VOLKSWAGEN Tiguan Gamme

ESPACE TOUT-TERRAIN
  • Aptitudes
  • Confort
  • Modularité
  • Connectivité
  • Ardoise qui veut très vite grimper

Prix : 25 250 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres – 16 soupapes essence turbo injection directe
Cylindrée 1984 cm³
Puissance maxi 180 ch à 3940 tr/min
Couple maxi 32.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.49 m
Largeur 1.84 m
Hauteur 1.64 m

Poids

Total 1570 kg

Capacités

Coffre de 985 à 1746 dm³
Réservoir 58 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 208 km/h
0 à 100 km/h 7.70 s

Environnement

Emission CO2 170 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.30
Urbaine 9.00
Mixte 7.30
Essai 0.00

ENTRÉE DANS L’ARENE

La famille VW, comme toute famille automobile s’appuie sur des piliers. Dans notre cas, ceux-ci ne manquent pas et comptent un exemplaire par segment. Celui des SUV, on le rappelle très prisé, est occupé par le Tiguan qui assurait encore de belles ventes malgré sa fin de vie. Le premier Tiguan affiche neuf ans au compteur, et "seulement" cinq ans depuis son restylage. Le deuxième opus était donc inéluctable pour perpétuer le succès du véhicule, cet opus étant bien entendu mis aux goûts esthétique et technologique des dernières productions de la marque.

Muleta

L’habitude en termes de style chez VW est de le modifier de façon subtile afin de conserver l’air de famille de la voiture. Ce ne sont pas les générations de Golf qui me contrediront. Le Tiguan en est à son deuxième numéro, un petit jeune face aux quarante-deux ans de sa compacte aînée mais se voit appliquer les mêmes règles. Le profil avec en particulier la découpe de la vitre de custode, et les dimensions sont globalement conservées. Le nouveau est un peu plus long (+ six centimètres), un rien plus large et un peu moins haut. Comme c’est souvent le cas, l’empattement profite de cette augmentation de longueur. La face reprend le style inauguré par la Passat plus ou moins ceinturée de chrome selon la finition. Il en est de même pour les optiques selon la proportion de LED qu’elles renferment. Les passages de roues plutôt carrés sur le premier Tiguan se sont arrondies sur le numéro deux. Et pour rester sur le profil du SUV VW, les designers se sont permis une belle ligne creusée qui court jusqu’aux feux arrière et qui renferment les poignées de porte. L’arrière est un peu moins vertical, c’est plus esthétique, marqué par des feux pouvant accueillir des LED avec effet 3D, dans le style, là aussi, des dernières Passat ou Golf. On peut le deviner, la méthode est infaillible, l’acheteur de Tiguan ne peut être que séduit qu’il soit nouveau ou déjà possesseur de l’ancienne génération…

Picador

La poursuite de pose de banderilles sur le dos des concurrents passe par l’offre moteurs. Le Tiguan dispose ou va disposer au fil des mois d’une armada de motorisations pouvant combiner boîte DSG avec ou sans transmission intégrale 4Motion. Les versions les plus puissantes sont d’ailleurs exclusivement équipées en quatre roues motrices avec boîte DSG ; bref, le sommet du confort ou de la tranquillité selon les appréciations. Seule la version hybride rechargeable GTE présentée au dernier salon de Genève reste encore dans les cartons pour quelques temps plus ou moins longs selon la tendance. Que l’on se rassure, il y en aura pour tout le monde qu’on soit adepte du gazole ou au contraire partisan du sans plomb. Au centre de l’arène, le TDI 150 devrait faire une bonne part des ventes. VW le propose avec quatre parfums : nature, DSG (c’est inédit), 4Motion et 4Motion DSG, c’est le seul à présenter une telle offre. L’entrée de gamme est occupée par le TDI 115 et le haut du panier est assuré par deux puissances supérieures : 190 et 240 chevaux, le second étant associé à un double turbo. Ces deux versions sont automatiquement équipées de la boîte DSG et de la transmission 4Motion. Bien qu’elles ne soient pas encore au catalogue, elles seront certainement proposées en finitions hautes, avec un prix qui devrait dépasser 45.000 €.

Notre premier véhicule d’essai était justement la motorisation de 190 chevaux en niveau le plus élevé : Carat Edition. En deux mots confort, efficacité, le Tiguan est une redoutable routière qui absorbe tous les défauts de la route et la boîte DSG s’occupe de tout ou presque. La voiture apparait lourde et, c’est étonnant, le VW montre une certaine inertie à tel point qu’on peut au choix sélectionner le mode Sport ou passer en mode manuel en utilisant les palettes situées derrière le volant pour l'animer.

En face des Diesel, la gamme essence suit le même modèle avec un TSI 150 captant l’essentiel des propositions. Le TSI 125 permet d’abaisser le ticket d’entrée à 25.250 €. Le TSI 180 mérite de s’y intéresser, et c’est ce que nous avons fait. Comme son cousin TDI, il était doté des mêmes transmissions avec le même niveau Carat Edition. Elle gagne nettement en dynamisme, et pourrait être une très intéressante alternative si elle n’était pas handicapée par un malus écologique de 2.200 € et une consommation qui dépasse facilement neuf litres (environ deux de plus que le TDI 190).

