SKODA Kodiaq 1.4 TSI 150 DSG6 Business

ESPACE SUV
  • Habitabilité et volume du coffre
  • Rapport prix/prestations
  • Moteur TSI 150 chevaux volontaire
  • Qualité de la finition
  • Lourdeur de la version TDI 4x4
  • Ligne manquant de personnalité
  • Habitacle triste

Prix : 33 570 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes Turbo essence Injection directe
Cylindrée 1395 cm³
Puissance maxi 150 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 25.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.70 m
Largeur 1.88 m
Hauteur 1.68 m

Poids

Total 1514 kg

Capacités

Coffre de 270 à 2005 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 7

Performances

Vitesse maxi 197 km/h
0 à 100 km/h 9.70 s

Environnement

Emission CO2 143 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.60
Urbaine 7.50
Mixte 6.30
Essai 0.00

GENEREUX

Avec 1,1 million de véhicules vendus dans le monde en 2016 (en progression de 6,8%), ŠKODA est en bonne santé. Mais à l'exception du presque confidentiel Yeti, sa présence sur le marché en forte croissance des SUV est quasi inexistante. Commercialisé en mars, le Kodiaq doit apporter au constructeur tchèque un souffle nouveau lui permettant de grimper vers de nouveaux sommets. Et comme de coutume au sein du groupe VOLKSWAGEN, ŠKODA a vu plus grand que la moyenne !

A l'image de l'ours éponyme

Il est imposant, puissant et doté d'un fort esprit de famille. C'est ainsi que ŠKODA résume les ressemblances entre son Kodiaq (avec un Q) et l'ours brun Kodiak (avec un K) qui vit en Alaska et qui se caractérise par une taille allant jusqu'à trois mètres et un poids qui peut atteindre une tonne. Au-delà du symbole, c'est surtout un moyen de se différencier des autres marques du groupe et d'éviter toute cannibalisation avec les SEAT Ateca et VOLKSWAGEN Tiguan. Les trois cousins partagent la même plateforme MQB et s'inscrivent dans la catégorie des SUV compacts avec respectivement 4,36 et 4,48 mètres, même si le Kodiaq vient jouer dans la cour des grands avec ses 4,70 mètres.

Inspiré du concept Vision S présenté à Genève en mars 2016, le Kodiaq ne peut renier son appartenance à ŠKODA. A l'avant, la calandre est large et puissante, prolongée sur les côtés par des phares effilés qui mordent sur les ailes et qui surmontent des antibrouillards placés en hauteur. Un bossage du capot renforce l'aspect robuste de la bête. Sur les côtés, la ligne de caisse prononcée, les flancs creusés des portières inspirent la vigueur qui sied à un véhicule au penchant baroudeur, alors que les protections d'ailes en plastique noir incitent à sortir des sentiers battus. La poupe n'est pas trop lourde en regard des dimensions du véhicule, l'équilibre est préservé grâce à un empattement long (2,80 mètres) qui profite à l'habitabilité et au bien-être des passagers. Les phares à technologie full LED (en série ou en option selon les versions) renforcent visuellement une image de modernité tandis que les feux arrière agréablement allongés rappellent ceux du SEAT Ateca et retiennent le regard.

Espace à bord

Grand à l'extérieur, le Kodiak est généreux à l'intérieur. L'habitacle est vaste, aussi bien à l'avant qu'à l'arrière, à tel point que ŠKODA propose son modèle en cinq ou sept places, moyennant un supplément de 820 €, avec toutes les motorisations y compris les moins puissantes. ŠKODA prévoit de vendre 40% de ses Kodiaq en version sept places. Sur toutes les versions, la banquette arrière coulisse sur dix-huit centimètres et permet d'ajuster l'habitabilité arrière (rangs deux, trois et coffre) aux contraintes des occupants. Les deux sièges du troisième rang sont plutôt réservés aux enfants (présence de fixations Isofix) voire aux ados (espace aux jambes et garde au toit limités), mais ne sont pas ridicules. Le volume du coffre mérite le respect. Avec 720 litres en configuration cinq places, il conserve un volume de 270 litres sièges de rang trois déployés, et dépasse les 2.000 litres tous sièges rabattus.

Austère mais bien équipé

Le Kodiaq bénéficie d'une nouvelle planche de bord au dessin inédit, avec double casquette et double boîte à gants côté passager (sauf pour la finition de base), aérateurs verticaux et poignée de maintien sur la console centrale. Ces apanages se retrouveront sur les futurs SUV de la marque, en commençant par le nouveau Yeti courant 2017.

L'ambiance à bord ne reflète pas une franche gaîté surtout dans notre finition Business avec planche de bord et sellerie noires, mais l'agencement des commandes est fonctionnel et le niveau de finition (matières, ajustements) inspire le respect. On note l'absence d'instrumentation 100% numérique de type Virtual Cockpit, l'essentiel des commandes reposant sur l'écran central tactile de huit pouces qui permet de gérer de façon intuitive, outre la navigation, les aspects multimédia et de confort du véhicule. Les fonctions de base restent le plus souvent accessibles par boutons rotatifs et basculeurs.

