SUZUKI Ignis Pack SHVS AllGrip

ESPACE CITADINE
  • Style
  • Habitabilité et volume coffre
  • Moteur
  • Consommations
  • Suspensions
  • Visibilité trois quarts arrière
  • Quelques bruits d’air

Prix : 12 790 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes essence injection indirecte multipoints –SVHS
Cylindrée 1242 cm³
Puissance maxi 90 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 12.00 mkg à 4400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.70 m
Largeur 1.69 m
Hauteur 1.60 m

Poids

Total 920 kg

Capacités

Coffre de 204 à 0 dm³
Réservoir 30 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 165 km/h
0 à 100 km/h 11.50 s

Environnement

Emission CO2 106 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.40
Urbaine 5.20
Mixte 4.70
Essai 0.00

INGNIS-IATIVE !

SUZUKI a compris l’importance du design. La meilleure preuve est le récent remodelage du S-Cross qui a positivement transfiguré la voiture. Le constructeur veut également sa part du bon gâteau SUV, le plus remarquable est le réussi Vitara. La conjonction de ces deux tendances a conduit SUZUKI à présenter au dernier Mondial de Paris un nouvel élément, teinté SUV, dans la gamme des petites voitures, son domaine de prédilection. Et comme pour la Baleno, un nom connu a été repris : Ignis, utilisé entre 2000 et 2007 pour une voiture déjà typée SUV.

Des Ignis bition

L’Ignis 2 se présente donc comme un mini SUV dont la première caractéristique est la "hauteur sur pattes". Rien de très transcendantal, la garde au sol (180 millimètres) dépasse tout de même celle de ses concurrentes, à commencer par la principale : la FIAT Panda. Le design a été travaillé, terminées les voitures fades passe partout ! La ligne générale reprend fidèlement le dessin du concept car IM-4. Cela se traduit par sa face marquée par un entourage chromé des phares et de la calandre, très réussie. Et si le niveau l’intègre, les phares sont eux-mêmes soulignés par des LED diurnes en forme de U. La notion de "family spirit" ou esprit de famille n’est pas encore appliquée chez SUZUKI, un des derniers à ne pas pratiquer, ce qui ne saurait tarder. Pour rappel, cela consiste à dessiner des faces (voire plus) très proches, se retrouvant sur tous les modèles d’un constructeur. Mais SUZUKI va s’y mettre, on reconnait déjà les grilles latérales de bord de capot du Vitara.

L’Ignis 2 mesure 3,70 mètres, soit la même longueur que la Panda 4x4 et à peu de chose près, la longueur du premier Ignis. Aucun porte-à-faux, l’essentiel de la longueur est donné à l’empattement. La voiture est une cinq portes avec un arrière travaillé depuis la découpe de la portière arrière qui se marie avec le large panneau de custode intégrant trois coups de griffe. Revers de la médaille stylistique, la visibilité de trois quarts arrière est à oublier. Soit on fait avec : la voiture est courte et braque très bien (4,70 mètres), soit on prend la finition haute qui intègre la caméra de recul.

S ignis fication

Le rayon de braquage est le meilleur de la catégorie à traction, seule la Twingo fait mieux en tant que propulsion. C’est bien sûr de bon augure pour la ville, son terrain de prédilection. La voiture est donnée en quatre ou cinq places selon la finition. Il est évident qu’installer trois personnes à l’arrière n’a de vertu que de les rapprocher physiquement ou les punir si le trajet est long… Les voies de la voiture ne sont pas très larges. C’est sûrement pour cela que les niveaux supérieurs ne proposent que quatre places avec deux sièges indépendants coulissants (sur seize centimètres) et avec dossier inclinable. Le volume du coffre est gigantesque pour la catégorie avec plus de 260 litres de contenance sous tablette, sièges arrières reculés et sans transmission intégrale.

SUZUKI a prévu une palette de couleurs vives que l’on peut marier, selon le niveau, avec un toit noir qui laisse penser à un toit vitré. Les barres de toit renforcent élégamment le style. A l’intérieur, l’habitacle reprend les couleurs de l’extérieur ou plus exactement l’abandon du noir intégral. Les contre-portes et la planche de bord sont bicolores accueillant une partie inférieure blanche. Et si cela ne suffit pas, l’offre personnalisation ajoute quelques couleurs plus ou moins vives (orange, bleu ou titane) sur les poignées de porte ou la console centrale qui reprend, clin d’œil au montant de carrosserie, les trois coups de griffe sur ses flancs. L’écran central prend la forme d’une tablette tactile (sept pouces) qui trône au centre. Elle est semblable à celle du Vitara, reprenant les quatre pavés : media, connexion téléphone, ordinateur de bord et GPS. Je donne un très bon point à l’efficacité de ce dernier. Un petit écran additionnel situé à droite dans le bloc des compteurs indique les données de conduite : recharge batterie (système SHVS), les consommations etc… L’Ignis a bien entendu prévu toutes les connexions (smartphone, miroirs en tous genres). Les prises sont facilement accessibles de part et d’autre du petit bloc de commande de la climatisation (boutons type aviation), des réglages de transmission intégrale (en version AllGrip) et des aides à la conduite.

