CITROEN Xsara Picasso 2.0 HDI

ESPACE MONOSPACE
  • Confort
  • Absence de roulis
  • Reprises
  • Vrai coffre
  • 1000 km d’autonomie
  • Commande des vitesses floue
  • Direction pas assez directe
  • Pas de transmission automatique

Prix : 19 635 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cyl. turbo diesel à injection directe "Common Rail"
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 90 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 21.40 mkg à 1900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.28 m
Largeur 1.75 m
Hauteur 1.64 m

Poids

Total 1300 kg

Capacités

Coffre de 550 à 2128 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 175 km/h
0 à 100 km/h 12.60 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.60
Urbaine 7.00
Mixte 5.50
Essai 6.10

Heureuse synthèse

Equipé du moteur HDI de 90 ch et proposé en finition unique comme le reste de la gamme Picasso, le monospace compact de CITROEN est tout à fait dans l’air du temps et ses ambitions sont aussi grandes que sa gestation a été longue...

Compilation

Parmi les caractéristiques principales du Picasso, on retiendra les particularités suivantes : un profil symétrique dont l’avant ressemble à l’arrière et vis versa, 5 places (pas plus), un tableau de bord central à affichage digital sans compte tour, un levier de vitesses qui a la bonne idée de trôner sur le tableau de bord, libérant ainsi le plancher qui recevra sac à main ou cartable (le frein à main n’est toutefois pas relégué à gauche du siège passager comme sur l'Evasion), 3 sièges arrière indépendants identiques, rabattables et amovibles, des tablettes type avion dans le dossier des sièges avant, 2 coffres dans le plancher des places arrières et un "Modubox" (Caddy pliant) arrimé à droite dans le coffre. Par contre ni vitres électriques arrière, ni essuie-vitre automatique, ni transmission automatique, pas même en option (alors que vous avez le choix entre 2 climatisations différentes, manuelle ou automatique…). La facilité de l’accès à bord mérite d’être soulignée. Les portes sont courtes (c’est bien pour le stationnement au supermarché), elles s’ouvrent largement et sont hautes. Il est ainsi pratique d’aller sangler un enfant dans son siège, même en position centrale arrière, sans jouer les contorsionnistes. Idem pour le hayon à large découpe qui offre 2 hauteurs d’ouvertures : le gigantesque coffre peut alors être chargé sans risque de bosse à la tête. Assise rehaussée et volant pas trop incliné permettent une bonne position de conduite. La visibilité est panoramique et les angles morts sont limités grâce aux montants fins. Les grandes surfaces vitrées rendent l’habitacle lumineux, la climatisation en option sera de ce fait la bienvenue. Bien connu chez CITROEN et PEUGEOT puisque déjà proposé dans les Berlingo/Partner, Xsara (pas Picasso, voir encadré), Xantia, 206, 306 et 406, c’est au tour de Picasso d’accueillir cette version HDI de 90 ch, à défaut de la version 110 ch absente du catalogue. Si sa puissance est modeste sur le papier, c’est par son couple généreux de 21,4 mkg disponible dès 1900 tr/mn que ce HDI s’affirme. La masse importante de 1,3 tonne est alors emmenée avec une apparente légèreté. Ce moteur est très disponible dès 1500 tr/mn. Inutile dès lors de solliciter les hauts régimes, autant passer le rapport supérieur et travailler au couple. Les accélérations sans être fulgurantes, n’en sont pas moins honnêtes, mais c’est surtout dans le domaine des reprises que ce moteur HDI est convaincant. Côté consommation, la sobriété est dans la bonne moyenne. Pour les aspects confort et tenue de route sans roulis, comme pour la version 1.6, Picasso persiste et signe : on ne trouve pas plus efficace à ce jour chez la concurrence. L'OPEL Zafira est plus raide, le RENAULT Scénic prend du roulis. De plus, les sièges plutôt fermes maintiennent très bien latéralement : un vrai plaisir. On regrettera juste une direction pas assez directe ainsi qu’un léger flou dans le levier de vitesses. Le freinage est sans critique, facile à doser et suffisamment puissant pour les performances. L’insonorisation s’avère soignée et les vibrations sont quasiment absentes. Alors que RENAULT vient de faire machine arrière en rendant sa gamme Scénic indépendante des Mégane, pourquoi s’attacher à faire de Picasso une Xsara tant les points communs avec la berline sont si peu nombreux, du point de vue de l’utilisateur tout au moins. L’avenir nous dira si ce choix marketing aura été judicieux, toujours est-il qu’il paraît plus de nature à semer le trouble chez le client qu’à lui éclairer le positionnement relatif des produits.