Signature de la marque ŠKODA, le programme Simply Clever apporte à chaque fois son lot de nouveautés. Une fonction In-car communication facilite la conversation à bord : le micro de téléphonie mains libres amplifie la voix du conducteur pour la restituer aux passagers arrière par l’intermédiaire des haut-parleurs. Utile surtout en version sept places avec bambins bruyants, d'autant que le retour vers l'avant ne se fait pas. Ouf… Notons aussi les protections des arêtes de portes qui se déploient automatiquement à l'ouverture, un pack voyages avec couverture et appuie-tête de type aviation dépliables sur les côtés pour caler la tête des passagers arrière, ou la fermeture "enfants" commandée par interrupteur depuis la place du conducteur. Le Kodiaq peut se flatter d'une qualité de la finition qui atteint le même niveau que celle de la Superb. Cerise sur le gâteau, une finition haut de gamme Laurin & Klement devrait voir le jour en 2017. Globalement, le rapport prix/finition/équipements penche du bon côté de la balance.

Proposé en 22 versions

Disponible en deux ou quatre roues motrices, le Kodiaq dispose d'une motorisation essence 1.4 TSI de 125 ou 150 chevaux, cette dernière bénéficiant du système ACT : la désactivation de deux cylindres sur quatre permettant d'adapter l'efficacité du moteur et de faire des économies de carburant. Côté Diesel, le bloc 2.0 TDI est disponible avec deux niveaux de puissance : 150 et 190 chevaux.

Le Kodiaq se décline en quatre niveaux de finition : Active, Ambition, Business et Style. Le prix d'appel se situe à 24.950 € pour la finition Active associée au bloc essence 1.4 TSI de 125 chevaux, tandis que le haut de gamme se situe à 41.650 € pour la version Style 4x4, équipée du 2.0 TDI de 190 chevaux couplé à la boîte DSG7. Pour 32.750 € hors options, le Kodiaq Business TSI 150 chevaux DSG6 qui nous a été confié bénéficiait notamment de radars avant et arrière, d'une caméra de recul, de phares full LED avec éclairage auto-adaptatif, d'un assistant de maintien dans la voie de circulation, d'un régulateur adaptatif et d'un accès et démarrage mains libres. Les dernières technologies étaient aussi présentes avec la fonction Mirrorlink et la recharge par induction pour les smartphones compatibles. 

Il faut passer à la finition Style (2.100 € de plus) pour bénéficier dans la dotation de série du système de détection des angles morts, de la fonction Virtual Pedal pour ouvrir et fermer le coffre, d'une sellerie mixte cuir/alcantara avec sièges avant chauffants et réglages conducteur électriques. Quelle que soit la version, un catalogue d'options bien fourni à la mode germanique permet de personnaliser le véhicule selon ses envies… et son portefeuille.

Galops d'essai

Essayées sur les petites routes mouillées et par endroit enneigées des Alpes suisses, les deux versions qu'il m'a été donné de conduire ont procuré des sensations différentes. Premier galop avec un Kodiak essence deux roues motrices, propulsé par le bloc TSI 150 chevaux, en boîte DSG6, la crainte était de voir cette version sous motorisée en raison d'un poids frôlant les 1.500 kg à vide. Dans la vraie vie, il n'en a rien été et le moteur s'est montré suffisamment vaillant pour propulser agréablement notre véhicule. Absence de vibrations et de claquements liés au bloc essence, très bon accord moteur/boîte DSG6 avec recours immédiat aux rapports intermédiaires lorsque nécessaire, suspensions typées confort, ce Kodiaq là est tout à fait plaisant et répond à l'usage familial pour lequel il a été conçu.

Deuxième parcours effectué avec une configuration "nec plus ultra" : un TDI 190 4x4, boîte DSG7, couple de 400 Nm. Equipement idéal compte-tenu de la météo peu avenante qui nous accompagnait sur notre parcours sinueux. Si notre Kodiaq n'a pas démérité, j'ai trouvé cette version décevante. Certes, le couple est présent, mais entre le bloc Diesel et la transmission à quatre roues motrices, notre véhicule pèse 200 kg de plus que la version essence. Et cela se fait sentir avec une attaque moins franche au freinage et une boîte DSG qui hésite parfois à passer le rapport inférieur à basse vitesse et qui relance le Kodiaq avec moins d'agilité. Ajoutons à cela un stop & start au fonctionnement moins transparent qu'avec la motorisation essence. Même si cela ne remet pas en question les qualités intrinsèques du véhicule, je pencherais aujourd'hui pour le TSI 150 si je devais prendre une décision d'achat.

Le ŠKODA Kodiaq fait le job. Nouveau sur son segment, il représente une alternative intéressante aux grands monospaces familiaux pour tous ceux qui sont à la recherche d'un modèle sept places pas trop encombrant, ou qui souhaitent disposer d'un bon volume de chargement avec un rapport prix/prestations particulièrement favorable. Un regret : l'habitacle qui manque de fantaisie. Dès son lancement, le Kodiaq va se heurter à la concurrence, et notamment à notre PEUGEOT 5008 hexagonal qui dispose d'autres atouts en termes d'originalité. A chacun ses armes !

Bruno ROUMEGOUX

2017-03-15