VOLKSWAGEN Gamme GTI

ESPACE Sportive
  • up! ludique
  • Efficacité Polo et Golf
  • Dotation Polo et Golf
  • Confort up!
  • DSG6 Polo
  • Poids Golf

Prix : de 16 790 € à 36 700 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type POLO GTI 2018 - 4 cylindres - 16 soupapes - Essence Turbocompressé – Traction – BVA DSG6
Cylindrée 1984 cm³
Puissance maxi 200 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 32.64 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.05 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1280 kg

Capacités

Coffre de 0 à 351 dm³
Réservoir 40 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 237 km/h
0 à 100 km/h 6.70 s

Environnement

Emission CO2 134 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.90
Urbaine 7.70
Mixte 5.90
Essai 0.00

DU FUN A REVENDRE !

Cest devenu une sorte de tradition des essais automobiles. A chaque nouvelle génération de Golf GTI apparue sur le territoire français, une journée dessais sur circuit a été organisée par VOLKSWAGEN France pour combler les grands enfants que nous sommes toujours restés. Pour 2018, en labsence de nouveauté, ce nest pas une mais trois voitures, dont la récente Polo 6 GTI, que nous avons pu prendre en main sur le circuit gersois de Nogaro.

Une famille

Le Circuit Paul Armagnac, plus familièrement appelé Nogaro en référence à la ville éponyme qui l’accueille, est un tracé agréable et technique, bien connu du sud-ouest de la France et particulièrement de nos amis motards. Ouvert fin 1960, il a depuis accueilli des coupes bien hexagonales comme les coupes de Pâques, deux grands prix de France moto, plusieurs courses de Superbike, et même depuis 1994 des épreuves de camions ! Sud, donc soleil penserez-vous ? C’est sans compter sur les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la France au printemps 2018. Le parcours entre l’aéroport de Pau et Nogaro par d’habituellement agréables petites départementales a ainsi été ponctué de coupures et déviations en tout genre, qui ont même parfois donné lieu à un essai de flottabilité de nos basses sportives du jour.

Rouge ou blanc ? Il ne fallait pas courir après l’arc-en-ciel parmi les véhicules proposés par VOLKSWAGEN pour cet essai, mais la variété était à chercher parmi les modèles présents : up!, Polo ou Golf, leur carrosserie trois ou cinq portes, ainsi que leur transmission mécanique ou DSG. Depuis plusieurs années, VW a ainsi remis le sport à l’honneur et structuré une gamme complète autour d’une certaine identité GTI de voitures performantes mais polyvalentes. C’est ainsi qu’outre le célèbre tissu écossais "Clark" habillant les assises de sièges, devenu iconique et même repris depuis sur les produits dérivés, ou bien le levier de vitesses en balle de golf (sur la Golf, justement...), ces modèles se reconnaissent à l’extérieur par certains traits stylistiques ou de finition communs : des pare-chocs "sport" dont le dessin en "C" simule les grosses entrées d’air pour les disques des voitures de course, un spoiler arrière ainsi que des pots d’échappement "sport" bien apparents. A l’intérieur, un ciel de pavillon noir vient compléter cette ambiance virile. A noter le dessin très moderne et agréable de la planche de bord de la Polo, dernier modèle sorti en 2017, avec des inserts rouges venant faire écho à la couleur de la carrosserie et une finition impeccable.

Ces modèles constituant chacun le haut du panier de leur gamme respective, l’équipement est logiquement à l’avenant. Au niveau des aides à la conduite un freinage automatique d’urgence en ville est ainsi présent dès la petite up!, conformément à la politique de sécurité du constructeur allemand. La plus évoluée Polo y ajoute une fonction de freinage d’urgence sur route avec détection de piétons en ville, ainsi qu’un régulateur de vitesse adaptatif et un différentiel autobloquant électronique qui est en fait une répartition évoluée du freinage gérant le patinage des roues. Enfin la Golf propose en plus le "Pré-Safe Assist" qui prépare le véhicule et ses passagers en cas de choc inévitable : pré-tension des ceintures, etc…

Au niveau du confort, ce sont surtout les Polo et Golf qui embarquent le plus de technologies, avec principalement un regard acéré doté de phares LEDs, une navigation huit pouces avec App Connect (intégration smartphone), l’accès et le démarrage sans clé mais surtout "l’Active Info Display" qui sont des écrans digitaux d’instrumentation à l’instar du PEUGEOT i-cockpit, bien dans l’air du temps. La Golf y ajoute une caméra de recul et des vitres surteintées. La petite up! se contente d’une radio évoluée avec connexion smartphone, port USB et six haut-parleurs, ainsi que les feux et essuie-glaces automatiques. C’est déjà pas mal pour le prix de cette petite puce...

Cherchez la petite bête...

