ALFA ROMEO 156 GTA Sportwagon

ESPACE SPORTIVE
  • Look
  • Equipement
  • Moteur
  • Freinage
  • Rayon de braquage
  • Poids

Prix : 41 400 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24 soupapes - essence - Injection électronique MPI Bosch Motronic
Cylindrée 3179 cm³
Puissance maxi 250 ch à 6200 tr/min
Couple maxi 300.00 mkg à 4800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.43 m
Largeur 1.76 m
Hauteur 1.41 m

Poids

Total 1460 kg

Capacités

Coffre de 360 à 1180 dm³
Réservoir 63 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 250 km/h
0 à 100 km/h 6.30 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 8.80
Urbaine 18.40
Mixte 12.30
Essai 19.00

Bellissima la macchina…

Apparue en 1997, l'ALFA 156 était déjà l'une des plus jolies berlines du marché. Un charme latin incontestable et des allures folles. Dans sa version break au look sportif, elle est tout simplement à couper le souffle. Cette auto attire le regard ! Avec l’arrive de la version "Grand Tourisme Allégé" ou GTA, ALFA fait renaître le mythe des versions qui ont vu le jour dans les années 60, initié avec la petite Giulia Sprint, puis sur les 1300 et enfin 1750. Très joueuse et incisive, on trouve à son contact de réelles sensations tout en s’amusant, surtout sur les petites routes sinueuses. Avant même de monter à bord, le serpent, emblème de la marque, m’avait déjà piqué !

