LANCIA Musa 1.3 JTD Multijet Platino DFS

ESPACE MINISPACE
  • Aménagement
  • Equipements
  • Agrément
  • Assemblage
  • Détails agaçants
  • Taille pneumatiques

Prix : 16 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 1248 cm³
Puissance maxi 70 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 18.40 mkg à 1750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.99 m
Largeur 1.70 m
Hauteur 1.69 m

Poids

Total 1200 kg

Capacités

Coffre de 320 à 1420 dm³
Réservoir 47 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 159 km/h
0 à 100 km/h 15.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.50
Urbaine 6.20
Mixte 5.10
Essai 5.40

Minsipace, très attentionné

Chez LANCIA, on dispose aujourd’hui d’une gamme composée de deux berlines et deux monospaces, correspondant aux catégories des citadines et des routières. La Musa est, pour sa part, un "minispace" correspondant au segment des citadines. Dans cette finition Platino, elle vous accueille chaleureusement, vous offre moult facettes et vous bichonne, comme une grande.

Bienvenue

Le premier coup d’œil est plutôt flatteur, avec une ligne harmonieuse et sympathique rehaussée d’un look pétillant et accrocheur. La proue est joliment dessinée et intègre parfaitement les phares en amande et la calandre typée LANCIA. La poupe est assez lissée avec un jonc chromé soulignant la ligne du coffre et les feux effilés des LANCIA d’aujourd’hui. Notre véhicule d’essai avait un look particulièrement relevé avec ses jantes aluminium de seize pouces et son double toit en verre. Celui-ci, additionné aux dix vitres périphériques, assure à la Musa une luminosité intérieure de tout premier ordre. Découvrons-en maintenant l’habitacle. A l’ouverture des portes, on est surpris par la sensation d’espace qui nous attire, sans doute due à la luminosité et à l’usage de matériaux clairs pour les contre-portes et la partie basse de la planche de bord. L’aspect de ces matériaux est flatteur pour la catégorie, même si les assemblages présentent quelques imperfections. Néanmoins, l’habitacle est chaleureux avec ses sièges en cuir et velours, les inserts et l’instrumentation centrale d’aspect bronze. Les compteurs cerclés de chrome, avec leurs graduations originales, font bel effet en position centrale haute. Par contre, le petit élément de plastique remontant sur l’entourage de vitre avant, au-dessus de la commande de lève-vitre, paraît avoir été oublié au design et rajouté ensuite, sans bonheur. L’accès au coffre est très correct, avec son ouverture carrée de bonne amplitude. Commençons par l’extérieur. A l’avant, le bloc optique présente un combiné code/phare à faisceaux séparés, et le clignotant en partie haute. Deux antibrouillards prennent place en partie basse du pare-chocs. Le refroidissement moteur est assuré par une large grille disposée sous le pare-chocs qui remonte haut sur la face avant. La calandre reste, toutefois, intégrée au capot. Latéralement, les baguettes de protection sont de la même couleur que la voiture, donc discrètes. Le galbe des rétroviseurs extérieurs (électriques et dégivrants) est réussi ; on aurait apprécié y voir prendre place les répétiteurs de clignotants. L’antenne radio est située à l’arrière du toit, mais, comme sur beaucoup de monospace, elle accrochera votre porte basculante de garage ou de box. Les feux arrière intègrent toutes les fonctions, nul besoin de rajout sur le coffre ou en partie basse de pare-chocs. A l’intérieur, la planche de bord présente de nombreux rangements, dont deux en partie haute, et plus bas un range monnaie côté chauffeur. Un autre espace ouvert devant le passager peut accueillir, en accessoire, un petit sac spécifique comblant parfaitement le volume. Les cadrans sont en position centrale et regroupent, outre les traditionnels compteur, compte-tours, jauge à essence et température d’eau, l’ordinateur de bord aux indications multiples commandées en bout de commodo droit. L’instrumentation centrale regroupe la radio avec mono-CD (le chargeur étant situé dans le coffre) et les commandes de ventilation et climatisation à réglage séparé droite/gauche. Au volant, sur notre modèle, pas de réglage radio ni régulateur de vitesse. Celui-ci prend place à gauche, derrière le volant. La console centrale présente trois logements porte-gobelets, dans lesquels on peut positionner à loisir le cendrier amovible. Les réglages de sièges avant, avec ceux du volant, permettront au chauffeur de trouver la bonne position