CITROEN C4 Coupé 2.0i 16V 180 ch VTS

ESPACE SPORTIVE
  • Ligne et intérieur séduisants
  • Confort et tenue de route
  • Equipement complet
  • Moteur manquant de punch
  • Ergonomie de la planche de bord
  • Visibilité arrière

Prix : 23 550 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 s avec système de calage variable continu à l’admission
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 177 ch à 7000 tr/min
Couple maxi 20.60 mkg à 4750.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.27 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.46 m

Poids

Total 1337 kg

Capacités

Coffre de 314 à 1083 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 227 km/h
0 à 100 km/h 8.30 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.50
Urbaine 11.70
Mixte 8.40
Essai 11.40

En quête de sportivité

Le CITROËN C4 Coupé est un nouveau venu au sein du paysage automobile. Se démarquant de sa sœur C4 berline, il se veut le représentant du dynamisme retrouvé de la marque aux chevrons. Animé dans cette version par une nouvelle motorisation essence développant 180 chevaux, il se place comme le fleuron de la gamme essence.

Priorité au design

Quoique l’on puisse penser du résultat obtenu, ce qui ressort en tout premier lieu du coupé C4, c’est l’originalité des lignes. En effet, cette voiture ne ressemble à aucune autre. Tantôt assez ronde par sa face avant commune aux deux versions, elle devient carrément anguleuse dans sa partie arrière, véritable identité de ce coupé par rapport à la berline. Vue de coté enfin, la silhouette est fluide avec un profil très aérodynamique et acéré. Cette voiture établit d’ailleurs dans ce domaine le record de sa catégorie avec un Cx de 0,28 (contre 0,29 pour la berline). Dans cette version VTS, l’ensemble est joliment souligné par un becquet noir en bout de toit qui, associé à de belles jantes de dix-sept pouces, dégage une note de sportivité indéniable. L’ensemble est résolument dynamique et n’échappe pas aux badauds qui la croisent. C’est d’autant plus remarquable que cette réussite vient d’un constructeur qui nous avait habitué à un conformisme affligeant jusqu’au réveil amorcé par la C3. On retrouve les choix des ingénieurs responsables du style extérieur dans le traitement du design de la planche de bord. C’est vraiment moderne, plutôt de bonne facture en termes de choix des matériaux et d’ajustement et finalement, c’est splendide… mais quelle complexité ! AIRBUS n’a qu’à bien se tenir, cette C4 rivalise avec un avion. Les dizaines de commandes disponibles au volant ne peuvent que dérouter au démarrage et je vous épargnerai ici la liste exhaustive de leurs fonctions. Par contre, le moyeu central fixe ne dérange pas plus que cela et l’adaptation du conducteur est rapide. Le souci, c’est qu’il n’y a pas que le volant qui perturbe mais aussi l’ensemble des cadrans indicateurs au nombre de quatre, un seul étant placé en face du conducteur, en l’occurrence le compte-tours électronique. On trouve, de haut en bas, trois écrans distincts placés au centre de la planche, regroupant eux-mêmes diverses informations. En haut donc, l’indicateur de vitesse translucide qui a la délicatesse de s’adapter en continu aux conditions de luminosité mais qui distille en plus l’autonomie, le réglage du régulateur de vitesse, le nombre de ceintures attachées … Ensuite, un écran de grande dimension commandé par une multitude de boutons placés juste en dessous qui vous permet de faire fonctionner l’équipement Hi-Fi JBL (en option) avec chargeur cinq CD et six haut-parleurs de très bonne qualité. Le caisson de basses intégré dans le coffre diffuse vraiment de façon étonnante dans l’habitacle. Ce même écran peut commuter par pression sur un bouton sur le fonctionnement du téléphone mains libres intégré ou encore sur le système de navigation NaviDrive (même option : 2.100 €) très agréable et efficace. Enfin, on trouve en dernier lieu les commandes de ventilation associées bien évidemment à un système de climatisation qui offre, de surcroît, un réglage séparé entre le conducteur et le passager avant, de série cette fois ; ouf ! Au final, l’équipement est pléthorique et de qualité mais l’ergonomie générale en pâtit et il faudra de nombreux kilomètres au conducteur pour prendre la pleine mesure de cet arsenal. En effet, bienvenue dans le monde C4 : tout y est orienté vers le conducteur et ses passagers. Je parle ici d’habitabilité, de confort, de qualité perçue mais aussi de tous ces petits plus qui font aimer certaines voitures