RENAULT Avantime 2.0 T Privilège

ESPACE COUPE
  • Quel style !
  • Vision panoramique
  • Fonctionnalité "grand air"
  • Agrément de conduite
  • Finition perfectible
  • Confort auditif (toit)
  • Seuil de coffre élevé

Prix : 36 550 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres injection et turbo essence
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 165 ch à 5000 tr/min
Couple maxi 245.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.64 m
Largeur 2.08 m
Hauteur 1.63 m

Poids

Total 1641 kg

Capacités

Coffre de 0 à 530 dm³
Réservoir 80 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 202 km/h
0 à 100 km/h 9.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.30
Urbaine 12.60
Mixte 9.20
Essai 0.00

Haute couture

Avant ou après ? Véritable Arlésienne du PAF (Paysage Automobile Français) pour cause de problèmes de finition et de production, il nous est finalement arrivé avec un gros V6 et un prix en conséquence. Effectivement il fallait bien cela pour expliquer une pub avec Jean-Paul Gaultier… Plus prosaïquement aujourd'hui ce top modèle de la production française se démocratise et adopte, enfin, des motorisations plus accessibles. C'est ainsi que le 2.2 dCi de la Laguna et le 2 litres turbo essence de la Vel Satis trouvent naturellement leur place sous son capot. Seront t'ils cependant suffisants pour donner de véritables prestations de coupé malgré le poids conséquent de la bête qui, lui, n'a pas bougé ? Nous avons essayé le 2.0 T pour nous en assurer.

