CITROEN C4 Coupé & Berline - 1.6 HDI 110

ESPACE CONTACT
  • Lignes réussies
  • Intérieur vaste
  • Volant
  • Pauvreté d’équipements sur les finitions inférieures
  • Suspensions fermes

Prix : de 15 200 € à 24 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes
Cylindrée 1560 cm³
Puissance maxi 110 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 24.20 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.27 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 1280 kg

Capacités

Coffre de 342 à 352 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 192 km/h
0 à 100 km/h 11.20 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.00
Urbaine 6.00
Mixte 4.70
Essai 0.00

La fibre re-vibre !

Il s’agit bien sûr de la fibre émotionnelle de voir une CITROËN qui se lâche dans le bon sens du terme. Les "Citroënistes" reprennent vie depuis l’apparition de la C3 qui a marqué le retour des "chevrons sauvages". Remarquez au passage que CITROËN a ses adeptes que d’autres généralistes n’ont point. Bref, les adeptes et les autres avaient déjà vibré en mars dernier à Genève devant le concept C4 WRC. Le dernier Mondial de Paris en a fait une de ses vedettes. CITROËN, juste auréolée de ses titres de champion du monde (constructeur et pilote), conserve sa bonne humeur avec cette C4, que dis-je, ces C4, puisque deux voitures sont présentées. Au fait, les C4 remplacent la Xsara qui demeure tout de même au catalogue en version break.

