SUZUKI Baleno 2016

ESPACE Citadine
  • Rapport prix / équipements
  • Habitabilité et volume coffre
  • Moteur
  • Suspensions
  • Seuil de chargement

Prix : 14 490 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - essence injection indirecte multipoints –SVHS
Cylindrée 1242 cm³
Puissance maxi 90 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 12.25 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.00 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1325 kg

Capacités

Coffre de 355 à 1745 dm³
Réservoir 1460 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 180 km/h
0 à 100 km/h 12.30 s

Environnement

Emission CO2 94 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.60
Urbaine 4.70
Mixte 4.00
Essai 0.00

TOUT A ETE CHANGE SAUF LE NOM

C’est sûr, il y a des segments plus stratégiques que d’autres, celui des citadines polyvalentes en fait partie. C’est le monde merveilleux des RENAULT Clio, PEUGEOT 208 et VW Polo. La nouvelle SUZUKI arrive à son tour dans l’arène, sans forcément attaquer de front les stars françaises mais plutôt les autres constructeurs qui essaient eux-aussi de se placer au mieux dans la liste comme la KIA Rio ou la SKODA Fabia. SUZUKI est parti d’une page blanche : tout est nouveau dans la petite japonaise à l’exception de son patronyme. A l’instar de la plupart des constructeurs, SUZUKI a puisé le nom dans sa banque de données, reprenant celui d’une génération déclinée en berline et break ayant vécu entre 1995 et 2003. A son tour, la Baleno 2 se présente sur le ring…

Château

La SUZUKI mesure 3,99 mètres de long, se plaçant dans le milieu du segment, avec un empattement de bonne taille (2,52 mètres) et une largeur accentuée par sa ligne. L’habitabilité devrait être bonne, et la tenue de route avec l’architecture des quatre roues repoussées au quatre coin devrait être tout aussi bonne. Extérieurement, la voiture est plus jolie que sur la photo. La face donne cette impression de largeur qui rassure, impression probablement accentuée par sa calandre façon Captur, soulignée de chrome et dont le jonc inférieur se poursuit jusqu’à l’intérieur des optiques. Le profil de la voiture est dans la vague du moment avec une faible hauteur de vitres mais une troisième vitre latérale. A l’arrière, le hayon est souligné à la fois par un béquet de toit et une ligne chromée reliant les feux qui joue le rôle de second béquet.

La Baleno vient s’intercaler entre la Swift et le Vitara, et s’adresse évidemment aux familles. La voiture n’est disponible qu’en cinq portes, avec une belle place à l’arrière. Trois enfants ou deux adultes y trouvent un espace suffisant, c’est presque la vie de château. La plateforme est nouvelle, les trains ont été repoussés afin de réduire les porte-à-faux et le volume de coffre surpasse tous les autres : 355 litres, c’est mieux que la championne Fabia. Seul le seuil de chargement aurait mérité d’être un peu abaissé. Repassons à l’avant, les occupants ne sont pas en reste : la SUZUKI est plutôt confortable. Le tableau de bord accueille quelques touches de chrome (sur plastiques). On y trouve globalement les matériaux et le style intérieur du Vitara. Les deux compteurs sont renforcés de bleu (un signe écologique) et laissent une place centrale aux informations de l’ordinateur de bord. A ce sujet, passer à travers le volant pour le commander n’est pas des plus ergonomiques.

Ecurie

Le bleu des compteurs, mais aussi certaines informations données par l’ordinateur, donne une impression d’hybride quand on voit les schémas de batteries qui se rechargent. Le logo supplémentaire SHVS (Smart Hybrid Vehicle by Suzuki) sur le hayon donne une première réponse. Cette Baleno est homologuée hybride, ce qui lui ouvre des avantages sur le prix de la carte grise ou la taxe société (TVS). Le système SUZUKI repose sur un alterno-démarreur et une deuxième batterie (de technologie Li-Ion), dont la mission est d’aider et de soulager le moteur thermique, un 1,2 litre. On peut faire l’analogie du fonctionnement avec le dispositif CITROËN et le fonctionnement d’une HONDA. La voiture ne roule pas en électrique pure, l’alterno-démarreur s’occupe du stop and start, de recharger les batteries et de donner un surplus de puissance au moteur thermique. On bénéficie du système à l’arrêt avec un redémarrage immédiat et sans faille. Et en route, toutes les décélérations profitent à la recharge des batteries dont la Li-Ion qui en retour soulage le 1,2 litre ou donne un surplus de puissance selon les cas. Evidemment, le SHVS est parfaitement discret et gère toutes les phases de conduite. Le conducteur a juste à appliquer une conduite typée écolo en privilégiant les phases de décélération notamment. En conduite, même avec des tests de demande de puissance, l’ordinateur a affiché une consommation moyenne abaissée d’un litre environ en comparaison avec le même moteur sans SVHS.

En effet, la Baleno est proposée avec le même 1,2 litre essence "Dualjet" sans SVHS. Ce moteur est une fabrication maison développant 90 chevaux qui a pour l’occasion, gagner une double injection, un taux de compression plus élevé et une réduction des frottements. Les valeurs de consommation et de rejet sont très basses, et d’autant plus basses (- 4 grammes CO2 et - 0,6 litre) que le moteur est associé au système SVHS. Pas de Diesel à l’horizon, ce qui est de plus en plus logique dans la mouvance actuelle, c’est un autre moteur essence inédit de trois cylindres à injection directe de 111 chevaux qui viendra rapidement épauler le 1,2 litre.

Crème

La plateforme est elle aussi inédite. SUZUKI est passé aux aciers à haute résistance et à une architecture favorisant le gain de masse : ce sont trente kilogrammes en moins sur la balance. La voiture est fabriquée en Inde, un des pays de prédilection du constructeur, mais les suspensions ont été européanisées. On peut quelquefois trouver celles-ci trépidantes quand la route est mauvaise. A ce désagrément "localisé" près, la tenue de route de la voiture est saine et le moteur, qui aime les tours à l’image d’une moto, est vivace !

Mais la crème de la crème se trouve sur la facture. Bien entendu SUZUKI a tiré ses prix vers le bas pour essayer de se faire la place escomptée dans le segment. La gamme est simple : deux finitions et une seule option (l’infernale peinture métallisée à 490 €). Le prix de la version d’entrée 1,2 Privilège débute à 14.490 € avec une offre de lancement à 12.290 €. On y trouve pour les principaux équipements : des jantes en alliage, une climatisation, l’allumage automatique des phares et les vitres avant et rétroviseurs électriques. Mais vu le prix, il est recommandé d’ajouter 1.700 € à la facture et passer au niveau supérieur "Pack" qui non seulement est très équipé mais permet d’accéder au système SVHS (qui demande 960 € de plus). Démarrage sans clé, régulateur auto adaptatif, écran tactile sept pouces avec navigation, caméra de recul, cette finition devrait être logiquement choisie vu son rapport prix/équipements de série. On note que la version hybride offre les sièges avant chauffants.

Ce n’est jamais facile de se faire une place dans un segment aussi disputé que celui des citadines polyvalentes. Dans ce cas, il faut avancer tous les atouts possibles. C’est ce que SUZUKI a fait avec sa Baleno en rassemblant plein de nouveautés. Une nouvelle plateforme, des nouveaux moteurs, un système hybride et surtout un rapport prix / équipements intéressant, les arguments ne manquent pas. Et l’esprit SUZUKI vient en plus dans la conduite, dynamique et dans les tours…

Philippe NIOLLET

2016-05-28