de conduite. Le passager, lui, ne pourra pas agir sur la hauteur de son siège. Par contre, ils pourront, tous les deux, régler la dureté d’appui lombaire. Au niveau du toit, si la seule partie avant s’ouvre et glisse vers l’arrière, les deux toits de verre sont occultables par rideau pare-soleil enroulable manuellement. La banquette arrière accueille confortablement deux passagers, et occasionnellement trois. Elle est modulable 2/3-1/3 et réglable longitudinalement, suivant les passagers accueillis ou le besoin en volume au niveau du coffre. Les dossiers sont inclinables jusqu’à la position couchette. La partie centrale du dossier se transforme intégralement en accoudoir, renfermant un logement préformé à la taille d’une petite bouteille. La banquette bascule vers l’avant pour laisser place à un vaste coffre. Celui-ci offre une bonne largeur, mais le seuil n’est pas plat et la marche un peu haute. La tablette de coffre est en deux parties, l’une rigide, l’autre souple pour compenser les réglages de la banquette. Le coffre renferme aussi le chargeur 10 CD, protégé. Néanmoins, son installation en verrue n’est pas optimale. Un autre emplacement est à rechercher dans le cas d’un éventuel restylage. Avant de tourner la clef, il faut préciser un léger détail. Pour monter dans la voiture, il faut ouvrir la porte, c’est normal, mais il est très désagréable, sur cette version 1.3 JTD DFS, d’entendre un moteur électrique bruyant fonctionner un certain temps dès que l'on ouvre la porte. S’il vous plait, insonorisez cette fonction ! Ceci étant dit, contact ! La mise en route est un peu particulière avec la boîte DFS (pied sur le frein puis sélection du mode de boîte), mais on s’habitue très vite. Le moteur n’est pas trop bruyant. Maintenant, il faut utiliser la boîte DFS (Dual Function System ou Dolce Farniente System), comme vous voudrez. L’un figure en documentation technique, l’autre en documentation commerciale. Cette boîte de vitesses manuelle à cinq rapports reçoit un système de commande robotisée remplaçant la pédale d'embrayage. Ce n’est pas une boîte automatique. Par contre, le levier présente un mode automatique et un mode séquentiel. Au démarrage, lorsqu’on ôte le pied du frein, le véhicule peut reculer, alors qu’une automatique est toujours en traction. Le système est un peu bruyant à basse vitesse avec quelques claquements dus aux manœuvres. Passé ce premier contact, tout va bien et les rapports passent très facilement. On a même l’impression, suivant le mode de conduite adopté, que la rapidité de passage est asservie. En ville, le mode automatique est très appréciable. Sur route, les deux modes apportent toute satisfaction et, quelle que soit l’humeur du jour et le mode de conduite adopté, la mécanique répond à la demande. La Musa, avec ce petit 1.3 JTD et cette boîte robotisée, est très homogène. Bien sûr, pas d’accélération flamboyante, mais un ensemble très cohérent, très souple. La route, à bord de cette voiture, est très agréable à vivre. Le régulateur de vitesse est simple d’emploi. Par contre, un rappel de consigne sur l’ordinateur de bord serait un plus et les commodos d’éclairage et d’essuie-glaces étant trop loin du volant, les petites mains ne sont pas à la fête. Concernant le toit ouvrant, l’entrebâillement apporte des bruits aérodynamiques et l’ouverture apporte des remous, mais à vitesse modérée, c’est acceptable. Voilà, l’essai se termine. Un petit créneau ? Allez on y va. La visibilité arrière est très bonne. Avec la position "city" (double assistance de direction électrique), la manœuvre du volant s’opère avec un seul doigt. Les détecteurs de proximité vous avertissent de la distance restante. Le créneau, sur cette petite Musa, c’est du bonheur ! Et bien, je dirais que la Musa est un minispace qui prend soin de ses occupants. Il est truffé d’équipements qui limitent les efforts du conducteur, et offre une modularité d’aménagement surprenante pour ce gabarit de véhicule. En outre, il est très confortable et sécurisant. Par contre, si j’apprécie les jantes aluminium, je ne vois pas l’intérêt du diamètre seize pouces et la monte de pneus grande vitesse… et gros prix. Avec des jantes de quinze pouces et des pneus plus accessibles, le comportement ne serait sûrement pas altéré et le confort meilleur. Il faut bien aborder ici le chapitre tarif. La Musa est une LANCIA. Le prix est donc un peu élevé mais le rapport prestation/équipement/prix reste correct en regard de la concurrence.

