VOLKSWAGEN Passat 2.5 V6 TDI 180 ch Carat 4Motion

ESPACE ROUTIERE
  • Performances élevées
  • Motorisation très disponible
  • Equipement de série très complet
  • Comportement routier
  • Niveau sonore au ralenti
  • Moteur assez brutal
  • Boîte de vitesses délicate à manœuvrer et mal étagée
  • Fermeté de la suspension

Prix : 36 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V 24 S, turbo Diesel
Cylindrée 2496 cm³
Puissance maxi 180 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 370.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.70 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1625 kg

Capacités

Coffre de 0 à 400 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 226 km/h
0 à 100 km/h 8.70 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.90
Urbaine 10.60
Mixte 7.60
Essai 8.90

Grosse cavalerie gazole

VOLKSWAGEN a choisi de placer sous le capot de la Passat des motorisations musclées telle que la version essence avec le huit cylindres en W de 275 chevaux et, depuis avril dernier, la version Diesel V6 de 180 chevaux. Cette VW fait donc une incursion dans le haut de gamme puisqu’elle est dotée du puissant V6 Diesel, déjà placé depuis deux ans dans les entrailles de ses cousines AUDI A4 et A6, et de la finition la plus achevée.

Dernier maillon avant les Phaeton et Touareg

Cette Passat n’est disponible qu’en finition Carat et son habituel équipement de série particulièrement complet. En outre cette puissante version est dotée d’office de la transmission intégrale 4Motion (semblable à la transmission Quattro d’AUDI) et d’un châssis sport, qui la différencie des versions plus modestement dotées en motorisation et finition. Le mariage de la Passat avec le V6 TDI démontre la volonté de la marque VOLKSWAGEN de s’implanter dans le domaine des berlines et des breaks de luxe. Ses ambitions sont évidemment de ne pas laisser le champ trop libre aux MERCEDES Classe E et BMW 330 D. La Passat V6 TDI est donc associée à la transmission 4motion, laquelle est dotée d’un autobloquant Torsen qui assure la fonction différentielle entre l’avant et l’arrière. Deux boîtes de vitesses différentes sont disponibles : l’une mécanique à six rapports, l’autre Tiptronic à cinq rapports. La Tiptronic, offre le double avantage de pouvoir être commandée manuellement de façon séquentielle par simple impulsion sur le levier, et d’être pilotée électroniquement par un système appelé DSP qui analyse le style de conduite et adapte les lois de passage des rapports en conséquence. C’est, bien sûr, le modèle le plus performant de la gamme Passat à motorisation Diesel. Elle est aussi l’égale de la version W 8 quant à son couple et pas très éloignée des accélérations de la huit cylindres essence… ce qui en dit long sur les possibilités de l’auto animée par ses 180 chevaux. Cette brillante motorisation donne tout ce qu’elle peut donner sur autoroute, mais pas autant qu’on le voudrait. En effet en raison des limitations de vitesse, l’exploration aux allures maximales n’a pas été possible. Le moteur est assez bruyant, surtout au ralenti, il manque aussi d’un peu de douceur et se montre plutôt rugueux. La boîte à six rapports n’est pas d’un maniement très précis et requiert une certaine énergie. L’intérêt d’un sixième rapport n’a pas paru très évident ; on gagne quelques tours en passant la sixième à allure rapide, mais on y perd en agrément de conduite. Le gain en consommation est-il notable en utilisant ce sixième rapport ? La transmission intégrale 4Motion a pour effet d’alourdir sensiblement la Passat, mais aussi d’améliorer son comportement en terrain difficile. Cette version est un peu pénalisée en zone urbaine, compte tenu de son gabarit, de sa consommation relativement gloutonne, de sa motorisation plutôt brutale et d’une boîte manuelle au maniement délicat. La Passat confère à ses passagers une très bonne habitabilité qu’apprécieront en particulier ceux placés à l’arrière. Bien équipée en finition Carat, cette berline VW procure de bonnes et confortables conditions de voyage.

La Passat V6 TDI est donc associée à la transmission 4motion, laquelle est dotée d’un autobloquant Torsen qui assure la fonction différentielle entre l’avant et l’arrière. Deux boîtes de vitesses différentes sont disponibles : l’une mécanique à six rapports, l’autre Tiptronic à cinq rapports. La Tiptronic, offre le double avantage de pouvoir être commandée manuellement de façon séquentielle par simple impulsion sur le levier, et d’être pilotée électroniquement par un système appelé DSP qui analyse le style de conduite et adapte les lois de passage des rapports en conséquence.

Performances élevées

C’est, bien sûr, le modèle le plus performant de la gamme Passat à motorisation Diesel. Elle est aussi l’égale de la version W 8 quant à son couple et pas très éloignée des accélérations de la huit cylindres essence… ce qui en dit long sur les possibilités de l’auto animée par ses 180 chevaux. Cette brillante motorisation donne tout ce qu’elle peut donner sur autoroute, mais pas autant qu’on le voudrait. En effet en raison des limitations de vitesse, l’exploration aux allures maximales n’a pas été possible. Le moteur est assez bruyant, surtout au ralenti, il manque aussi d’un peu de douceur et se montre plutôt rugueux. La boîte à six rapports n’est pas d’un maniement très précis et requiert une certaine énergie. L’intérêt d’un sixième rapport n’a pas paru très évident ; on gagne quelques tours en passant la sixième à allure rapide, mais on y perd en agrément de conduite. Le gain en consommation est-il notable en utilisant ce sixième rapport ? La transmission intégrale 4Motion a pour effet d’alourdir sensiblement la Passat, mais aussi d’améliorer son comportement en terrain difficile.

Cette version est un peu pénalisée en zone urbaine, compte tenu de son gabarit, de sa consommation relativement gloutonne, de sa motorisation plutôt brutale et d’une boîte manuelle au maniement délicat.

Un bon volume habitable

La Passat confère à ses passagers une très bonne habitabilité qu’apprécieront en particulier ceux placés à l’arrière. Bien équipée en finition Carat, cette berline VW procure de bonnes et confortables conditions de voyage.

A l’issue de cet essai au cours duquel l’agrément du six cylindres ne s’est pas révélé à la hauteur de nos attentes, une question se pose : convient-il de choisir cette version performante et onéreuse, alors que d’autres motorisations V6 TDI de 150 et depuis peu 163 chevaux, proposées à des tarifs plus abordables, ne sont-elles pas aussi valables ?

Jean-Pierre LAURAIN

2003-10-01