KIA Ceed T-GDi 140 DCT7

ESPACE Compa
  • Prestations
  • Ligne dynamique
  • Rapport prix/équipements de série
  • Habitabilité arrière
  • Progressivité du freinage

Prix : de 20 990 € à 28 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes - Essence injection directe, turbo - traction - DCT7
Cylindrée 1353 cm³
Puissance maxi 140 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 24.70 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.31 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1270 kg

Capacités

Coffre de 395 à 1291 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 206 km/h
0 à 100 km/h 9.20 s

Environnement

Emission CO2 125 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.80
Urbaine 6.60
Mixte 5.50
Essai 0.00

EURO VISION

Les modèles qu’on qualifierait d’emblématiques chez KIA se nomment Sportage ou Picanto, les deux forts d’un succès au fil des générations. On ne peut bien sûr pas réduire la gamme à ces deux voitures, ce serait une injustice aux Rio, Sorento ou plus récemment à la très réussie Stinger ou encore au prometteur Stonic. Il y a néanmoins un pivot central qui a inauguré une nouvelle ère dans le renouveau et la position de conquête de KIA : la Ceed. La troisième génération se revendique européenne avant tout ; elle arrive à l’instant, c’était le bon moment pour l’essayer…

European design

La première Cee’d sentait le sérieux et la rigueur, déjà spécialement développée pour le marché européen à tel point que son patronyme était les initiales de "Community Europe and European Design". Un peu formaté non ? La voiture produite entre 2007 et 2011 a su gagner la confiance de ses clients. Le designer Peter Schreyer a affuté ses crayons pour rendre le dessin de la deuxième génération plus séduisant. Ça a marché et la ligne GT n’a pas démenti l’attrait de la voiture. Alors on prend les mêmes et on peaufine le style en y intégrant les nouveaux traits de la marque déjà vus sur la superbe Stinger. La Cee’d 3 arrive désormais, et pour l’occasion perd son apostrophe : appelez la Ceed (et prononcez Cid).

Respectant la désignation de la première génération, la voiture est 100% européenne depuis le design jusqu’à la production en Slovaquie. Le style est donc tout dédié à satisfaire la clientèle du vieux continent. Et comme la concurrence est rude dans ce segment C, il ne faut rien négliger, à commencer par le look. Le designer Grégory Guillaume présente un dessin moins arrondi, plus orienté sur des lignes tendues à l’image des stars du moment (PEUGEOT 308 ou VW Golf). Heureusement, la Ceed garde son air de famille avec la Cee’d qu’elle remplace avec ses optiques étirées sur les flancs. La calandre maison assure la face, et le bouclier reprend le dessin de celui de la Stinger. Les lignes horizontales de l’avant ont été développées sur le profil qui conserve une troisième vitre sur la custode. L’arrière est lui aussi élargi (c’est un effet de style) grâce à ses feux horizontaux reprenant la signature lumineuse du Sportage. Selon la finition, les LED de jour illuminent aussi l’arrière.

Des signes

Ce dessin plus dynamique repose sur une nouvelle plateforme. La longueur de la Ceed reste constante (4,31 mètres) avec le même empattement (2,65 mètres). La réduction de deux centimètres du porte-à-faux avant a été en quelque sorte transférée à l’arrière. La nouvelle est moins haute de ces mêmes deux centimètres. Le volume du coffre en profite pour augmenter de quinze litres (395 litres). L’habitacle est nouveau avec une planche de bord très horizontale. Seul l’écran tactile central casse la ligne par sa position flottante. Rien à redire sur les matériaux et les assemblages, la position de conduite est confortable. L’arrière est plus exigu, et finalement le reproche est à adresser à l’assise avant trop basse qui empêche les passagers arrière d’allonger les jambes sous le siège avant.

La nouvelle plateforme inaugure des suspensions retravaillées. On le sent, la Ceed est un peu plus ferme à l’avant sur les obstacles, ce n’est pas dérangeant et même plus rassurant en conduite "soutenue". La suspension arrière accueille une nouvelle barre stabilisatrice associée à une plus grande souplesse des ressorts. La direction a également été revue pour la rendre plus précise. Le freinage est plutôt incisif, et même manquant d’un peu de progressivité sur certaines des Ceed essayées. Il faut le signaler, la Ceed est chaussée en Michelin, et même Michelin Pilot Sport 4 en finition haute.