Lumineux

La facilité de l’accès à bord mérite d’être soulignée. Les portes sont courtes (c’est bien pour le stationnement au supermarché), elles s’ouvrent largement et sont hautes. Il est ainsi pratique d’aller sangler un enfant dans son siège, même en position centrale arrière, sans jouer les contorsionnistes. Idem pour le hayon à large découpe qui offre 2 hauteurs d’ouvertures : le gigantesque coffre peut alors être chargé sans risque de bosse à la tête. Assise rehaussée et volant pas trop incliné permettent une bonne position de conduite. La visibilité est panoramique et les angles morts sont limités grâce aux montants fins. Les grandes surfaces vitrées rendent l’habitacle lumineux, la climatisation en option sera de ce fait la bienvenue.

Un moteur adéquat

Bien connu chez CITROEN et PEUGEOT puisque déjà proposé dans les Berlingo/Partner, Xsara (pas Picasso, voir encadré), Xantia, 206, 306 et 406, c’est au tour de Picasso d’accueillir cette version HDI de 90 ch, à défaut de la version 110 ch absente du catalogue. Si sa puissance est modeste sur le papier, c’est par son couple généreux de 21,4 mkg disponible dès 1900 tr/mn que ce HDI s’affirme. La masse importante de 1,3 tonne est alors emmenée avec une apparente légèreté. Ce moteur est très disponible dès 1500 tr/mn. Inutile dès lors de solliciter les hauts régimes, autant passer le rapport supérieur et travailler au couple. Les accélérations sans être fulgurantes, n’en sont pas moins honnêtes, mais c’est surtout dans le domaine des reprises que ce moteur HDI est convaincant. Côté consommation, la sobriété est dans la bonne moyenne.

Confort et tenue de route : une référence

Pour les aspects confort et tenue de route sans roulis, comme pour la version 1.6, Picasso persiste et signe : on ne trouve pas plus efficace à ce jour chez la concurrence. L'OPEL Zafira est plus raide, le RENAULT Scénic prend du roulis. De plus, les sièges plutôt fermes maintiennent très bien latéralement : un vrai plaisir. On regrettera juste une direction pas assez directe ainsi qu’un léger flou dans le levier de vitesses. Le freinage est sans critique, facile à doser et suffisamment puissant pour les performances. L’insonorisation s’avère soignée et les vibrations sont quasiment absentes.

REMARQUE - Picasso : Pourquoi Xsara ?

Alors que RENAULT vient de faire machine arrière en rendant sa gamme Scénic indépendante des Mégane, pourquoi s’attacher à faire de Picasso une Xsara tant les points communs avec la berline sont si peu nombreux, du point de vue de l’utilisateur tout au moins. L’avenir nous dira si ce choix marketing aura été judicieux, toujours est-il qu’il paraît plus de nature à semer le trouble chez le client qu’à lui éclairer le positionnement relatif des produits.

A défaut d’innovations majeures hormis son style audacieux, Picasso HDI est une synthèse de ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en matière de monospace compact : comportement routier sans roulis préservant un confort étonnant, excellentes habitabilité et accessibilité, véritable coffre de 550 litres et surtout moteur HDI 90 ch (le 110 n’étant pas au catalogue) bien connu chez PSA. Tout en restant sobre, silencieux et sans vibrations, son couple généreux autorise les reprises faisant défaut à la version 1.6 essence de même puissance.

Jean-Pierre BALLEY

2000-05-01