FIAT Tipo 5 portes

ESPACE Compacte
  • Rapport prix/équipements
  • Habitabilité & coffre
  • Ligne générale (pas low cost)
  • Vision arrière

Prix : 13 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Turbo injection directe essence multipoints
Cylindrée 1368 cm³
Puissance maxi 120 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 21.90 mkg à 2500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.37 m
Largeur 1.79 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1275 kg

Capacités

Coffre de 0 à 440 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 200 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 139 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 7.70
Mixte 6.00
Essai 6.90

RITMO !

Bravo, c’est ce que je disais à l’issue de l’essai de la Tipo 2 en version quatre portes devant l’inégalé rapport prix / performances de la voiture. Celle qui a succédé à la Bravo dépasse déjà les objectifs de vente après deux mois d’existence, certes faibles du fait de sa carrosserie quatre portes moins prisée en France. Depuis le dernier Salon de Genève, on avait découvert que la berline serait accompagnée de deux sœurs ayant plus d’attrait à nos yeux de Français: la version à cinq portes et le SW (break). Celui-ci n’arrivera qu’à la rentrée : le rythme est soutenu ! C’est la stratégique cinq portes qui pointe le bout de son capot ce mois-ci…

Bastide

Pour ceux qui auraient loupé l’histoire, FIAT reprend les patronymes qui ont fait son passé, et si possible ceux qui ont fait des bons scores. C’est le cas de Panda et 500, et très bientôt 124 Spider. La Bravo n’a pas eu le succès escompté, le constructeur a remonté de deux générations avec celle qui a eu une belle carrière dans les années 90 : la Tipo (voiture de l’année 1989). FIAT a également renoué avec son passé de constructeur généraliste proposant une voiture peu chère à l’achat (12.000 €) sans pour autant verser dans l’indigence d’un low-cost. Il faut bien cela pour attaquer ce segment "bastide" ! La quatre portes entre pleinement dans cette logique, avec une stratégie de conquête des marchés émergents plus habitués aux berlines classiques. Nous, on préfère le hayon, salvateur dans bien des situations.

Celui-ci ouvre sur un coffre de 440 litres, modulables dès l’entrée de gamme. Flancs verticaux, seuil de chargement assez bas, poignée intérieure de fermeture, la voiture est logeable sans avoir recours au repli partiel ou total des sièges arrière. Le dessin de la poupe est bien entendu différent de celui de la berline avec des feux spécifiques en boomerang (repris aussi sur le SW) et un becquet de toit. Le profil arrière récupère la même découpe de porte, avec un montant dépourvu de (troisième) vitre latérale donnant directement sur une vitre de hayon de faible hauteur. La visibilité de ce côté-ci mérite l’aide de détecteurs et même de la caméra de recul, offerte selon le niveau. La longueur de la cinq portes perd seize centimètres, sans toucher une miette à l’empattement qui est fixé à 2,64 mètres quelle que soit la carrosserie.

La ligne générale de la Tipo est tout à fait dans le style de celle d’une PEUGEOT 308 avec une faible hauteur de surface vitrée et un arrière assez massif. Et comme la berline, la Tipo affiche une belle valeur aérodynamique (CX de 0,29). Pour le reste, les traits de la berline sont logiquement repris, caractérisés par les plis de tôle sur le capot et le toit, ainsi que par la calandre à petites touches diamantées soulignée d’une ligne chromée (accessible quelle que soit la finition). La seule différence entre berline et cinq portes se voit dans le bouclier et plus précisément dans la forme des antibrouillards (ronds pour la cinq portes et rectangulaires pour la berline).

Places fortes

L’intérieur de la cinq portes est semblable à celui de la berline. La planche de bord diffère dans les deux niveaux hauts par la présence d’une tablette tactile de sept pouces. La berline, comme les finitions basses de la cinq portes se contente de l’écran de cinq pouces. L’impression générale est aussi satisfaisante dans cette version, avec de l’espace, des matériaux corrects et des rangements. Franchement, pour le prix, FIAT n’a pas à rougir de ses revêtements quand certaines concurrentes bien plus chères, ne proposent guère mieux, voire pire. Les places arrière donnent de la garde au toit et reprennent l’esprit de la Tipo originelle, championne à l’époque de l’espace intérieur. Pour l’avoir testé, une personne dépassant 1,80 mètre ne souffre pas de s’assoir à l’arrière.

