SEAT Leon Cupra ST 2.0 TSI 300 ch DSG6 4 Drive

ESPACE Break
  • Performances très élevées
  • Suspensions, direction, freins très efficaces
  • Grand agrément de conduite
  • Rapport prix/performances
  • Coût d'utilisation (pneus, consommation SP98, entretien, assurance, PV)
  • Bruits de roulement
  • 4Drive uniquement sur le break ST

Prix : 40 210 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes - Turbo injection essence (SP98)
Cylindrée 1984 cm³
Puissance maxi 300 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 38.76 mkg à 1800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.55 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1545 kg

Capacités

Coffre de 587 à 1470 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 350 km/h
0 à 100 km/h 4.90 s

Environnement

Emission CO2 164 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.10
Urbaine 9.10
Mixte 7.20
Essai 0.00

BREAK DE COURSE

La demande pour des véhicules à la fois sportifs et familiaux s'intensifie. A l'écoute du marché, SEAT nous a conviés à venir essayer les nouvelles versions "4Drive", à transmission intégrale, équipant les breaks Leon Cupra ST et les nouveaux SUV Ateca dans leurs définitions les plus musclées, sur les traces du mythique rallye des 1000 lacs maintenant appelé rallye de Finlande. Lors des première et deuxième étapes de ce "roadtrip" finlandais nous avons pris en mains le break Leon Cupra ST. Le compte-rendu de la troisième étape au volant de l'Ateca 4Drive est à lire dans l'article dédié à ce modèle.

SEAT Leon Cupra ST 2.0 TSI 300 ch DSG6 4Drive

Son nom un peu long nous dit tout ou presque… Ce break sportif reçoit la dernière version du 2.0 TSI du groupe VOLKSWAGEN, portée à 300 chevaux avec 380 Nm de couple disponibles sur une large plage, de 2.000 à 5.000 tr/mn. Toute cette cavalerie est transmise aux roues via une boîte de vitesses à double embrayage DSG6 et répartie en fonction de l'adhérence sur les quatre roues par un coupleur Haldex. Ces caractéristiques techniques procurent à la Cupra ST 4Drive des performances remarquables. Les barres symboliques de moins de cinq secondes pour le 0 à 100 km/h (4,9 s) et de moins de 25 secondes pour le 1.000 mètres départ arrêté (24,2 s) sont franchies, valeurs dignes de coupés sportifs renommés, PORSCHE 718 Cayman (à partir de 55.040 €), ALFA ROMEO 4C (à partir de 63.200 €). Quant à la vitesse maximale, elle est limitée électroniquement à 250 km/h.

Une suspension à amortissement piloté et de larges pneus à taille ultra basse (245/35 R 19 91 Y) maintiennent fermement la Cupra au sol et de grands disques pincés par des étriers Brembo à quatre pistons la freinent énergiquement (option à 2.635 € ou à 3.470 € avec pneus semi slick MICHELIN Pilot Sport Cup 2). En fonction de la route et de son humeur, le "pilote" peut choisir parmi quatre modes de conduite : Confort, Sport, Cupra et Perso.

Le mode Confort convient bien pour une utilisation journalière ou sur routes glissantes où la relative souplesse des suspensions, restant fermes, favorise l'adhérence et la moindre réactivité de l'accélérateur lisse (un peu) l'arrivée de la puissance.

Pour profiter du potentiel de la mécanique, le mode Sport raffermit suspension, direction, change les lois de passage des rapports de la boîte DSG et accentue la réponse de l'accélérateur.

Pour une utilisation encore plus sportive, sur circuit par exemple, le mode Cupra libère l'ESP sur deux niveaux, le premier arrête le contrôle de la traction, le deuxième coupant toute assistance.

Enfin le mode Perso permet de personnaliser les réglages.