Ignis tiales

L’Ignis reprend le moteur inauguré par la Baleno, à savoir le 1,2 litre essence de 90 chevaux. Il s’agit d’un quatre cylindres associé à une double injection (d’où son nom "Dualjet") et un taux de compression plus élevé. SUZUKI n’a pas cédé aux sirènes du trois cylindres, mais n’en a pas pour autant oublié l’écologie. Pour cela, quatre initiales SHVS (Smart Hybrid Vehicle by Suzuki) peuvent venir épauler le moteur si on a choisi cette version. Ne nous attendons pas à rouler en 100 % électrique, le SVHS a pour seule mission de soulager le moteur thermique, principalement pour le besoin de couple (+ 50 Nm). Le principe est simple, il s’appuie sur une deuxième batterie (de technologie Li-Ion) et un alterno-démarreur ISG (Integrated Starter Generator), qui intègre logiquement un stop and start. Le petit écran d’ordinateur rappelle de façon simple et claire le fonctionnement des transferts de puissance vers les roues et de recharge de la batterie. En utilisation courante, on ne s’occupe de rien, le SHVS gère discrètement toutes les phases de conduite. La conduite doit s’adapter à son choix d’avoir payé environ 800 € de plus, et de profiter de toutes phases de décélération pour recharger les batteries. Plus anecdotique, l’ordinateur propose aussi de compter le temps sans moteur (stop and start) et les quantités d’essence économisées.

Comme la Baleno, l’Ignis est homologuée hybride. Il faut oublier tout bonus mais on peut bénéficier d’avantages sur le prix de la carte grise ou de la possible suppression de la taxe société (TVS). En route, il faut mettre à profit toutes les décélérations afin de recharger les batteries, ce qui peut être atteint assez facilement. A vide, avec un pied léger, l’ordinateur a affiché une consommation moyenne de 4,6 l/100 km. En forçant un peu plus l’allure, on ajoute un litre de plus à la note.

S ignis alisation

La position de conduite un peu surélevée facilite la visibilité (avant). Les sièges sont plutôt confortables, on peut juste regretter l’absence de réglage en profondeur du volant. En quittant la ville pour l’autoroute, la voiture est plus sensible au vent latéral, un peu dérangeant, rançon de sa haute stature, avec quelques bruits d’air remontant dans l’habitacle. Le plus désagréable finalement se concentre sur l’extrême fermeté de l’amortissement quand la route est plus chaotique. Espérons que SUZUKI assouplira les réglages, nos voitures étant des exemplaires de pré série. La version All Grip, un peu plus lourde, s’est trouvée moins trépidante. Au-delà du système SHVS, l’Ignis peut bénéficier de la transmission intégrale AllGrip (1.500 €) dans sa version "Auto" utilisant un viscocoupleur dont la mission est de renvoyer la puissance à l’arrière en cas de détection de perte d’adhérence.

La gamme est assez simple, basée sur trois niveaux. L’entrée est assurée par l’Avantage, qui a l’avantage d’être la seule cinq places avec une banquette 2/3-1/3 et quelques équipements de série (air conditionné, allumage automatique des phares et une radio CD avec commandes au volant), pas si mal ! Elle ne peut en revanche pas accéder à la transmission intégrale ou à la boîte automatique ou encore au SHVS. Pour la première, il faut passer au niveau 2 "Privilège" qui donne en plus des jantes en alliage, les barres de toit et les sièges avant chauffants. Pour les autres, le haut de gamme "Pack" permet d’accéder à tout le confort (climatisation automatique, vitres arrière électriques, démarrage sans clé, régulateur de vitesse, navigateur et miroirs smartphone, caméra de recul) et aux atours extérieurs (LED, jonc de calandre chromée). La boîte automatique est une boîte robotisée à simple embrayage non cumulable avec la transmission intégrale et/ou le SHVS. On retient enfin que le haut de gamme peut embarquer des aides à la conduite supportés par un système de deux caméras nommé "DCBS" (Dual Camera Brake Support). Comme son nom l’indique, le système est une assistance au freinage d’urgence, mais intègre aussi l’alerte de changement de file et une alerte anti-louvoiement. Cette dernière est en fait un détecteur de somnolence.

SUZUKI arrivera en début d’année 2017 avec un beau produit. En effet, la nouvelle Ignis a cultivé un beau style, original et pimpant. A l’intérieur, cette même impression baigne un habitacle moderne et clair. Les prix viennent de tomber, même sans les offres de lancement, ils restent attractifs. La voiture est homogène, avec des aptitudes écologiques et tout chemin. Si on passe sous silence la fermeté des suspensions, l’Ignis est une belle initiative de SUZUKI…

Philippe NIOLLET

2016-12-01