Passes

Nos essais n’ont pas dépassé le tout chemin, mais vu la lourdeur du terrain après pas mal de pluie, le Tiguan s’est bien sorti des ornières alors que les glissades étaient au rendez-vous. Le système 4Motion Active Control désigne la transmission intégrale de deuxième génération. La commande est ultra simple par une molette proposant quatre positions. La plus utilisée "Automatic" s’adapte aux conditions de roulage en intervenant quand il y a détection de patinage de l'une des roues en quittant le mode normal de traction pour rediriger la puissance vers l’arrière. La position "Snow" s’occupe de la neige ou du verglas en dosant l’action sur l’accélérateur. Les "Off Road" et "Off Road Individual" sont dédiés aux profils tout terrain. Le Tiguan peut descendre de fortes pentes aidé par son assistant de freinage en descente. Le système régule le régime moteur, et gère les passages de boîte (DSG). La sélection Individual ajoute la possibilité de désactiver toutes les alarmes qui ne manqueraient pas de se manifester dans ces situations.

Le Tiguan utilise à son tour la plateforme maison MQB, et au-delà du confort routier, l’allongement de l’empattement assure le confort des passagers qui gagnent de la place aux jambes. Le SUV se transforme en monospace grâce à sa modularité : les passagers arrière profitent des sièges coulissants et inclinables, et des tablettes aviation (selon la finition) au dossier des sièges avant. Le coffre est en conséquence de capacité variable affichant 145 litres de plus que le numéro un. Selon le niveau, pour rester dans la sellerie, les sièges avant peuvent vous masser le dos.

Parade

Comme pour l’extérieur, l’intérieur du SUV ne dépayse pas les passagers, à un détail près. Ce détail est réservé en série aux deux niveaux hauts, il s’agit de "l’Active Info Display" découvert dans la Passat qui se matérialise par un grand écran digital (12,3 pouces) renfermant les compteurs et toutes les informations (au choix) ainsi que les données de navigation. Dans le même esprit de confort et sécurité, le Tiguan peut profiter de toutes les aides à la sécurité déjà proposées dans la Passat. On retrouve l’affichage tête haute ainsi que toutes sortes de détection : piéton, angle mort, et d’assistants (remorque : très utile pour reculer sans dételer), trafic et vision 360°. Mais le SUV inaugure aussi quelques équipements inédits comme le capot actif (le capot se soulève en cas de choc avec un piéton afin de jouer le rôle d’amortisseur et de réduire l’impact avec le moteur). Parmi les nouveautés, le hayon peut éclairer la zone de chargement quand il est ouvert, et comble de la praticité, on peut désormais fermer (et bien sûr ouvrir) celui-là par un simple passage du pied sous le bouclier.

Le Tiguan, comme les récentes productions VW, est à la pointe de la connectivité avec tous les systèmes de connexion "Car Net" que l’on peut résumer en trois rubriques : "Guide & Inform" (points d’intérêt, stations-service à proximité etc…), "App-Connect" (tous les miroirs de connexion) et "Security & Service and e-remote". Ce dernier constitue la nouveauté dont la mission est la prévention (planification d’entretien), les assistances (appel en cas de panne, signalement d’accident), ou les informations de tous genres (notification d’intrusion). Les possibilités sont très nombreuses. Mais certaines de ces applications étant payantes, il faut être sûr de les utiliser avant de "foncer" sur les packs.

Le prix est justement un élément essentiel, VW indiquant que le numéro 2 donne 2% d’avantages supplémentaires en comparaison avec le numéro 1. Sans entrer dans les détails, la gamme comporte quatre niveaux qui positionnent un TDI 150 entre 35.000 et 44.000 € selon les transmissions (mais sans les options et/ou packs). Le ticket est élevé mais la dotation d’équipements de série l’est aussi dès la finition d’entrée. Le premier Tiguan TSI 125 Trendline à 25.250 € est loin d’être indigent même si le choix se porte en général sur des finitions hautes et des moteurs plus puissants. Comme pour la génération précédente, VW prévoit une version plus sportive avec un pack "R-Line". En résumé, il est impossible de ne pas trouver son bonheur dans la gamme du SUV.

Le Tiguan 2 est un maillon capital dans la famille VW, en premier lieu parce qu’il succède à un modèle qui se vend encore très bien. Le constructeur n’a bien entendu rien négligé pour son rejeton. Le style Tiguan est visiblement bien assis, en ajoutant les traits des dernières nouveautés. Rien n’a été négligé : le confort des passagers, la modularité intérieure, les différentes transmissions, l’ultra connectivité, les systèmes de sécurité et d’assistance et enfin les moteurs. Le Tiguan 2 ne peut pas sortir vaincu de l’arène !

Philippe NIOLLET

2016-04-20