FIAT 500L Restylée

ESPACE Compacte
  • Moins de plastiques extérieurs
  • Prix
  • Habitabilité et Modularité
  • Sobriété du Diesel MultiJet 120
  • Pas de plancher plat
  • Consommation essence du TwinAir

Prix : 16 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 2 cylindres - 8 soupapes - Turbo essence injection multipoint
Cylindrée 875 cm³
Puissance maxi 105 ch à 5600 tr/min
Couple maxi 14.80 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.28 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.68 m

Poids

Total 1260 kg

Capacités

Coffre de 455 à 1480 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 180 km/h
0 à 100 km/h 12.60 s

Environnement

Emission CO2 111 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.20
Urbaine 5.70
Mixte 4.80
Essai 0.00

CYGNE

Plus elle vieillit et plus elle se vend, c’est le paradoxe de la FIAT 500 après dix ans de production et un léger lifting en 2015. La 500X, cousine SUV à vocation 4x4, remporte elle aussi un beau succès. Le troisième maillon, la 500L n’a pas eu une aussi belle trajectoire, la faute à son look plus utilitaire que "500". Et elle commence, de plus, à accuser son âge. La 500 à vocation familiale arrive pile à mi vie, le bon moment de renouveler la voiture avec son lot de nouveautés esthétiques et techniques. 

Lignes

La 500L Trekking avait montré en quelque sorte la voie esthétique pour donner plus de dynamisme à cette carrosserie un peu trop utilitaire. Volume ne va pas toujours de pair avec esthétique. Présentée il y a quatre ans, son look baroudeur avait incontestablement donné plus d’attrait à la voiture. Evidemment, faire une 500 pour la famille a un côté incongru quand on connait la taille de la Nuova de 1957 ou simplement de la réédition de 2007. Cette dernière a une cote d’amour inaltérable. La grande 500L a quelque peu surpris et quelque peu perdu en finesse. Pour finir 2017, FIAT a essayé de corriger cette faiblesse, en remodelant sa "L" en deux gammes, chacune se rapprochant stylistiquement de ses deux cousines. La version Cross récupère la mission de baroudeuse de l’ancienne Trekking, par son style tel les boucliers, très semblables à ceux de la 500X. La gamme Urban arbore la même calandre basse diamantée de la 500. D’ailleurs, FIAT annonce 40% de pièces nouvelles ; les principales transformations ont supprimé les plastiques au profit du chrome pour les versions "tranquilles" et alu brossé pour les plus baroudeuses.

Dans le détail, la face s’apparente un peu plus qu’avant à celle de la 500 par sa forme trapézoïdale un peu plus marquée, les deux moustaches, les pare-chocs chromés pour la version Urban, et reprend les mêmes feux de jour. A l’arrière, exit les plastiques noirs, remplacés par plus de teinte carrosserie et de parements soit en chrome, soit en alu brossé. Les feux de recul et antibrouillards sont eux aussi passés en bas de boulier à l’identique de la 500. Les possibilités bicolores restent au catalogue avec un grand choix. Rappelons que le toit peut être blanc, noir brillant ou noir mat quand on a opté pour une 500L bicolore (1.150 ou 1.300 €).

Signes

Pour être plus près de la 500, FIAT a remanié la planche de bord de la L. C’est moins courant dans les remodelages de mi vie. Le but est de retrouver le bandeau qui court devant le passager, signe distinctif d’une 500. Dans nos versions d’essai haut de gamme, il n’a pas conservé l’aspect tôle peinte à la couleur de la carrosserie, mais d'une teinte différente tout de même. Le bloc compteurs est nouveau avec l’accès à l’affichage TFT ;  on retrouve les commandes déjà vues sur la Tipo. Le volant est lui aussi nouveau. La planche conserve ses rangements fermés et ouverts, et estampille plus fièrement le fameux logo 500. Celui-ci se retrouve sur la console centrale qui elle aussi a été revue pour remonter le levier de vitesses afin d'être plus berline et moins camionnette. Les matériaux sont également en progrès, les mal aimés plastiques durs ont quasiment disparu.

