VOLKSWAGEN Passat Blue Motion

ESPACE BERLINE
  • Economie de carburant
  • Equipements non sacrifiés
  • Prix non encourageant pour un particulier

Prix : Non communiqué

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres - 8 soupapes turbo diesel, injection directe, injecteurs pompes
Cylindrée 1896 cm³
Puissance maxi 105 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 25.50 mkg à 1900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.77 m
Largeur 1.82 m
Hauteur 1.47 m

Poids

Total 1422 kg

Capacités

Coffre de 565 à 0 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 193 km/h
0 à 100 km/h 12.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 6.70
Urbaine 4.20
Mixte 5.10
Essai 0.00

Ecologie et économie sont ses deux mamelles

Tous les constructeurs (ou presque) vous le diront avec plus ou moins d'efforts dans la communication. Ils cherchent à réduire les émissions polluantes et donc diminuer coûte que coûte la consommation de carburant. La fibre écologique est encore plus exacerbée s'il n'y a pas de surcoût à l'achat ou si des incitations sont prévues. Prenez un chef d'entreprise qui a une flotte de berlines et de breaks du type grande routière. Il paie la TVS (la TVA des sociétés), calculée sur le taux de CO2. Si l'émission passe en dessous du fatidique seuil de 140 g/km, ladite taxe est divisée par deux, incitant non ? Après la Polo, la Passat Blue Motion ne devrait pas plaire qu'aux particuliers…

Le mouvement bleu - vert

Difficile de différencier la Passat Blue Motion de la Passat classique. Contrairement à la Polo, la Passat se passe d'appendices aérodynamiques apparents ou d'ostensibles carénages supplémentaires. La sobriété des traits est aussi de mise, à peine, se distingue t'elle par son logo apposé sur la malle et sur la calandre. Cette dernière reconnaissable par ses barrettes chromées, a été empruntée à la version Carat. A y regarder de plus près, la Passat verte est légèrement abaissée (quinze millimètres à l'avant et huit à l'arrière). C'est vrai qu'en l'observant de profil, elle a le museau plus près du bitume que la poupe. L'intérieur est tout aussi semblable à la version classique. Le secret des prouesses de la VW est caché dans la mécanique, le moteur et la carrosserie. En effet, tout est dissimulé comme les aménagements imperceptibles qui habillent les planchers (sous la caisse) ou qui recouvrent les canalisations. Les grilles d'aération ont également été cachées derrière la calandre. La Passat BlueMotion affiche un Cx de 0,27, ce qui améliore ses performances (cinq kilomètres-heure supplémentaires) par rapport à la version classique. Derrière concession à l'aérodynamique de la voiture, les roues sont équipées de pneus à faible résistance au roulement. La gamme bleue comporte deux finitions, semblables à celles des versions moins vertes, et désignées Trendline et Confortline. Aucune économie d'équipements n'a été retenue sur ce modèle puisque la décriée climatisation, source de surcroît de consommation, est présente en série. VW a pioché dans sa banque de moteur et sélectionné le TDI de 105 chevaux. Cette vieille connaissance est le 1,9 litre à deux soupapes par cylindre, mais qui, pour l'occasion a subi quelques ajustements. Le ralenti a été baissé et la gestion des cycles de combustion a été optimisée. Autre facteur important, la boîte de vitesses à cinq rapports, a également été modifiée afin de rallonger les trois derniers rapports de façon croissante. Concrètement, la cinquième a été plus rallongée que la troisième. Le mieux est encore d'essayer avec des conduites différentes, normales ou plus sportives. Un indicateur précise au conducteur le moment de passer le rapport supérieur. La première surprise vient de ce signal qui vous incite à passer la cinquième alors que la vitesse est de 60 km/h avec une aiguille de compte-tours à peine au-dessus de 1.000 tr/mn. On se dit que le système est osé, mais on ose tout de même. La Passat (et surtout son moteur) ne bronche pas, la voiture maintient son allure et la consommation instantanée vient encore de chuter. Faisant confiance à l'ordinateur de bord, la consommation moyenne converge vite vers 5,1 litres. En conduite sportive, pas de miracle, les chiffres s'emballent mais dès que la conduite redevient plus "normale", sans pour autant stagner à 50 km/h, l'appétit de la voiture se stabilise relativement vite vers la valeur de cinq litres aux cent kilomètres. Bluffant ! Sur route ou autoroute, régulateur (en série) calé sur une vitesse licite, on se plait à voir défiler les stations service sans obligation de s'y arrêter. La Passat vous force à faire un peu de calcul mental. Avec un réservoir de 70 litres et une consommation moyenne de 5,1 litres, valeur donnée par le constructeur pour sa berline, l'autonomie dépasse les 1.300 kilomètres. La Passat SW est un rien plus gourmande avec 0,1 litre supplémentaire.. Pour satisfaire un kilométrage annuel moyen de 25.000 kilomètres, il faudra compter environ dix huit pleins par an et, qui plus est, avec du gazole. Vient alors la rubrique budget. Le plaisir de consommer moins va satisfaire les flottes des entreprises à cause de la réduction de la TVS, ce qui rentabilise la voiture très vite (treize mois selon VW pour une moyenne de 25.000 kilomètres par an). Pour le particulier, le gain ne se fait pas aussi vite puisque le surcoût de 1.100 € de la Blue Motion par rapport à la version classique à finition égale, ne peut pas être compensé par une réduction de taxe. Comptant sur un gain de 0,5 litre de consommation moyenne, la BlueMotion n'est plus aussi alléchante pour un particulier, le TDI 105 de la version classique étant, par essence, déjà sobre. Le surcoût n'est pas dû à un effet de mode, il représente simplement le prix du filtre à particules de série (650 €), de l'ordinateur et du régulateur de vitesse. L'écart entre berline et SW est toujours de 1.330 €.

