ALFA ROMEO 159 2.4 JTDm 200 ch Selective

ESPACE ROUTIERE
  • Ligne
  • Moteur (performances et sonorité)
  • Comportement routier
  • Equipements
  • Accès coffre
  • Habitabilité arrière
  • Tarif

Prix : 35 950 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres en ligne 20 soupapes turbo diesel
Cylindrée 2387 cm³
Puissance maxi 200 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 40.80 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.66 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1630 kg

Capacités

Coffre de 405 à 0 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 228 km/h
0 à 100 km/h 8.40 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.40
Urbaine 9.30
Mixte 6.80
Essai 8.50

Bienvenue à la 159 !

Après deux mois de commercialisation, nous voici aux commandes de la nouvelle ALFA ROMEO 159. Et pour vous la présenter, nous n’avons pas hésité à nous glisser au volant d’un modèle diesel, le plus puissant de la gamme, un 2.4 litres de 5 cylindres développant 200 chevaux. Evidemment, cette voiture jouit d’une vitesse de pointe élevée, mais aujourd’hui, la vitesse sur route ouverte n’est plus de mise. En revanche, la puissance et le couple alliés à un châssis bien assis, sont des critères importants pour assurer la sécurité des occupants… et des autres usagers dans les situations délicates auxquelles nous pouvons tous être confrontés.

