PEUGEOT 508 GT Line 1.6 BlueHDi 120 S&S EAT6

ESPACE Berline
  • Agrément de conduite
  • Confort
  • Transmission automatique EAT6
  • Dimension du coffre
  • Pas de vraie cinquième place
  • Boîte à gant exigüe
  • Ergonomie trop classique

Prix : 36 450 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne – 8 soupapes - Turbo Diesel injection directe
Cylindrée 1560 cm³
Puissance maxi 120 ch à 3500 tr/min
Couple maxi 30.60 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.83 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1425 kg

Capacités

Coffre de 0 à 515 dm³
Réservoir 72 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 202 km/h
0 à 100 km/h 11.00 s

Environnement

Emission CO2 102 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.60
Urbaine 4.50
Mixte 3.90
Essai 7.50

GRANDE ET TALENTUEUSE

La 508 est devenue le plus haut fleuron de PEUGEOT dans le domaine des berlines depuis la disparition de la 607. Présentée pour la première fois au Mondial 2010, restylée en 2014, le constructeur sochalien continue à proposer des évolutions pour sa grande berline. Depuis quelques mois, celle-ci bénéficie d’évolutions stylistiques, d’un enrichissement de la gamme d’équipements et d’une offre en motorisation plus large. Nous avions déjà essayé la version HDi 150. Cette fois-ci, nous avons l’opportunité d’essayer la version GT Line animée par un nouveau bloc Diesel de 120 chevaux Blue HDi associé à la nouvelle transmission automatique appelée EAT6. 

Pas tout à fait féline mais presque

La version GT line vient s’intercaler juste avant la finition la plus haut de gamme appelée "Féline". Cette finition GT Line implique des spécificités extérieures et intérieures comme des roues de 18 pouces avec des jantes aluminium diamantées, une double canule d’échappement, le thème RedLine de l’écran tactile, des projecteurs Full LED, des clignotants LED, une ambiance sportive et haut-de-gamme par l’association des couleurs noir et rouge, et des logos GT Line apposés sur la carrosserie.

L’évolution stylistique de la nouvelle calandre au large capot est bien mise en valeur par la présence des phares 100% LED et des antibrouillards qui suivent parfaitement la ligne du bouclier. Le signe GT apparaît discrètement sur la droite de la grille d’aération. De profil, une longue ligne située dans un tiers de la partie de la plus basse traverse les portes avant et arrière. Chaque contour de vitre est habillé de baguettes de type aluminium. La partie arrière se termine par une malle classique dont la découpe n’intègre pas les feux, ce qui limite un peu la largeur d’ouverture du coffre. Le côté raffiné est mis en valeur par les échappements chromés. Pour bien se démarquer des autres finitions, le sigle GT Line apparaît à quatre endroits différents sur le véhicule, exclusivité oblige !

De nouveaux organes mécaniques

L’offre de finition GT Line s’accompagne d’une gamme de motorisations plus élargie. Cet élargissement permet désormais de disposer, entre autre d’un bloc Diesel 1,6 litre BlueHDi de 120 chevaux. C’est ce moteur qui équipait notre modèle d’essai. Il affiche un faible taux de rejet de CO2. Cette motorisation représente, par ses performances, la version intermédiaire par rapport au reste de l’offre 1,6 litre BlueHDi, dont la puissance est répartie de 100 à 150 chevaux pour la version la plus performante.

L’autre nouveauté proposée sur cette 508 GT Line est la possibilité de disposer d’une nouvelle boîte de vitesses automatique six rapports appelée EAT6 (Efficient Automatic Transmission 6). Cette boîte dispose de la technologie Quickshift qui permet des changements de rapports plus rapides tout en garantissant une excellente fluidité et un agrément d’utilisation de haut niveau. Cette transmission automatique peut être utilisée selon plusieurs modes. Le principal est un mode parfaitement automatique où le conducteur n’intervient jamais. Cependant pour prendre un peu plus la main, on peut actionner le levier de vitesses pour forcer le changement et ainsi descendre ou monter le rapport. Ce changement de rapports est également possible en actionnant les palettes situées de chaque côté du volant.

