AUDI TT

ESPACE SPORTIVE
  • Tenue de route
  • Sportivité (surtout avec le TFSI)
  • Look
  • Visibilité arrière
  • Pas de régulateur de vitesse
  • Consommation

Prix : de 34 180 € à 43 240 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 16 soupapes injection directe essence
Cylindrée 1984 cm³
Puissance maxi 200 ch à 5100 tr/min
Couple maxi 28.50 mkg à 1800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.18 m
Largeur 1.84 m
Hauteur 1.35 m

Poids

Total 1260 kg

Capacités

Coffre de 290 à 700 dm³
Réservoir 55 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 240 km/h
0 à 100 km/h 6.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.00
Urbaine 10.70
Mixte 7.70
Essai 0.00

Pleine jouissance de tous ses moyens

AUDI avait franchi le pas en 1998, en proposant un coupé très sportif avec une ligne taillée à la serpe. Malgré quelques imperfections de tenue de route, le TT a connu une belle carrière aussi bien en coupé qu'en roadster, ouvrant en quelque sorte la voie de ces "très sportives" encore financièrement abordables. Depuis, la concurrence a suivi le TT, ne serait ce que PORSCHE avec ses Boxster et Cayman. Il est temps pour AUDI de dévoiler la deuxième génération de TT en présentant un modèle totalement inédit. Bien entendu, le nouveau TT garde l'esprit du pionnier en essayant d'en gommer les défauts de jeunesse…

