FIAT Panda 1.1 Active

ESPACE CITADINE
  • Prix
  • Ligne 5P sympa
  • Habitabilité et coffre
  • Rangements limités à l’arrière
  • Suspensions fermes
  • Manque de progressivité du 1.1i

Prix : 8 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes - Injection essence
Cylindrée 1108 cm³
Puissance maxi 54 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 88.00 mkg à 2750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.53 m
Largeur 1.57 m
Hauteur 1.54 m

Poids

Total 840 kg

Capacités

Coffre de 205 à 775 dm³
Réservoir 35 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 150 km/h
0 à 100 km/h 15.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.80
Urbaine 7.20
Mixte 5.70
Essai 5.80

Bonne année 2004 !

Quand FIAT fait du FIAT, ça paye. Le style est sympathique, l’habitabilité est excellente dans un volume minimaliste, inutile donc de plagier les Allemandes. L’arrivée dans les concessions de la nouvelle Panda redonne des espérances au constructeur italien qui voit ses ventes reprendre des couleurs. Et comme un bonheur n’est pas venu seul, le titre de voiture de l’année 2004 lui a été donné par 58 journalistes européens. Quand bien même FIAT (constructeur et groupe) a remporté le plus souvent ce titre, on imagine que celui-ci est plus symbolique que les précédents tant la santé de cette marque plus que centenaire est encore chancelante. Cela ne signifie pas que le titre est usurpé mais seulement que la profession aime aussi le retour du constructeur turinois vers ses valeurs fortes. On se plairait à voir bientôt une "nuova 500", calquée sur le style de la (vraie) 500 des années 60.

Bonnes étrennes

La Panda II attaque le marché avec une carrosserie cinq portes, concentrée dans 3,54 m, soit seulement treize centimètres de plus que la vénérable Panda I, exclusivement réduite à trois portes. Plutôt que de prendre la finition d’entrée "Team" (au prix canon de 7.700 €), le deuxième niveau "Active" propose, pour 800 € supplémentaires, une dotation d’équipements de série un peu moins dépouillée. Il n’y a toujours pas d’ABS (sauf en option) ou de réglage en hauteur des ceintures de sécurité (seul le volant est réglable), mais le passager gagne un airbag déconnectable, le "Dual Drive" (direction assistée avec démultiplication pour les manœuvres), les vitres avant électriques (à impulsion côté conducteur) et la fermeture centralisée (sans télécommande). La climatisation est accessible dans le catalogue des options. La cible est claire, c’est d’abord le prix qui doit séduire. Mais le côté séduction passe aussi par le style de cette nouvelle voiture à malices. Cette version profite des boucliers peints dans la teinte de la carrosserie, qui, dans sa livrée "vanille", aide les passants à se retourner sur son passage. Le style est avenant avec une once de fantaisie dans la découpe des vitres de porte en arc de cercle finissant sur une troisième vitre quasi carrée et un hayon assez vertical. Aller faire un tour (ou des courses) dans Paris (ou une autre ville) n’est plus une corvée car la voiture se faufile partout (la largeur est faible) et trouve place… dans toutes les places (le Dual Drive y aide bien). L’avantage de la Panda est de pouvoir accueillir quatre personnes, même grandes. Le coffre peut accueillir 206 litres de marchandises et profiter d’une augmentation du volume grâce au rabat du dossier (non fractionnable) de la banquette arrière. La modularité s’arrête là. L’assise est fixe, le plancher n’est donc pas plat en configuration volume maximum et l’option banquette coulissante est réservée aux niveaux supérieurs. Si l’habitacle est vaste pour les personnes, les rangements sont plus limités et quasiment réduits à la boîte à gants (très profonde) et aux bacs de rangement sur le sommet de la console, de la planche et sur les portes avant. Les passagers arrière ne se contenteront que du micro réceptacle central destiné au cendrier baladeur. Le premier réflexe, quand on s’installe au volant de la Panda, est de chercher à baisser la hauteur de l’assise. Peine perdue, tout est fixe. Il faut donc s’habituer à rouler en hauteur et comme la Panda est naturellement haute (1,54 m), la garde au toit reste très acceptable. On se prend à toiser les autres voitures plus basses, à commencer par la Panda I, tel le conducteur d’un monospace ou d’un 4x4. La position de conduite ne souffre pas de cette configuration grâce notamment à la position ergonomique du levier de vitesses en sommet de console centrale. A moins d’opter pour la boîte automatique robotisée "Dualogic" (il faudra passer au 1.2), je reloue cette architecture reposante pour une voiture de ville qui évite de démettre une épaule à chaque changement de rapport. Un autre bon point bienvenu, la présence d’un repose pied gauche, souvent absent dans les petites voitures à cause du passage de roue. La rusticité de la Panda I (certes moins chère) a disparu dans la nouvelle. Plus de tôles et (quasiment plus) de vis apparentes, les garnitures cachent tout. C’est d’accord, le matériau le plus utilisé est le plastique, mais un plastique de meilleure qualité qui recouvre l’imposante console ou les contre-portes. L’utilisation d’une planche de bord bicolore égaye l’habitacle déjà relevé par les tissus bleus des sièges façon goutte d’eau. En attendant le 1.3 16V Multijet prévu pour le début 2004, la version essayée est équipée du premier moteur proposé et ultra connu puisqu’il s’agit du 1.1i 8V "Fire" déjà éprouvé sous d’autres capots de la marque. Même à vide, la progressivité des 54 chevaux laisse un peu à désirer par comparaison à d’autres modèles équipés du même moteur. Cela dit, l’usage essentiellement citadin lui ira bien pour une consommation raisonnable. Sans atteindre l’inconfort des premières Panda 45, les suspensions de la nouvelle gardent une fermeté certaine, désagréable sur mauvais revêtements.