Juste ce qu’il faut

Les ingénieurs de chez ALFA ont voulu faire de cette GTA moderne une voiture aussi agréable à regarder que performante sur la route. Pour cela, ALFA ne s'est fort heureusement pas lancé dans un "tuning" trop agressif, le look de la Sportwagon de base étant déjà très réussi. Les modifications sont esthétiques avec, à l’avant, des ailes surdimensionnées pour accueillir les gros pneus (225/45 R 17), deux énormes prises d'air sous le pare-chocs avant intégré au becquet qui ont chassé vers l'extérieur les deux antibrouillard. Attention quand même lors des passages surélevés, il a tendance à racler le sol. Les jupes accueillent des ouïes fictives mais de bon effet. A l’arrière, on notera la présence d’un extracteur d’air intégré au pare-chocs qui doit canaliser les flux d’air et renforcer la stabilité à haute vitesse, améliorant l’aérodynamisme. Il faut le reconnaître, cela semble plus esthétique qu’autre chose mais c'est tellement agréable pour les yeux. Ces ajouts ne modifient donc pas les formes de la 156 de base mais en accentuent le caractère sportif, sans exagération. Magnifique ! A l’intérieur, on retrouve ce caractère sportif avec des inserts "gris étain", un pommeau de levier de vitesses spécifique, un pédalier en alu troué et un volant trois branches. La GTA hérite de sièges "baquet mono bloc" (avec appuis-tête intégrés) recouverts de cuir de grande qualité. Malheureusement très raides et larges, ils n'assurent pas un maintien latéral suffisant en conduite rapide. Si les places à l’avant sont généreuses, à l’arrière, l’espace est vraiment limité surtout pour une version break. On regrettera l'aspect bon marché du plastique utilisé pour la planche de bord et une finition générale assez légère (joint de coffre arrière), qui reste éloignée de celle des modèles allemands. Sur la console centrale, l'instrumentation sur fond noir est peu lisible. Il est souvent difficile de distinguer une indication sur les compteurs principaux derrière le volant. Le régulateur de vitesse n’est pas très accessible, ce qui occasionne quelques surprises sur routes ouvertes, car, avec ce type d’auto, on se retrouve vite à des vitesses prohibées ! La sécurité n’a pas été oubliée avec 6 airbags. Tout comme le Sportwagon de base, ALFA n’a pas choisi de sacrifier l’utile à la sportivité. On retrouve les sièges arrière rabattables en 60/40, la capacité du compartiment à bagages (avec une contenance pouvant varier de 360 à 1.180 dm3), la présence de logements supplémentaires et d'un filet modulaire, une climatisation bi-zone et un système hi-fi BOSE à 8 haut-parleurs. Tout cela en fait un des seuls breaks "hyper sport" du marché. Les pères de famille apprécieront ! Pour faire renaître le mythique GTA apposé sur les Giulia de compétition des années 60, ALFA a implanté son V6 3,2 l de 250 chevaux, capables d’arracher le bitume en toutes circonstances, sous le capot de la 156 GTA, offrant ainsi des performances de haut niveau. Plus lourd que le Sportwagon de base de 65 kg, on regrettera que les techniciens d'ALFA n'aient cependant pas cherché à alléger un modèle dépassant les 1400 kg ! Les inconditionnels de la marque italienne le regretteront sûrement. On leur aurait largement pardonné l’oubli de certains outils de confort afin de gagner ces quelques kilos superflus. Dérivé du 6 cylindres de série monté sur les versions haut de gamme GTV et 166, le V6 de la GTA a vu sa cylindrée grimper à 3,2 l grâce à la modification du vilebrequin, de la course des pistons (+5,4 mm), de la modification des conduits d’admission et d’échappement et non par de simples interventions sur la distribution et la gestion électronique. Installé en position transversale et nanti de 2 culasses à 4 soupapes par cylindre, le V6 dispose d’une puissance passant de 192 à 250 chevaux (soit 79 ch par litre de cylindrée) et d’un couple augmenté de 218 à 300 Nm par rapport au 2,5 l. Ces nouvelles données ne l’empêchent pas de conserver toute sa souplesse et son agrément en conduite normale. Une souplesse moteur lui permettant d’être sollicité en sixième à moins de 2.500 tr/mn et de conserver de la reprise à la moindre pression sur l’accélérateur sans avoir besoin de "rentrer" un ou deux rapports. Mais ne vous y méprenez pas, aussi beau à voir que performant et mélodieux à entendre, ce V6 pousse très fort ! Il se réveille réellement dès 4.000 tr/mn et monte en fanfare crescendo jusqu'à la limite de la zone rouge. A fond de quatrième (limite rupteur), on se retrouve déjà en quelques secondes à plus de 200 (le 0 à 100 km/h est avalé en 6,3 s) au point de se demander à quoi peuvent bien servir les 2 autres rapports… Un train d'améliorations et de renforts a été décidé pour adapter la 156 à la tenue de route déjà très bonne, en GTA. Il touche la structure de suspension avant renforcé, une modification des réglages des ressorts, des amortisseurs plus raides, le circuit de refroidissement, la transmission, l'embrayage, les composants de la boîte à 6 rapports (dont la première m’a semblé un peu courte), le châssis surbaissé et bien sûr le freinage. Toutefois, ce dernier pèche un peu, il faut le reconnaître. On lui aurait souhaité plus de mordant avec ses gros disques de 305 mm cachés derrière de superbes jantes alu et pincés par des étriers BREMBO à 4 pistons. La boîte est précise mais sa "tringlerie" accroche un peu par moment en conduite sportive. Dommage pour les passages à la volée ! Le jardin de la GTA est plutôt les petites routes sinueuses que les grands espaces autoroutiers trop ennuyeux ! La bonne surprise vient du train avant. La direction presque directe et le comportement précis permettent de contrôler des trajectoires parfaites et les petites dérives de l’auto. La réponse de la voiture est immédiate. En conduite sportive, l’auto se place parfaitement en entrée de virage. La contrepartie, c’est une maniabilité limitée qui impose bien souvent dans les petites rues ou les sorties de parking, d’effectuer plusieurs manœuvres. Mais attention, la GTA doit passer 250 chevaux sur le train avant. L’exercice n’est pas toujours simple, surtout sur route humide ou glissante, mais elle le réalise très bien. A noter qu’en titillant la belle sur ces petites routes, en sortie de virage, le contrôle de motricité ASR s’allume presque systématiquement pour ne pas voir une partie des chevaux partir en fumée sous la roue intérieure… Un vrai sapin de Noël ! Pour vraiment sentir les limites de l’auto, mieux vaut le déconnecter. En effet, son tempérament n’est alors bridé par aucun autre système électronique, un régal pour les amoureux du pilotage. Mieux vaut alors savoir doser la remise des gaz, à défaut, la sanction est immédiate. Douce en utilisation de tous les jours, la GTA devient vite virile à haute cadence et réclame du pilotage. On en redemande. Les amoureux de conduite automobile ne pourront qu’apprécier son comportement.

