CITROEN C3 1.4 HDi 16V Exclusive

ESPACE CITADINE
  • Style jovial et audacieux
  • Moteur vif à moyen et haut régimes
  • Sobriété
  • Habitacle clair et spacieux
  • Confort CITROËN
  • Moteur creux sous 1.700 tr/mn
  • Modularité réduite (assise banquette fixe)
  • "Klong" des portières peu flatteur

Prix : 16 450 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 S TD rampe commune
Cylindrée 1398 cm³
Puissance maxi 92 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 200.00 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.85 m
Largeur 1.67 m
Hauteur 1.52 m

Poids

Total 1072 kg

Capacités

Coffre de 305 à 1310 dm³
Réservoir 47 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 178 km/h
0 à 100 km/h 11.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.70
Urbaine 5.30
Mixte 4.30
Essai 5.80

Le poupon jovial de CITROËN muscle son Diesel

Intercalée entre Saxo et Xsara, la C3 a séduit dès son apparition par sa bonhomie sympathique. Novatrice sur son segment, elle cède à la mode des carrosseries hautes et se place en alternative originale face aux stars du marché que sont les PEUGEOT 206, RENAULT Clio et les récentes VW Polo ou FORD Fiesta toutes toisées de 10 bons centimètres. Les amateurs de moteur Diesel qui devaient jusqu'alors se contenter des 70 ch du moderne 1,4 l issu de la collaboration FORD-PSA accueilleront avec plaisir cette version tonique de 92 ch qui vient conforter ses aptitudes routières, paradoxalement au détriment d'un usage urbain…