Esthétique

Le premier contact avec le TT deuxième du nom, est d'abord esthétique. Le nouveau coupé sportif d'AUDI a arrondi ses angles et émoussé la lame de la serpe avec laquelle les contours du premier avaient été taillés. L'esprit général est conservé avec ligne basse, haute ceinture de caisse et très faible surface vitrée. Les passages de roue gardent la même forme renflée toujours intégrée, à l'avant, à la découpe du capot. L'arrière du coupé conserve la pente (plus douce) du "fastback" cachant le hayon. Pour le reste, le deuxième TT se distingue par sa calandre "single frame" indispensable à une AUDI d'aujourd'hui et des optiques effilées dans le pur style du concept "Le Mans" ou encore de la future R8. Le bas du bouclier avant est agrémenté des antibrouillards avant "planqués" dans des garnitures en plastique noir qui auraient supporté une touche inox moins "cheap". L'arrière apparaît comme la partie de la voiture la moins agressive avec une découpe de hayon et un entourage de plaque trop arrondis. Heureusement, les longs feux effilés débordant largement sur les ailes redonnent une touche dynamique. Clin d'œil au grand frère Q7, les feux s'éclairent aussi avec un double rappel rectangulaire. L'aileron arrière a, cette fois, été intégré dans le hayon et se déploie au-dessus de 120 km/h. Il reste possible de l'actionner depuis l'habitacle en cas d'envie pressante de look sportif. Sur ce nouveau TT, l'honneur est sauf : la ligne est moins acérée que celle de l'ancien mais toujours aussi sportive et globalement plus belle. La beauté extérieure est une chose, la beauté intérieure en est une autre. Et il ne s'agit pas que de l'habitacle mais aussi de ce qui se cache sous le capot et dans les entrailles. Pour l'intérieur, s'installer à bord demande évidemment quelques contorsions quand on est grand ; même constat quand il faut attraper la ceinture. Calé dans l'excellent siège tendance baquet, tout tombe immédiatement sous la main, à commencer par le volant caractéristique, déjà vu sur les RS4, avec sa partie inférieure aplatie. Oubliez tout de suite la visibilité arrière, voire même latérale étant donné la faible surface vitrée disponible. Heureusement, le TT est compact, bien qu'ayant grappillé près de quatorze centimètres supplémentaires à la première génération. L'intérieur garde sa couleur fétiche à base de noir, à peine trahie par les indispensables touches en inox sur le pédalier, le repose pied et la console centrale. Celle-ci est haussée ce qui ramène le mini levier de vitesses à portée de main. Les trois ouies centrales ainsi que le compteur regroupés sous une visière, confirment avec une certaine touche italienne, le côté sportif de la voiture. Le TT est un coupé 2+2 mais autant oublier tout de suite l'arrière où les sièges sont à réserver à des personnes de petite taille, pas trop claustrophobes. La hauteur réservée à ces passagers occasionnels est de toute façon limitée sous peine qu'ils soient scalpés par le hayon. Contrairement à la génération précédente, le TT est assis sur une plate forme spécifique pour laquelle la chasse au poids a été ouverte. Le but est de pouvoir intégrer des équipements de sécurité supplémentaires sans assommer la balance. Le remède utilisé est à base d'aluminium, spécialité AUDI, dont la cure a permis de gagner 90 kilos sur le châssis. Les voies ont été élargies. Comme pour sa devancière, le nouveau TT adopte des motorisations sportives. Exit l'ancien 1,8 litre turbo 20 soupapes au profit du récent 2.0 TFSI de 200 chevaux, plus puissant, plus économique et plus en accord avec les normes actuelles, celui-là même qui équipe quelques autres intéressants modèles du groupe. Le mariage est pleinement heureux et l'on peut consommer sans modération. La voiture est vive sans impression de lourdeur. Elle repart sur un filet de gaz en quatrième - la boîte est à six rapports - en procurant à son conducteur (ou conductrice) une certaine jouissance. Sur les petites routes tchèques aux virages quelquefois en épingle (sans prévenir), le TT se sort élégamment de ce genre de situation en utilisant sans abus de ses aides à la tenue de route. Le volant reste bien calé en mains, sans se préoccuper du rapport engagé ; on pourrait presque se dispenser de la transmission S tronic. L'autre motorisation, essence elle aussi, est encore plus puissante puisqu'il s'agit du 3.2 V6 FSI de 250 chevaux. Le TT V6 perd l'aisance du TFSI au profit de la puissance, je dirais même plus, de la "toute en puissance". Rappelons au passage que cette motorisation est associée à la transmission permanente Quattro où la puissance est majoritairement envoyée aux roues avant (en conditions normales). Finalement, le résultat est aussi convaincant même si le TFSI est plus proche de l'image (positive) du petit coupé sportif que l'on recherche. Le son plaisant du moteur V6 (vitres ouvertes à cause de l'encapsulage) vient égayer les oreilles de ses passagers. Les deux versions ne sont pas des modèles de sobriété à moins de les conduire sobrement, ce qui n'est pas le but recherché. Rassurez vous, les TDI viendront. La gamme TT est simple avec une seule finition, deux moteurs et deux boîtes de vitesses (six rapports ou S tronic qui désigne, chez AUDI, la DSG). La voiture dispose enfin, en série, d'un autoradio et donne l'accès à un GPS. Les incontournables packs optionnels sont proposés pour plusieurs centaines d'Euros supplémentaires. En revanche, le régulateur de vitesse, un des équipements des plus utiles, n'existe pas, même en option. On ne régule pas la vitesse sur un TT, à vos risques et périls. Une de ces offres propose une suspension magnétique baptisée "Magnetic Ride" dont le principe est de durcir l'amortissement des suspensions. Le bénéfice est de limiter le roulis, en virant à plat et donc mieux. En fait, il est bien difficile au "blind test", de voir, de façon nette, l'amélioration apportée quand le système est enclenché.

Visibilité

La beauté extérieure est une chose, la beauté intérieure en est une autre. Et il ne s'agit pas que de l'habitacle mais aussi de ce qui se cache sous le capot et dans les entrailles. Pour l'intérieur, s'installer à bord demande évidemment quelques contorsions quand on est grand ; même constat quand il faut attraper la ceinture. Calé dans l'excellent siège tendance baquet, tout tombe immédiatement sous la main, à commencer par le volant caractéristique, déjà vu sur les RS4, avec sa partie inférieure aplatie. Oubliez tout de suite la visibilité arrière, voire même latérale étant donné la faible surface vitrée disponible. Heureusement, le TT est compact, bien qu'ayant grappillé près de quatorze centimètres supplémentaires à la première génération. L'intérieur garde sa couleur fétiche à base de noir, à peine trahie par les indispensables touches en inox sur le pédalier, le repose pied et la console centrale. Celle-ci est haussée ce qui ramène le mini levier de vitesses à portée de main. Les trois ouies centrales ainsi que le compteur regroupés sous une visière, confirment avec une certaine touche italienne, le côté sportif de la voiture. Le TT est un coupé 2+2 mais autant oublier tout de suite l'arrière où les sièges sont à réserver à des personnes de petite taille, pas trop claustrophobes. La hauteur réservée à ces passagers occasionnels est de toute façon limitée sous peine qu'ils soient scalpés par le hayon.

