SUZUKI Liana 1.6 4x4

ESPACE 4 x 4
  • Transmission Intégrale
  • Dessin de la planche de bord
  • Finition perfectible
  • Consommation/Performance
  • Habitabilité & Modularité

Prix : 15 200 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type Essence, 4 cylindres, 16 soupapes
Cylindrée 1586 cm³
Puissance maxi 103 ch à 5500 tr/min
Couple maxi 14.40 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.23 m
Largeur 1.69 m
Hauteur 1.54 m

Poids

Total 1230 kg

Capacités

Coffre de 296 à 1062 dm³
Réservoir 50 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 160 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.30
Urbaine 9.30
Mixte 7.40
Essai 9.50

Cocktail inclassable

Pour certain le SUZUKI Liana est un monospace compacte, pour d'autres un petit break ou encore, pour les connaisseurs, un SUV en version 4x4, enfin, pour la majorité, le SUZUKI Liana n'évoque pas grand chose. Sortie mi 2001, ce véhicule, à la diffusion ultra confidentielle dans l'hexagone, vise une clientèle familiale plus intéressée par le rapport prix/habitabilité que par les performances ou à la richesse d'équipements.

Extérieur soigné mais style incertain

Esthétiquement le Liana semble chercher son style. Le dessin du capot n'a pas le plongeant d'un monospace et pourtant la présence des petites vitres de pied de pare-brise traduit une baie avant inclinée et un poste de conduite reculé. Latéralement les ailes avant et surtout arrière présentent des renflements à la façon sportive ou 4x4 tandis que le hayon arrière est plus typé break. Personnellement, c'est sous cet angle que je l'apprécie le plus. Le traitement extérieur est d'un bon niveau de présentation avec, quelle que soit la motorisation (il n'existe qu'un seul niveau de finition), les pare-chocs, les rétroviseurs et les poignées de porte ton carrosserie. Dès la motorisation 1,6 l les jantes en alliage de 15 pouces sont de mise. Un bémol est à souligner : l'absence de protections latérales (disponibles en accessoire) malgré un dessin bombé et particulièrement vulnérable des portes. Des barres de toit intégrées au pavillon, d'ailleurs mouluré, auraient certainement apporté une touche plus actuelle à une esthétique somme toute un peu fade. Le Liana, comprenez "Life In A New Age", n'offre en fait que peu de nouveauté. Le dessin de la planche de bord est réussi avec son harmonie de noir et de beige bien que les insertions gris aluminium sur le volant et les commandes de chauffage soient un peu anachroniques. Coté pratique, on regrette l'absence de vide-poches à peine compensée par deux porte-gobelets, une boite à gants de taille modeste et deux petits bacs dans les portes avant tandis que celles arrière en sont dépourvues. Elégante, la sellerie velours, au motif de ramage, couvre également les contre-portes. Globalement si l'on ne détaille pas la finition et les ajustements, l'habitacle du Liana est accueillant. La position de conduite assez verticale permet une bonne vision de la route et de l'instrumentation entièrement digitale. La vision arrière est bonne et complétée par des rétroviseurs extérieurs de taille généreuse ; un point fort à souligner. Les passagers arrière sont moins bien lotis, surtout celui du milieu qui se voit privé de ceinture trois points, d'appui-tête et qui ressentira dans le bas du dos une protubérance dure, liée au mécanisme de basculement de la banquette arrière. Celle ci est d'ailleurs coulissante et permet un léger réglage de l'inclinaison des dossiers. Par la même occasion, le volume du coffre évolue également. Avec 296 dm3, il ne constitue pas un point remarquable sauf si l'on rabat les sièges arrière, ce qui offre alors un plancher bien plat et plus d'un mètre cube de chargement. Les constructeurs du "soleil levant" nous ont souvent montré la voie en matière d'équipements de confort mais pour le Liana, la dotation de série est un peu chiche. Certes on retrouve quatre lève-vitres électriques et une condamnation centralisée, mais point de télécommande, d'autoradio, ni de climatisation à moins de faire appel aux options ou au catalogue d'équipements. L'aspect sécurité passive est traité de façon standard avec deux coussins gonflables avant et deux latéraux. Arborant fièrement ses logos chromés "4x4" ce SUZUKI est à classer dans les berlines intégrales plutôt que parmi les baroudeurs. La transmission aux quatre roues est permanente grâce à un visco-coupleur central et c'est tout. Une fois à bord, plus rien ne laisse présager que le Liana vous tire aussi bien qu'il vous pousse. En évoluant sur routes sèches on en vient même à se demander l'intérêt d'une telle configuration sachant bien que ses aptitudes en tout terrain ne permettent guère de s'éloigner des sentiers battus. Il faut alors attendre la pluie pour se justifier d'avoir investi un peu plus. Dans ces conditions, le comportement en virage est réellement sécurisant et l'adhérence bien équilibrée. Cela dit, la mécanique n'engage pas à adopter une conduite dynamique. Les 103 chevaux de ce 1,6 l et son couple assez haut placé nécessite de le cravacher pour accélérer le rythme. Le bruit de la transmission se fait alors plus présent et la consommation n'est plus en rapport avec l'objectif d'une familiale compacte. C'est donc en adoptant une conduite souple et modérée que l'on appréciera le mieux ce véhicule atypique.

