DAIHATSU Trevis

ESPACE CITADINE
  • Look exclusif
  • Garantie 3 ans
  • Equipement
  • Plastiques fragiles
  • Bruits d'air
  • Sensibilité au vent

Prix : 10 990 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 3 cylindres – 12 soupapes injection essence
Cylindrée 959 cm³
Puissance maxi 58 ch à 6000 tr/min
Couple maxi 9.30 mkg à 4000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 3.41 m
Largeur 1.48 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 790 kg

Capacités

Coffre de 160 à 420 dm³
Réservoir 36 L
Nb de places 4

Performances

Vitesse maxi 160 km/h
0 à 100 km/h 0.00 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.10
Urbaine 6.00
Mixte 4.80
Essai 5.80

Offrez là à votre femme, puis piquez lui !

Prenez une DAIHATSU Trevis, ajoutez lui une couleur bien pigmentée (orange vif), placez la en vue et observez l'effet produit. Au pire, les passants détournent la tête pour la regarder, au mieux, ils s'arrêtent curieux, se demandant bien quelle est cette mini à la bouille sympathique et qui n'est pas une Mini…

Mignonne nipponne

La force (et la faiblesse) de la Trevis, présentée en 2006, est qu'elle est encore relativement inconnue sur nos routes. Son look décalé de grande Mini la rend immédiatement attractive. Le "néo-rétro" a toujours du bon dans nos cœurs nostalgiques (voyez la Mini ou la future FIAT 500). En guise d'illustration de ce style, la face et le pare brise sont verticaux. On a perdu l'habitude de voir cette architecture sacrifiée, sur les autres modèles, au profit de l'aérodynamique. Au volant, la vision n'est pas gênée par les montants de pare-brise et la garde au toit est supérieure. Restons sur la face avant, la calandre est chromée avec un dessin du grillage ultra classique reprenant le style des années 60 tel celui de la première Mini. Seule concession au modernisme, la Trevis n'a pas de pare-chocs et à l'avant, c'est la plaque d'immatriculation qui pourra servir, à l'occasion, de buttoir. L'arrière est moins typé mais tout de même éclairé par des feux verticaux entourés de chrome. Cette même matière (en fait de l'inox), recouvre la poignée de coffre au dessus de la plaque. Malgré son petit gabarit de 3,41 mètres, soit, à peu de chose près, la longueur d'une RENAULT Twingo, la Trevis est une cinq portes. Pratique pour emmener les enfants, la DAIHATSU compense sa modularité limitée par une bonne accessibilité. En effet, l'habitabilité conviendra à quatre personnes, deux adultes à l'avant et deux enfants à l'arrière. La banquette restant désespérément fixe, la seule possibilité d'agrandir le coffre riquiqui de 167 litres est de rabattre les dossiers arrière. L'aménagement intérieur est plutôt avenant bien que quelque peu sacrifié au plastique de qualité moyenne. La fragilité des couvercles des boîtes à gants ou des poignées de portière engage à être précautionneux. Pourtant, DAIHATSU a soigné sa copie en compensant ces petits défauts par la présence d'un volant cuir "Momo". Et pour une poignée d'Euros de plus, une sellerie tout cuir (surpiquée en orange), siglée Conolly, habille toute la voiture. Il ne manque plus que le bois et l'ambiance aurait pu s'apparenter à celui d'une anglaise (on revient à la Mini). Bienvenus, des petits rangements cachés, dont deux en façade, permettent de récupérer quelques menus objets. Je ne surprendrai personne en disant que la petite DAIHATSU est une citadine pur sucre. Elle se contente d'un petit moteur, en l'occurrence le trois cylindres à douze soupapes maison de 989 cm3. Comme elle est relativement légère (moins de 800 kg), le rendement est appréciable tant le moteur est pétillant et agréable. Il est même aussi discret qu'un quatre cylindres. La boîte à cinq rapports souffre d'un débattement trop important qui peut être compensé par le choix de la seconde version de la Trevis équipée d'une boîte automatique. Préférez tout de même les rues aux routes, la Trevis est malheureusement handicapée, dès que la vitesse augmente, par des bruits d'air et une certaine sensibilité au vent latéral. Côté consommations, sa vocation urbaine est renforcée par l'appétit modéré du petit moteur. Le prix de 10.990 Euros apparaît élevé, comparé au barème pratiqué par sa féroce concurrence qui essaie de passer sous la barre des 10.000 Euros. Il est vrai que la Trevis a laissé tomber les options. Elle propose d'emblée la climatisation, des jantes en alliage, les quatre vitres électriques et, ce n'est pas si courant, la peinture métallisée. La radio CD (encore à façade détachable) est également comprise dans le prix. En y ajoutant la garantie de trois ans (ou 100.000 km), elle mérite de dépenser la somme, ne serait ce que pour rouler différent. On l'a vu, la touche néo rétro reste une valeur sûre, si la Mini est un cran au dessus en termes d'image et de prix, une de ses concurrentes directes pourrait être la future FIAT 500.

