FIAT 500X MY19

ESPACE Compacte
  • Efficacité du Firefly
  • Prix
  • Look (esprit 500)
  • Lecture des panneaux perfectible
  • Coffre assez petit
  • Consommation à surveiller

Prix : de 18 990 € à 34 090 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres - 12 soupapes - Turbo essence injection directe - Traction – BVM6
Cylindrée 999 cm³
Puissance maxi 120 ch à 5750 tr/min
Couple maxi 19.37 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.27 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.60 m

Poids

Total 1320 kg

Capacités

Coffre de 350 à 1000 dm³
Réservoir 48 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 188 km/h
0 à 100 km/h 10.90 s

Environnement

Emission CO2 133 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.10
Urbaine 7.00
Mixte 5.80
Essai 7.00

LA FRITE

Onze ans après son lancement, la Nuova 500 cartonne toujours autant, encouragée par les nombreuses séries plus séduisantes les unes que les autres. La stratégie est claire, rendre la 500 irrésistible. Parmi les autres rejetons de la famille, la 500X a toujours autant de pêche dans le segment des crossovers surfant sur la vague SUV. Un an après son grand frère 500L, trois ans après son lancement, la 500X se renouvelle pour poursuivre les bons chiffres de ventes (plus de 50.000 ventes en France depuis le début de sa commercialisation).

Moule

La 500X est unanimement reconnue par son élégance ; il a séduit tout de suite. Sa ligne homogène n’a pas été modifiée dans ce renouvellement, c’est même une épreuve à la "Sherlock Holmes" pour identifier les différences dans la face de la voiture. Un indice : les optiques ont changé, adoptant un éclairage full LED (option) et de nouveaux feux diurnes à LED eux-aussi (en série). Un autre indice : le bouclier est nouveau et la moustache a été effilée. Le changement à l’arrière est un peu plus flagrant. Grâce aux nouveaux feux directement inspirés de ceux de la 500 ou du 124 Spider : la forme en couronne tel un "donut" rectangulaire, entourant un rappel de la teinte de la carrosserie. Ils sont passés en LED, bien compatibles de leur nouvelle forme fine. Quelques nouvelles couleurs sont proposées dont le très beau vert Techno de ma voiture d’essai. Bref, le moule réussi de la 500X n’a pas été cassé, juste retouché pour rester dans l’esprit de la 500 renouvelée récemment.

La famille 500X garde deux types d’habillage extérieur selon que l’on préfère donner un côté baroudeur à sa voiture et que l’on escalade l’échelle des finitions. La robe plus sage et plus chromée concerne la gamme Urban alors que le baroudeur, bien nommé Cross, se reconnait principalement grâce à ses boucliers plus agressifs.

Vous connaissez la méthode, quand l’extérieur change peu, c’est à l’intérieur qu’il faut regarder. Par intérieur, j’entends habitacle et même sous le capot. Commençons par l’habitacle, le rendu est amélioré avec en guise de premier flash : la couleur de la carrosserie rappelée sur la planche de bord… comme la 500 bien sûr. Comment ne pas l’avoir appliqué plus tôt ? D’une manière générale, les matériaux utilisés n’ont rien à envier à la concurrence. Le bloc de compteurs a été élargi, toujours sous forme d’un triptyque avec un plus grand écran central qui abrite l’ordinateur déjà aperçu dans la Tipo. Le volant gagne un peu de chrome et s’apprécie avec ses commandes multifonctions (à partir du niveau deux) dont les utiles boutons de radio placés en arrière de la jante. Je trouve cette fonction maligne et ergonomique. Une autre astuce, la possibilité par un simple bouton placé à côté de l’écran, de couper le son du GPS. Parmi les autres astuces, le passager avant a la possibilité de verrouiller l’ouverture des portes. Une petite boîte à gants supplémentaire cachée derrière le panneau de couleur complète le grand bac fermé placé en partie inférieure de la planche de bord. La sellerie est estampillée 500 et inaugure des sièges bicolores matelassés (niveau trois). Le cuir est réservé au haut de gamme (niveau quatre) en série.

Comme un gant

L’autre nouveauté est en effet cachée sous le capot. La norme Euro 6/D TEMP y est aussi pour quelque chose, et de façon évidente maintenant, c’est du côté des moteurs essence qu’il faut regarder. La 500X inaugure une nouvelle famille de moteurs baptisée "Firefly" en hommage au vaillant Fire qui fait encore référence dans la 500. Ces nouveaux Fire sont bien entendu "down sizés", alimentés par injection directe d’essence et supportés par un turbo. FIAT les a conçus modulaires avec un premier moteur trois cylindres d’un litre de cylindrée (999 cm3 pour être précis). Le mini moteur donne 120 chevaux. C’est toujours impressionnant de "tirer" autant de puissance d’un aussi petit moulin. Mais FIAT nous rassure en nous justifiant plus de 75.000 heures d’essais virtuels, 60.000 heures d’essais réels et cinq millions de kilomètres un peu partout dans le monde. C’est ce moteur qui équipe notre modèle d’essai, et devrait non seulement faire la part principale des ventes, mais aussi mettre à mal le bi-cylindres de 105 chevaux.