La vie à bord

Le Liana, comprenez "Life In A New Age", n'offre en fait que peu de nouveauté. Le dessin de la planche de bord est réussi avec son harmonie de noir et de beige bien que les insertions gris aluminium sur le volant et les commandes de chauffage soient un peu anachroniques. Coté pratique, on regrette l'absence de vide-poches à peine compensée par deux porte-gobelets, une boite à gants de taille modeste et deux petits bacs dans les portes avant tandis que celles arrière en sont dépourvues. Elégante, la sellerie velours, au motif de ramage, couvre également les contre-portes. Globalement si l'on ne détaille pas la finition et les ajustements, l'habitacle du Liana est accueillant. La position de conduite assez verticale permet une bonne vision de la route et de l'instrumentation entièrement digitale. La vision arrière est bonne et complétée par des rétroviseurs extérieurs de taille généreuse ; un point fort à souligner. Les passagers arrière sont moins bien lotis, surtout celui du milieu qui se voit privé de ceinture trois points, d'appui-tête et qui ressentira dans le bas du dos une protubérance dure, liée au mécanisme de basculement de la banquette arrière. Celle ci est d'ailleurs coulissante et permet un léger réglage de l'inclinaison des dossiers. Par la même occasion, le volume du coffre évolue également. Avec 296 dm3, il ne constitue pas un point remarquable sauf si l'on rabat les sièges arrière, ce qui offre alors un plancher bien plat et plus d'un mètre cube de chargement.

Les constructeurs du "soleil levant" nous ont souvent montré la voie en matière d'équipements de confort mais pour le Liana, la dotation de série est un peu chiche. Certes on retrouve quatre lève-vitres électriques et une condamnation centralisée, mais point de télécommande, d'autoradio, ni de climatisation à moins de faire appel aux options ou au catalogue d'équipements. L'aspect sécurité passive est traité de façon standard avec deux coussins gonflables avant et deux latéraux.

Une botte secrète bien cachée

Arborant fièrement ses logos chromés "4x4" ce SUZUKI est à classer dans les berlines intégrales plutôt que parmi les baroudeurs. La transmission aux quatre roues est permanente grâce à un visco-coupleur central et c'est tout. Une fois à bord, plus rien ne laisse présager que le Liana vous tire aussi bien qu'il vous pousse. En évoluant sur routes sèches on en vient même à se demander l'intérêt d'une telle configuration sachant bien que ses aptitudes en tout terrain ne permettent guère de s'éloigner des sentiers battus. Il faut alors attendre la pluie pour se justifier d'avoir investi un peu plus. Dans ces conditions, le comportement en virage est réellement sécurisant et l'adhérence bien équilibrée. Cela dit, la mécanique n'engage pas à adopter une conduite dynamique. Les 103 chevaux de ce 1,6 l et son couple assez haut placé nécessite de le cravacher pour accélérer le rythme. Le bruit de la transmission se fait alors plus présent et la consommation n'est plus en rapport avec l'objectif d'une familiale compacte. C'est donc en adoptant une conduite souple et modérée que l'on appréciera le mieux ce véhicule atypique.

Inclassable ou presque, ce SUZUKI ne cherche pas à entrer dans l'arène des monospaces bien trop concurrentielle pour lui. Il se veut simplement un compromis assez exotique. Dans cette version 4x4 il en rajoute encore. Maintenant, avec un tarif affiché à 15.200 € auquel il faut ajouter l'incontournable climatisation (1.060 €) la carrière du Liana restera sans doute en demi-teinte. Certes son prix est en dessous des ténors du marché (RENAULT Scenic, CITROËN Picasso, OPEL Zafira,...) mais équivalent à un RENAULT Kangoo 4x4.

Stéphane GROSROYAT

2003-04-01