Quand émacié rime avec galbé

Découvrons la belle. Tout d’abord, le profil élancé, plongeant vers l’avant, le long capot, le coffre court et ramassé, sans trop de fioritures. Ici, on retrouve des portes avec poignées profilées à l’avant comme à l’arrière. Le choix des emplacements sur les portes arrière a peut être tardé, car l’implant plastique noir situé juste après la vitre aurait bien pu accueillir cette poignée en trompe l’œil qui a fait la réputation de sa devancière, la 156. Juste au-dessus de ces poignées prend place une nervure très marquée qui s’étend de l’aile arrière vers l’aile avant et se finit par le répétiteur de clignotant, comme une pointe de flèche. En bas de l’aile, un petit logo Giugiaro vient rappeler le bureau de design qui a conçu cette ligne tendue et émaciée à l’avant, plus douce et galbée à l’arrière. On notera l’absence de protections latérales, même de teinte carrosserie. ALFA ROMEO a peut être pensé que cet accessoire dérangerait son design si pur. Ceci étant, en usage quotidien, il faudra prendre gare à l’environnement en matière de stationnement. Pour finir le profil, on n’oubliera pas d’évoquer la forme des rétroviseurs, très spécifique, et les superbes jantes chaussées de pneus de 225/50ZR17 (au nombre de quatre). La proue est magnifique. Quel regard de prédateur ! On a l’impression qu’ALFA ROMEO aurait pu y placer encore plus d’optiques. Ceci étant, l’absence de protection devant les triples optiques, qui lassera le propriétaire soigneux à chaque lavage, a permis de loger les lave-phares sur le rebord horizontal, bien vu ! Et pourquoi doit-on obligatoirement arborer une plaque minéralogique avant ? Dans le cas de notre auto, on peut parler ouvertement de gâchis car, en plus d’être déportée, elle repose sur un support plastique épais qui enlaidit quelque peu. Quant à la poupe, elle est soft, avec un pli de tôle du coffre intégrant un pseudo-bequet, des feux étirés dont la ligne supérieure joue le rôle de paupière et deux superbes sorties d’échappement, issues d’une ligne unique qui se divise en deux parties symétriques déployées de chaque côté de la roue de secours, tout simplement. Notre véhicule d’essai présente un intérieur clair mariant les teintes beige fauve et bronze. Quel espace chaleureux loin des teintes noires et grises chères aux autos germaniques. L’espace dévolu aux occupants est toujours aussi typé chez ALFA ROMEO. Ainsi, le passager n’a aucune vue sur les manomètres de température d’eau et de pression du turbo, de même que sur la jauge à carburant. Pour les autres équipements centraux, telles les ouies d’aération, GPS, commandes de ventilation/climatisation, le chauffeur pourra déléguer à son voisin. Le combiné compteur, compte-tours est séparé par l’ordinateur de bord, programmable depuis les commodos, eux aussi spécifiques et d’adaptation simple. Ici aussi, comme pour d’autres japonaises entre autres, on retrouve les interrupteurs d’antibrouillards avant et arrière relégués sur la planche de bord. Le volant, réglable en hauteur et profondeur, comprend les commandes du système audio et de l’équipement téléphone main libre intégré. Le régulateur de vitesse est présent, mais renvoyé sous le commodo gauche. Côté son, on trouve huit haut-parleurs, dont quatre tweeters répartis sur la planche de bord et les portes arrière. Poursuivons avec les équipements, dont la climatisation séparée droite/gauche, avant/arrière, le siège du chauffeur à mémoire (trois enregistrements), les sièges avant chauffants, un rangement central ventilé sous l’accoudoir, un rétroviseur intérieur photochrome, les quatre vitres électriques à impulsion sur le bandeau chauffeur. Ici, l’ESP s’appelle VDC et est couplé avec un système antipatinage ASR. A noter que cet équipement est débrayable pour les pilotes qui veulent encore un peu plus de plaisir au volant de cette auto. Les airbags sont au nombre de sept de série, plus un huitième en option pour préserver les genoux de votre passager (ère). Au toit prennent place deux bandeaux lumineux, celui situé à l’avant reprend la commande du capteur de proximité avant, le voyant des ceintures non bouclées et se finit par un range lunettes. Au niveau de la banquette arrière, fractionnée en deux parties inégales, on trouve un accoudoir central masquant la trappe à skis. A noter le rideau pare-soleil intégré à la plage arrière qui protégera la nuque des passagers en été. Ceci étant, ceux-ci disposent d’un espace relativement mesuré, attention aux grands gabarits. Les divers rangements sont aussi de taille mesurée sur cette auto, même s’ils sont en nombre suffisant. Côté coffre, sa contenance est correcte, son volume équilibré, mais le seuil est trop haut et l’ouverture peu conséquente. Maintenant, passons à la leçon de chant… Pas si vite, avant de tester la mélodie du cinq cylindres, essayons de l’approcher. Ce n’est pas chose facile. Pourtant le capot se lève sur ses deux vérins, sans effort. Mais la vue qui s’offre à nos yeux est un peu décevante pour un amateur de mécanique. Peu d’accès, un moteur encapsulé en partie haute et un habillage intégral sous le châssis. On peut observer tout de même, maigre consolation, le travail réalisé au niveau du train avant à parallélogrammes, les disques ventilés avec étriers multipistons. A l’arrière, le guidage est assuré par des trains multibras, et le freinage par des disques ventilés à étrier simple piston. Petit message en passant, le câblage des capteurs de roue avant passe à moins d’un millimètre du plomb d’équilibrage statique collé à l’intérieur de la jante. Il serait bon de donner un léger angle à la connexion afin d’éviter tout risque de dégradation en utilisation. Mis à part ce détail, tout cela est d’un excellent niveau. Pour la prise en main, peu de problème. L’ergonomie est bonne, la position de conduite se trouve aisément. Les rétroviseurs extérieurs électriques, dégivrants, repliables, offrent une bonne vision avec leur forme atypique. Contact, mise en route, le bruit du diesel est contenu, à froid, et plus feutré ensuite. Par contre, bien chaud, la montée en régime vous offre un feulement rauque qui plaira à beaucoup d’amateurs d’automobiles. Les accélérations sont franches, le freinage mordant et endurant, les reprises d’un excellent niveau, l’étagement des rapports de boîte de vitesses sans critique. La consommation reste correcte en regard de la cavalerie disponible. En circulation, le roulage est très silencieux, pas de bruits aérodynamiques, très bonne note aussi pour la tenue de cap, l’amortissement, le filtrage. Les verrouillages des rapports de la boîte de vitesse sont clairs, voire un peu rugueux, ce qui correspond bien à la vocation sportive de notre 159. Les pneus du véhicule d’essai se sont montrés à la hauteur, la motricité n’ayant jamais été prise en défaut, en condition de circulation normale. A noter, côté éclairage, l’efficacité des projecteurs bi xénon à réglage automatique. En cas de pluie, les balais d’essuie-glace font appel à des raclettes préformées très efficaces. Parlons guidage routier. En utilisant le GPS, il faudra se passer du lecteur CD. En effet, en l’absence de chargeur, le mono CD accueille le disque de navigation. Il existe bien une mémoire d’enregistrement de la navigation programmée, mais celle-ci est insuffisante en autonomie. Pour information, le chargeur CD coûte 400 € en option. Autre point, lors d’un freinage de nuit, le troisième feu stop diffuse sa lumière sur la lunette arrière, gênant la rétrovision. Autre observation, positive, la climatisation est très efficace et bénéficie d’un détecteur de buée, bien utile en hiver. En manœuvre, son gabarit n’est nullement un handicap et se maîtrise facilement, ce qui aide à préserver cette carrosserie très exposée. Je ne terminerais pas cette présentation sans révéler qu’ALFA ROMEO vient d’éditer une mise à jour de ses tarifs en baissant le prix de base de toutes ses versions de mille Euro. Les anciens tarifs incluaient le contrat de maintenance qui est aujourd’hui passé au chapitre des prestations complémentaires. Ceci étant, cette ALFA reste chère dans sa catégorie.

