VOLKSWAGEN POLO VI

ESPACE Citadine
  • Espace intérieur/habitabilité
  • Technologies
  • Consommations
  • Quelques options chères

Prix : 14 430 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres - 12 soupapes - Traction - BVM5 - Turbo essence injection directe
Cylindrée 999 cm³
Puissance maxi 95 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 17.80 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.05 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1070 kg

Capacités

Coffre de 351 à 1125 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 187 km/h
0 à 100 km/h 10.80 s

Environnement

Emission CO2 103 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.90
Urbaine 5.60
Mixte 4.50
Essai 0.00

SUR LE TOIT DES VENTES

Elle est numéro un des ventes VW en France et numéro deux derrière l’iconique Golf en Europe, c’est dire si elle est stratégique du côté de Wolfsburg. Après huit ans d’une belle carrière (les ventes ne se sont pas essoufflées) avec un remodelage en 2014, la Polo cinquième du nom tire sa révérence devant le numéro VI. Quarante-deux ans de Polo en cinq générations ont déjà bien marqué le paysage automobile, la sixième a donc la mission d’assurer ! Assurer la lignée de la compacte, avec forcément des nouveautés encore plus technologies, de quoi la hisser à nouveau sur le toit des ventes...

Famille

L’exercice est désormais connu chez VW et je dirai que c’est tout un art : dessiner une nouvelle voiture en conservant l’identité de la devancière. Prenez la Polo VI, débarrassez la des logos et patronymes et interviewer le chaland. Il y a fort à parier qu’il devine l’identité de l’inconnue. La face, le profil en trois glaces, l’arrière avec les deux feux caractéristiques, comme aurait dit la pub : on ne peut pas se tromper. C’est une Polo, la filiation saute aux yeux. A y regarder de plus près, la VI se distingue de la V ; les designers ont d’ailleurs repris des signes qui ont marqué les dernières productions, le fameux "Family Spirit" ou Esprit de Famille. La calandre arbore la bande supérieure de la calandre de la couleur carrosserie comme la grande Arteon. Les optiques sont biseautées dans la continuité des lignes de calandre (comme la Golf ou le Tiguan), intégrant, selon la finition, les LED de jour. De profil, la carrosserie a gagné un pli qui court entre les poignées de porte (esprit Tiguan). Ce même pli relie les feux arrière sur le hayon.

Au premier regard, on a le sentiment que la Polo a grandi en largeur et en longueur, et qu’elle talonne la Golf. C’est vrai et c’est faux. Elle a certes grandi (+ huit centimètres) et s’est élargie (+ sept centimètres), elle a même perdu quelques millimètres en hauteur, ce qui contribue à cette impression générale. Mais la Polo "rend" vingt centimètres à la Golf, pas traversée de plate-bande, elle est même légèrement plus courte qu’une RENAULT Clio. Pour l’anecdote, la Polo VI a globalement le gabarit d’une Golf III (1991-1997).

Familiale

La nouvelle VW utilise bien sûr la plateforme maison MQB, ce qui a permis aux concepteurs de "jouer" à fond les volumes et notamment d’augmenter l’empattement (+ neuf centimètres). On conclut facilement qu’avec une caisse abaissée et les roues aux quatre coins, la tenue de route ne peut être que meilleure. L’espace intérieur en profite aussi. On a beau être numéro un, on fait attention aux dépenses inutiles, résultat : la VI abandonne la carrosserie à trois portes (qui attire finalement peu d’amateurs) y compris pour la GTI. Restons dans l’habitacle, car il tranche plus nettement avec l’habitude VW. On peut même y trouver de la couleur sur la planche de bord jusqu’aux contre-portes et autour de la console centrale. Mais le plus remarquable est la disposition très horizontale du bloc compteurs en alignement avec l’écran central. La raison est simple : la Polo peut disposer de "l’Active Info Display" qui, pour mémoire, désigne le bloc compteurs digital. Non seulement la VW est la première dans le segment à être équipée du système, mais il est de plus de nouvelle génération. Cela se traduit par une meilleure définition, une augmentation de la taille (diagonale de 11,7 pouces) et trois présentations possibles. On peut, via un simple bouton (un progrès là aussi), choisir entre les deux cadrans avec les informations au centre, la disparition de ceux-ci au profit des informations et même de la navigation. Dans ces deux derniers cas, la vitesse reste affichée en chiffre dans la partie basse ainsi que le rapport engagé. Malheureusement, on n’a pas pu bénéficier de cette aide, les voitures d’essai n’en étant pas équipées. Notons que le système est en série sur les finitions supérieures et en option sinon (1.260 € combiné avec la navigation).

L’espace intérieur est agréable, aidé par des sièges confortables et facilement réglables. La place est plus généreuse à l’arrière. Et avec des rangements fonctionnels, la vie à bord est forcément un plus pour la voiture. D’ailleurs, on peut ajouter un plus supplémentaire en optant pour un toit vitré. La visibilité est bonne, tout comme la maniabilité. On peut désormais se faire aider par une caméra de recul (selon la finition). Le coffre a augmenté lui aussi (+ 70 litres).