Le plein pour les entreprises

VW a pioché dans sa banque de moteur et sélectionné le TDI de 105 chevaux. Cette vieille connaissance est le 1,9 litre à deux soupapes par cylindre, mais qui, pour l'occasion a subi quelques ajustements. Le ralenti a été baissé et la gestion des cycles de combustion a été optimisée. Autre facteur important, la boîte de vitesses à cinq rapports, a également été modifiée afin de rallonger les trois derniers rapports de façon croissante. Concrètement, la cinquième a été plus rallongée que la troisième. Le mieux est encore d'essayer avec des conduites différentes, normales ou plus sportives. Un indicateur précise au conducteur le moment de passer le rapport supérieur. La première surprise vient de ce signal qui vous incite à passer la cinquième alors que la vitesse est de 60 km/h avec une aiguille de compte-tours à peine au-dessus de 1.000 tr/mn. On se dit que le système est osé, mais on ose tout de même. La Passat (et surtout son moteur) ne bronche pas, la voiture maintient son allure et la consommation instantanée vient encore de chuter. Faisant confiance à l'ordinateur de bord, la consommation moyenne converge vite vers 5,1 litres. En conduite sportive, pas de miracle, les chiffres s'emballent mais dès que la conduite redevient plus "normale", sans pour autant stagner à 50 km/h, l'appétit de la voiture se stabilise relativement vite vers la valeur de cinq litres aux cent kilomètres. Bluffant ! Sur route ou autoroute, régulateur (en série) calé sur une vitesse licite, on se plait à voir défiler les stations service sans obligation de s'y arrêter.

Les pompistes ne lui disent pas merci

La Passat vous force à faire un peu de calcul mental. Avec un réservoir de 70 litres et une consommation moyenne de 5,1 litres, valeur donnée par le constructeur pour sa berline, l'autonomie dépasse les 1.300 kilomètres. La Passat SW est un rien plus gourmande avec 0,1 litre supplémentaire.. Pour satisfaire un kilométrage annuel moyen de 25.000 kilomètres, il faudra compter environ dix huit pleins par an et, qui plus est, avec du gazole. Vient alors la rubrique budget. Le plaisir de consommer moins va satisfaire les flottes des entreprises à cause de la réduction de la TVS, ce qui rentabilise la voiture très vite (treize mois selon VW pour une moyenne de 25.000 kilomètres par an). Pour le particulier, le gain ne se fait pas aussi vite puisque le surcoût de 1.100 € de la Blue Motion par rapport à la version classique à finition égale, ne peut pas être compensé par une réduction de taxe. Comptant sur un gain de 0,5 litre de consommation moyenne, la BlueMotion n'est plus aussi alléchante pour un particulier, le TDI 105 de la version classique étant, par essence, déjà sobre. Le surcoût n'est pas dû à un effet de mode, il représente simplement le prix du filtre à particules de série (650 €), de l'ordinateur et du régulateur de vitesse. L'écart entre berline et SW est toujours de 1.330 €.

La VW Passat TDI 105 est déjà économique. En passant en version BlueMotion, elle réduit encore ses consommations, améliorant encore son autonomie jusqu'à plus de 1.300 kilomètres avant de passer à la station service. Sans sacrifier la dotation d'équipements de série, la Passat BlueMotion garde toutes ses prestations de grande routière. Le bénéfice sur la consommation se montre tout simplement "bluffant". La TVS des sociétés est divisée par deux ; cela compte dans une flotte d'entreprise. Même si le retour sur investissement est moins flagrant pour un particulier, quand économie rime avec écologie, pourquoi hésiter ?

Philippe NIOLLET

2007-06-30