Un intérieur chaleureux

Notre véhicule d’essai présente un intérieur clair mariant les teintes beige fauve et bronze. Quel espace chaleureux loin des teintes noires et grises chères aux autos germaniques. L’espace dévolu aux occupants est toujours aussi typé chez ALFA ROMEO. Ainsi, le passager n’a aucune vue sur les manomètres de température d’eau et de pression du turbo, de même que sur la jauge à carburant. Pour les autres équipements centraux, telles les ouies d’aération, GPS, commandes de ventilation/climatisation, le chauffeur pourra déléguer à son voisin. Le combiné compteur, compte-tours est séparé par l’ordinateur de bord, programmable depuis les commodos, eux aussi spécifiques et d’adaptation simple. Ici aussi, comme pour d’autres japonaises entre autres, on retrouve les interrupteurs d’antibrouillards avant et arrière relégués sur la planche de bord. Le volant, réglable en hauteur et profondeur, comprend les commandes du système audio et de l’équipement téléphone main libre intégré. Le régulateur de vitesse est présent, mais renvoyé sous le commodo gauche. Côté son, on trouve huit haut-parleurs, dont quatre tweeters répartis sur la planche de bord et les portes arrière. Poursuivons avec les équipements, dont la climatisation séparée droite/gauche, avant/arrière, le siège du chauffeur à mémoire (trois enregistrements), les sièges avant chauffants, un rangement central ventilé sous l’accoudoir, un rétroviseur intérieur photochrome, les quatre vitres électriques à impulsion sur le bandeau chauffeur. Ici, l’ESP s’appelle VDC et est couplé avec un système antipatinage ASR. A noter que cet équipement est débrayable pour les pilotes qui veulent encore un peu plus de plaisir au volant de cette auto. Les airbags sont au nombre de sept de série, plus un huitième en option pour préserver les genoux de votre passager (ère). Au toit prennent place deux bandeaux lumineux, celui situé à l’avant reprend la commande du capteur de proximité avant, le voyant des ceintures non bouclées et se finit par un range lunettes. Au niveau de la banquette arrière, fractionnée en deux parties inégales, on trouve un accoudoir central masquant la trappe à skis. A noter le rideau pare-soleil intégré à la plage arrière qui protégera la nuque des passagers en été. Ceci étant, ceux-ci disposent d’un espace relativement mesuré, attention aux grands gabarits. Les divers rangements sont aussi de taille mesurée sur cette auto, même s’ils sont en nombre suffisant. Côté coffre, sa contenance est correcte, son volume équilibré, mais le seuil est trop haut et l’ouverture peu conséquente. Maintenant, passons à la leçon de chant…