Un trait magistral

Quel que soit l'angle sous lequel on regarde cette voiture, l'œil est accroché par le dessin inspiré et les formes, pour le moins non conventionnelles, directement reprises du concept-car dont il est issu. Certes, on l'a attendu un bon moment et son image a été déflorée depuis longtemps mais le résultat final est encore plus beau. Cet hybride d'un coupé de luxe qui aurait fauté avec un monospace ne laisse en fait personne indifférent. D'aucunes mauvaises langues diront cependant que le nouveau style Renault est certes tranché par rapport à la concurrence mais on en arrive à confondre la Vel Satis avec cet Avantime, sortis finalement avec quelques mois d'écart seulement. Première surprise lorsqu'on ouvre la porte : celle-ci pivote peu et s'écarte plutôt parallèlement de la voiture grâce à un système de charnières très complexe. Un délire d'ingénieurs ? Peut-être pas car les dimensions de la voiture ainsi que l'accès aux places arrière implique de longues portes et l'exiguïté des places de parking actuelles a sans doute guidé ce choix. Mais que deviendra ce beau mécanisme lorsque la voiture aura 5 ou 6 ans ? L'intérieur de cette finition "Privilège" fleure bon le cuir. L'harmonie intérieure est assez réussie avec une opposition deux tons dans l'habitacle, qui se poursuit sur la planche de bord. L'écran couleur du guidage par satellite trône sur le couvercle de la boîte à gants centrale. Les ceintures de sécurité sont intégrées aux sièges à l'avant, comme sur la Vel Satis. A signaler cependant le peu pratique tiroir central de tableau de bord qui interfère avec le levier de vitesses lorsqu'il est ouvert, ainsi que l'accoudoir avant qui, s'il s'avère coulissant et pratique, présente une fragilité un peu inquiétante. Au niveau de l'équipement, rien à redire à ce niveau de gamme : airbags frontaux et latéraux, ABS, contrôle de trajectoire, autoradio avec lecteur CD. Ce dernier demande une certaine habitude pour être utilisé car la télécommande fournie s'avère assez peu pratique pour le conducteur. La ligne extérieure, pour impressionnante qu'elle soit, n'est pas le seul atout de cette voiture. En effet, l'absence de montants centraux ainsi que le double toit en verre procure une grande luminosité dans l'habitacle, ainsi qu'un point de vue assez unique sur le paysage, les sièges étant plus en hauteur par rapport à la route que dans une berline ou un coupé sportif. Cet effet est encore plus saisissant aux places arrière car ces dernières sont encore relevées par rapport aux places avant. Cette débauche d'espace vitré oblige cependant à avoir une climatisation très efficace en plein soleil tant il y a de calories à dissiper. Quel dommage cependant que les designers n'aient pas mieux conçu les sièges avant ou aménagé une cuvette dans le plancher : leur dossier descend en effet jusqu'au sol et il est impossible de passer les pieds dessous. Les passagers arrière sont donc contraints à se tordre les pieds ou à obliger les occupants avant à avancer leurs sièges. Ne boudons cependant pas notre plaisir en faisant remarquer le coffre certes grand mais de formes tourmentées et au seuil haut perché, car voici maintenant l'instant de la révélation. Une simple pression sur un bouton magique, appelé "grand air", ouvre simultanément le grand toit ouvrant conducteur ainsi que les quatre vitres latérales. L'Avantime n'ayant pas de montant central latéral, on se retrouve donc pratiquement au volant d'un cabriolet ! Ce concept, en plus de la ligne unique, est la bonne idée de cette voiture, celle qui vous fera l'adorer malgré ses quelques défauts. Et tant pis si le toit ouvrant est si grand qu'il devient carrément bruyant à partir de 100 km/h… Le poids conséquent de Monsieur Avantime se sent dès le premier virage. La voiture prend beaucoup de roulis et les suspensions plutôt souples n'arrangent en rien le tableau. Les 165 chevaux du moteur sont bien vaillants, mais le comportement de ce moteur à turbo basse pression est plus proche de celui d'un Diesel que de celui d'un 16 soupapes brillant à l'approche de la zone rouge, même s'il ne rechigne pas au besoin à monter dans les tours. Celui-ci délivre en effet un couple conséquent dès les plus bas régimes et permet de conduire tranquillement sans changer de rapport, en profitant du silence de fonctionnement général et du moelleux des sièges. C'est heureux car le long levier de vitesses déroute un peu au début et n'incite pas à jouer avec. À l'usage, la boîte s'avère agréable et correctement étagée, la sixième n'étant là que pour faire baisser les consommations sur autoroute. En le brusquant un peu, l'Avantime devient pataud et peu précis, n'aimant pas être chahuté, même s'il impressionne par son agilité et sa précision en conduite normale. On le comprend aisément vu le poids de l'engin, largement au-delà de la tonne et demie. Le freinage n'appelle aucune critique si ce n'est un transfert de masse important et les multiples anges gardiens électroniques font qu'en toutes circonstances la voiture restera neutre et sûre. On est finalement loin du comportement d'un coupé Alfa ou 406… qu'importe, ils n'ont pas les mêmes valeurs !

Première surprise lorsqu'on ouvre la porte : celle-ci pivote peu et s'écarte plutôt parallèlement de la voiture grâce à un système de charnières très complexe. Un délire d'ingénieurs ? Peut-être pas car les dimensions de la voiture ainsi que l'accès aux places arrière implique de longues portes et l'exiguïté des places de parking actuelles a sans doute guidé ce choix. Mais que deviendra ce beau mécanisme lorsque la voiture aura 5 ou 6 ans ?

L'intérieur de cette finition "Privilège" fleure bon le cuir. L'harmonie intérieure est assez réussie avec une opposition deux tons dans l'habitacle, qui se poursuit sur la planche de bord. L'écran couleur du guidage par satellite trône sur le couvercle de la boîte à gants centrale. Les ceintures de sécurité sont intégrées aux sièges à l'avant, comme sur la Vel Satis. A signaler cependant le peu pratique tiroir central de tableau de bord qui interfère avec le levier de vitesses lorsqu'il est ouvert, ainsi que l'accoudoir avant qui, s'il s'avère coulissant et pratique, présente une fragilité un peu inquiétante.