Le bloc des deux compteurs contient les informations de l’ordinateur de bord en son centre. Le volant est réglable en hauteur et en profondeur et sur nos versions d’essais plutôt haut de gamme, il est recouvert de cuir et contient les commandes d’ordinateur et de régulateur, ainsi que les commandes audio judicieusement placées à l’arrière de la jante de volant. La position de conduite ne souffre pas plus que le dos des occupants ; selon la finition, le conducteur bénéficie d’un réglage lombaire électrique. La voiture s’en sort très bien sur mauvais revêtements ; il faut dire qu’elle est construite sur la plateforme de la 500X.

Rapport prix/équipements imprenable

Les ambitions de FIAT sont à la hauteur du produit qu’il propose, en logique de conquête après tant d’années de disette sur ce segment (en gros, depuis la première Tipo). Le constructeur turinois n’a pas sacrifié la proposition en moteurs, bien au contraire, la Tipo récupère les dernières nouveautés, bien entendu conformes à la norme Euro 6. Le meilleur des ventes devrait se faire avec le 1,6 litre turbo Diesel de 120 chevaux. Silencieux, discret, il a le bon goût de consommer peu. La course au prix bas n’a pas sacrifié une once d’insonorisation. Comme sur la quatre portes, l’étagement de la boîte mécanique à six rapports est un peu long. Et comme elle, les mêmes autres motorisations sont présentes : le 1,3 litre MultiJet de 95 chevaux et deux essence de 1,4 litre. Pour l’entrée de gamme, la puissance est calquée sur celle du "petit" Diesel et pour plus de brio, l’injection directe associée à un turbo pousse la puissance à 120 chevaux (celle du "gros" MultiJet). L’hybridation de la Tipo se fera dans quelques temps au GPL (avec le 1,4 T-Jet), c’est nettement moins à la mode, mais ce mariage peut attirer quelques amateurs. A l’image de son cousin Diesel, le T-Jet offre lui aussi silence et confort de conduite. Après un parcours mixte, route et autoroute, la consommation moyenne est passée sous les sept litres. Au moment de l’achat, il faut bien évaluer son besoin ; le T-Jet est une très intéressante alternative à son cousin Multi-Jet. En revanche, si une transmission automatique vous tente, seule la Tipo MultiJet 120 pourra recevoir en fin d’année pour 1.500 € de plus, la transmission à double embrayage maison.

La berline affiche un excellent rapport prix/équipements de série, la cinq portes garde la même philosophie moyennant 1.500 € de plus, cela donne un premier prix à 13.990 € sans compter les offres de lancement comme les trois ans de garantie offerts. L’écart entre essence et Diesel est le même que pour la berline : 2.500 €. Au-delà, il y a deux nombres à retenir : 1.500 € et 500 €, le premier représente l’écart entre les trois carrosseries et entre finitions, le second est le prix unique de chaque pack. La Tipo compacte gagne une finition supplémentaire "Lounge" en haut de gamme dans laquelle rien ne manque. On note le régulateur adaptatif, la caméra de recul et le freinage d’urgence. On peut à la limite se contenter des niveaux inférieurs, le premier d’entre eux offre une climatisation manuelle, un autoradio Uconnect, l’ordinateur de bord, la banquette arrière rabattable en 60-40, les rétroviseurs et vitres avant électriques, six airbags, les sièges Isofix, les feux diurnes et la condamnation centralisée. Les finitions intermédiaires ajoutent plus de confort et d’agrément : régulateurs, détecteurs de pluie et de luminosité, jantes en alliage etc…

Bravo à la Tipo pour qui FIAT assure le "ritmo" ! Forte de son récent prix Autobest 2016, la voiture assure des prestations de généraliste et non de "low cost". La Tipo 2 est une compacte logeable, motorisée par les dernières créations du groupe. Le rapport prix / équipements est sans égal, même pour l’entrée de gamme, ce qui lui permet de faire les yeux doux vers le segment inférieur que la très vieille Punto ne peut plus satisfaire. Pour tout cela, je redis Bravo !

Philippe NIOLLET

2016-03-15