Sportif mais une finition pas toujours à la hauteur

A l’intérieur, on retrouve ce caractère sportif avec des inserts "gris étain", un pommeau de levier de vitesses spécifique, un pédalier en alu troué et un volant trois branches. La GTA hérite de sièges "baquet mono bloc" (avec appuis-tête intégrés) recouverts de cuir de grande qualité. Malheureusement très raides et larges, ils n'assurent pas un maintien latéral suffisant en conduite rapide. Si les places à l’avant sont généreuses, à l’arrière, l’espace est vraiment limité surtout pour une version break. On regrettera l'aspect bon marché du plastique utilisé pour la planche de bord et une finition générale assez légère (joint de coffre arrière), qui reste éloignée de celle des modèles allemands. Sur la console centrale, l'instrumentation sur fond noir est peu lisible. Il est souvent difficile de distinguer une indication sur les compteurs principaux derrière le volant. Le régulateur de vitesse n’est pas très accessible, ce qui occasionne quelques surprises sur routes ouvertes, car, avec ce type d’auto, on se retrouve vite à des vitesses prohibées ! La sécurité n’a pas été oubliée avec 6 airbags. Tout comme le Sportwagon de base, ALFA n’a pas choisi de sacrifier l’utile à la sportivité. On retrouve les sièges arrière rabattables en 60/40, la capacité du compartiment à bagages (avec une contenance pouvant varier de 360 à 1.180 dm3), la présence de logements supplémentaires et d'un filet modulaire, une climatisation bi-zone et un système hi-fi BOSE à 8 haut-parleurs. Tout cela en fait un des seuls breaks "hyper sport" du marché. Les pères de famille apprécieront !

Un moteur sans pareil

Pour faire renaître le mythique GTA apposé sur les Giulia de compétition des années 60, ALFA a implanté son V6 3,2 l de 250 chevaux, capables d’arracher le bitume en toutes circonstances, sous le capot de la 156 GTA, offrant ainsi des performances de haut niveau. Plus lourd que le Sportwagon de base de 65 kg, on regrettera que les techniciens d'ALFA n'aient cependant pas cherché à alléger un modèle dépassant les 1400 kg ! Les inconditionnels de la marque italienne le regretteront sûrement. On leur aurait largement pardonné l’oubli de certains outils de confort afin de gagner ces quelques kilos superflus.

Dérivé du 6 cylindres de série monté sur les versions haut de gamme GTV et 166, le V6 de la GTA a vu sa cylindrée grimper à 3,2 l grâce à la modification du vilebrequin, de la course des pistons (+5,4 mm), de la modification des conduits d’admission et d’échappement et non par de simples interventions sur la distribution et la gestion électronique. Installé en position transversale et nanti de 2 culasses à 4 soupapes par cylindre, le V6 dispose d’une puissance passant de 192 à 250 chevaux (soit 79 ch par litre de cylindrée) et d’un couple augmenté de 218 à 300 Nm par rapport au 2,5 l. Ces nouvelles données ne l’empêchent pas de conserver toute sa souplesse et son agrément en conduite normale. Une souplesse moteur lui permettant d’être sollicité en sixième à moins de 2.500 tr/mn et de conserver de la reprise à la moindre pression sur l’accélérateur sans avoir besoin de "rentrer" un ou deux rapports. Mais ne vous y méprenez pas, aussi beau à voir que performant et mélodieux à entendre, ce V6 pousse très fort ! Il se réveille réellement dès 4.000 tr/mn et monte en fanfare crescendo jusqu'à la limite de la zone rouge. A fond de quatrième (limite rupteur), on se retrouve déjà en quelques secondes à plus de 200 (le 0 à 100 km/h est avalé en 6,3 s) au point de se demander à quoi peuvent bien servir les 2 autres rapports…