Euro 6

Les moteurs ne sont pas à proprement parler nouveaux, ils ont "juste" été revus pour satisfaire la future norme Euro 6d-TEMP. Le plus récent est évidemment un moteur essence, grand frère du T-GDi d’un litre (et trois cylindres) déjà testé dans le Stonic. Ce moteur de 120 chevaux est d’ailleurs proposé en entrée de la gamme essence (pas mal pour une entrée). Revenons à notre nouveau moteur dont la cylindrée est passée à 1,4 litre en gagnant un quatrième cylindre. Reconnaissons à KIA les efforts d’insonorisation du moteur, efforts qui se retrouvent aussi dans la gamme Diesel. Le T-GDi (Turbo + injection directe) de 140 chevaux est le plus agréable des deux sauf si on privilégie la vivacité qui sied mieux aux trois cylindres. Le petit est le plus gourmand si je m’en tiens à son ordinateur de bord. L’autre nouveauté vient de la transmission. La boîte robotisée DCT est passée à sept rapports, et peut être associée à la plupart des moteurs. Ceci signifie qu’on peut rouler en CRDi (Diesel) automatique. En fait, la cylindrée est unique (1,6 litre) déclinée en 115 et 136 chevaux. La satisfaction de la nouvelle norme a conduit KIA à équiper son moteur d’un catalyseur (SCR) avec l’additif AdBlue (pour la réduction des NOx en particulier).

Des Ceed

La technologie et la sécurité (l’une allant de pair avec l’autre) font majoritairement partie de la dotation de la Ceed. Le plus notable est l’assistance de maintien dans la file en série sur tous les modèles, le détecteur de fatigue et l’assistance de freinage itou. D’autres technologies plus avancées entrent désormais dans la dotation de la Ceed à condition de prendre une option ou un pack, réservé au niveau haut. La KIA inclut dans ce cas la détection des piétons mais, c’est plus innovant, l’assistance de conduite dans les embouteillages (un pas vers la conduite autonome). La détection d’angle mort et de visibilité arrière peut également faire partie des équipements de sécurité.

On ne parle pas encore d’hybridation pour la Ceed, mais vu la tendance et la banque d’organes, il ne devrait pas faire l’ombre d’un doute d’avoir une Ceed hybride ou hybride rechargeable, voire électrique. En attendant, KIA nous prépare un "Mild-HEV" pour Mild Hybrid Electric Vehicle, hybridation légère qui assiste le moteur thermique (mode Starter) ou recharge la batterie additionnelle de 48 V (mode Generator) selon le type d’utilisation.

KIA a resserré les prix de sa Ceed au regard de la dotation de série. Trois niveaux organisent la gamme en débutant par la "Motion" qui offre la climatisation et la caméra de recul, mais aussi l’allumage automatique des feux. Si on veut rouler avec la boîte DCT-7, il faut passer au niveau 2 mais finalement, vu le prix, le haut de gamme "Edition #1" ultra doté devrait remporter la majorité des ventes. Notre premier modèle d’essai, en finition haute et CRDi 136 avec boîte mécanique est à 27.490 €. Quant à la T-GDi de 140 chevaux, elle vous économise environ 1.000 € par rapport à la Diesel, toujours en finition haute.

KIA a mis, comme d’habitude, tous les atouts dans sa troisième génération de Ceed. C’était le moins qu’il pouvait faire étant donné la féroce concurrence du segment. Bien équipée pour un prix relativement contenu, dotée de la fameuse garantie de sept ans, la Ceed bénéficie en plus d'un style plus affirmé. Le break (SW) arrive lui aussi, et si la trois portes disparait du catalogue, la famille va s’agrandir avec, pour commencer, un break de chasse. Il sera très proche du très beau concept Proceed dévoilé au dernier Salon de Francfort. Encore un peu de patience, il arrivera en fin d’année…

Philippe NIOLLET

2018-07-04