SUZUKI Ignis Gamme (Ignis 1.2 Dualjet 4x2 BVA)

ESPACE CITADINE
  • Moteur sobre et performant
  • Ligne originale
  • Rapport prix/équipement
  • Habitabilité/coffre pour la catégorie
  • Suspension ferme
  • Boîte auto un peu lente
  • Pas de choix 4 ou 5 places
  • Bruit sur autoroute

Prix : de 12 790 € à 17 690 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes Injection multipoint essence
Cylindrée 1242 cm³
Puissance maxi 90 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 12.00 mkg à 4400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.70 m
Largeur 1.66 m
Hauteur 1.60 m

Poids

Total 830 kg

Capacités

Coffre de 260 à 1100 dm³
Réservoir 32 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 170 km/h
0 à 100 km/h 12.20 s

Environnement

Emission CO2 104 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 5.50
Mixte 4.60
Essai 5.80

MINI SUV

La deuxième génération de SUZUKI Ignis, présentée au Mondial de l'automobile 2016 et commercialisée en France depuis janvier 2017, inaugure un genre nouveau dans la catégorie des petites citadines : le mini SUV. Avec ses 3,70 mètres de long, c'est une "grande" dans le segment A, où elle côtoie, pour les principales, les RENAULT Twingo (3,60 m), FIAT Panda (3,65 m), VW up! (3,60 m) et le trio CITROËN C1, PEUGEOT 108, TOYOTA Aygo, plus petites (3,50 m). Outre son aspect SUV, l'Ignis partage avec la Panda 4x4 la possibilité de disposer d'une transmission intégrale. Enfin, elle est la seule dans le segment A à pouvoir être équipée d'un système d'hybridation légère. 

"Look" baroudeur

Le style 4x4 de l'Ignis, avec sa garde au sol haute (dix-huit centimètres), ses passages de roue proéminents et bordés par des protections en plastique noir, ses barres de toit et ses roues de grand diamètre (quinze ou seize pouces), la démarque parmi les minis citadines. La face avant est particulièrement plaisante, avec les phares (à LED sur Ignis Pack) soulignés par des feux de jour à LED en forme de U (Pack), encadrant une calandre en nid d'abeilles entourée d'un jonc chromé ou coloré et surplombant le bouclier incorporant les antibrouillards (Ignis Pack). Le profil est original avec la vitre de porte arrière tronquée en diagonale et soulignée par trois griffes sur le panneau de custode. J'aime moins l'arrière à cause de la trop grande hauteur vis-à-vis de la largeur et des roues étroites, la faisant paraître un peu étriquée.

 

Petite à l'extérieur, grande à l'intérieur

Bien qu'elle soit peu encombrante, il y a de la place à l'intérieur de l'Ignis, pour les passagers et pour les bagages : coffre de 260 à 1.100 litres (4x2) ou de 204 à 1.086 litres (4x4). A l'avant les sièges sont bien dessinés et offrent un bon maintien mais je n'ai pas aimé le réglage de l'inclinaison du dossier par une manette, plus difficile à ajuster qu'avec une molette. A l'arrière, la version Avantage dispose d'une banquette trois places, rabattable 60/40, et les Privilège et Pack reçoivent deux sièges individuels, à dossier rabattable, donc 50/50, et coulissant sur dix-sept centimètres, permettant ainsi de moduler l'espace. Certains regretteront de ne pas pouvoir disposer, dans ces versions, de la banquette trois places, pour installer des enfants par exemple. SUZUKI devrait laisser le choix… Par ailleurs, les assises n'étant pas basculantes, la surface de chargement n'est pas plane.

 

Habitacle original

L'habitacle des minis citadines, surtout les premiers prix, est souvent terne. L'Ignis, tout au moins pour les versions Pack essayées, propose un intérieur original avec un tableau de bord et des contre-portes bi-tons, noir et blanc et des touches de couleur sur les aérateurs, autour du levier de vitesses ou sur les poignées de portes. Le bloc compteurs est asymétrique avec un gros tachymètre bien lisible au centre, entouré du compte-tours à gauche et de l'écran de l'ordinateur de bord à droite. Un écran tactile de sept pouces en forme de tablette est présent de série sur la finition Pack. L'assemblage des différents éléments est satisfaisant et bien que les matériaux soient de qualité standard, leur apparence est plutôt agréable.

