LANCIA Ypsilon 1.3 Multijet Platino

ESPACE CITADINE
  • Consommation
  • Facilité de conduite
  • Agréable avec toutes les options
  • Prix
  • Nombres d'options
  • Petit coffre

Prix : 16 600 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres, 16 soupapes, turbo Diesel
Cylindrée 1248 cm³
Puissance maxi 70 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 18.20 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.78 m
Largeur 1.70 m
Hauteur 1.53 m

Poids

Total 1045 kg

Capacités

Coffre de 215 à 290 dm³
Réservoir 47 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 165 km/h
0 à 100 km/h 15.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 3.90
Urbaine 5.70
Mixte 4.70
Essai 5.10

Citadine de luxe

La nouvelle Ypsilon souhaite affirmer plus que jamais son appartenance au monde du strass et des paillettes. Pour ce faire, elle affiche une robe très "classe", s'équipe entre autres d'un moderne Diesel Multijet, se pare de matériaux nobles comme le cuir et surtout présente une tarification… sélective, que ce soit en finition Argentino ou Platino.

Entrée de gamme LANCIA

Reprenant la typique calandre LANCIA récemment redessinée ainsi que la poupe de la Thesis, cette Ypsilon surfe sur la vague néo-rétro sans pour autant renier ses origines ; de profil, on retrouve bien les lignes tendues de l'ancienne version. L'ensemble est propre, sans aspérité, et bien mis en valeur par un jeu de jantes en alliage. Pour se distinguer, il n'y a pas moins de 555 combinaisons de présentations différentes en mariant les onze teintes de carrosserie aux cinq types de jantes, ainsi qu'aux six habillages intérieurs et leurs huit coloris. Quand on vous dit que l'exception a un prix… L'intérieur reprend ce style "art-déco" dans la présentation des compteurs à fond crème (peu lisibles), quand ce n'est pas avec le coloris de l'habillage. On notera une finition un peu en retrait par rapport aux prétentions de la belle et surtout quelques erreurs ergonomiques comme des commodos trop haut placés et des commandes peu intuitives (par exemple le régulateur de vitesse). L'habitabilité est bonne et on louera la banquette arrière coulissante (en option). De même, le réglage dans les deux plans du volant facilite la prise en main et les diverses aides automatiques (allumage des phares et essuie-glace, capteur de recul) sont les bienvenues. Au chapitre petites mesquineries, il n'est pas prévu de poignée de maintien pour le passager avant ! Ce 1.3 Multijet est bien connu sous le capot de la cousine FIAT Punto, où il se débrouille pas mal. Ici, la centaine de kilos (de luxe) supplémentaires ne lui facilite pas la tâche. Un manque de couple certain dû à sa petite cylindrée et une présence sonore assez nette lors des fortes sollicitations sont les seuls reproches qui pourront lui être fait. Ensuite, pour peu qu'on ne le cravache pas à bas régime, il tire son épingle du jeu par sa sobriété et sa douceur. La direction, un peu dure pour cette voiture avant tout destinée à nos "chères" compagnes, peut avantageusement s'adoucir avec la touche City. Le passage et l'étagement des vitesses conviennent parfaitement à l'usage prévu et le positionnement du levier haut sur la planche de bord est très pratique. Une boîte séquentielle robotisée, dite DFN, fonctionnant en mode semi-auto ou auto est aussi proposée avec cette motorisation. Raison de plus pour regretter l'absence d'un accoudoir central. Le freinage (ABS + EBD) remplit son office sans critique et la tenue de route est honnête et facile. On apprécie le relatif silence de fonctionnement (pour un Diesel) et on aurait aimé une installation radio/CD plus performante malgré la griffe Bose (de série sur la Platino). Pour profiter de tous les raffinements possibles, il faudra mettre la main à la poche et compléter l'équipement avec les options proposées, comme le toit ouvrant Skydome, les airbags latéraux ou l'ESP+ASR. La version Platino adopte de série les phares antibrouillard, les rétros électriques et le capteur antipincement des vitres avant (!). Pour la finition Argentino, disponible à 14.100 €, on est bien loin de la notion luxueuse tant annoncée. Le salut vient donc avec la Platino à laquelle on rajoutera donc moult options.

Petit moteur, grande économie

Ce 1.3 Multijet est bien connu sous le capot de la cousine FIAT Punto, où il se débrouille pas mal. Ici, la centaine de kilos (de luxe) supplémentaires ne lui facilite pas la tâche. Un manque de couple certain dû à sa petite cylindrée et une présence sonore assez nette lors des fortes sollicitations sont les seuls reproches qui pourront lui être fait. Ensuite, pour peu qu'on ne le cravache pas à bas régime, il tire son épingle du jeu par sa sobriété et sa douceur. La direction, un peu dure pour cette voiture avant tout destinée à nos "chères" compagnes, peut avantageusement s'adoucir avec la touche City. Le passage et l'étagement des vitesses conviennent parfaitement à l'usage prévu et le positionnement du levier haut sur la planche de bord est très pratique. Une boîte séquentielle robotisée, dite DFN, fonctionnant en mode semi-auto ou auto est aussi proposée avec cette motorisation. Raison de plus pour regretter l'absence d'un accoudoir central. Le freinage (ABS + EBD) remplit son office sans critique et la tenue de route est honnête et facile.

Trop… et pas assez !

On apprécie le relatif silence de fonctionnement (pour un Diesel) et on aurait aimé une installation radio/CD plus performante malgré la griffe Bose (de série sur la Platino). Pour profiter de tous les raffinements possibles, il faudra mettre la main à la poche et compléter l'équipement avec les options proposées, comme le toit ouvrant Skydome, les airbags latéraux ou l'ESP+ASR. La version Platino adopte de série les phares antibrouillard, les rétros électriques et le capteur antipincement des vitres avant (!). Pour la finition Argentino, disponible à 14.100 €, on est bien loin de la notion luxueuse tant annoncée. Le salut vient donc avec la Platino à laquelle on rajoutera donc moult options.

Pour contenter une clientèle huppée, LANCIA étend sa gamme vers une voiture à mi-chemin entre la citadine et la berline, agrémentée d'une présentation flatteuse et richement équipée… mais pas de série. Difficilement positionnée face à la concurrence, surtout en termes de prix et aussi en manque d'image, elle risque, comme sa devancière, de n'avoir qu'un succès d'estime tant elle fait penser à un miroir aux alouettes !

Stéphane BERGER

2004-05-15