Cx

CITROËN a renoué avec le style, mis en veilleuse depuis trop longtemps. Le meilleur exemple est carrossé en forme de C5, qui, grâce à son dernier remodelage (dans l’esprit C4), voit ses ventes repartir. Evidemment, côté style, les C4 arborent une ligne particulièrement réussie. Elle est fluide, élancée, fine, à l’antithèse des voitures "monospace" à tel point que le constructeur vante les Cx records de ses rejetons. On a voulu dessiner une voiture plus près du corps disait Jean Pierre Ploué, l’efficace designer CITROËN. En effet, le coupé est un vrai coupé et non la version trois portes de la berline. CITROËN a appliqué la méthode des FIAT Bravo et Stilo, à la différence que la berline est aussi réussie que le coupé. Dans le détail, les faces avant sont semblables, caractérisées par les chevrons continus. Ils sont la nouvelle identification découverte sur la C6 Lignage. Les phares sont effilés, en forme de boomerang. Les touches d'inox et le capot plongeant complètent le tableau. Les formes ont été étudiées par CITROËN pour prévenir les chocs piéton, désormais une des préoccupations des constructeurs. La ligne de profil garde une ceinture de caisse assez haute sans pour autant sacrifier les surfaces vitrées. La troisième vitre de la berline est bienvenue, on le verra au volant. Les deux voitures diffèrent par leur ligne de toit et les faces arrière. Plus conventionnel sur la berline, le toit tombe sur un hayon estampillé chevrons et encadré par des feux verticaux. D’allure plus sportive, le toit du coupé descend plus vite sur une vitre de hayon inversée, oui, oui, dans le style de l’AMI 6 (clin d’œil volontaire ou non). Admirons au passage la prouesse du dessin qui conserve le même périmètre de toit entre les deux voitures (comparez) afin de proposer l’option toit entièrement vitré (660 € à partir du niveau 3) aussi bien sur la berline que sur le coupé. Irrésistible ce coupé, alors allons-y ! L’entrée en matière se fait avec la motorisation la plus puissante (2.0i 16V de 180 ch) associée au niveau le plus haut VTS, on aurait pu plus mal tomber ! La position de conduite tombe bien, la planche de bord est remarquable par sa simplicité et sa finesse. Certes, on est loin de la console verticale de la Xsara, fidèle à la mode des années 90. La raison de ce dépouillement est partiellement due au regroupement sur le moyeu du volant d’un certain nombre de fonctions et voyants. En effet, la première innovation des C4 passe par ce que tout le monde connaît : le volant (bi branche) à moyeu fixe (à quand le retour du monobranche ?). Pour ne pas dérouter le conducteur, les deux branches (mobiles) sont équipées d’un repère inox. Que les sceptiques ne le soient plus, il n’y a ab-so-lu-ment aucune différence de conduite par rapport à un volant classique. La prise en main est immédiate et plus agréable encore avec le revêtement cuir. Le moyeu dispose des témoins de phares et clignotants et de quatre commandes disposées aux quatre coins : le limiteur et régulateur de vitesse (de série sur toutes les versions), les réglages radio, une commande libre pour téléphone et autre multimédia et la dernière pour piloter l’écran multifonctions (pour les versions qui en sont équipées). Plus efficaces et mieux intégrées que sur les satellites des Visa et GSA, les commandes tombent impeccablement sous les doigts. Les commodos de phares, clignotants et essuie-glace n’ont pas disparu et restent en position de part et d’autre du volant. Le compte-tours électronique prend place devant les yeux, la zone rouge étant matérialisée par l’éclairage qui vire vers cette couleur quand la zone (de la même couleur) est atteinte. Le reste des informations est donné par le combiné digital littéralement posé sur le centre de la planche de bord. Et comme il est translucide, sa luminosité s’adapte à la lumière extérieure. La console centrale ne conserve plus que les commandes de condamnation des portes et des feux de détresse. On pourrait regretter l’absence de rangements sur le haut de la planche, mais on vous l’a dit, le monospace n’est pas tendance chez les C4. Qu’à cela ne tienne, la boîte à gants est très grande et profonde (une grande bouteille y entre aisément). Les bacs de rangement n’ont pas été négligés mais le tiroir sous le siège passager est seulement disponible avec le niveau 3 de finition. La capacité du coffre (320 l) est quasiment identique sur les deux voitures. Après le Modubox et le Moduboard, les C4 innovent avec un compartimentage intelligent du coffre (seulement à partir de niveau 3) grâce à des cloisons escamotables. Les passagers sont bien traités avec un effort sur la qualité et l’assemblage des matériaux. On avait un perdu l’habitude avec les C3. Les touches carbone, alu etc… selon le niveau, habillent la console et les contre-portes. L’autre nouveauté des C4 passe par son diffuseur de parfums (neuf au choix) créés par un grand nom du domaine. L’odeur de "fleur de vanille" n’est pas du tout désagréable, dommage qu’il faille attendre le niveau 2 de finition pour en disposer. Le conducteur appréciera la bonne visibilité avant grâce aux montants très éloignés sur les cotés. La vision vers l’arrière, point noir des voitures actuelles, est correcte, même sur le coupé. Autre point bienvenu, une fois n’est pas coutume, l’assise généreuse des sièges soutient bien les cuisses, reposant ! Les motorisations ne sont pas en reste, CITROËN ayant pioché dans la banque du groupe. Le 2.0i 16V de 180 chevaux coiffe la gamme essence. C’est avec lui que nous avons découvert le coupé, seule C4 a en être équipée. Puissant à condition de monter dans les tours, le moteur offre des performances dignes d’un coupé sportif à tel point qu’on est tenté quelque fois de chercher le sixième rapport. Le bruit du moteur est présent dans l’habitacle comme pour rendre les sensations attendues de ce genre de voiture. A l’opposé, tant elles veulent être le plus discret possible, les versions Diesel, sans conteste les futurs best sellers, maîtrisent le son. Au cœur de l’offre, le 1.6 HDI 110 ch, inauguré sous le capot de la Xsara Picasso, gagne en efficacité dans la C4 plus aérodynamique. Equipant notre berline d’essai, il repart en troisième même en dessous de 1.500 tr/mn profitant d’une certaine aisance et d’une boîte cinq typée "court". Au sommet de la gamme Diesel, le récent 2.0 HDI de 138 ch, disponible aussi sur le coupé et équipé comme son cadet du filtre à particules, termine cette première découverte. Associé à une boîte six, il offre un peu plus de pêche, indispensable à la C4 si elle veut concurrencer les tenantes du titre richement motorisées. Il assure, malgré les conditions désastreuses de vent et de pluie qui ont abreuvé le Pays Basque pendant l'essai. Cela permet au passage de vérifier la très bonne tenue de cap des C4, relativement insensibles au vent latéral. Le paradoxe, encore un, vient de la rigidité des suspensions, efficace en tenue de route mais inhabituelle chez CITROËN. Le catalogue C4 est déjà bien fourni puisque quatre moteurs essence et un "petit" 1.6 HDI (92 ch) complètent l’offre des motorisations. Les C4 se partagent quatre niveaux d’équipements, de "Base" à "Exclusive" ou "VTS" selon la carrosserie. Le prix d’entrée place la C4 au niveau de la concurrence avec un écart de 300 à 500 € entre les deux carrosseries à moteur identique. Le minimum vital équipe les C4 de base avec ABS, régulateur, ordinateur de bord, six airbags, condamnation centralisée et vitres électriques. La climatisation arrive avec le niveau 2 et environ 1.500 € supplémentaires. L’AFIL (Alerte de Franchissement Involontaire de Ligne) peut équiper les C4 moyennant 390 € en option sur le niveau 4. Ce système, déjà testé sur les C5, rappelle à votre cuisse par des vibrations que vous mordez la ligne, ceci sans avoir mis le clignotant et avec une vitesse supérieure à 80 km/h. La cuisse sensibilisée correspond au côté de la chaussée mordu : impressionnant ! Clin d’œil à la DS, les C4 peuvent avoir les projecteurs bi-xénon directionnels en série sur le seul niveau 4.