Très joueuse et avec des sensations dynamiques. Superbe !

Un train d'améliorations et de renforts a été décidé pour adapter la 156 à la tenue de route déjà très bonne, en GTA. Il touche la structure de suspension avant renforcé, une modification des réglages des ressorts, des amortisseurs plus raides, le circuit de refroidissement, la transmission, l'embrayage, les composants de la boîte à 6 rapports (dont la première m’a semblé un peu courte), le châssis surbaissé et bien sûr le freinage. Toutefois, ce dernier pèche un peu, il faut le reconnaître. On lui aurait souhaité plus de mordant avec ses gros disques de 305 mm cachés derrière de superbes jantes alu et pincés par des étriers BREMBO à 4 pistons. La boîte est précise mais sa "tringlerie" accroche un peu par moment en conduite sportive. Dommage pour les passages à la volée !

Le jardin de la GTA est plutôt les petites routes sinueuses que les grands espaces autoroutiers trop ennuyeux ! La bonne surprise vient du train avant. La direction presque directe et le comportement précis permettent de contrôler des trajectoires parfaites et les petites dérives de l’auto. La réponse de la voiture est immédiate. En conduite sportive, l’auto se place parfaitement en entrée de virage. La contrepartie, c’est une maniabilité limitée qui impose bien souvent dans les petites rues ou les sorties de parking, d’effectuer plusieurs manœuvres. Mais attention, la GTA doit passer 250 chevaux sur le train avant. L’exercice n’est pas toujours simple, surtout sur route humide ou glissante, mais elle le réalise très bien. A noter qu’en titillant la belle sur ces petites routes, en sortie de virage, le contrôle de motricité ASR s’allume presque systématiquement pour ne pas voir une partie des chevaux partir en fumée sous la roue intérieure… Un vrai sapin de Noël ! Pour vraiment sentir les limites de l’auto, mieux vaut le déconnecter. En effet, son tempérament n’est alors bridé par aucun autre système électronique, un régal pour les amoureux du pilotage. Mieux vaut alors savoir doser la remise des gaz, à défaut, la sanction est immédiate. Douce en utilisation de tous les jours, la GTA devient vite virile à haute cadence et réclame du pilotage. On en redemande. Les amoureux de conduite automobile ne pourront qu’apprécier son comportement.

Très réussie en performances comme en style, cette 156 Sportwagon GTA a le mérite de proposer une version break à hautes performances, facile à manier et au comportement sain pour une traction avant de 250 ch. Chose rare sur le marché actuellement. Mais nous aurions aimé qu’ALFA pousse réellement plus loin encore sa démonstration en travaillant sur l'allégement. A quand une version GT Allégée à 4 roues motrices par exemple pour venir chatouiller les AUDI et autres Golf R32 ! Reste qu’à ce prix et avec ces performances, la concurrence se trouve essentiellement chez SUBARU avec l’Impreza. Malgré la surcharge pondérale, l’essai est réussi pour les ingénieurs de chez ALFA. Plus légère et encore plus affûtée, on attend avec impatience l’essai de la 147 GTA. Notons pour finir que la 156 est aussi disponible avec la boîte à commande séquentielle de type F1 à 42.500 € en Sportwagon et à 41.400 € en version berline.

Stéphane PEREZZAN

2002-11-01