Moderne et habitable

Non, la C3 n'est pas une nouvelle "Deuche". Si sa ligne en reprend les rondeurs, elle n'en revendique ni l'esprit ni le minimalisme. Ses galbes habilement proportionnés lui confèrent immédiatement un capital sympathie certain. Capot court bombé, arche de toit marquée culminant à 1,53 m, un record pour la catégorie, boucliers enveloppants ton caisse, ailes saillantes, roues rejetées aux 4 coins de ses 3,85 m, la C3 apparaît compacte et habitable. Prédestinée à un usage citadin, la C3 est bien armée contre les coups de pare-chocs ou de portières grâce à ses bandes de protections périphériques, teintées dans la couleur de la carrosserie dans cette finition Exclusive. La hauteur du pavillon contribue à l'impression générale d'espace. Si les places avant accueillent à bras ouverts les plus grands conducteurs, l'espace dédié aux jambes des occupants arrière est nettement plus limité. Point fort incontestable de la C3, la position de conduite est un modèle du genre. Semi-haute, elle garantit une très bonne visibilité périphérique, excepté en direction des ¾ avant où les énormes montants de pare-brise ne manqueront pas de vous masquer la vue lors de manœuvres citadines ou de virages serrés. Par contre, les rétroviseurs extérieurs implantés au pied de la petite glace fixe assurent une rétrovision correcte. Le siège conducteur, réglable en hauteur, combiné au volant ajustable dans les deux directions hauteur et profondeur permettent d'ajuster la position de conduite au centimètre près. Les sièges avant sont équipés d'accoudoirs individuels confortables mais leur maintien latéral fait cruellement défaut. Si la sellerie cuir vous tente, préparez-vous à jouer de la glisse ! Côté ergonomie, nous regretterons que le levier de vitesses soit si éloigné, amenant à décoller les épaules du dossier pour passer la cinquième. Dès la finition de base, la C3 propose un équipement complet, même si l'ESP reste une option. Côté sécurité, ABS, répartiteur électronique de freinage, aide au freinage d'urgence, quatre airbags, ceintures trois points et appuis-tête à toutes les places sont de mise. Le confort n'est pas en reste avec une climatisation régulée, un régulateur de vitesse, deux miroirs de courtoisie éclairés et s'il vous plaît une ouverture du coffre à commande électrique, raffinement pas indispensable à ce niveau de gamme. Si les portières s'ouvrent largement facilitant l'accès à bord, on aurait apprécié un bruit de fermeture plus feutré qu'un "klong" métallique peu flatteur. Saluons le style de la planche de bord deux tons tout en rondeur. Elle reçoit des aérateurs sphériques aussi jolis que pratiques. Question matériaux, hormis le superbe volant multifonctions gainé cuir, le recours systématique à des plastiques durs, sonores, fait pâle figure vis-à-vis de la concurrence. A noter que le soufflet aux plis profonds du levier de vitesses fera un parfait nid à poussières. Le combiné d'instruments en demi-lune est réussi avec au centre son affichage digital de grande dimension. Néanmoins, il est surplombé par un compte-tours en arc de cercle qui présente une utilité limitée car à la fois peu lisible et dépourvu de zone rouge. La C3 se veut pratique et ses rangements ne manquent pas. A commencer par la double boîte à gants de bonne contenance, les tiroirs sous les sièges avant, les bacs de porte avant et arrière, les porte-gobelets ou encore un rangement main gauche. Côté modularité, il était permis de s'attendre à mieux. En effet, le choix d'une banquette à l'assise fixe est difficilement compréhensible. Certes, son dossier se rabat asymétriquement pour former un fond plat avec le plancher supérieur du coffre mais la hauteur sous pavillon en pâtit. Saluons par contre le Moduboard (après le Modubox du Picasso et le Modutop du Berlingo) qui consiste en un compartimentage modulable du coffre grâce à une tablette articulée pliante facile d'emploi. Vous disposez ainsi au choix d'une grande hauteur ou bien d'un coffre à 2 niveaux pratique pour le transport d'objets fragiles. Fidèle à la valeur fondamentale de la marque qu'est le confort, la C3 ne déroge pas à la tradition. Filtrant très bien les irrégularités du revêtement, ne laissant pas s'installer de pompage excessif, les suspensions aux grands débattements prennent soin des occupants. Malgré le centre de gravité haut perché, le roulis s'amorce mais son amplitude est vite limitée. Aidée par une direction à assistance électrique, la tenue de cap est sereine même sur route déformée. Notons que si le point milieu de la direction est bien marqué, sa sensibilité est grande. En effet, la moindre sollicitation du volant génère un franc changement de direction, ce qui requiert une attention soutenue en particulier aux allures élevées. Le freinage s'est montré réellement puissant mais la grande sensibilité de la pédale nécessitera, elle aussi, une accoutumance afin de doser finement les ralentissements. Signalons que les freinages d'urgence activent les feux de détresse, ce qui est un bon point de sécurité active. Pour passer de 70 à 92 ch, le 1,4 l à rampe commune de seconde génération intègre principalement deux modifications. Il adopte un échangeur air/air et sa culasse passe de huit à seize soupapes. Il est parfaitement servi par une transmission à 5 rapports idéalement étagée. A l'usage, il s'avère qu'en deçà du seuil hélas élevé de 1.700 tr/mn, nous voilà de retour au temps des turbo Diesel classiques, où la puissance est aux abonnés absents. Principale conséquence, la conduite en ville en pâtit avec des relances handicapées dans les très bas régimes. Ce phénomène est pourtant censé être atténué par la géométrie variable du turbo. En revanche, une fois dépassé ce seuil, il fait preuve d'une vivacité surprenante, le turbo-compresseur étant alors en charge. Ses montées en régime jusqu'à près de 5.000 tr/mn sont comparables à celle d'un moteur à essence et les accélérations aussi bien que les reprises sont réellement appréciables. Les parcours routiers et autoroutiers sont avalés sans faillir, faux plats et côtes semblant rayés de la carte. Les aptitudes routières n'en sont que renforcées. Une telle vigueur rend fort utile l'alarme sonore de vitesse qui s'actionne simplement via un interrupteur logé dans la console centrale lorsque la limite souhaitée est atteinte. Un bip retentira momentanément à l'approche de cette vitesse, libre au conducteur d'en tenir compte ou non. On l'appréciera d'autant plus que l'impression de vitesse est atténuée en raison de la position haute de l'assise par rapport à la route. L'insonorisation du moteur est soignée, seuls les bruits aérodynamiques deviennent gênants au-delà de 120 km/h.

Equipement complet mais des plastiques peu flatteurs

Dès la finition de base, la C3 propose un équipement complet, même si l'ESP reste une option. Côté sécurité, ABS, répartiteur électronique de freinage, aide au freinage d'urgence, quatre airbags, ceintures trois points et appuis-tête à toutes les places sont de mise. Le confort n'est pas en reste avec une climatisation régulée, un régulateur de vitesse, deux miroirs de courtoisie éclairés et s'il vous plaît une ouverture du coffre à commande électrique, raffinement pas indispensable à ce niveau de gamme. Si les portières s'ouvrent largement facilitant l'accès à bord, on aurait apprécié un bruit de fermeture plus feutré qu'un "klong" métallique peu flatteur. Saluons le style de la planche de bord deux tons tout en rondeur. Elle reçoit des aérateurs sphériques aussi jolis que pratiques. Question matériaux, hormis le superbe volant multifonctions gainé cuir, le recours systématique à des plastiques durs, sonores, fait pâle figure vis-à-vis de la concurrence. A noter que le soufflet aux plis profonds du levier de vitesses fera un parfait nid à poussières. Le combiné d'instruments en demi-lune est réussi avec au centre son affichage digital de grande dimension. Néanmoins, il est surplombé par un compte-tours en arc de cercle qui présente une utilité limitée car à la fois peu lisible et dépourvu de zone rouge.

