FIAT Croma Gamme

ESPACE CONTACT
  • Impression de qualité
  • Volume intérieur
  • Prix/équipements
  • Style consensuel
  • 2.2 16V mou
  • accoudoir central

Prix : de 19 800 € à 33 800 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres 20 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 2387 cm³
Puissance maxi 200 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 40.80 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.76 m
Largeur 1.78 m
Hauteur 1.60 m

Poids

Total 1650 kg

Capacités

Coffre de 500 à 1610 dm³
Réservoir 62 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 216 km/h
0 à 100 km/h 8.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.00
Urbaine 11.50
Mixte 8.00
Essai 0.00

La qualité et la quantité

Pas facile de se faire une place dans le monde automobile. Si on enlève les segments plutôt porteurs des petites, des monospaces (de toutes tailles), des SUV, des compactes et des niches, il reste aux constructeurs quelques miettes à se partager sur les carrosseries plus traditionnelles. La FIAT "Large" (son nom de code) doit donc arriver avec de sérieux arguments pour conquérir un segment D (grandes routières) laissé par le constructeur italien depuis plus de dix ans, date de l’arrêt de la Croma. Et comme FIAT ose reprendre des patronymes de son passé, la "Nuova" Croma revient sur le devant de la scène, partageant avec son aînée, le principe d’une grande voiture à forte capacité de chargement.