plus que d’autres. Concernant ce dernier point, on notera dans le désordre des rangements multiples et astucieux comme le porte-cartes de crédit sous l’aérateur gauche, un support porte-ceinture évitant les contorsions habituelles, un crochet déployable qui maintiendra le sac à main de madame ou encore un diffuseur de senteur (ces petites cartouches remplaçant avantageusement le sapin peu seyant de nombreux habitacles). Mais ce n’est pas tout car l’électronique peut également se rendre utile et on citera ici les radars de stationnement avant et arrière extrêmement précis et déconnectables en cas de passage incessant de piétons en conditions urbaines. En option (390 €), le véhicule disposait également de l’AFIL ou en termes moins barbares, de l’alerte de franchissement de ligne blanche qui provoquera une vibration saisissante dans la fesse concernée par le coté où la ligne blanche est franchie… également déconnectable car n’étant employable que sur autoroute ; c’est du sérieux ! Pour ce qui est des critères habituels, on mettra en avant une habitabilité conforme aux canons de la catégorie avec une réserve sur la capacité du véhicule à offrir un vrai confort à l’arrière pour trois passagers adultes sur un long trajet. La finition intérieure est vraiment supérieure à ce que nous avait présenté CITROËN sur sa Xsara (heureusement) mais souffre encore de quelques lacunes (visibilité des glissières de siège disgracieuse, aspect coupant des passages de ceintures arrière). Dernière lacune majeure, la visibilité arrière notablement dégradée par la cassure du hayon qui nécessite encore une fois un certain temps d’adaptation mais le design est quelquefois à ce prix. Pour répondre à ces quelques critiques, la C4 a un argument massue : son confort ! C’est une tradition chez ce constructeur et cela le restera avec ce véhicule : les sièges baquets d’abord, à l’assise et au maintien impeccables notamment en latéral, et la suspension enfin qui, tout en étant tarée "sportive", filtre admirablement les moindres défauts de la route avec un roulis quasi inexistant : encore du beau travail des ingénieurs liaison sol. CITROËN présente sur cette version sportive, une toute nouvelle motorisation essence développant tout de même 177 chevaux (et non 180 comme annoncé)… mais où sont-ils passés ? Il faut vraiment prendre des tours pour animer réellement la cavalerie, la plage d’utilisation se plaçant ainsi entre 4.500 et 6.500 tr/mn. On en vient à douter des valeurs affichées par le constructeur. Sans être désagréable pour autant, on sent bien que la motorisation est un peu étouffée par la masse du véhicule (1.337 kg annoncés) et une boîte à six rapports aurait certainement soulagé celle-ci. On comprend d’ailleurs assez mal ce choix quand tous les concurrents passent un par un à une commande six vitesses voire séquentielle pour certains. C’est d’autant plus regrettable que le maniement de cette boîte est assez flou et nuit à une utilisation vraiment sportive du véhicule. Le plus ennuyeux est que ce moteur peu affable en termes de performances est plus généreux en ce qui concerne l’appétit : en effet, les consommations sont conséquentes et il semble difficile de descendre sous la barre des dix litres aux cent kilomètres en conduite soutenue. Soyons clair, la C4 VTS tient remarquablement la route ! Elle vire constamment à plat grâce à un roulis admirablement maîtrisé. La direction vive et précise autorise une prise de confiance certaine et des passages en courbe à des vitesses inavouables. Le train avant très directeur prend la corde et l’arrière suit le mouvement en participant à la manœuvre sans broncher. L’ensemble ferme et très bien amorti ne dégrade pas le confort des passagers. Mais ne nous trompons pas, l’ESP veille au grain et a vite fait de crépiter au tableau de bord lors d’une remise soudaine des gaz, roues braquées. Une fois celui-ci déconnecté, on pourrait espérer découvrir un tempérament plus joueur mais cette C4 privilégie le sousvirage classique d’une traction puissante avec un train arrière soudé au bitume (dégradant au passage l’agilité du véhicule). Cette tendance aura le mérite de rassurer le conducteur se prenant trop vite pour Sébastien Loeb, malheureusement cela se fait au détriment du tempérament sportif que l’on pourrait attendre d’une voiture de ce calibre. Malgré tout, ce n’est pas la majorité des cas d’emploi et cette C4 reste une voiture hyper sécurisante, sentiment renforcé par un freinage puissant et quasi inépuisable malgré les vitesses atteintes.

