VOLKSWAGEN Phaeton V6 TDI

ESPACE CONTACT
  • Plaisir de conduite
  • V6 TDI efficace
  • Assise courte à l'arrière

Prix : de 65 380 € à 74 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 6 cylindres en V - 24 soupapes - Turbo Diesel
Cylindrée 2967 cm³
Puissance maxi 225 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 45.50 mkg à 1400.00 tr/min

Dimensions

Longueur 5.06 m
Largeur 1.90 m
Hauteur 1.45 m

Poids

Total 2158 kg

Capacités

Coffre de 500 à 0 dm³
Réservoir 90 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 234 km/h
0 à 100 km/h 8.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 7.70
Urbaine 12.90
Mixte 9.90
Essai 0.00

L'espérance

Pas facile pour un généraliste d’attaquer un nouveau segment surtout quand celui-ci est relativement marginal. FORD, FIAT et OPEL ont abandonné. En 2002, VW, n’ayant pas froid aux phares, s’est consacré à ce segment D des berlines de prestige en présentant la Phaeton. Ce nouveau vaisseau amiral se voulait digne d’aller empiéter sur les plates-bandes des tenantes du titre largement menées par la MERCEDES Classe S et notamment la S 320 CDi. Pour compenser les faibles ventes, à l’image du segment en décroissance perpétuelle, VW propose un moteur inédit destiné à séduire le plus grand nombre. Ce moteur est un TDI, était-ce utile de le préciser ?

V6 TDI de relance

L’avantage d’une marque en position de conquête est la "niaque" avec laquelle elle veut grappiller les parts de marché à la tenante du titre qui a plus tendance à se reposer sur ses lauriers. La Phaeton a déroulé le grand jeu au niveau équipements, confort et présentation, on y reviendra. La dotation de moteurs est à la hauteur avec trois moteurs essence V6, V8 et W12 et le turbo diesel V10 TDI. La hauteur était peut être très élevée dans ces périodes difficiles. C’est pourquoi le V6 TDI, avec seulement ( ! ) 225 chevaux, permet d’afficher un prix d’attaque plus alléchant, sans pour autant sacrifier le reste des prestations. VW a inauguré cet inédit V6 compact et léger (220 kg) abandonnant les injecteurs pompe au profit de la rampe commune. La deuxième génération de ce type de moteur était caractérisée par ses pressions d’injection plus importantes et par les fractionnements pilotés en fonction du régime. Notre V6 se targue de passer à la troisième génération grâce à ses injecteurs piézo-électriques permettant jusqu’à cinq injections de charges différentes par cycle. Le côté vert du moteur est accentué par une combustion optimisée par des volets de turbulence en entrée d’admission réglables en fonction du régime et par un filtre à particules. Ce dernier présente l’avantage d’être sans entretien et sans additif. Notons au passage que la fameuse courroie de distribution a été troquée pour une chaîne montée à vie. Il y a encore bien d’autres choses à dire sur ce moteur mais le faire rouler, c’est mieux. Malgré ses plus de deux tonnes, la Phaeton se déplace allègrement, forte des caractéristiques intéressantes de son V6 TDI. Effleurez l’accélérateur, la berline de prestige se meut lentement ; soyez plus ferme sur ladite pédale, la Phaeton file promptement, égrainant les six rapports de la boîte automatique. La sélection en mode Sport accentue la réactivité de la voiture, c’est net. Enfin, il reste la possibilité "Tiptronic" au levier et au volant (palettes) pour les maniaques de ce type de conduite. La position D ou S rappelée sur le mini écran disposé au dessus des compteurs suffit à profiter sereinement de la VW. Même si ce n’est pas forcément la préoccupation première des acheteurs, la consommation reste relativement intéressante surtout pour l’autonomie espérée. Malgré son gabarit important, la Phaeton se conduit sans peine, aussi bien sur autoroute que sur les petites routes du nord Bourgogne. Elle s'extirpe tranquillement des virages serrés où les transferts de masse pourraient la desservir. La transmission intégrale "4Motion" n’y est pas étrangère et de toute façon, l’ESP est là. L’intérieur est digne du segment à conquérir. La large console centrale abrite le sélecteur de vitesses encadré par les touches inox des commandes des sièges chauffants et des réglages de rétroviseurs. Deux porte gobelets moins esthétiques complètent le panneau en vrai bois. Le bois est également présent sur le bandeau de la planche de bord, autour des commandes de climatisation (quatre zones) et de l’écran central et également sur les contre-portes. Le cuir et les moquettes épaisses complètent l’agrément intérieur. La montre ronde et à aiguilles (clin d’œil à MASERATI ? ), trône au centre de la voiture. En pied de pare brise, les diodes complètent le signal sonore de l’aide au stationnement. C’est sûr, la Phaeton se conduit paisiblement aussi bien quand on force sur l’accélérateur que quand on bloque le régulateur sur 130 km/h, bienvenu sur autoroute. Le silence est aussi présent dans l’habitacle que le confort est grand, facilité par les imposants sièges réglables dans tous les sens. Les passagers arrière bénéficient de toute la place voulue (la voiture dépasse les cinq mètres), seule l’assise apparaît un peu courte. La Phaeton est dotée d’une suspension pneumatique. Les multiples commandes dont un grand nombre sur le volant, sont faciles d’utilisation sans même consulter la notice, bref, on prend la voiture en mains au bout de quelques kilomètres. Tous les équipements sont de série, la seule particularité est de disposer d’un aménagement plus luxueux limitant les places arrière à deux fauteuils dans l’esprit Pullman, augmentant la facture de près de 10.000 €…