Pratique

La C3 se veut pratique et ses rangements ne manquent pas. A commencer par la double boîte à gants de bonne contenance, les tiroirs sous les sièges avant, les bacs de porte avant et arrière, les porte-gobelets ou encore un rangement main gauche. Côté modularité, il était permis de s'attendre à mieux. En effet, le choix d'une banquette à l'assise fixe est difficilement compréhensible. Certes, son dossier se rabat asymétriquement pour former un fond plat avec le plancher supérieur du coffre mais la hauteur sous pavillon en pâtit. Saluons par contre le Moduboard (après le Modubox du Picasso et le Modutop du Berlingo) qui consiste en un compartimentage modulable du coffre grâce à une tablette articulée pliante facile d'emploi. Vous disposez ainsi au choix d'une grande hauteur ou bien d'un coffre à 2 niveaux pratique pour le transport d'objets fragiles.

Un confort CITROËN non démenti

Fidèle à la valeur fondamentale de la marque qu'est le confort, la C3 ne déroge pas à la tradition. Filtrant très bien les irrégularités du revêtement, ne laissant pas s'installer de pompage excessif, les suspensions aux grands débattements prennent soin des occupants. Malgré le centre de gravité haut perché, le roulis s'amorce mais son amplitude est vite limitée. Aidée par une direction à assistance électrique, la tenue de cap est sereine même sur route déformée. Notons que si le point milieu de la direction est bien marqué, sa sensibilité est grande. En effet, la moindre sollicitation du volant génère un franc changement de direction, ce qui requiert une attention soutenue en particulier aux allures élevées. Le freinage s'est montré réellement puissant mais la grande sensibilité de la pédale nécessitera, elle aussi, une accoutumance afin de doser finement les ralentissements. Signalons que les freinages d'urgence activent les feux de détresse, ce qui est un bon point de sécurité active.

Moteur pétillant sauf aux bas régimes

Pour passer de 70 à 92 ch, le 1,4 l à rampe commune de seconde génération intègre principalement deux modifications. Il adopte un échangeur air/air et sa culasse passe de huit à seize soupapes. Il est parfaitement servi par une transmission à 5 rapports idéalement étagée. A l'usage, il s'avère qu'en deçà du seuil hélas élevé de 1.700 tr/mn, nous voilà de retour au temps des turbo Diesel classiques, où la puissance est aux abonnés absents. Principale conséquence, la conduite en ville en pâtit avec des relances handicapées dans les très bas régimes. Ce phénomène est pourtant censé être atténué par la géométrie variable du turbo. En revanche, une fois dépassé ce seuil, il fait preuve d'une vivacité surprenante, le turbo-compresseur étant alors en charge. Ses montées en régime jusqu'à près de 5.000 tr/mn sont comparables à celle d'un moteur à essence et les accélérations aussi bien que les reprises sont réellement appréciables. Les parcours routiers et autoroutiers sont avalés sans faillir, faux plats et côtes semblant rayés de la carte. Les aptitudes routières n'en sont que renforcées. Une telle vigueur rend fort utile l'alarme sonore de vitesse qui s'actionne simplement via un interrupteur logé dans la console centrale lorsque la limite souhaitée est atteinte. Un bip retentira momentanément à l'approche de cette vitesse, libre au conducteur d'en tenir compte ou non. On l'appréciera d'autant plus que l'impression de vitesse est atténuée en raison de la position haute de l'assise par rapport à la route. L'insonorisation du moteur est soignée, seuls les bruits aérodynamiques deviennent gênants au-delà de 120 km/h.

En étrennant la version 92 ch de ce 1,4 l, la C3 s'ouvre des perspectives de routière, mais se montre moins à l'aise en parcours urbain du fait d'un manque de disponibilité dans les très bas régimes. En plus d'être sobre, cette C3 se montre silencieuse ce qui permet d'apprécier son confort tout CITROËN même sur grands parcours.

Jean-Pierre Balley

2002-12-01