 

Le catalogue

Trois niveaux d'équipement (Avantage, Privilège, Pack), une motorisation unique (1.2 Dualjet) que l'on peut combiner avec deux modes de transmission (deux roues motrices ou intégrale "Allgrip", dispositif rare sur une citadine) et deux types de boîte de vitesses (manuelle à cinq rapports ou automatique avec cinq vitesses) sont proposés, déterminant huit choix possibles.

 

Ignis 1.2 Avantage                                          12.790 €

Ignis 1.2 Privilège                                           13.790 €

Ignis 1.2 Privilège AllGrip                             15.290 €

Ignis 1.2 Pack                                                  15.390 €

Ignis 1.2 Hybrid SHVS Pack                         16.190 €

Ignis 1.2 Pack Auto (AGS)                            16.290 €

Ignis 1.2 Pack AllGrip                                    16.890 €

Ignis 1.2 Hybrid SHVS Pack AllGrip           17.690 €

 

Ignis Avantage

En entrée de gamme, SUZUKI ne propose qu'une seule version, l'Ignis en finition Avantage motorisée par le moteur 1.2 Dualjet en deux roues motrices et boîte manuelle à cinq vitesses. Cette entrée de gamme ne peut recevoir ni la transmission intégrale Allgrip, ni la boîte de vitesses automatique, ni le système hybride SHVS (Smart Hybrid Vehicule by Suzuki). L'équipement est intéressant puisque l'on dispose déjà de la climatisation manuelle, de l'allumage automatique des phares, d'une radio avec lecteur CD compatible MP3/WMA et connexion Bluetooth, de la centralisation des ouvrants, des vitres avant électriques, d'un volant multifonction (audio, téléphone), d'un ordinateur de bord... La banquette arrière est rabattable 60/40 mais pas coulissante et dispose de trois ceintures de sécurité.

 

Ignis Privilège

Avec ce niveau Privilège, la dotation de l'Ignis s'enrichit de jantes en alliage seize pouces, d'un système multimédia avec écran tactile sept pouces, d'une caméra de recul, d'une connexion smartphone (Apple CarPlay, AndroidAuto) et de rails de toit. La banquette arrière est scindée en deux sièges indépendants coulissants avec dossiers rabattables. L'énergie du 1.2 Dualjet peut être transmise soit en traction avant, soit en 4x4 par le système Allgrip, ce qui augmente le poids de 40 kg et diminue le volume du coffre qui devient alors trop petit (204 litres). Le supplément de prix du système Allgrip est de 1.500 €. Nous n'avons pas eu le temps d'essayer cette version Allgrip, mais compte-tenu de sa légèreté, de sa garde au sol de dix-huit centimètres et de ses porte-à-faux réduits, l'Ignis doit pouvoir rouler sur des chemins déjà bien escarpés.       

 

Ignis Pack

Cette finition est la seule à pouvoir disposer du système hybride SHVS et de la boîte de vitesses automatique. Le surcoût du SHVS est de 800 €. La boîte de vitesses automatique, plus exactement la boîte robotisée à simple embrayage, est accessible moyennant 900 € supplémentaires. Elle disponible en 4x2 et 4x4. L'équipement de cette version Pack est très complet avec notamment projecteurs LED, lève-vitres électriques arrière, ouverture et démarrage sans clé, climatisation automatique, régulateur de vitesse, navigation et info trafic ainsi que les systèmes de sécurité DSBS (freinage actif d’urgence), alerte de franchissement de ligne et prévention du risque de somnolence.

 

En route avec l'Ignis 1.2 Dualjet BVA5 Pack

Le moteur 1.2 Dualjet est un quatre cylindres atmosphérique qui développe 90 chevaux à 6.000 tr/mn et fournit un couple de 120 Nm à 4.400 tr/mn, valeurs moyennes obtenues à hauts régimes. Ces caractéristiques sont toutefois suffisantes pour assurer à la très légère Ignis (810 kg annoncés pour la version de base 4x2) de bonnes performances et des consommations maîtrisées.

