KIA Cerato 1.5 CRDi EX Major

ESPACE Compacte
  • Motorisation très agréable
  • Confort et efficacité de roulement
  • Peu d'options
  • Garantie et assistance de 3 ans
  • Silhouette quelconque
  • Habillage des sièges peu "heureux"

Prix : 17 900 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres en ligne, 2 ACT, turbo diesel common-rail
Cylindrée 1493 cm³
Puissance maxi 102 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 23.80 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.34 m
Largeur 1.74 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1290 kg

Capacités

Coffre de 538 à 1494 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 173 km/h
0 à 100 km/h 12.50 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 6.30
Mixte 4.90
Essai 0.00

Talentueuse mais méconnue

KIA, sous le giron de HYUNDAI, peine à percer sous nos contrées malgré la présence à son catalogue d'une gamme de neuf véhicules. Pourtant, si l'on regarde la progression des immatriculations de KIA, celle-ci ne cesse d'augmenter chaque année dans de fortes proportions. Mais le volume de vente étant très faible, la représentativité n'est pas évidente et la clientèle KIA doit faire un véritable effort pour se tourner vers ce constructeur : en effet, il lui faut trouver un des 120 concessionnaires, ensuite se convaincre que c'est l'auto qu'il lui convient sans tenir compte du quand dira t'on et enfin oser affronter son entourage qui ne manquera pas d'avoir un regard interrogateur voire désapprobateur. L'enfer, c'est bien connu, étant les autres, qu'est-ce qui fait que les acheteurs passent outre l'opinion populaire pour accéder à un peu de paradis avec cette KIA Cerato.

