KIA Sportage 2.0 CRDi 136 ISG GT Line

ESPACE SUV
  • Prix/Equipements
  • Garantie
  • Ligne générale
  • Consommation

Prix : 32 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1995 cm³
Puissance maxi 136 ch à 2750 tr/min
Couple maxi 38.04 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.48 m
Largeur 1.86 m
Hauteur 1.64 m

Poids

Total 1604 kg

Capacités

Coffre de 503 à 1492 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 186 km/h
0 à 100 km/h 10.30 s

Environnement

Emission CO2 127 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.40
Urbaine 5.60
Mixte 5.80
Essai 6.50

HAUTS NIVEAUX DE SEDUCTION

La troisième génération de Sportage clairement orientée SUV a marqué un tournant par rapport à ses deux devancières et cela a payé. Le succès a été au rendez-vous : il n’y a pas beaucoup à attendre pour en croiser un en chemin. Après un peu plus de cinq ans, on ne chôme pas chez KIA, le quatrième du nom arrive sur nos routes. Et comme un de ses principaux concurrents le NISSAN Qashqai, le Sportage 4 doit poursuivre et améliorer les beaux chiffres de vente du numéro 3 (encore près de 8.000 l’année dernière)…

Coque

Le premier critère de séduction passe immanquablement par la ligne du véhicule. KIA l’a très bien compris depuis des années en donnant des lignes plus affirmées à ses modèles. Le Sportage 3 avait nettement gagné en attraction, ce qui peut mettre un handicap au nouveau venu qui doit faire plus. Alors on renouvelle entièrement le style à la manière du Qashqai ou on y va par petites touches "à la Golf" ? Réponse : les deux. Le profil est très semblable avec la même découpe de la porte arrière bordée de chrome et avec les mêmes proportions. Les passages de roue sont également bien marqués, surlignés par un fin entourage noir.

La face comme l’arrière sont en revanche inédits, dans le style des derniers concept-cars qui ont donné la nouvelle tendance stylistique de la marque. Heureusement, le Sportage arbore la calandre "tiger nose", signe distinctif de la marque, plus grande, plus verticale et plus en avant. Les optiques remontent beaucoup plus sur les ailes, laissant place à des antibrouillards sous forme de quatre carrés (LED) situés de part et d’autre du bouclier. La finition GT Line fait un clin d’œil (éclairé) au Procee’d GT. Le chrome est généreusement présent sur cette version dont les boucliers et la double sortie d’échappement sont spécifiques. La disposition des feux arrière reprend celle du numéro 3 avec un graphisme (merci les LED) plus actuel. La ligne chromée reliant ceux-ci est d’ailleurs d’un très bel effet. Propre à notre finition d’essai, la couleur de lancement "rouge rubis" finit de donner la tendance séduction que KIA a voulu donner à son SUV.

Cuir

La séduction se poursuit à l’intérieur : ouverture sans clé, seuil de porte estampillé, pédalier inox, sellerie cuir et ce n’est que le début. La planche de bord est étirée elle aussi, concentrée sur l’écran central. Le volant, à méplat estampillé GT Line marque le côté sportif propre à cette finition. Rien à redire sur la position de conduite, les sièges se règlent manuellement, seul le lombaire a été électrifié. KIA a eu la bonne idée de réduire ou plutôt concentrer le nombre de commandes sur le volant. Inspirées du fonctionnement AUDI, le maniement est plus intuitif. Il en est de même pour les fonctions accessibles depuis l’écran tactile. Probablement pour rassurer les occupants, KIA a conservé une panoplie de touches en partie inférieure de console centrale.

La voiture affiche à peu de chose près les mêmes dimensions que celle qu’elle remplace. Une miette plus bas, quatre centimètres plus long et deux dixièmes de mieux pour l’aérodynamique de l’ensemble, le Sportage 2016 se distingue par son empattement rallongé de trois centimètres. En fait, les designers ont réparti différemment les volumes en augmentant le porte-à-faux avant et le réduisant très légèrement à l’arrière. Cette bagarre d’aménagement de centimètres en restant à l’intérieur des 4,48 mètres de la voiture (soit trois centimètres de plus qu’un RENAULT Kadjar), profite malgré tout aux passagers avant et arrière. Ces derniers bénéficient des réglages d’inclinaison des dossiers. Le coffre n’en pâtit pas, bien au contraire, il gagne en largeur et en volume (+ 38 litres). Le système de double plancher permet de placer quelques objets supplémentaires à condition de se contenter du kit anti crevaison, au même titre que la trappe fermée sur les flancs. Rappelons au passage que le Sportage est une stricte cinq places, pour deux sièges supplémentaires, il faut "s’adresser" au plus grand Sorento.