Ce qui fait principalement l’agrément de la gamme GTI est sa polyvalence en utilisation quotidienne tout en conservant au besoin une efficacité de premier plan, sans trop déroger sur le confort ou la praticité. C’est cette impression de facilité qui prévaut lors des essais routiers, avec une Golf qui survole les débats malgré un résonateur de moteur un peu trop présent à notre goût pour une voiture finalement très typée confort. La petite up! reste une citadine et se montre relativement bruyante sur autoroute, ainsi que sèche de suspensions.

Sur circuit, c’est pourtant bien ce petit kart survolté qui s’avère le plus joueur et le plus amusant, tout en ne déméritant pas sur le plan dynamique. Avec ses grandes sœurs on change de monde et de puissance. Il faut alors revenir à un pilotage sérieux et concentré au risque de se faire surprendre, sans trop de conséquence au demeurant avec l’ensemble des aides électroniques de correction de trajectoire, et des réglages de châssis privilégiant un sous-virage progressif au risque d’enlever de l’agilité à l’auto. La Polo, forte des 200 chevaux de son moteur à double injection (directe/indirecte) respire fort et permet un rythme élevé, tant qu’il reste coulé, l’agilité et la spontanéité n’étant pas son fort. Contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord, ce moteur n’est pas une version dégonflée de celui de la Golf GTI. Plutôt dérivé de celui de l’AUDI A4 Ultra, il dispose d’un taux de compression élevé et d’un turbo à faible inertie afin de privilégier le temps de réaction. Revers de la médaille, il manque de caractère haut dans les tours, et la boîte DSG6 se montre étonnamment incertaine, ce qui peut gêner à la réaccélération en sortie de virage. La Golf propose cinquante chevaux de plus avec son moteur bien connu EA888, mais est aussi plus lourde et plus pataude, un élément à bien prendre en compte pour la vitesse d’entrée dans les chicanes…

Il est assez intéressant de constater que le modèle le plus proche aujourd’hui de l’initiatrice Golf I 1600 GTI de 1976 est bien la petite up! : légèrement plus puissante (115 chevaux pour 110 chevaux), des mensurations similaires (3,6 mètres pour 3,7 mètres) et des performances voisines (9,1 s pour le 0 à 100 km/h contre 8,8 s pour la petite nouvelle). Et ce malgré un poids en défaveur de la up! de près de 200 kg bien qu’elle reste de justesse en-dessous de la tonne fatidique, elle gagne donc le prix du fun.

Lâcher de la grosse bête

Nous avons eu la chance, pendant cette journée d’essais, de pouvoir échanger autour de la Golf TCR avec son sympathique pilote Benjamin Leuchter. Celui-ci, pilote officiel VW depuis novembre 2017 en formule TCR International Series pour l’écurie West Coast, nous a ainsi détaillé la recette de conception de son bolide, qui partage jusqu’à 60 % de ses pièce avec la voiture d’origine, une prouesse pour une véritable voiture de course. Le bloc moteur est ainsi repris du 2 litres 4 cylindres équipant la GTI de série. Une cartographie spécifique, une entrée d’air généreusement dimensionnée pour le laisser respirer, ainsi qu’une modification des intercoolers lui permet de donner cependant 350 chevaux avec en plus une jolie sonorité. La caisse est elle aussi d’origine mais a été dépouillée de presque tout et s’est vue maquillée d’imposants artifices aérodynamiques, comme la jupe avant ou l’aileron arrière, permettant à l’auto de trouver plus d’appui en virage. Petite mention spéciale pour le système de levage intégré afin de changer les roues : trois vérins pneumatiques sont embarqués dans l’auto. Il suffit de brancher une bouteille d’air haute pression à la trappe d’essence et la voiture se lève toute seule ! Là, elle ne change pas encore ses roues d’elle-même… Ainsi armée et avec un pilote professionnel au volant les deux tours que nous avons pu faire à bord de la bête resteront comme un agréable mais brutal tour de manège, bien plus affuté que nos modestes performances au volant des modèles de série. Si le cœur vous en dit, et votre portefeuille vous le permet, ce modèle est commercialisé par VW autour de 95.000 € pour aller jouer avec Benjamin.

Bien dans lair du temps, VW na pas proposé sur cette journée la version Diesel GTD de la Golf. Le modèle hybride GTE poursuit lui sa propre carrière séparée et na pas de réelle vocation sportive. Le constructeur de Wolfsburg est donc bien revenu à lessence du succès des voitures de sport GTI et a structuré une véritable gamme à défaut dune marque séparée comme certains de ses concurrents. Si la up! nous a séduits par son côté ludique, la Polo et la Golf ne semblent pas en mesure de bousculer la hiérarchie actuelle des compactes sportives, de par leur positionnement principalement routier et au regard de tarifs relativement élevés. Seul regret du jour : ne pas avoir eu la Golf R entre les mains pour parachever le tableau !

Frederic JOUSSET

2018-07-18