Foire à l’équipement

On retrouve les choix des ingénieurs responsables du style extérieur dans le traitement du design de la planche de bord. C’est vraiment moderne, plutôt de bonne facture en termes de choix des matériaux et d’ajustement et finalement, c’est splendide… mais quelle complexité ! AIRBUS n’a qu’à bien se tenir, cette C4 rivalise avec un avion. Les dizaines de commandes disponibles au volant ne peuvent que dérouter au démarrage et je vous épargnerai ici la liste exhaustive de leurs fonctions. Par contre, le moyeu central fixe ne dérange pas plus que cela et l’adaptation du conducteur est rapide. Le souci, c’est qu’il n’y a pas que le volant qui perturbe mais aussi l’ensemble des cadrans indicateurs au nombre de quatre, un seul étant placé en face du conducteur, en l’occurrence le compte-tours électronique. On trouve, de haut en bas, trois écrans distincts placés au centre de la planche, regroupant eux-mêmes diverses informations. En haut donc, l’indicateur de vitesse translucide qui a la délicatesse de s’adapter en continu aux conditions de luminosité mais qui distille en plus l’autonomie, le réglage du régulateur de vitesse, le nombre de ceintures attachées … Ensuite, un écran de grande dimension commandé par une multitude de boutons placés juste en dessous qui vous permet de faire fonctionner l’équipement Hi-Fi JBL (en option) avec chargeur cinq CD et six haut-parleurs de très bonne qualité. Le caisson de basses intégré dans le coffre diffuse vraiment de façon étonnante dans l’habitacle. Ce même écran peut commuter par pression sur un bouton sur le fonctionnement du téléphone mains libres intégré ou encore sur le système de navigation NaviDrive (même option : 2.100 €) très agréable et efficace. Enfin, on trouve en dernier lieu les commandes de ventilation associées bien évidemment à un système de climatisation qui offre, de surcroît, un réglage séparé entre le conducteur et le passager avant, de série cette fois ; ouf ! Au final, l’équipement est pléthorique et de qualité mais l’ergonomie générale en pâtit et il faudra de nombreux kilomètres au conducteur pour prendre la pleine mesure de cet arsenal.

Bienvenue chez vous

En effet, bienvenue dans le monde C4 : tout y est orienté vers le conducteur et ses passagers. Je parle ici d’habitabilité, de confort, de qualité perçue mais aussi de tous ces petits plus qui font aimer certaines voitures plus que d’autres. Concernant ce dernier point, on notera dans le désordre des rangements multiples et astucieux comme le porte-cartes de crédit sous l’aérateur gauche, un support porte-ceinture évitant les contorsions habituelles, un crochet déployable qui maintiendra le sac à main de madame ou encore un diffuseur de senteur (ces petites cartouches remplaçant avantageusement le sapin peu seyant de nombreux habitacles). Mais ce n’est pas tout car l’électronique peut également se rendre utile et on citera ici les radars de stationnement avant et arrière extrêmement précis et déconnectables en cas de passage incessant de piétons en conditions urbaines. En option (390 €), le véhicule disposait également de l’AFIL ou en termes moins barbares, de l’alerte de franchissement de ligne blanche qui provoquera une vibration saisissante dans la fesse concernée par le coté où la ligne blanche est franchie… également déconnectable car n’étant employable que sur autoroute ; c’est du sérieux ! Pour ce qui est des critères habituels, on mettra en avant une habitabilité conforme aux canons de la catégorie avec une réserve sur la capacité du véhicule à offrir un vrai confort à l’arrière pour trois passagers adultes sur un long trajet. La finition intérieure est vraiment supérieure à ce que nous avait présenté CITROËN sur sa Xsara (heureusement) mais souffre encore de quelques lacunes (visibilité des glissières de siège disgracieuse, aspect coupant des passages de ceintures arrière). Dernière lacune majeure, la visibilité arrière notablement dégradée par la cassure du hayon qui nécessite encore une fois un certain temps d’adaptation mais le design est quelquefois à ce prix. Pour répondre à ces quelques critiques, la C4 a un argument massue : son confort ! C’est une tradition chez ce constructeur et cela le restera avec ce véhicule : les sièges baquets d’abord, à l’assise et au maintien impeccables notamment en latéral, et la suspension enfin qui, tout en étant tarée "sportive", filtre admirablement les moindres défauts de la route avec un roulis quasi inexistant : encore du beau travail des ingénieurs liaison sol.