La vision est plutôt bonne, mais les aides et particulièrement la caméra de recul ne sont pas de trop pour manœuvrer sans souci. Le confort est de mise dans la voiture et l’option toit vitré ouvrant s’avère quasiment indispensable (800 €). Vu le prix de la voiture, il ne faut pas hésiter…

Cap

Les moteurs sont peut-être les éléments les plus anciens du Sportage 4 puisque repris du 3 pour la plupart. Mais comme c’est souvent le cas, les moteurs ont été optimisés pour en premier lieu satisfaire la norme Euro 6 mais aussi pour réduire les émissions. Ainsi les deux premiers Diesel conservent la même puissance que dans le 3. Le 1,7 litre donne toujours 115 chevaux mais affiche un taux de CO2 passant de 135 à 119 grammes. Le 2,0 litres de 136 chevaux qui motorise notre voiture en simple traction, a vu ce même taux réduire de 135 à 127 grammes et échapper au malus écologique. La nouveauté vient de ce moteur, proposé avec 185 chevaux. La transmission suit la motorisation : deux roues motrices pour la puissance faible, intégrale (et boîte auto) pour la plus rapide et au choix pour le cœur à 136 chevaux.

L’entrée de gamme essence est assurée par le 1,6 litre à injection de 132 chevaux (il en a perdu trois entre les deux générations). Et la nouveauté vient du même moteur doté d’un turbo qui lui donne 45 chevaux de plus et surtout la nouvelle boîte à double embrayage (DCT) à sept rapports. Revenons au CRDi de 136 chevaux à deux roues motrices ce qui lui permet de profiter du "stop&start" ISG (pour "Idle Stop & Go"), associée à une boîte mécanique à six rapports. Il représentera vraisemblablement la plupart des ventes avec son petit frère de 115 chevaux. Il donne du répondant à la voiture pas si légère. En revanche, la consommation n’est pas à la hauteur ou plus exactement à la baisse attendue alors que KIA annonce avoir baissé celle-ci d’un demi-litre en passant du Sportage 3 au 4.

Les aides à la conduite sont nombreuses et, c’est à signaler, de série. Parmi celles-ci, l’efficace système de gestion automatique des feux de route offert dès le niveau 2. Impossible de le mettre en défaut, même en suivant un véhicule peu éclairé, le système remet les feux de croisement. La caméra intégrée permet de lire les panneaux et afficher la vitesse, mais aussi de maintenir le Sportage en ligne. Vous connaissez le principe, quand le dispositif est activé, l’assistance alerte et remet, via un léger coup de volant, le conducteur dans le droit chemin si l’imprudent n’a pas mis son clignotant. L’ensemble est également offert dès le niveau 2.

Cote

La force de KIA est d’offrir une belle dotation de série avec la garantie de sept ans ou 150.000 kilomètres. Et pour que chacun s’y retrouve, ce sont quatre niveaux qui sont proposés avec en plus des finitions connues Motion, Active et Premium, le nouveau GT Line, qui heureux hasard, équipe ma voiture. La ligne GT est positionnée en niveau 3, et est déclinée sur d’autres modèles soulignant un caractère sportif, un peu à l’image des lignes sportives d’autres constructeurs plutôt premium. Si on se contente du niveau 2 (- 1.800 €), on a l’essentiel des équipements avec un système de navigation, l’indispensable caméra de recul, la climatisation bi zone et les détecteurs de pluie et de luminosité. Et fidèle à sa tradition, KIA a réduit les options à sa plus simple expression. 

Parmi les plus stratégiques de la gamme, le Sportage mérite logiquement toutes les attentions de KIA au moment de succéder à un best-seller. On est plus dans le pouvoir de séduire plutôt que de surprendre en référence à la devise maison. La séduction se traduit par un rapport prix/équipements de série plus qu’attractif, une ligne agréable et surtout un traitement soigné des occupants à commencer par le conducteur. KIA a été jusqu’à créer une ligne dédiée : la GT Line, qui ajoute du sport au Sportage… 

Philippe NIOLLET

2016-04-06