "look" baroudeur, la fonction "All Weather" est remplacée par "Traction" qui active le système "Traction plus", améliorant la motricité, tel un autobloquant. Sur les 4x4, "Traction" rend plus réactive la transmission du couple à l'essieu arrière.   

La FIAT 500X devrait tirer son épingle du jeu dans cette catégorie des petits SUV. Son style sympathique de grande 500 attirera beaucoup de suffrages et les qualités routières ainsi que l'ambiance intérieure, sans oublier un bon équipement associé, quelle que soit la version, à des tarifs étudiés, devraient confirmer le choix. Les quelques réticences dues aux suspensions raides, à l'encombrement en ville et au coffre manquant un peu de volume seront vite oubliées face à son charme néo-rétro, tout comme la MINI Countryman, sa plus proche rivale.

Daniel DECHENE

2015-02-19