Nouveau moteur cherche âme

CITROËN présente sur cette version sportive, une toute nouvelle motorisation essence développant tout de même 177 chevaux (et non 180 comme annoncé)… mais où sont-ils passés ? Il faut vraiment prendre des tours pour animer réellement la cavalerie, la plage d’utilisation se plaçant ainsi entre 4.500 et 6.500 tr/mn. On en vient à douter des valeurs affichées par le constructeur. Sans être désagréable pour autant, on sent bien que la motorisation est un peu étouffée par la masse du véhicule (1.337 kg annoncés) et une boîte à six rapports aurait certainement soulagé celle-ci. On comprend d’ailleurs assez mal ce choix quand tous les concurrents passent un par un à une commande six vitesses voire séquentielle pour certains. C’est d’autant plus regrettable que le maniement de cette boîte est assez flou et nuit à une utilisation vraiment sportive du véhicule. Le plus ennuyeux est que ce moteur peu affable en termes de performances est plus généreux en ce qui concerne l’appétit : en effet, les consommations sont conséquentes et il semble difficile de descendre sous la barre des dix litres aux cent kilomètres en conduite soutenue.

Voyage sur rails

Soyons clair, la C4 VTS tient remarquablement la route ! Elle vire constamment à plat grâce à un roulis admirablement maîtrisé. La direction vive et précise autorise une prise de confiance certaine et des passages en courbe à des vitesses inavouables. Le train avant très directeur prend la corde et l’arrière suit le mouvement en participant à la manœuvre sans broncher. L’ensemble ferme et très bien amorti ne dégrade pas le confort des passagers. Mais ne nous trompons pas, l’ESP veille au grain et a vite fait de crépiter au tableau de bord lors d’une remise soudaine des gaz, roues braquées. Une fois celui-ci déconnecté, on pourrait espérer découvrir un tempérament plus joueur mais cette C4 privilégie le sousvirage classique d’une traction puissante avec un train arrière soudé au bitume (dégradant au passage l’agilité du véhicule). Cette tendance aura le mérite de rassurer le conducteur se prenant trop vite pour Sébastien Loeb, malheureusement cela se fait au détriment du tempérament sportif que l’on pourrait attendre d’une voiture de ce calibre. Malgré tout, ce n’est pas la majorité des cas d’emploi et cette C4 reste une voiture hyper sécurisante, sentiment renforcé par un freinage puissant et quasi inépuisable malgré les vitesses atteintes.

Berline et coupé à la fois, cette C4 VTS a quasiment tout pour elle. Un look d’enfer à l’extérieur comme à l’intérieur, un équipement très complet, une finition correcte associée à un confort et une tenue de route de tout premier ordre. Mais c'est une berline puissante et non une sportive comme sa devancière la Xsara VTS. Il lui faudrait pour cela un moteur plus costaud et un châssis plus joueur. A l’heure où nombre des concurrents proposent 200 chevaux ou plus sur leurs sportives, on se demande ce que le groupe PSA attend pour rivaliser en nous proposant enfin une sportive. Ceci étant dit, au prix où elle est affichée c’est une très bonne affaire dans la catégorie.

Thomas DEMORY

2005-09-30