Prestance

Malgré ses plus de deux tonnes, la Phaeton se déplace allègrement, forte des caractéristiques intéressantes de son V6 TDI. Effleurez l’accélérateur, la berline de prestige se meut lentement ; soyez plus ferme sur ladite pédale, la Phaeton file promptement, égrainant les six rapports de la boîte automatique. La sélection en mode Sport accentue la réactivité de la voiture, c’est net. Enfin, il reste la possibilité "Tiptronic" au levier et au volant (palettes) pour les maniaques de ce type de conduite. La position D ou S rappelée sur le mini écran disposé au dessus des compteurs suffit à profiter sereinement de la VW. Même si ce n’est pas forcément la préoccupation première des acheteurs, la consommation reste relativement intéressante surtout pour l’autonomie espérée. Malgré son gabarit important, la Phaeton se conduit sans peine, aussi bien sur autoroute que sur les petites routes du nord Bourgogne. Elle s'extirpe tranquillement des virages serrés où les transferts de masse pourraient la desservir. La transmission intégrale "4Motion" n’y est pas étrangère et de toute façon, l’ESP est là.

Elégance

L’intérieur est digne du segment à conquérir. La large console centrale abrite le sélecteur de vitesses encadré par les touches inox des commandes des sièges chauffants et des réglages de rétroviseurs. Deux porte gobelets moins esthétiques complètent le panneau en vrai bois. Le bois est également présent sur le bandeau de la planche de bord, autour des commandes de climatisation (quatre zones) et de l’écran central et également sur les contre-portes. Le cuir et les moquettes épaisses complètent l’agrément intérieur. La montre ronde et à aiguilles (clin d’œil à MASERATI ? ), trône au centre de la voiture. En pied de pare brise, les diodes complètent le signal sonore de l’aide au stationnement. C’est sûr, la Phaeton se conduit paisiblement aussi bien quand on force sur l’accélérateur que quand on bloque le régulateur sur 130 km/h, bienvenu sur autoroute. Le silence est aussi présent dans l’habitacle que le confort est grand, facilité par les imposants sièges réglables dans tous les sens. Les passagers arrière bénéficient de toute la place voulue (la voiture dépasse les cinq mètres), seule l’assise apparaît un peu courte. La Phaeton est dotée d’une suspension pneumatique. Les multiples commandes dont un grand nombre sur le volant, sont faciles d’utilisation sans même consulter la notice, bref, on prend la voiture en mains au bout de quelques kilomètres. Tous les équipements sont de série, la seule particularité est de disposer d’un aménagement plus luxueux limitant les places arrière à deux fauteuils dans l’esprit Pullman, augmentant la facture de près de 10.000 €…

La force de la VW Phaeton est d’avoir les arguments de conquête en offrant pour un prix plus mesuré que la concurrence les équipements, le confort, la finition et les moteurs des hauts de gamme. Au pays du Diesel, les berlines de prestige succombent aussi à ce type de moteur et le gros V10 TDI est donc épaulé par un V6 inédit performant et relativement économique. La Phaeton V6 TDI devrait faire la part belle des ventes du modèle et peut être transformer l’essai de VW dans le sélectif segment D…

Philippe NIOLLET

2005-01-15