Je parlais de modularité : en schématisant de façon simpliste, FIAT a jouté un cylindre pour augmenter la puissance à 150 chevaux (1,3 litre) qui devrait compléter les ventes d’autant qu’il est associé, au lancement, à la boîte à double embrayage. Ces deux moteurs partagent une caractéristique bienvenue : le couple est élevé, et surtout atteint à bas régime. Notre "1 litre" sied comme un gant à la voiture : à la fois réactif et élastique (merci à la boîte six qui autorise ce fonctionnement). Les trois cylindres ne se cachent plus ou plutôt savent se faire discrets en bruit et en vibrations. Le confort n’en est pas une seconde altéré. En général, le bât blesse plutôt du côté des consommations. Clairement, le moteur essence n’a pas la sobriété d’un Diesel et les 5,8 l/100 km annoncés en cycle mixte sont dépassés : l’ordinateur affichait plutôt 7 l/100 km en sachant que notre essai a été fait à deux avec le "bagage léger".

Pour les rouleurs, les Diesel MultiJet II sont au catalogue. Ils satisfont eux aussi la nouvelle norme aidés par l’indispensable filtre à particules et de l’additif "anti NOx". Trois puissances sont proposées : 95, 120 et 150 chevaux, cette dernière étant associée à la transmission intégrale.

Gaufre

La 500X embarque quelques nouvelles technologies, c’est son côté "retour vers le futur"… La petite fierté de FIAT est de proposer en série un nouveau système capable de lire les panneaux de signalisation et de signaler au conducteur qu’il doit adapter sa vitesse. Le principe est assez simple finalement, encore fallait-il y penser (peu de constructeurs disposent d’une telle offre), combiner le limiteur de vitesse à la lecture des panneaux. Le système s’active depuis une touche au volant. Le limiteur de vitesse activé lui aussi à une vitesse maxi à ne pas dépasser quand bien même vous écrasez l’accélérateur, vous alerte quand la caméra a détecté une autre limitation. Le conducteur adapte aussitôt d’un coup de touche, le limiteur. Ce système peut s’avérer pratique en agglomération et alentours, quand les limitations changent sans cesse entre 50 et 80 en passant par 70. Dommage que FIAT n’ait pas rendu son système de lecture un peu plus intelligent : il n’est pas capable de détecter une entrée (et une sortie) de ville ou de déduire la vitesse quand elle lit un panneau de fin de limitation. Le système n’est plus très utile sur autoroute où le régulateur reste le meilleur ami de vos points de permis ; et il est en série lui aussi.

Dans le même esprit, FIAT dote sa 500X du système d’alerte de franchissement de ligne. Au registre des options, le régulateur de vitesse adaptatif et le détecteur d’angle mort (y compris en marche arrière) font leur entrée dans le nouveau crossover. On trouve enfin le freinage automatique d’urgence, l’allumage automatique des feux avec gestion intelligente du passage feux de croisement / feux de route. Le divertissement n’est pas en reste. A partir du niveau deux, la 500X accueille les fonctions Apple CarPlay et Android AutoTM. En montant d’un cran, la planche de bord récupère l’écran tactile de sept pouces associé au système UconnectTM LIVE et permet notamment de profiter de la navigation connectée avec TomTom LIVE.

Si je fais abstraction des versions Business et de la série spéciale de lancement "Opening Edition", la gamme compte quatre niveaux qui grimpent de la sage "Urban" au baroudeur "Club". Le prix d’entrée est affiché à 18.990 € avec le nouveau Firefly, seule motorisation possible avec ce niveau. Les finitions supérieures (+ 2.000 € par niveau) sont mieux dotées, avec jantes en alliage ou détecteurs de luminosité et de pluie. Le haut de gamme "Club" (+ 4.000 €) soit 26.990 € avec notre Firefly est intégralement choyé, telle une gaufre ultra garnie, avec les packs sécurité, une sellerie recouverte de cuir et un toit ouvrant. Comptez 3.000 € de plus pour passer au Firefly 150 (en gros 1.500 € pour les chevaux et autant pour la boîte auto).

La FIAT 500X remporte un beau succès, bénéficiant d’une ligne réussie qui ne trahit pas l’esprit de la 500. A son tour, elle bénéficie d’un renouvellement discret pour la robe, mais plus technique pour les entrailles. Le nouveau moteur essence de 120 chevaux vaillant et pas trop gourmand, les dernières technologies du moment en matière de sécurité devraient lui permettre de maintenir sa bonne place dans le segment. Bref, la 500X a toutes les raisons d’avoir la frite…

Ph. NIOLLET

2018-09-22