Bien équipée

Du fait de ses dimensions, la KIA Cerato se positionne sur le créneau des RENAULT Mégane et VOLKSWAGEN Golf, puisqu'elle n'est disponible qu'en cette version deux volumes sur notre marché (hormis une quatre portes sur commande spéciale pour la 2.0 CRDi). L'argument premier est d'en offrir plus que les concurrents. Comme d'habitude chez les coréennes, les options se réduisent à presque rien : ici, seules la boîte automatique à quatre rapports (1.500 € uniquement sur la version essence 1,6 litre) et la peinture métallisée (305 €) peuvent augmenter la facture. Il est donc facile de prévoir un budget et de s'y tenir sans pour autant sacrifier au confort ou à l'envie. Les différences d'équipement se traduisent par trois niveaux de finitions : EX (16.600 €), EX Major (17.900 €) et EX Luxe (18.900 €). N'allez pas croire que la version de base est indigente, car elle ne rétrocède à la version intermédiaire que le cuir du volant et du pommeau du levier de vitesses, la déco façon alu sur la planche de bord, l'ordinateur de bord, le rétroviseur intérieur électrochromatique, l'allumage automatique des phares, la jupe latérale, les pneus BRIDGESTONE et l'automatisation de la climatisation. Autant dire rien de bien indispensable. La version Luxe ajoute à celle que nous avons essayé (EX Major) les jantes aluminium seize pouces, l'appui-tête conducteur actif et un toit ouvrant électrique. Il appartiendra donc à chacun de voir si un effort de 1.000 ou 2.000 € peut être consenti pour disposer de l'ensemble des équipements. Toutes offrent un équipement radio-CD MP3 à six haut-parleurs, le verrouillage centralisé avec télécommande, les vitres électriques à l'avant comme à l'arrière, d'innombrable airbags et d'accoudoirs, ainsi que l'application de peinture sur l'intégralité de la carrosserie. Aussi raffiné que cela puisse faire, celle-ci n'en est pas moins très vulnérable aux petits frottements sur les pare-chocs…La cerise sur le gâteau, c'est la garantie KIA de trois ans, kilométrage illimité, ainsi que l'assistance de trois ans, 24/24 h et 7/7 j : de quoi rassurer le plus craintif et conforter l'insouciant. Sur le papier, la KIA Cerato dispose d'atouts indéniable, mais en vrai et vu de l'extérieur, il n'y a pas de quoi pavoiser. La ligne est quelconque, sans accroche particulière. Elle se situe entre le break, la berline deux corps et le petit monospace. On notera bien une toute petite vitre de custode prolongeant la surface vitrée et allégeant le profil, à l'instar de l'encoche parcourant la voiture de l'aile avant aux feux arrière. L'avant insuffle cependant un regain de noblesse, voire d'agressivité avec ses petits antibrouillards en forme d'obus encastré dans le large pare-chocs. L'arrière est, quant à lui, très européen, avec une nette ressemblance à celui de la Golf. Elle n'est donc pas laide, mais plutôt en manque d'inspiration. Il lui sera donc difficile de se faire une identité, le petit plus qui fait que l'on se retourne, que l'on s'en souvienne et surtout que l'on en parle… Toutefois, du point de vue de l'utilisateur, il est surtout important que la vie à bord soit des plus sympathiques. Et avec l'EX Major, nous n'avons pas été déçu. D'abord avec la sobriété de la présentation intérieure : celle-ci n'est ni tape-à-l'œil, ni austère et est donc un gage de stabilité dans son appréciation. Ensuite, tout le monde y trouve une place confortable grâce aux très bons sièges. Ceux-ci auraient mérité un dessin de tissu plus sympa, moins "vieillot" dans le ton… L'installation radio-CD MP3 distille un son de très bonne qualité, même à fort volume, malheureusement sans commande au volant. Au moins, il est possible de remplacer le lecteur par un de meilleure qualité ou plus récent (quand elle aura quelques années). Les sièges arrière sont rabattables 60/40 en un tour de main et forment un plancher plat avec le coffre. Celui-ci passe alors à 1.494 litres, nettement plus que les déjà généreux 538 litres en configuration normale. Pourtant, la vraie roue de secours y entame copieusement l'espace, mais ménage sur son pourtour quelques rangements (dissimulés sous le tapis) pour ranger ce qui voyage toujours avec la voiture. La partie technique nous a vraiment bluffés et il est grand temps de dire tout le bien que l'on en pense, après avoir entendu le pire au sujet des produits KIA. Les automobiles KIA sont bien au standard de qualité de la vieille Europe et supportent allègrement la comparaison. Il serait bien difficile aujourd'hui de faire dire à un conducteur que cette Cerato ne marche pas correctement. La direction assistée remplit bien son rôle, sans trop en faire comme on peut le sentir parfois. Pour le freinage, on fera entièrement confiance à l'ABS avec EBD, avec assistance au freinage d'urgence. La tenue de route n'appelle aucune critique puisque les suspensions filtrent efficacement la plus abîmée de nos routes de campagne, ce sans sacrifier au plaisir de conduire ni entacher la sécurité. Il sera donc parfaitement possible de profiter pleinement de cette KIA Cerato, en emmenant la famille sur toutes les routes de France et de Navarre et ne pas se cantonner à une utilisation urbaine ou autoroutière. Enfin, j'ai gardé le meilleur pour la fin, le petit Diesel de 1,5 litre de 102 chevaux. Avant d'en profiter, on s'étonne de le voir côtoyer le 2,0 litres de 112 chevaux puisqu'il ne rend que 10 chevaux à son aîné. Car le petit est de la toute dernière génération et on le retrouve sur nombre de KIA. Donc, pourquoi KIA aurait-il gardé un gros moteur si ce n'est pour le couple ? Là encore, la différence n'est que de 10 mkg, de surcroît au même régime. La question reste posée puisqu'à l'essai, ce petit moteur est tout simplement parfait. Nul besoin de le cravacher, il est vif et vaillant sur une large plage de fonctionnement, et se fait même très discret dans le niveau sonore restitué, point faible de la plupart des petites cylindrées poussées. La boîte à l'étagement idéal nous fait même faire des économies avec un régime moteur très bas à 90 km/h. Et la relance à cette vitesse se passe naturellement, sans impression de lourdeur ou d'envie de rétrograder. Cependant, la rudesse de passage des premiers rapports entache quelque peu l'agrément mais est peut-être imputable au manque de rodage. Bref, ce petit 1,5 l CRDi donne des ailes à la Cerato et redore le blason des petits moteurs diesel souvent économiques… en sensations. Puisqu'on en parle, le budget gazole sera réduit (c'est toujours trop, certes !) car il se montre vraiment sobre. La plus grande crainte est plus à mettre au niveau des excès de vitesses, que l'on aura du mal à tempérer du fait de l'absence de régulateur de vitesse.

Esthétique banale

Sur le papier, la KIA Cerato dispose d'atouts indéniable, mais en vrai et vu de l'extérieur, il n'y a pas de quoi pavoiser. La ligne est quelconque, sans accroche particulière. Elle se situe entre le break, la berline deux corps et le petit monospace. On notera bien une toute petite vitre de custode prolongeant la surface vitrée et allégeant le profil, à l'instar de l'encoche parcourant la voiture de l'aile avant aux feux arrière. L'avant insuffle cependant un regain de noblesse, voire d'agressivité avec ses petits antibrouillards en forme d'obus encastré dans le large pare-chocs. L'arrière est, quant à lui, très européen, avec une nette ressemblance à celui de la Golf. Elle n'est donc pas laide, mais plutôt en manque d'inspiration. Il lui sera donc difficile de se faire une identité, le petit plus qui fait que l'on se retourne, que l'on s'en souvienne et surtout que l'on en parle…

