VOLVO V40 D4 Geartronic 8 Inscription Luxe

ESPACE COMPACTE
  • Performances moteur
  • Consommation
  • Contenu technologique
  • Qualité/finition perçue
  • Amortissement trop ferme
  • Trop de boutons
  • Volume du coffre
  • Quelques plastiques durs

Prix : 44 230 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type Transversal 4 cylindres - 16 soupapes Diesel, injection directe rampe commune, bi-turbo (haute et basse pression)
Cylindrée 1969 cm³
Puissance maxi 190 ch à 4250 tr/min
Couple maxi 41.00 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.37 m
Largeur 2.04 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1411 kg

Capacités

Coffre de 335 à 615 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 230 km/h
0 à 100 km/h 7.00 s

Environnement

Emission CO2 109 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.00
Urbaine 3.00
Mixte 4.00
Essai 6.00

SEDUISANTE ET RAFFINEE

La VOLVO V40 dont la première mouture est apparue en juillet 2012 et motorisée avec le D4 de 190 chevaux depuis 2014, se voit gratifiée d'un (léger) restylage. Celui-ci touche notamment la face avant, sans oublier la signature lumineuse déjà vue sur le XC90, rappelant parait-il, un fameux marteau sensé pouvoir déclencher la foudre ! En fait, ce nouveau signe d'appartenance à la famille VOLVO, a la particularité d'être tout aussi visible, véhicule arrêté tous feux éteints… Dans cette finition la plus haute "Inscription luxe", la V40 se présente comme une compacte séduisante et raffinée, offrant "plé-Thor" d'équipements de confort et de sécurité, elle pourrait bien taquiner quelques AUDI A3 Sportback, BMW Série 1 et autres MERCEDES Classe A.

Sobre mais de bon goût

Le profil fluide de la V40 hésite entre berline cinq portes et break ; l'ensemble est assez bas (1,42 mètre) et élégant, VOLVO ayant fait l'impasse sur cette mode disgracieuse des seules vitres arrière surteintées. La calandre légèrement agrandie à baguettes verticales chromées et les projecteurs "full-LED" apportent une modernité bienvenue. Les jantes "SARDAS argentées" livrées de série, chaussées de pneumatiques 225/45x17" font un peu fades et manquent d'originalité. La nouvelle teinte de carrosserie "Bleu Denim" métallisée souligne à merveille les nombreux éléments chromés de cette finition, et s'accorde parfaitement à la sellerie cuir "Ambre".

 

Le sens de l'accueil

Télécommande en poche (et pack d'options "Sécurité personnelle" choisi), le contact de la main vers l'avant d'une poignée de porte permet de couper l'alarme (périmétrique et/ou volumétrique selon besoin) et de déverrouiller les portes, le coffre et la trappe à essence. Un toucher vers l'arrière d'une des poignées permet de tout verrouiller et de réactiver l'alarme. Les portes avant s'ouvrent largement et facilitent l'accès à bord sur un seuil de porte tout chromé, siglé "Inscription". Toutes les lampes de l'habitacle et du coffre sont de type LED. De nuit, un éclairage d'ambiance dont la couleur et l'intensité sont ajustables, est disponible à l'avant comme à l'arrière.

Les sièges avant sont accueillants et confortables, ils se règlent en tous sens électriquement (avec mise en mémoire des positions côté conducteur) et sont chauffants (en option pour les sièges arrière). La qualité de la sellerie cuir et ses élégantes surpiqûres contrastées confirment la volonté de VOLVO de se positionner dans le segment premium. L'habitacle est lumineux et agrémenté çà et là d'inserts aluminium. Le grand toit en verre fumé (fixe) peut être occulté électriquement si le soleil se montre trop ardent. La visibilité vers l'arrière parait un peu restreinte, mais la caméra de recul aide à y remédier. La console quasi verticale de notre modèle, revêtue d'un décor aluminium noir guilloché (option à 60 € !), est constellée d'une vingtaine de boutons (en plus du clavier téléphonique). De plus, elle est située sous les aérateurs centraux, ce qui oblige à quitter franchement la route des yeux pour l'utiliser.

 

Espace vital

L'habitabilité est très correcte à l'avant comme à l'arrière pour des gabarits n'excédant pas 1,80 mètre. Le coffre de 335 litres (en configuration cinq passagers) est en dessous de la moyenne de la catégorie (360 litres pour la BMW Série 1 cinq portes, 341 litres pour la MERCEDES Classe A et 380 litres pour l'AUDI A3 Sportback) alors que la VOLVO V40 est la plus longue (4,37 mètres). Sièges arrière rabattus, il présente un pratique plancher plat et un double fond. Les rangements à bord sont tout à fait standard pour une compacte, avec une vaste boîte à gants fermant à clé. La position de conduite idéale est aisément trouvée, grâce aux réglages électriques des sièges et au volant ajustable en hauteur et profondeur.

 

Environnement numérique

Le combiné d'instruments est de type numérique, trois thèmes différents d'affichage peuvent être choisis, et des ajustements de contraste peuvent être apportés. Il en résulte une parfaite lisibilité de jour comme de nuit des informations nécessaires au conducteur, sans surabondance d'indications inutiles ou distractives. À noter que la commande des affichages de l'ordinateur de bord permet aussi de contrôler électroniquement le niveau d'huile moteur (pas de jauge manuelle sous le capot).