Fameuse

La Polo est également agréable à conduire, sans aucun handicap à la sortir de la ville. C’était déjà le cas avec la génération précédente. Et c’est dans cet esprit de mixité ville/route que VW présente les nouvelles technologies déjà vues sur les modèles des segments supérieurs. C’est le cas du régulateur de vitesse adaptatif (maintient la vitesse du véhicule et l'adapte automatiquement à celle du véhicule précédent) ou de l’assistance angle mort étendue à la sortie en marche arrière sans visibilité. Le freinage anti collision est également accessible et en série sur toutes les versions tout comme le "Front Assist" dont la mission est de stopper la Polo en cas de détection d’objet ou de personne (jusqu’à 30 km/h). Le détecteur est désormais caché derrière le logo de la calandre, et non plus en position vulnérable dans le bouclier avant. Selon le niveau, la Polo peut être équipée d’un mode de sélection du mode de conduite (quatre modes classiquement proposés dont Eco ou Sport) grâce à l’option du châssis "Sport Select". Celui-ci permet de régler les caractéristiques d’amortissement. Pour le reste, le conducteur peut "jouer" sur la direction, la courbe caractéristique de moteur et la commande de boîte.

Incontournable et déjà présenté dans les gammes supérieures, le système d’info divertissement est proposé dans la Polo, et associée à ce dernier, l’application "Car Net". Elle regroupe les fonctions "App-Connect", "Media Control" et "Guide & Inform", les deux premières utilisent toutes les connexions et Miror Link entre autres avec son smartphone ou une tablette, la dernière se préoccupe de toutes les informations de services en ligne (infos trafic, stations-service etc..). A noter la possibilité de recharger son smartphone par induction grâce à un emplacement prévu en bas de la colonne centrale.

Familière

La Polo VI réserve quelques nouveautés sous le capot. La majorité de ses ventes devrait se concentrer sur les moteurs à essence et plus particulièrement sur les TSI de 95 et 115 chevaux avec une préférence pour le premier qui équipait ma voiture. On peut donner un bon point à VW qui propose au choix une boîte mécanique (cinq ou six rapports selon la puissance) ou DSG7 (+ 1.620 €), le confort a un prix... Ma Polo disposait de la BM5 qui, sans la tranquillité d’utilisation d’une DSG, assure un bon rendement avec l’élasticité du moteur. L’étagement est donc bien pensé en accord avec ce trois cylindres. La caractéristique de cette architecture moteur donne de la souplesse mais aussi du dynamisme, et comme c’est désormais le cas pour les productions récentes, avec une discrétion sonore entretenue. Il offre cinq chevaux de plus, ce qui confirme son aptitude à sortir sans peine de la ville. Il n’y a pas si longtemps, les citadines se cantonnaient à des puissances bien plus faibles. VW a d’ailleurs prévu cette offre avec deux versions "d’entrée" de 65 et 75 chevaux. En cas de besoin de plus de dynamisme, le TSI EVO de 150 chevaux peut vous satisfaire. Inauguré sur la Polo V BlueGT, ce moteur est équipé de la désactivation de deux des quatre cylindres, selon les conditions, pour réduire la consommation. A ce propos, la consommation moyenne de ma Polo 95 ch. se situe entre cinq et six litres selon la légèreté du pied et du trafic.

Pour être complet, la gamme essence est couronnée par la GTI (et donc en cinq portes) forte de ses 200 chevaux avec ou sans boîte DSG. VW présente une gamme Diesel composée de deux puissances 80 et 95 chevaux et le retour aux quatre cylindres (1,6 litre). Une version alimentée au GNV (gaz naturel) TGI (90 chevaux) fait également partie du catalogue, plutôt réservée aux collectivités faute de stations-service ad-hoc.

En comparaison avec la V, la Polo VI donne plus pour à peine plus cher, selon VW. En effet, l’augmentation d’environ 200 € sur les premiers niveaux est largement compensée par la dotation d’équipements de série. Les niveaux supérieurs sont même moins chers. La gamme est architecturée en Y avec deux finitions d’entrée puis deux finitions hautes selon deux branches parallèles : plutôt sport ou plutôt luxe. La première est gratifiée par la GTI (niveau 4) et la seconde par la "Carat Exclusive" (même niveau). C’est cette finition qui équipait ma Polo (21.550 €). Celles-ci ont tout ou presque. Le niveau deux (commun) "Confortline" s’avère un choix rentable (18.030 € en TSI 95 BM5) avec sa dotation de série qui compte une climatisation, des jantes en alliage, la banquette arrière 2/3-1/3, le volant multi fonctions en cuir ou le système audio avec écran tactile. Le niveau d’entrée "Trendline" (15.750 € en TSI 95 BM5) donne tout de même un régulateur de vitesse et l’allumage automatique des feux. Pour la variété ou la personnalisation, VW propose pas mal de teintes vives inédites, des jantes de toute sorte et la possibilité d’avoir un toit noir (inclus dans un Pack à 330 €).

Voiture d’importance pour VW, la Polo se renouvelle avec cette sixième génération dont la mission est d’assurer la lignée après dix-sept millions d’exemplaires vendus. La VI garde le style de la V mais en augmentant un peu la longueur et surtout l’empattement. Le coffre et l’habitacle sont plus vastes, et ce dernier peut prendre quelques couleurs : la fin des intérieurs noirs ? La Polo est agréable à conduire, bien campée sur son châssis et bien aidée par l’association moteur/boîte. La voiture peut paraître un peu chère, mais le compte est à faire en considérant la dotation.

Philippe NIOLLET

2017-11-01