Du chrome sur Croma

La "Nuova" Croma, vedette du stand FIAT au dernier salon de Genève, a l’audace de ne ressembler à aucune autre. Ni MPV, ni break, ni SUV, ni berline, elle essaie de prendre plus ou moins un peu de chacun avec une dominante break, carrosserie favorite des italiens. Baptisée "Comfort Wagon", rien de moins, la Croma est née sous le crayon de Giorgetto GIUGIARO, celui qui transcende les ALFA ROMEO et à qui FIAT a fait appel. Le résultat donne une voiture aux dimensions plus que généreuses surclassant la plupart de ses concurrentes en longueur (4,75 m) - c’est plus qu’une CITROËN C5 et presque autant que le nouvelle VW Passat - et surtout en hauteur (1,61 m). La Croma a mis du volume dans sa corbeille de mariée… Avant même de faire le tour de l’extérieur, c’est l’habitacle qui mérite le détour. Le hayon ouvre sur un coffre gigantesque de 500 litres (quasiment seul point commun avec l’ancienne Croma), plaçant la nouvelle FIAT parmi les plus logeables du segment. En jouant avec la modularité intérieure, le volume peut aller jusqu’à 1.610 litres avec une longueur de chargement de 2,70 m grâce au rabat du dossier de siège passager avant (en série selon le degré de finition). La Croma est donc vouée à la famille et ses bagages. L’autre bonne surprise de la nouvelle FIAT confirme l’avant goût genevois à savoir la qualité perçue de la voiture. Et dieu sait que FIAT est attendue au carrefour dans ce domaine. Le message a été reçu : FIAT veut faire de sa Croma son (re)nouveau fer de lance dans le domaine de la qualité. En un mot, la qualité dans une FIAT, c’est possible. La première impression est donnée par le sérieux des poignées de portes, en inox (avec des faux airs d’ALFA 159). Les matériaux utilisés sont à la hauteur, mariant des plastiques agréables au toucher avec des tissus tout aussi sérieux. Le velours est associé à un revêtement rappelant l’Alcantara, le cuir (sur le niveau supérieur) couvre toute la sellerie jusqu’aux contre-portes. Seule touche moins attirante (affaire de goût), les entourages en (faux) bois sont trop nombreux (notamment le cerclage des haut-parleurs de portière peu esthétique), à trop vouloir bien faire... La clé de contact (qui, comme beaucoup, ne ressemble plus à une clé vu l’absence d’empreinte métallique), s’insère dans un barillet placé sur le tunnel central (façon SAAB). Cet artifice permet à FIAT de supprimer cet obstacle en face du genou du conducteur. La qualité du confort a également été étudiée, n’oublions pas que la Croma attaque le segment D. L’assise est généreuse, la hauteur sous pavillon tout autant, permettant d’être assis relativement haut (tel un monospace) tout en gardant de la marge avant de se cogner la tête dans le plafond. La conduite est facilitée par la position du levier de vitesses remonté sur la console (comme sur la plupart des FIAT). L’arrière est tout aussi accueillant en hauteur et en longueur. Le grand empattement réserve une place très intéressante pour un grand gabarit (jusqu’à 1,92 m sans soucis). A six centimètres de cette mesure, je confirme l’aisance dégagée aux places arrière, sans que le siège avant ait été particulièrement avancé. Bonne visibilité, confort et réglages intéressants, la prise en main de la Croma est à peine perturbée par l’antique frein à main planqué sous l’inamovible accoudoir/rangement central (qui compense la petite boîte à gants). En route, le confort est confirmé par l’insonorisation et la limitation des vibrations (diesel) très abouties. On ne surprendra personne en rappelant que les turbo diesel "Multijet" feront la quasi totalité des ventes françaises. Après tout, la Croma TDid n’a-t-elle pas été la première au monde à proposer l’injection directe ? Une fois n’est pas coutume et comme son aînée, la Croma est la première du groupe à offrir l’inédit 2.4 20V (cinq cylindres) Multijet de 200 chevaux. Plus modestes mais pas déméritant pour autant, les autres Multijet sont deux "vieilles" connaissances sous la carrure de deux 1.9 de 120 et 150 chevaux (avec quatre soupapes par cylindre pour ce dernier). Le 150 chevaux, véritable cœur de gamme, peut être associé à une boîte mécanique à six rapports ou, comme pour le 200 ch, avec une (vraie) boîte auto 6 rapports avec commande séquentielle. En attendant de découvrir le gros moteur, la (re)découverte du Multijet 150 ch bluffe par sa discrétion mais aussi par sa présence quand il est sollicité. Bizarrement, la boîte auto a tendance à conserver le rapport, permettant d’en "garder sous le pied" plutôt que de sacrifier à l’économie en engageant au plus vite le rapport supérieur. Deux motorisations essence sont également proposées. Il s’agit d’un 1.8 16V et d’un 2.2 16V de 140 et 147 chevaux prélevés dans la banque GM. Associé à une boîte cinq ou la boîte auto, le 2.2 est plus à la peine dès qu’on veut de la puissance ; le rétrogradage est indispensable pour déplacer les 1.500 kg de la belle. Le Cx est excellent (0,28) mais le SCx est forcément handicapé par la hauteur généreuse de la voiture (on ne peut pas tout avoir). GIUGIARO a dessiné une Croma consensuelle où la seule fantaisie se cache dans la grande calandre chromée en coupe frites, habitude italienne et peut être futur "family spirit" de FIAT. Les flancs gagnent des renflements au dessus des passages de roue. L’arrière reprend le principe des feux englobants des inserts ronds (encore le style de l’ALFA 159). Côté finances, le prix d’attaque se veut incisif avec des arguments pour la location longue durée. Le niveau de base offre déjà pas mal d’équipements de série. Il y a quatre niveaux et on se demande pourquoi. En effet, d’entrée, on trouve, parmi la longue liste, une climatisation (simple), sept airbags, l’ABS, l’ESP, un autoradio CD avec six haut-parleurs et les quatre vitres électriques.

