SUZUKI Celerio

ESPACE Citadine
  • Boîte automatique
  • Dynamisme
  • Visibilité
  • Certains éléments intérieurs fragiles
  • Prix

Prix : de 8 890 € à 12 690 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres - 12 soupapes
Cylindrée 998 cm³
Puissance maxi 68 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 9.00 mkg à 3500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.60 m
Largeur 1.60 m
Hauteur 1.54 m

Poids

Total 810 kg

Capacités

Coffre de 254 à 1053 dm³
Réservoir 35 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 155 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 99 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.30
Mixte 4.30
Essai 0.00

BONNE SURPRISE

SUZUKI n’est pas seulement spécialiste des petits 4x4, il sait aussi faire des petites voitures. Avant le nouveau Vitara, c’est justement ce segment qui est revisité. Et dans notre cas, la nouvelle remplace deux anciennes, exit Splash et Alto, bienvenue à la Celerio…

Dans la poche

En effet, la petite Celerio se place du point de vue longueur à mi-chemin entre l’Alto (plus courte) et la Splash. Dix centimètres séparent chaque voiture. Notre Celerio mesure 3,60 mètres soit à peu près les dimensions d’une RENAULT Twingo (3,59 m) ou d'une VOLKSWAGEN up! (3,54 m). Elle est exclusivement proposée en cinq portes comme ses devancières pour conserver son aspect pratique. Dans le même esprit, les portes ouvrent à 90°. L’habitabilité est bonne, il faut préciser que son empattement très important (2,42 mètres) n’y est pas étranger. La voiture est, selon la version, homologuée pour cinq places. On se dit que son terrain de prédilection étant la ville, les distances seront forcément courtes. La visibilité est rendue efficace par la position assez haute de l’assise et la simplicité de l’architecture (pas de pare-brise trop incliné). La partie arrière étant verticale, le hayon ouvre largement sur un coffre de 254 litres, contenance qui fait de la Celerio la plus logeable de la catégorie, idéal pour faire les courses !

Pour la partie design, SUZUKI a fait simple et plutôt passepartout, c’est la rançon de la mondialisation. La voiture est fabriquée en Thaïlande et naturellement destinée aux marchés asiatiques. Cela dit, le look n’est pas désagréable avec une face marquée par une calandre à deux barrettes renforcées de chrome selon la finition.

Dans la boîte !

La ville étant l’essentiel de son existence, on attend de la Celerio une économie d’utilisation. SUZUKI n’étant pas un motoriste Diesel et la destination citadine de la voiture sont deux raisons pour ne trouver que des moteurs essence sous le capot. Ce sont des trois cylindres exclusivement, architecture désormais évidente pour cette utilisation. En fait, il s’agit d’un même moteur d’un litre de cylindrée et 68 chevaux de puissance. En version de base, il est donné pour 99 grammes de CO2 et 4,3 litres en consommation moyenne. Avec quelques éléments supplémentaires tels un variateur de phase et un stop and start, le taux de CO2 descend à 84 grammes et SUZUKI affiche 3,6 litres de carburant pour cent kilomètres. Le fait notable est que cette motorisation perd un cheval fiscal, mais se voit réservée au seul haut de gamme "Pack Plus". Heureusement, il est discret et on devine à peine le nombre réduit de cylindres.

La nouveauté de la Celerio est à examiner du côté de la transmission. Le mois de juin voit en effet arriver une version automatique, offre quasiment indispensable à toute (mini) citadine. La boîte est une boîte robotisée à six rapports, associée au moteur de base. Et comme on a envie de tester la voiture dans des configurations atypiques, on a commencé par l’autoroute.

Et là, c’est la très bonne surprise ! La voiture est énergique, dynamique, à en laisser sur place les plus grosses berlines. La Celerio est légère et le moteur n’a pas peur de monter dans les tours, quant à la boîte, elle est tout simplement parfaite. Réactive, elle passe les rapports, rétrograde quand il faut, à tel point que la position manuelle sur le sélecteur est superflue. Bien entendu, à 130 km/h sur autoroute, vitesse qu’elle tient sans problème, la voiture est plus sensible au vent et nécessite d’être attentif en tenue de cap. En ville, on apprécie sa maniabilité et sa boîte bien sûr, tout le côté reposant de ce mode de transmission.

Dans la gamme

La gamme Celerio est constituée de quatre versions, notre "Pack auto" étant la plus chère (12.690 €). Les offres de lancement assurent un prix plus bas, afin de ne pas refroidir tout éventuel acheteur qui peut hésiter face à une des stars françaises. Le prix d’attaque est agressif mais la voiture est dépouillée. Il vaut mieux ajouter quelques euros, et viser le niveau deux pour bénéficier d’un peu de confort telles les vitres électriques et même la climatisation. La finition est dans la valeur basse des standards avec des éléments fragiles : la tablette de hayon en carton, la boîte à gants en plastique fin ou certaines commandes à manier avec douceur.

SUZUKI renouvelle son offre dans le segment des mini-citadines. La nouvelle Celerio a pour mission de se frayer un chemin parmi les stars françaises du segment. Il ne faudra pas tout miser sur son physique sobre et sur la solidité de certains éléments intérieurs. En revanche, le dynamisme de son moteur et l’efficacité de sa boîte automatique donnent un réel plaisir en conduite en ville, et hors ville. Ces avantages gomment les petits désagréments cités avant. C’est incontestablement un plus qui permet de démarquer la petite japonaise dans ce secteur assez impitoyable.

Philippe NIOLLET

2015-06-09