Que vaut cet ensemble à l’usage et en essai ? Ce moteur 120 chevaux propose une puissance modérée. Il ne faut pas s’attendre avec cette puissance à avoir de la sportivité, on passe de 0 à 100 km/h en 11 secondes (contre 8,9 pour un moteur de 150 chevaux…). Nous avons noté aussi dans certaines phases d’accélération une sonorité rauque un peu trop perceptible malgré la très bonne insonorisation de l’habitacle.

Quel que soit le mode, nous avons fortement apprécié cette boîte automatique, très réactive sans aucun à-coup ; un vrai régal de mécanique. Elle rattrape quelque peu le manque de puissance du BlueHDi 120 mais nous pensons qu'elle serait encore plus efficace avec un moteur plus puissant qui optimiserait son fonctionnement.

On retiendra quand même l’aspect positif : la consommation bien maîtrisée. Sur un véhicule de ce gabarit (1.410 kg), nous avons mesuré une consommation moyenne de 7,5 litres sur notre essai mêlant quelques centaines de kilomètres sur route, autoroute et en milieu urbain et pour lesquelles nous avons volontairement fait des phases d’accélération généralement très consommatrices de carburant.

Côté agrément de conduite, l’excellent châssis couplé à la boîte automatique font apprécier les longs trajets qui ne sont plus une corvée mais presque un plaisir.

Une offre riche en équipements

Nous n’allons pas vous fournir la liste très vaste de l’ensemble des équipements présents dans cette 508 GT car celle-ci est pléthorique. On citera le viseur tête haute qui permet l’affichage de la vitesse et des directions quand le navigateur est enclenché. Nous avons apprécié notamment la qualité des sièges en cuir avec des surpiqures rouges. Les sièges avant massants et chauffants offrent une assise de très bonne qualité. Ils sont réglables électriquement avec mémorisation de deux positions de conduite (très bien quand deux personnes conduisent le même véhicule). Parmi les petits plus, l’avancée réglable de la partie basse des sièges avant allonge l’assise afin que les jambes soient mieux maintenues, cool et très relaxant pour les longues routes.

On souligne également la présence d’un écran tactile de sept pouces qui permet d’accéder à de nombreuses fonctions du véhicule (sono, guidage routier et climatisation), d'une caméra de recul en couleur et de la surveillance des angles morts. Par contre, au regard de ce qui se fait désormais sur le marché, l’habitacle et l’ergonomie sont à classer dans la catégorie "classique" bien que l'intérieur soit agréablement éclairé par une douce lumière rouge.

Un habitacle accueillant et un grand confort routier

La nouvelle PEUGEOT 508 voit sa longueur augmenter de 38 millimètres pour la berline, dont 16 au niveau du porte-à-faux AV (idem pour le SW) et 22 pour le porte-à-faux AR de la berline. L'habitacle sait accueillir dignement ses passagers mais, à l’arrière, mieux vaut être deux que trois, car le troisième ne bénéficie pas d’un confort équivalent aux deux autres. L’ambiance sonore est parfaite et permet de brancher différents lecteurs MP3 qui sont immédiatement reconnus par le système multimédia. Pour les fans de sonos, sachez que notre version cachait dans le coffre un système de basse de marque JBL.

Dernier point, la visibilité est excellente grâce à une bonne position de conduite mais aussi à une surface vitrée bien conçue.

 

Cette nouvelle PEUGEOT 508 amorce un virage intéressant. La version GT Line et la nouvelle boîte automatique EAT6 donnent de nouveaux atours à ce véhicule du segment C. Dans l’écrin couleur gris métal dont nous avons disposé pour l'essai, ressort indiscutablement cette sensation de classe qui se dégage de cette 508. La firme sochalienne propose là une vraie routière dont le design global est plaisant. Cependant la concurrence très active dans ce secteur notamment chez l’autre grand constructeur français (avec la récente RENAULT Talisman…) oblige PEUGEOT à effectuer des évolutions stylistiques. Bien entendu sur la durée, cette nouvelle 508 devra démontrer sa fiabilité et la durabilité de son moteur qui a bénéficié du downsizing, cependant de bonnes bases sont bien présentes.

Harry ANDRE

2016-02-28