Révolutionnaire !

Irrésistible ce coupé, alors allons-y ! L’entrée en matière se fait avec la motorisation la plus puissante (2.0i 16V de 180 ch) associée au niveau le plus haut VTS, on aurait pu plus mal tomber ! La position de conduite tombe bien, la planche de bord est remarquable par sa simplicité et sa finesse. Certes, on est loin de la console verticale de la Xsara, fidèle à la mode des années 90. La raison de ce dépouillement est partiellement due au regroupement sur le moyeu du volant d’un certain nombre de fonctions et voyants. En effet, la première innovation des C4 passe par ce que tout le monde connaît : le volant (bi branche) à moyeu fixe (à quand le retour du monobranche ?). Pour ne pas dérouter le conducteur, les deux branches (mobiles) sont équipées d’un repère inox. Que les sceptiques ne le soient plus, il n’y a ab-so-lu-ment aucune différence de conduite par rapport à un volant classique. La prise en main est immédiate et plus agréable encore avec le revêtement cuir. Le moyeu dispose des témoins de phares et clignotants et de quatre commandes disposées aux quatre coins : le limiteur et régulateur de vitesse (de série sur toutes les versions), les réglages radio, une commande libre pour téléphone et autre multimédia et la dernière pour piloter l’écran multifonctions (pour les versions qui en sont équipées). Plus efficaces et mieux intégrées que sur les satellites des Visa et GSA, les commandes tombent impeccablement sous les doigts. Les commodos de phares, clignotants et essuie-glace n’ont pas disparu et restent en position de part et d’autre du volant. Le compte-tours électronique prend place devant les yeux, la zone rouge étant matérialisée par l’éclairage qui vire vers cette couleur quand la zone (de la même couleur) est atteinte. Le reste des informations est donné par le combiné digital littéralement posé sur le centre de la planche de bord. Et comme il est translucide, sa luminosité s’adapte à la lumière extérieure. La console centrale ne conserve plus que les commandes de condamnation des portes et des feux de détresse.

Ambiance

On pourrait regretter l’absence de rangements sur le haut de la planche, mais on vous l’a dit, le monospace n’est pas tendance chez les C4. Qu’à cela ne tienne, la boîte à gants est très grande et profonde (une grande bouteille y entre aisément). Les bacs de rangement n’ont pas été négligés mais le tiroir sous le siège passager est seulement disponible avec le niveau 3 de finition. La capacité du coffre (320 l) est quasiment identique sur les deux voitures. Après le Modubox et le Moduboard, les C4 innovent avec un compartimentage intelligent du coffre (seulement à partir de niveau 3) grâce à des cloisons escamotables. Les passagers sont bien traités avec un effort sur la qualité et l’assemblage des matériaux. On avait un perdu l’habitude avec les C3. Les touches carbone, alu etc… selon le niveau, habillent la console et les contre-portes. L’autre nouveauté des C4 passe par son diffuseur de parfums (neuf au choix) créés par un grand nom du domaine. L’odeur de "fleur de vanille" n’est pas du tout désagréable, dommage qu’il faille attendre le niveau 2 de finition pour en disposer. Le conducteur appréciera la bonne visibilité avant grâce aux montants très éloignés sur les cotés. La vision vers l’arrière, point noir des voitures actuelles, est correcte, même sur le coupé. Autre point bienvenu, une fois n’est pas coutume, l’assise généreuse des sièges soutient bien les cuisses, reposant !