Mais le côté séduction passe aussi par le style de cette nouvelle voiture à malices. Cette version profite des boucliers peints dans la teinte de la carrosserie, qui, dans sa livrée "vanille", aide les passants à se retourner sur son passage. Le style est avenant avec une once de fantaisie dans la découpe des vitres de porte en arc de cercle finissant sur une troisième vitre quasi carrée et un hayon assez vertical. Aller faire un tour (ou des courses) dans Paris (ou une autre ville) n’est plus une corvée car la voiture se faufile partout (la largeur est faible) et trouve place… dans toutes les places (le Dual Drive y aide bien).

Bonne santé

L’avantage de la Panda est de pouvoir accueillir quatre personnes, même grandes. Le coffre peut accueillir 206 litres de marchandises et profiter d’une augmentation du volume grâce au rabat du dossier (non fractionnable) de la banquette arrière. La modularité s’arrête là. L’assise est fixe, le plancher n’est donc pas plat en configuration volume maximum et l’option banquette coulissante est réservée aux niveaux supérieurs. Si l’habitacle est vaste pour les personnes, les rangements sont plus limités et quasiment réduits à la boîte à gants (très profonde) et aux bacs de rangement sur le sommet de la console, de la planche et sur les portes avant. Les passagers arrière ne se contenteront que du micro réceptacle central destiné au cendrier baladeur.

Le premier réflexe, quand on s’installe au volant de la Panda, est de chercher à baisser la hauteur de l’assise. Peine perdue, tout est fixe. Il faut donc s’habituer à rouler en hauteur et comme la Panda est naturellement haute (1,54 m), la garde au toit reste très acceptable. On se prend à toiser les autres voitures plus basses, à commencer par la Panda I, tel le conducteur d’un monospace ou d’un 4x4. La position de conduite ne souffre pas de cette configuration grâce notamment à la position ergonomique du levier de vitesses en sommet de console centrale. A moins d’opter pour la boîte automatique robotisée "Dualogic" (il faudra passer au 1.2), je reloue cette architecture reposante pour une voiture de ville qui évite de démettre une épaule à chaque changement de rapport. Un autre bon point bienvenu, la présence d’un repose pied gauche, souvent absent dans les petites voitures à cause du passage de roue.

Bonne à tout faire

La rusticité de la Panda I (certes moins chère) a disparu dans la nouvelle. Plus de tôles et (quasiment plus) de vis apparentes, les garnitures cachent tout. C’est d’accord, le matériau le plus utilisé est le plastique, mais un plastique de meilleure qualité qui recouvre l’imposante console ou les contre-portes. L’utilisation d’une planche de bord bicolore égaye l’habitacle déjà relevé par les tissus bleus des sièges façon goutte d’eau.

En attendant le 1.3 16V Multijet prévu pour le début 2004, la version essayée est équipée du premier moteur proposé et ultra connu puisqu’il s’agit du 1.1i 8V "Fire" déjà éprouvé sous d’autres capots de la marque. Même à vide, la progressivité des 54 chevaux laisse un peu à désirer par comparaison à d’autres modèles équipés du même moteur. Cela dit, l’usage essentiellement citadin lui ira bien pour une consommation raisonnable. Sans atteindre l’inconfort des premières Panda 45, les suspensions de la nouvelle gardent une fermeté certaine, désagréable sur mauvais revêtements.

Je persiste : la nouvelle FIAT Panda est plutôt belle, pimpante, courte, logeable, en un mot pratique. C’est sûrement pourquoi le titre de voiture de l’année 2004 l’a couronnée et a célébré le retour de FIAT à ses vraies valeurs. Le Fire 1.1i est servi avec les niveaux inférieurs où économie est le mot d’ordre, mais dans ces gammes de prix tirés vers le bas, on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre…

Philippe NIOLLET

2003-12-01