Le plumage

Commençons par l’extérieur. A l’avant, le bloc optique présente un combiné code/phare à faisceaux séparés, et le clignotant en partie haute. Deux antibrouillards prennent place en partie basse du pare-chocs. Le refroidissement moteur est assuré par une large grille disposée sous le pare-chocs qui remonte haut sur la face avant. La calandre reste, toutefois, intégrée au capot. Latéralement, les baguettes de protection sont de la même couleur que la voiture, donc discrètes. Le galbe des rétroviseurs extérieurs (électriques et dégivrants) est réussi ; on aurait apprécié y voir prendre place les répétiteurs de clignotants. L’antenne radio est située à l’arrière du toit, mais, comme sur beaucoup de monospace, elle accrochera votre porte basculante de garage ou de box. Les feux arrière intègrent toutes les fonctions, nul besoin de rajout sur le coffre ou en partie basse de pare-chocs. A l’intérieur, la planche de bord présente de nombreux rangements, dont deux en partie haute, et plus bas un range monnaie côté chauffeur. Un autre espace ouvert devant le passager peut accueillir, en accessoire, un petit sac spécifique comblant parfaitement le volume. Les cadrans sont en position centrale et regroupent, outre les traditionnels compteur, compte-tours, jauge à essence et température d’eau, l’ordinateur de bord aux indications multiples commandées en bout de commodo droit. L’instrumentation centrale regroupe la radio avec mono-CD (le chargeur étant situé dans le coffre) et les commandes de ventilation et climatisation à réglage séparé droite/gauche. Au volant, sur notre modèle, pas de réglage radio ni régulateur de vitesse. Celui-ci prend place à gauche, derrière le volant. La console centrale présente trois logements porte-gobelets, dans lesquels on peut positionner à loisir le cendrier amovible. Les réglages de sièges avant, avec ceux du volant, permettront au chauffeur de trouver la bonne position de conduite. Le passager, lui, ne pourra pas agir sur la hauteur de son siège. Par contre, ils pourront, tous les deux, régler la dureté d’appui lombaire. Au niveau du toit, si la seule partie avant s’ouvre et glisse vers l’arrière, les deux toits de verre sont occultables par rideau pare-soleil enroulable manuellement. La banquette arrière accueille confortablement deux passagers, et occasionnellement trois. Elle est modulable 2/3-1/3 et réglable longitudinalement, suivant les passagers accueillis ou le besoin en volume au niveau du coffre. Les dossiers sont inclinables jusqu’à la position couchette. La partie centrale du dossier se transforme intégralement en accoudoir, renfermant un logement préformé à la taille d’une petite bouteille. La banquette bascule vers l’avant pour laisser place à un vaste coffre. Celui-ci offre une bonne largeur, mais le seuil n’est pas plat et la marche un peu haute. La tablette de coffre est en deux parties, l’une rigide, l’autre souple pour compenser les réglages de la banquette. Le coffre renferme aussi le chargeur 10 CD, protégé. Néanmoins, son installation en verrue n’est pas optimale. Un autre emplacement est à rechercher dans le cas d’un éventuel restylage.