L'écran LCD de sept pouces regroupe toutes les commandes de confort, d'info-divertissement et d'aides à la conduite. Il n'est pas tactile, ce qui a pour avantage de le préserver des salissures digitales. Il présente en revanche le désavantage de vous conduire à travers un labyrinthe de menus, sous répertoires et autres arborescences (accessibles par la console ou par une commande sur le volant), ce qui demande un apprentissage certain pour s'y retrouver rapidement… Idem pour le manuel du conducteur dont l'économie de la version papier a été faite, et qui est consultable via l'écran ou encore téléchargeable par Internet : pas vraiment pratique.

Outre un système audio performant (option) Harman Kardon 5x130 Watt, une navigation efficace (mais pas très intuitive) et de multiples possibilités multimédia (téléphonie, Internet, lecture DVD, etc.), notre véhicule était équipé du pack optionnel Sensus Pro, incluant l'application "Volvo On Call" qui permet de commander des fonctions à distance via son smartphone (localisation du véhicule, verrouillage/déverrouillage des portes, allumage des feux, indication de l'autonomie restante…), d'accéder à de nombreux services d'assistance ou encore de déclencher les secours en cas d'accident.

 

Du souffle et de l'allonge

Le moteur de deux litres, quatre cylindres, est disposé transversalement. Il bénéficie de la technologie "i-ART" qui surveille et adapte la pression d'injection jusqu'à 2.500 bars pour garantir la quantité idéale de carburant par cylindre à chaque cycle de combustion, chacun des injecteurs étant équipé de son propre calculateur. Il est accouplé à une boîte automatique à huit rapports (Geartronic 8) développée par Aisin Warner via un convertisseur de couple hydraulique ; ce choix m'a laissé dubitatif, sachant que les boîtes robotisées à double embrayage se montrent le plus souvent plus économes en carburant et en rejet de CO2

Une pression sur la touche "Start" et le moteur démarre instantanément, puis se fait oublier. En mode "D", la boîte égrène les huit rapports sans à-coup. Le silence est de mise, surtout en régime stabilisé, un peu moins en accélération franche, mais l'insonorisation a été soignée, c'est indéniable, à en voir l'épaisse garniture absorbante qui tapisse la face interne du capot. Les 190 chevaux et les 400 Nm de couple sont bien présents, ça pousse très fort et de manière linéaire (0 à 100 km/h en 7,4 secondes), les dépassements deviennent des formalités bien agréables. La direction est douce et précise même si elle ne renvoie que peu d'informations. Elle est paramétrable (à l'arrêt) et offre trois niveaux de consistance. La tenue de route est très satisfaisante et sécurisante, mais la V40 reste une traction, avec tendance marquée au sous virage lors des enchainements à allure un peu ambitieuse. Le freinage est à la hauteur des performances de la voiture, c’est-à-dire mordant à souhait. Si la tenue de cap et l'absence de roulis en courbe sont remarquables, l'amortissement très ferme, est à la limite de l'inconfort sur les pavés ou les revêtements très dégradés, malgré les jantes de série de dix-sept pouces. Attention donc aux jantes optionnelles de plus fort diamètre.

En mode "Sport", la conduite devient encore plus dynamique: les accélérations sont plus instantanées, les régimes de passage des rapports sont plus élevés, l'ESP est partiellement désactivé, et… le régime de ralenti est augmenté d'environ 300 tr/mn ! Les palettes au volant (en option) complètent le dispositif, ces dernières étant un peu courtes, on accroche bien souvent le commodo d'appel de phare lors de la descente des rapports. Il va sans dire que "jouer" dans ce mode conduit à une augmentation substantielle de la consommation qui en roulage raisonnable reste d'une grande sobriété (4,6 litres/100 km).

 

Ceinture, bretelles et compagnie

VOLVO a fait le plein des aides à la conduite : en plus des systèmes désormais répandus tels que le contrôle de la pression des pneumatiques, la lecture des panneaux routiers ou encore l'aide active au stationnement, on trouve dans le pack optionnel "IntelliSafe Pro", un régulateur adaptatif de vitesse et de distance avec le véhicule qui précède (ACC), un système d'anticipation de collision par freinage automatique (City Safety) incluant la détection des piétons et cyclistes, les radars avant et arrière ainsi que la caméra de recul, le système de maintien dans la voie, un indicateur d'angle mort (BLIS) dont la fonction est astucieusement étendue à la détection des véhicules arrivant perpendiculairement, lors d'une marche arrière en aveugle (PAP).

Concernant la sécurité passive, la philosophie de VOLVO n'est pas trahie, avec neuf airbags dans l'habitacle, plus un airbag piéton qui se déploie en pied de pare-brise après un léger relevage du capot, afin d'accueillir l'intrus dans le plus grand confort… On se demande quand même si cette profusion d'aides sécuritaires ne présente pas in fine quelques contradictions. En effet, quelle est l'utilité d'un tel système si l'auto est capable de détecter le piéton (ou le cycliste) et de s'arrêter avant la collision ?

Si la VOLVO V40 n'est pas une auto révolutionnaire, elle demeure néanmoins très attachante. Sa finition soignée, ses performances de routière et son agrément de conduite (sur revêtement entretenu) en font une alternative intéressante à qui souhaite échapper au dictat des compactes premiums germaniques que l'on croise sur nos routes peut-être un peu trop souvent… Le style différent, l'ambiance intérieure confèrent à cette sécurisante suédoise un charme particulier, d'autant que son tarif certes conséquent, options comprises, reste inférieur à celui de ses principales concurrentes.

Claude ROBINET

2016-10-27