SUZUKI nous a fait découvrir ses nouveaux modèles au départ de Strasbourg en direction des Vosges et de leurs routes de montagne, sinueuses et accidentées. J'ai commencé l'essai au volant de la version équipée de la boîte auto AGS (Automatic Gear Shift). En ville, malgré l'inévitable temps de passage des rapports un peu long, dû à la technologie robotisée à simple embrayage, cette boîte est plutôt agréable. La voiture est vive au démarrage et les vitesses s'enchainent promptement si on a le pied léger. Compte tenu du surcoût raisonnable, cette boîte devrait satisfaire les citadins, même ceux effectuant des trajets suburbains en plaine. L'adaptation de cette boîte à des parcours accidentés est moins satisfaisante. En montée le système hésite souvent entre deux rapports et en descente la boîte rétrograde fréquemment trop tard. J'ai préféré utiliser le mode manuel, sans palettes au volant, n'assurant pas de passages plus rapides, mais au moment que je jugeais opportun. La conduite sur routes de montagne est toutefois assez plaisante et l'Ignis accepte une conduite dynamique. Le moteur monte bien dans les tours, la direction est précise, les freins sont efficaces et la suspension ferme, un peu trop, limite le roulis dû aux voies un peu étroites, à la caisse un peu haute et aux pneus pas très larges (175/60 R 16). La tenue de route est, malgré tout, sans problèmes mais il ne faut pas oublier que l'Ignis est une citadine utilisée ici à la limite de ses possibilités techniques. Lors de ce trajet, l'ordinateur de bord a indiqué une étonnante consommation de 5,8 l/100 km malgré des routes peu propices à une faible consommation. Le poids plume et le bon rendement mécanique expliquent ce résultat favorable.

 

Puis avec l'Ignis 1.2 Dualjet Hybrid SHVS BVM5 Pack

Après la visite de l'extraordinaire collection Schlumpf de la Cité de l'Automobile à Mulhouse, j'ai fait le trajet vers Obernai au volant de l'Ignis équipée du système hybride SHVS. Basé sur un alterno-démarreur qui assure le rechargement d'une batterie lithium-ion de douze volts, le fonctionnement du "start/stop" et l'assistance au moteur dans les phases d'accélération, il permet un gain de couple de 50 Nm pendant 30 secondes à condition que le régime moteur soit inférieur à 3.900 tr/mn et la vitesse inférieure à 120 km/h. La puissance de la batterie du SHVS, indépendante de la batterie plomb-acide principale, n'est pas suffisante pour permettre un roulage tout électrique mais apporte un gain en consommation et en performances. Ainsi équipée, j'ai apprécié dans la zone urbaine de Mulhouse la vivacité et la souplesse de l'Ignis, mais j'ai regretté que la boîte manuelle accroche si on la manie vivement. La suite du trajet sur l'autoroute très encombrée de la plaine d'Alsace a également permis d'apprécier les performances de l'Ignis mais aussi quelques défauts. A vitesse élevée, les bruits d'air et de roulement se font entendre, les reprises sur la cinquième manquent un peu de punch et la tenue de cap est perturbée par le déplacement d'air des camions. Comme la montagne, l'autoroute n'est pas vraiment son terrain de prédilection, d'autant plus que le petit réservoir, 32 litres, limite l'autonomie malgré la faible consommation.

 

La SUZUKI Ignis 2017 est une sympathique citadine au "look" très actuel de petit SUV, très agréable en conduite urbaine, surtout en automatique, et ayant fait preuve de polyvalence en proposant des prestations très honorables sur des routes (montagne, autoroute) qui ne sont pas, a priori, sa destinée première. Le succès est au rendez-vous car depuis son lancement en janvier 2017, 4.257 Ignis ont déjà été vendues alors que Stéphane Magnin, Directeur Activité Automobile SUZUKI France, avait pour objectif 3.500 à 4.000 immatriculations sur l'année. 

Daniel DECHENE

2017-10-04