Et le ramage

Avant de tourner la clef, il faut préciser un léger détail. Pour monter dans la voiture, il faut ouvrir la porte, c’est normal, mais il est très désagréable, sur cette version 1.3 JTD DFS, d’entendre un moteur électrique bruyant fonctionner un certain temps dès que l'on ouvre la porte. S’il vous plait, insonorisez cette fonction ! Ceci étant dit, contact ! La mise en route est un peu particulière avec la boîte DFS (pied sur le frein puis sélection du mode de boîte), mais on s’habitue très vite. Le moteur n’est pas trop bruyant. Maintenant, il faut utiliser la boîte DFS (Dual Function System ou Dolce Farniente System), comme vous voudrez. L’un figure en documentation technique, l’autre en documentation commerciale. Cette boîte de vitesses manuelle à cinq rapports reçoit un système de commande robotisée remplaçant la pédale d'embrayage. Ce n’est pas une boîte automatique. Par contre, le levier présente un mode automatique et un mode séquentiel. Au démarrage, lorsqu’on ôte le pied du frein, le véhicule peut reculer, alors qu’une automatique est toujours en traction. Le système est un peu bruyant à basse vitesse avec quelques claquements dus aux manœuvres. Passé ce premier contact, tout va bien et les rapports passent très facilement. On a même l’impression, suivant le mode de conduite adopté, que la rapidité de passage est asservie. En ville, le mode automatique est très appréciable. Sur route, les deux modes apportent toute satisfaction et, quelle que soit l’humeur du jour et le mode de conduite adopté, la mécanique répond à la demande. La Musa, avec ce petit 1.3 JTD et cette boîte robotisée, est très homogène. Bien sûr, pas d’accélération flamboyante, mais un ensemble très cohérent, très souple. La route, à bord de cette voiture, est très agréable à vivre. Le régulateur de vitesse est simple d’emploi. Par contre, un rappel de consigne sur l’ordinateur de bord serait un plus et les commodos d’éclairage et d’essuie-glaces étant trop loin du volant, les petites mains ne sont pas à la fête. Concernant le toit ouvrant, l’entrebâillement apporte des bruits aérodynamiques et l’ouverture apporte des remous, mais à vitesse modérée, c’est acceptable. Voilà, l’essai se termine. Un petit créneau ? Allez on y va. La visibilité arrière est très bonne. Avec la position "city" (double assistance de direction électrique), la manœuvre du volant s’opère avec un seul doigt. Les détecteurs de proximité vous avertissent de la distance restante. Le créneau, sur cette petite Musa, c’est du bonheur !

Et alors

Et bien, je dirais que la Musa est un minispace qui prend soin de ses occupants. Il est truffé d’équipements qui limitent les efforts du conducteur, et offre une modularité d’aménagement surprenante pour ce gabarit de véhicule. En outre, il est très confortable et sécurisant. Par contre, si j’apprécie les jantes aluminium, je ne vois pas l’intérêt du diamètre seize pouces et la monte de pneus grande vitesse… et gros prix. Avec des jantes de quinze pouces et des pneus plus accessibles, le comportement ne serait sûrement pas altéré et le confort meilleur. Il faut bien aborder ici le chapitre tarif. La Musa est une LANCIA. Le prix est donc un peu élevé mais le rapport prestation/équipement/prix reste correct en regard de la concurrence.

La LANCIA Musa 1.3 JTD Multijet Platino DFS, à 16.900 €, offre des prestations très intéressantes au regard de sa catégorie et de son volume extérieur. Elle présente tout de même quelques imperfections notables détaillées un peu plus haut. Le cocktail aménagement et équipements proposés est réellement représentatif du concept minispace et en fait un véhicule très attachant.

Jacques FORGE

2005-09-30