La route sur du velours

L’autre bonne surprise de la nouvelle FIAT confirme l’avant goût genevois à savoir la qualité perçue de la voiture. Et dieu sait que FIAT est attendue au carrefour dans ce domaine. Le message a été reçu : FIAT veut faire de sa Croma son (re)nouveau fer de lance dans le domaine de la qualité. En un mot, la qualité dans une FIAT, c’est possible. La première impression est donnée par le sérieux des poignées de portes, en inox (avec des faux airs d’ALFA 159). Les matériaux utilisés sont à la hauteur, mariant des plastiques agréables au toucher avec des tissus tout aussi sérieux. Le velours est associé à un revêtement rappelant l’Alcantara, le cuir (sur le niveau supérieur) couvre toute la sellerie jusqu’aux contre-portes. Seule touche moins attirante (affaire de goût), les entourages en (faux) bois sont trop nombreux (notamment le cerclage des haut-parleurs de portière peu esthétique), à trop vouloir bien faire... La clé de contact (qui, comme beaucoup, ne ressemble plus à une clé vu l’absence d’empreinte métallique), s’insère dans un barillet placé sur le tunnel central (façon SAAB). Cet artifice permet à FIAT de supprimer cet obstacle en face du genou du conducteur. La qualité du confort a également été étudiée, n’oublions pas que la Croma attaque le segment D. L’assise est généreuse, la hauteur sous pavillon tout autant, permettant d’être assis relativement haut (tel un monospace) tout en gardant de la marge avant de se cogner la tête dans le plafond. La conduite est facilitée par la position du levier de vitesses remonté sur la console (comme sur la plupart des FIAT). L’arrière est tout aussi accueillant en hauteur et en longueur. Le grand empattement réserve une place très intéressante pour un grand gabarit (jusqu’à 1,92 m sans soucis). A six centimètres de cette mesure, je confirme l’aisance dégagée aux places arrière, sans que le siège avant ait été particulièrement avancé. Bonne visibilité, confort et réglages intéressants, la prise en main de la Croma est à peine perturbée par l’antique frein à main planqué sous l’inamovible accoudoir/rangement central (qui compense la petite boîte à gants).

200 chevaux en or

En route, le confort est confirmé par l’insonorisation et la limitation des vibrations (diesel) très abouties. On ne surprendra personne en rappelant que les turbo diesel "Multijet" feront la quasi totalité des ventes françaises. Après tout, la Croma TDid n’a-t-elle pas été la première au monde à proposer l’injection directe ? Une fois n’est pas coutume et comme son aînée, la Croma est la première du groupe à offrir l’inédit 2.4 20V (cinq cylindres) Multijet de 200 chevaux. Plus modestes mais pas déméritant pour autant, les autres Multijet sont deux "vieilles" connaissances sous la carrure de deux 1.9 de 120 et 150 chevaux (avec quatre soupapes par cylindre pour ce dernier). Le 150 chevaux, véritable cœur de gamme, peut être associé à une boîte mécanique à six rapports ou, comme pour le 200 ch, avec une (vraie) boîte auto 6 rapports avec commande séquentielle. En attendant de découvrir le gros moteur, la (re)découverte du Multijet 150 ch bluffe par sa discrétion mais aussi par sa présence quand il est sollicité. Bizarrement, la boîte auto a tendance à conserver le rapport, permettant d’en "garder sous le pied" plutôt que de sacrifier à l’économie en engageant au plus vite le rapport supérieur. Deux motorisations essence sont également proposées. Il s’agit d’un 1.8 16V et d’un 2.2 16V de 140 et 147 chevaux prélevés dans la banque GM. Associé à une boîte cinq ou la boîte auto, le 2.2 est plus à la peine dès qu’on veut de la puissance ; le rétrogradage est indispensable pour déplacer les 1.500 kg de la belle. Le Cx est excellent (0,28) mais le SCx est forcément handicapé par la hauteur généreuse de la voiture (on ne peut pas tout avoir). GIUGIARO a dessiné une Croma consensuelle où la seule fantaisie se cache dans la grande calandre chromée en coupe frites, habitude italienne et peut être futur "family spirit" de FIAT. Les flancs gagnent des renflements au dessus des passages de roue. L’arrière reprend le principe des feux englobants des inserts ronds (encore le style de l’ALFA 159). Côté finances, le prix d’attaque se veut incisif avec des arguments pour la location longue durée. Le niveau de base offre déjà pas mal d’équipements de série. Il y a quatre niveaux et on se demande pourquoi. En effet, d’entrée, on trouve, parmi la longue liste, une climatisation (simple), sept airbags, l’ABS, l’ESP, un autoradio CD avec six haut-parleurs et les quatre vitres électriques.

La nuova Croma arrivera en concession le 9 juin prochain forte de son prix, de ses équipements de série et surtout de son grand volume. D’un style assez sobre, la Croma veut montrer, avec son retour dans le segment D, que FIAT a compris la leçon en ne négligeant pas la qualité de ses voitures. L’impression est bonne, comme pour mieux préparer l’arrivée de la future Punto en fin d’année.

Philippe NIOLLET

2005-05-14