La modularité intérieure reste le point fort de la voiture. Elle offre beaucoup de place avec la possibilité de faire coulisser chaque siège arrière et régler son inclinaison. Selon la finition, le toit panoramique (1,5 m²) remplit l’essentiel du pavillon, il est occultable par un rideau électrique. Le véhicule est classé en crossover à mi-chemin entre SUV et monospace. De ce dernier, il propose, selon la finition, les tablettes aviation pour les passagers arrière. Son côté SUV permet une assise en hauteur très appréciée désormais des conducteurs. La vision avant est toujours très large grâce aux mini vitres de part et d’autre du parebrise et aux fins montants. Pour l’arrière, selon la finition, cela fait partie des nouveautés : la 500L embarque une caméra de recul.

La famille a en général des bagages qu’il faut emporter si possible sans coffre de toit. La 500L donne du volume (455 litres). Les sièges arrière sont montés sur vérin, ce qui facilite grandement leur repli. En revanche, il faut oublier tout espoir de plancher plat. Heureusement, le seuil de chargement est plutôt bas. La 500L peut devenir XL : la version rallongée et ses sept places change son patronyme Living pour Wagon plus en accord avec les SW ou Station Wagon. Notez que cette 500 est au même prix que la finition Lounge (niveau trois) de la cinq places, et peut même se commander sans les deux sièges supplémentaires. Le coffre augmente à 638 litres.

Dignes

Pas de nouveautés sous le capot, les moteurs sont reconduits : deux essence, deux Diesel, un en bicarburation au GNV et un autre au GPL. Ces deux derniers sont handicapés en France, le premier faute de stations-service et le second récupère, incroyable, un malus. L’essentiel des ventes devrait se concentrer sur le plus puissant des moteurs à essence, à savoir le bicylindre de 105 chevaux. FIAT a plutôt bien "dissimulé" le bruit caractéristique du "TwinAir" qui évidemment se manifeste de façon sonore quand on monte dans les tours. A vide, il est plutôt vaillant et a le bon goût d’avoir un couple maxi à très bas régime (2.000 tr/mn) comparable à celui d’un Diesel. La boîte six est destinée à faire baisser la consommation, mais le résultat n’est pas encore là. Il faut viser celle-ci entre sept et huit litres. L’autre proposition essence est l’ancien 1,4 litre de 95 chevaux (quatre cylindres) qui répond lui aussi à la norme Euro6. Il est malheureusement pénalisé par un malus. Dans le clan adverse, l’excellent 1,6 litre MultiJet de 120 chevaux reste la meilleure offre à la seule condition d’être un gros rouleur. Sobre, discret, bien aidé par la boîte six, il est de plus moins léger que son cousin "TwinAir" et procure une meilleure sensation dans le toucher de route. L’autre MultiJet, le fameux 1,3 litre complète la gamme, fort de ses 95 chevaux. Il est le seul proposé avec la boîte robotisée "Dualogic". Dans quelques temps, selon la tendance, FIAT proposera peut être la boîte à double embrayage avec le 1,6 litre.

La gamme est assez simple et surtout claire. Le niveau d’entrée Popstar est suivi d’une offre "Urban" nommée Lounge et deux offres qui encadrent la Lounge, mais dans la famille "Cross" : Opening Cross et Cross qui représente le haut de gamme des 500L. Le Wagon est en finition unique. La Lounge équipée du TwinAir s’affiche à 20.490 €, ajouter 2.000 € et 3.000 € respectivement pour les deux Diesel. Toutes les voitures disposent d’une climatisation (manuelle pour le bas de gamme), d’un écran TFT U-Connect avec commandes au volant et d’un régulateur de vitesse. Les équipements arrivent en nombre en montant en gamme et au gré des packs.

Côté technologies, on retrouve le sélecteur de mode (Normal, Traction+ et Gravity Control)  sur la famille Cross dont la garde au sol est surélevée de vingt-cinq millimètres. Selon le mode choisi, le système optimise la traction en cas de manque d’adhérence ou maintient une vitesse constante en descente. Le freinage d’urgence fait son apparition…

La FIAT 500L bénéficie d’une cure d’amaigrissement de plastiques au profit de matériaux plus nobles à l’extérieur qu’à l’intérieur. Ce renouvellement, particulièrement pour les Cross, redonne plus d’attrait à la voiture qui peut mieux revendiquer son appartenance à la famille 500. Pour le reste, la voiture est championne en habitabilité, et confort intérieur, offrant toutes les motorisations possibles sauf en combinaison électrique. Le "vilain canard" s’est transformé en cygne…

Philippr NIOLLET

2017-10-10