Brouillonne

Malgré son petit gabarit de 3,41 mètres, soit, à peu de chose près, la longueur d'une RENAULT Twingo, la Trevis est une cinq portes. Pratique pour emmener les enfants, la DAIHATSU compense sa modularité limitée par une bonne accessibilité. En effet, l'habitabilité conviendra à quatre personnes, deux adultes à l'avant et deux enfants à l'arrière. La banquette restant désespérément fixe, la seule possibilité d'agrandir le coffre riquiqui de 167 litres est de rabattre les dossiers arrière. L'aménagement intérieur est plutôt avenant bien que quelque peu sacrifié au plastique de qualité moyenne. La fragilité des couvercles des boîtes à gants ou des poignées de portière engage à être précautionneux. Pourtant, DAIHATSU a soigné sa copie en compensant ces petits défauts par la présence d'un volant cuir "Momo". Et pour une poignée d'Euros de plus, une sellerie tout cuir (surpiquée en orange), siglée Conolly, habille toute la voiture. Il ne manque plus que le bois et l'ambiance aurait pu s'apparenter à celui d'une anglaise (on revient à la Mini). Bienvenus, des petits rangements cachés, dont deux en façade, permettent de récupérer quelques menus objets.

Lionne

Je ne surprendrai personne en disant que la petite DAIHATSU est une citadine pur sucre. Elle se contente d'un petit moteur, en l'occurrence le trois cylindres à douze soupapes maison de 989 cm3. Comme elle est relativement légère (moins de 800 kg), le rendement est appréciable tant le moteur est pétillant et agréable. Il est même aussi discret qu'un quatre cylindres. La boîte à cinq rapports souffre d'un débattement trop important qui peut être compensé par le choix de la seconde version de la Trevis équipée d'une boîte automatique. Préférez tout de même les rues aux routes, la Trevis est malheureusement handicapée, dès que la vitesse augmente, par des bruits d'air et une certaine sensibilité au vent latéral. Côté consommations, sa vocation urbaine est renforcée par l'appétit modéré du petit moteur. Le prix de 10.990 Euros apparaît élevé, comparé au barème pratiqué par sa féroce concurrence qui essaie de passer sous la barre des 10.000 Euros. Il est vrai que la Trevis a laissé tomber les options. Elle propose d'emblée la climatisation, des jantes en alliage, les quatre vitres électriques et, ce n'est pas si courant, la peinture métallisée. La radio CD (encore à façade détachable) est également comprise dans le prix. En y ajoutant la garantie de trois ans (ou 100.000 km), elle mérite de dépenser la somme, ne serait ce que pour rouler différent. On l'a vu, la touche néo rétro reste une valeur sûre, si la Mini est un cran au dessus en termes d'image et de prix, une de ses concurrentes directes pourrait être la future FIAT 500.

Voiture de fille la DAIHATSU Trevis ? Pas si sûr, la petite japonaise se démarque, comme pas mal des modèles du constructeur, par son style à part. La Trevis a choisi la fibre néo rétro avec un clin d'œil à la première Mini. Rouler différent est toujours intéressant à condition, dans notre cas, de préférer la ville. La petite DAIHATSU est craquante, ce qui atténue ses défauts, d'autant plus marqués quand la vitesse augmente. Un cran plus chère mais équipée de la climatisation, la Trevis privilégie l'achat coup de cœur, et elles ne sont pas si nombreuses sur le marché à en faire autant…

Philippe NIOLLET

2007-07-15