Vivacité

Contrairement à la génération précédente, le TT est assis sur une plate forme spécifique pour laquelle la chasse au poids a été ouverte. Le but est de pouvoir intégrer des équipements de sécurité supplémentaires sans assommer la balance. Le remède utilisé est à base d'aluminium, spécialité AUDI, dont la cure a permis de gagner 90 kilos sur le châssis. Les voies ont été élargies. Comme pour sa devancière, le nouveau TT adopte des motorisations sportives. Exit l'ancien 1,8 litre turbo 20 soupapes au profit du récent 2.0 TFSI de 200 chevaux, plus puissant, plus économique et plus en accord avec les normes actuelles, celui-là même qui équipe quelques autres intéressants modèles du groupe. Le mariage est pleinement heureux et l'on peut consommer sans modération. La voiture est vive sans impression de lourdeur. Elle repart sur un filet de gaz en quatrième - la boîte est à six rapports - en procurant à son conducteur (ou conductrice) une certaine jouissance. Sur les petites routes tchèques aux virages quelquefois en épingle (sans prévenir), le TT se sort élégamment de ce genre de situation en utilisant sans abus de ses aides à la tenue de route. Le volant reste bien calé en mains, sans se préoccuper du rapport engagé ; on pourrait presque se dispenser de la transmission S tronic. L'autre motorisation, essence elle aussi, est encore plus puissante puisqu'il s'agit du 3.2 V6 FSI de 250 chevaux. Le TT V6 perd l'aisance du TFSI au profit de la puissance, je dirais même plus, de la "toute en puissance". Rappelons au passage que cette motorisation est associée à la transmission permanente Quattro où la puissance est majoritairement envoyée aux roues avant (en conditions normales). Finalement, le résultat est aussi convaincant même si le TFSI est plus proche de l'image (positive) du petit coupé sportif que l'on recherche. Le son plaisant du moteur V6 (vitres ouvertes à cause de l'encapsulage) vient égayer les oreilles de ses passagers. Les deux versions ne sont pas des modèles de sobriété à moins de les conduire sobrement, ce qui n'est pas le but recherché. Rassurez vous, les TDI viendront.

Efficacité

La gamme TT est simple avec une seule finition, deux moteurs et deux boîtes de vitesses (six rapports ou S tronic qui désigne, chez AUDI, la DSG). La voiture dispose enfin, en série, d'un autoradio et donne l'accès à un GPS. Les incontournables packs optionnels sont proposés pour plusieurs centaines d'Euros supplémentaires. En revanche, le régulateur de vitesse, un des équipements des plus utiles, n'existe pas, même en option. On ne régule pas la vitesse sur un TT, à vos risques et périls. Une de ces offres propose une suspension magnétique baptisée "Magnetic Ride" dont le principe est de durcir l'amortissement des suspensions. Le bénéfice est de limiter le roulis, en virant à plat et donc mieux. En fait, il est bien difficile au "blind test", de voir, de façon nette, l'amélioration apportée quand le système est enclenché.

En attendant le Roadster promis pour 2007, l'AUDI TT arrive en reprenant les éléments qui ont fait le succès de la première génération et en les améliorant aussi, grâce à un châssis spécifique allégé. Le nouveau TT garde une énergie et un agrément sportif incomparables, surtout quand il est motorisé par l'efficace moteur 2.0 TFSI de 200 chevaux.

Philippe NIOLLET

2006-10-25