En route et… en piste

Muni de toutes ces informations, me voici bien calé dans le baquet de la Cupra. Dès la sortie de l'aéroport de Joensuu, à l'est de la Finlande, on attaque la piste. Le rallye de Finlande se court sur ces pistes particulières avec leurs successions de bosses et si je n'y ai pas fait décoller la Cupra, comme le font les as du WRC, les brusques renversements de pente détendent subitement les suspensions et laissent une fugace impression d'apesanteur. Si comme souvent un virage bien gravillonné se présente dans la foulée, il faut doser finement freinage, direction et accélération pour maintenir une trajectoire correcte. On est aidé pour cela par l'excellence des liaisons au sol et les aides électroniques de la Cupra. On prend quand même parfois quelques "coups de chaud"… Sur ces pistes, généralement en bon état mais comportant toutefois quelques secteurs dégradés, les pneus à taille ultra basse ne sont pas les montes les plus adaptées à ce terrain et il est préférable de ralentir dans les endroits difficiles afin de ménager pneus, jantes et suspensions. Sur les routes goudronnées, très limitées (80 km/h) et très surveillées sur les grands axes, on apprécie le confort et le maintien des sièges baquets, la boîte de vitesses DSG6 rapide, réactive et disposant d'un mode séquentiel avec palettes au volant, le silence du moteur et les reprises "canons" pour des dépassements éclairs, mais on regrette les bruits de roulement occasionnés par les gros pneus et l'obligation de surveiller constamment la vitesse, la moindre pression sur l'accélérateur entrainant immédiatement la Cupra au delà des limites imposées. La consommation se maintient à un niveau encore acceptable, à condition de ne pas trop abuser des capacités de l'engin, 10 l/100 km lors de l'essai, avec une conduite dynamique. A noter : l'utilisation de l'essence SP98 est préconisée.

Budget

Affichée à 40.210 €, 45.060 € avec les options peinture métallisée (650 €), pack freins Brembo (2.635 €), toit ouvrant panoramique (850 €), Full Drive Assist (745 € avec régulateur de vitesse adaptatif, repérage des panneaux de signalisation, mesures de protection des piétons étendues et anticipatrices, maintien dans la file, freinage d'urgence) comme était la voiture essayée, auxquels il faut ajouter 3.473 € de malus écologique en 2017, la Cupra ST 4Drive est encore relativement abordable surtout compte tenu des performances et du bon niveau d'équipement. Par contre, il faut prévoir un budget conséquent pour l'assurance, la consommation de SP98 et le remplacement des pièces d'usure (pneus, freins, huile haut de gamme) si on sollicite généreusement la mécanique.

On peut s'étonner que les quatre roues motrices 4Drive ne soient proposées qu'en break ST. Ceux qui veulent s'affranchir de cette carrosserie jugée trop familiale ou trop "utilitaire" peuvent choisir le coupé Leon Cupra SC (2.0 TSI 300 ch BVM6 à 35.160 €, 2.0 TSI 300 ch DSG6 à36.960 €) ou la berline Leon Cupra cinq portes (2.0 TSI 300 ch BVM6 à35.510 €, 2.0 TSI 300 ch DSG6 à 37.310 €). Cela allègera leur budget d'achat, mais rendra la conduite sur routes glissantes encore plus sportive, les seules roues avant ayant la tâche difficile de transmettre les 300 chevaux et les 380 Nm au sol. Cette moindre motricité a également pour conséquence une légère diminution des performances en accélération, environ une seconde supplémentaire selon les versions pour passer de 0 à 100 km/h, malgré des masses sensiblement moins importantes. La Cupra ST est également disponible en version traction (2.0 TSI 300 ch BVM6 :36.660 €, 2.0 TSI 300 ch DSG6 :38.460 €).

Pour une conduite plus familiale, de nouvelles versions ST 4Drive, dénommées X-PERIENCE, sont proposées en définitions 1.8 TSI 180 ch DSG6 4Drive à 33.370 €, 2.0 TDI 150 ch BVM6 4Drive à 32.345 €, 2.0 TDI 150 ch DSG7 4Drive à 34.145 € et 2.0 TDI 184 ch DSG6 4Drive à 35.915 €.

La SEAT Leon Cupra ST 2.0 TSI 300 ch DSG6 4Drive est une voiture très performante particulièrement agréable et sûre à conduire, affichée à un tarif raisonnable pour ce niveau de performances. En contrepartie, les coûts d'utilisation et le confort "sportif", sont en rapport avec les performances. Enfin, certains regretterons d'être obligés de choisir la carrosserie break pour disposer du système 4Drive.

Daniel DECHENE

2017-09-26