Une vraie carrure d’athlète

Pas si vite, avant de tester la mélodie du cinq cylindres, essayons de l’approcher. Ce n’est pas chose facile. Pourtant le capot se lève sur ses deux vérins, sans effort. Mais la vue qui s’offre à nos yeux est un peu décevante pour un amateur de mécanique. Peu d’accès, un moteur encapsulé en partie haute et un habillage intégral sous le châssis. On peut observer tout de même, maigre consolation, le travail réalisé au niveau du train avant à parallélogrammes, les disques ventilés avec étriers multipistons. A l’arrière, le guidage est assuré par des trains multibras, et le freinage par des disques ventilés à étrier simple piston. Petit message en passant, le câblage des capteurs de roue avant passe à moins d’un millimètre du plomb d’équilibrage statique collé à l’intérieur de la jante. Il serait bon de donner un léger angle à la connexion afin d’éviter tout risque de dégradation en utilisation. Mis à part ce détail, tout cela est d’un excellent niveau. Pour la prise en main, peu de problème. L’ergonomie est bonne, la position de conduite se trouve aisément. Les rétroviseurs extérieurs électriques, dégivrants, repliables, offrent une bonne vision avec leur forme atypique. Contact, mise en route, le bruit du diesel est contenu, à froid, et plus feutré ensuite. Par contre, bien chaud, la montée en régime vous offre un feulement rauque qui plaira à beaucoup d’amateurs d’automobiles. Les accélérations sont franches, le freinage mordant et endurant, les reprises d’un excellent niveau, l’étagement des rapports de boîte de vitesses sans critique. La consommation reste correcte en regard de la cavalerie disponible. En circulation, le roulage est très silencieux, pas de bruits aérodynamiques, très bonne note aussi pour la tenue de cap, l’amortissement, le filtrage. Les verrouillages des rapports de la boîte de vitesse sont clairs, voire un peu rugueux, ce qui correspond bien à la vocation sportive de notre 159. Les pneus du véhicule d’essai se sont montrés à la hauteur, la motricité n’ayant jamais été prise en défaut, en condition de circulation normale. A noter, côté éclairage, l’efficacité des projecteurs bi xénon à réglage automatique. En cas de pluie, les balais d’essuie-glace font appel à des raclettes préformées très efficaces. Parlons guidage routier. En utilisant le GPS, il faudra se passer du lecteur CD. En effet, en l’absence de chargeur, le mono CD accueille le disque de navigation. Il existe bien une mémoire d’enregistrement de la navigation programmée, mais celle-ci est insuffisante en autonomie. Pour information, le chargeur CD coûte 400 € en option. Autre point, lors d’un freinage de nuit, le troisième feu stop diffuse sa lumière sur la lunette arrière, gênant la rétrovision. Autre observation, positive, la climatisation est très efficace et bénéficie d’un détecteur de buée, bien utile en hiver. En manœuvre, son gabarit n’est nullement un handicap et se maîtrise facilement, ce qui aide à préserver cette carrosserie très exposée. Je ne terminerais pas cette présentation sans révéler qu’ALFA ROMEO vient d’éditer une mise à jour de ses tarifs en baissant le prix de base de toutes ses versions de mille Euro. Les anciens tarifs incluaient le contrat de maintenance qui est aujourd’hui passé au chapitre des prestations complémentaires. Ceci étant, cette ALFA reste chère dans sa catégorie.

La 159 2.4 JTDm une adepte du "comprom’up" En fin d’essai, on abandonne l’auto avec un peu de tristesse. C’est une voiture à vivre qui procure de bonnes sensations dans tous les domaines. Ce qui me fait penser à ce qualificatif "comprom’up", c’est que cette voiture est toute en compromis, mais pas en compromis mesquins, mal arrondis, non, de vrais compromis qui prennent le maximum des caractéristiques à assembler, et qui les partage avec vous…

Jacques FORGE

2006-01-25