Intérieur confortable

Toutefois, du point de vue de l'utilisateur, il est surtout important que la vie à bord soit des plus sympathiques. Et avec l'EX Major, nous n'avons pas été déçu. D'abord avec la sobriété de la présentation intérieure : celle-ci n'est ni tape-à-l'œil, ni austère et est donc un gage de stabilité dans son appréciation. Ensuite, tout le monde y trouve une place confortable grâce aux très bons sièges. Ceux-ci auraient mérité un dessin de tissu plus sympa, moins "vieillot" dans le ton… L'installation radio-CD MP3 distille un son de très bonne qualité, même à fort volume, malheureusement sans commande au volant. Au moins, il est possible de remplacer le lecteur par un de meilleure qualité ou plus récent (quand elle aura quelques années). Les sièges arrière sont rabattables 60/40 en un tour de main et forment un plancher plat avec le coffre. Celui-ci passe alors à 1.494 litres, nettement plus que les déjà généreux 538 litres en configuration normale. Pourtant, la vraie roue de secours y entame copieusement l'espace, mais ménage sur son pourtour quelques rangements (dissimulés sous le tapis) pour ranger ce qui voyage toujours avec la voiture.

Technique raffinée et efficace

La partie technique nous a vraiment bluffés et il est grand temps de dire tout le bien que l'on en pense, après avoir entendu le pire au sujet des produits KIA. Les automobiles KIA sont bien au standard de qualité de la vieille Europe et supportent allègrement la comparaison. Il serait bien difficile aujourd'hui de faire dire à un conducteur que cette Cerato ne marche pas correctement. La direction assistée remplit bien son rôle, sans trop en faire comme on peut le sentir parfois. Pour le freinage, on fera entièrement confiance à l'ABS avec EBD, avec assistance au freinage d'urgence. La tenue de route n'appelle aucune critique puisque les suspensions filtrent efficacement la plus abîmée de nos routes de campagne, ce sans sacrifier au plaisir de conduire ni entacher la sécurité. Il sera donc parfaitement possible de profiter pleinement de cette KIA Cerato, en emmenant la famille sur toutes les routes de France et de Navarre et ne pas se cantonner à une utilisation urbaine ou autoroutière. Enfin, j'ai gardé le meilleur pour la fin, le petit Diesel de 1,5 litre de 102 chevaux. Avant d'en profiter, on s'étonne de le voir côtoyer le 2,0 litres de 112 chevaux puisqu'il ne rend que 10 chevaux à son aîné. Car le petit est de la toute dernière génération et on le retrouve sur nombre de KIA. Donc, pourquoi KIA aurait-il gardé un gros moteur si ce n'est pour le couple ? Là encore, la différence n'est que de 10 mkg, de surcroît au même régime. La question reste posée puisqu'à l'essai, ce petit moteur est tout simplement parfait. Nul besoin de le cravacher, il est vif et vaillant sur une large plage de fonctionnement, et se fait même très discret dans le niveau sonore restitué, point faible de la plupart des petites cylindrées poussées. La boîte à l'étagement idéal nous fait même faire des économies avec un régime moteur très bas à 90 km/h. Et la relance à cette vitesse se passe naturellement, sans impression de lourdeur ou d'envie de rétrograder. Cependant, la rudesse de passage des premiers rapports entache quelque peu l'agrément mais est peut-être imputable au manque de rodage. Bref, ce petit 1,5 l CRDi donne des ailes à la Cerato et redore le blason des petits moteurs diesel souvent économiques… en sensations. Puisqu'on en parle, le budget gazole sera réduit (c'est toujours trop, certes !) car il se montre vraiment sobre. La plus grande crainte est plus à mettre au niveau des excès de vitesses, que l'on aura du mal à tempérer du fait de l'absence de régulateur de vitesse.

Alors, convaincu ? Oui d'un point de vue purement technique et objectif. Cette KIA Cerato 1.5 CRDi offre beaucoup à un client pourtant habitué au minimum. L'agrément est réel et le confort pas qu'un mot. Les ingénieurs KIA ont réussi le pari d'européaniser leur produit pour notre plus grand plaisir. Du point de vue esthétique, le tableau est moins rose et ne facilitera pas la diffusion, quand on sait que l'achat d'une automobile passe bien plus par le coup de cœur que par celui de la raison. Il serait donc grand temps de donner une identité forte à cette Cerato pour qu'elle prenne la place qu'elle mérite dans le paysage automobile français. On sait les coréens capable de mieux en observant les élégantes Magentis et Opirus. Donc, malgré sa silhouette "effacée", la Cerato 1.5 CRDi reste un excellent choix pour celui qui ne veut pas gaspiller son argent et profiter tout de même des dernières technologies qui rendent la vie si facile et si agréable à bord.

Stéphane BERGER

2005-12-15