Au niveau de l'équipement, rien à redire à ce niveau de gamme : airbags frontaux et latéraux, ABS, contrôle de trajectoire, autoradio avec lecteur CD. Ce dernier demande une certaine habitude pour être utilisé car la télécommande fournie s'avère assez peu pratique pour le conducteur.

Un concept unique

La ligne extérieure, pour impressionnante qu'elle soit, n'est pas le seul atout de cette voiture. En effet, l'absence de montants centraux ainsi que le double toit en verre procure une grande luminosité dans l'habitacle, ainsi qu'un point de vue assez unique sur le paysage, les sièges étant plus en hauteur par rapport à la route que dans une berline ou un coupé sportif. Cet effet est encore plus saisissant aux places arrière car ces dernières sont encore relevées par rapport aux places avant. Cette débauche d'espace vitré oblige cependant à avoir une climatisation très efficace en plein soleil tant il y a de calories à dissiper.

Quel dommage cependant que les designers n'aient pas mieux conçu les sièges avant ou aménagé une cuvette dans le plancher : leur dossier descend en effet jusqu'au sol et il est impossible de passer les pieds dessous. Les passagers arrière sont donc contraints à se tordre les pieds ou à obliger les occupants avant à avancer leurs sièges.

Ne boudons cependant pas notre plaisir en faisant remarquer le coffre certes grand mais de formes tourmentées et au seuil haut perché, car voici maintenant l'instant de la révélation. Une simple pression sur un bouton magique, appelé "grand air", ouvre simultanément le grand toit ouvrant conducteur ainsi que les quatre vitres latérales. L'Avantime n'ayant pas de montant central latéral, on se retrouve donc pratiquement au volant d'un cabriolet ! Ce concept, en plus de la ligne unique, est la bonne idée de cette voiture, celle qui vous fera l'adorer malgré ses quelques défauts. Et tant pis si le toit ouvrant est si grand qu'il devient carrément bruyant à partir de 100 km/h…

Confortable mais pataud

Le poids conséquent de Monsieur Avantime se sent dès le premier virage. La voiture prend beaucoup de roulis et les suspensions plutôt souples n'arrangent en rien le tableau. Les 165 chevaux du moteur sont bien vaillants, mais le comportement de ce moteur à turbo basse pression est plus proche de celui d'un Diesel que de celui d'un 16 soupapes brillant à l'approche de la zone rouge, même s'il ne rechigne pas au besoin à monter dans les tours. Celui-ci délivre en effet un couple conséquent dès les plus bas régimes et permet de conduire tranquillement sans changer de rapport, en profitant du silence de fonctionnement général et du moelleux des sièges. C'est heureux car le long levier de vitesses déroute un peu au début et n'incite pas à jouer avec. À l'usage, la boîte s'avère agréable et correctement étagée, la sixième n'étant là que pour faire baisser les consommations sur autoroute. En le brusquant un peu, l'Avantime devient pataud et peu précis, n'aimant pas être chahuté, même s'il impressionne par son agilité et sa précision en conduite normale. On le comprend aisément vu le poids de l'engin, largement au-delà de la tonne et demie. Le freinage n'appelle aucune critique si ce n'est un transfert de masse important et les multiples anges gardiens électroniques font qu'en toutes circonstances la voiture restera neutre et sûre. On est finalement loin du comportement d'un coupé Alfa ou 406… qu'importe, ils n'ont pas les mêmes valeurs !

Coup de génie ou coup de marketing ? On pourrait être dur avec cette voiture tant sa finition intérieure et certains défauts congénitaux ne semblent pas en rapport avec l'élitisme dont elle se targue. Cependant, c'est un nouvel art de vivre qui nous est aujourd'hui proposé. Avec ce nouveau moteur adapté de la Vel Satis, les performances sont pourtant là et cette version fait presque aussi bien que la V6 en étant beaucoup plus abordable. L'Avantime est un précurseur, laissons-lui le temps de faire ses preuves.

Frédéric JOUSSET

2002-06-01