Chevaux sauvages

Les motorisations ne sont pas en reste, CITROËN ayant pioché dans la banque du groupe. Le 2.0i 16V de 180 chevaux coiffe la gamme essence. C’est avec lui que nous avons découvert le coupé, seule C4 a en être équipée. Puissant à condition de monter dans les tours, le moteur offre des performances dignes d’un coupé sportif à tel point qu’on est tenté quelque fois de chercher le sixième rapport. Le bruit du moteur est présent dans l’habitacle comme pour rendre les sensations attendues de ce genre de voiture. A l’opposé, tant elles veulent être le plus discret possible, les versions Diesel, sans conteste les futurs best sellers, maîtrisent le son. Au cœur de l’offre, le 1.6 HDI 110 ch, inauguré sous le capot de la Xsara Picasso, gagne en efficacité dans la C4 plus aérodynamique. Equipant notre berline d’essai, il repart en troisième même en dessous de 1.500 tr/mn profitant d’une certaine aisance et d’une boîte cinq typée "court". Au sommet de la gamme Diesel, le récent 2.0 HDI de 138 ch, disponible aussi sur le coupé et équipé comme son cadet du filtre à particules, termine cette première découverte. Associé à une boîte six, il offre un peu plus de pêche, indispensable à la C4 si elle veut concurrencer les tenantes du titre richement motorisées. Il assure, malgré les conditions désastreuses de vent et de pluie qui ont abreuvé le Pays Basque pendant l'essai. Cela permet au passage de vérifier la très bonne tenue de cap des C4, relativement insensibles au vent latéral. Le paradoxe, encore un, vient de la rigidité des suspensions, efficace en tenue de route mais inhabituelle chez CITROËN. Le catalogue C4 est déjà bien fourni puisque quatre moteurs essence et un "petit" 1.6 HDI (92 ch) complètent l’offre des motorisations. Les C4 se partagent quatre niveaux d’équipements, de "Base" à "Exclusive" ou "VTS" selon la carrosserie. Le prix d’entrée place la C4 au niveau de la concurrence avec un écart de 300 à 500 € entre les deux carrosseries à moteur identique. Le minimum vital équipe les C4 de base avec ABS, régulateur, ordinateur de bord, six airbags, condamnation centralisée et vitres électriques. La climatisation arrive avec le niveau 2 et environ 1.500 € supplémentaires. L’AFIL (Alerte de Franchissement Involontaire de Ligne) peut équiper les C4 moyennant 390 € en option sur le niveau 4. Ce système, déjà testé sur les C5, rappelle à votre cuisse par des vibrations que vous mordez la ligne, ceci sans avoir mis le clignotant et avec une vitesse supérieure à 80 km/h. La cuisse sensibilisée correspond au côté de la chaussée mordu : impressionnant ! Clin d’œil à la DS, les C4 peuvent avoir les projecteurs bi-xénon directionnels en série sur le seul niveau 4.

Après avoir marqué les esprits au dernier Mondial de Paris, les CITROËN C4 pourraient bien continuer cette avancée d’une manière plus dynamique que sur un stand de salon. Les innovations sont présentes pour faciliter la vie de ses occupants. Les lignes sont particulièrement réussies en ayant démarqué le coupé par rapport à la berline. Il y en a donc pour tous les goûts et toutes les bourses. Il faudra que celles-ci soient bien remplies dès l’instant qu’on veuille accéder à ces innovations, trop souvent réservées aux niveaux de finition les plus élevés. Qui sait, ce retour aux sources (encore timide) de CITROËN sera t’il salué par un titre de "voiture de l’année 2005" ?

Philippe NIOLLET

2004-11-10