PEUGEOT 306 HDI XT 5 portes

ESPACE DIESEL
  • Moteur
  • Consommation
  • Tenue de route
  • Habitacle
  • Ouverture coffre
  • Pas de version 110 ch

Prix : 17 501 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres turboDiesel Injection directe common rail
Cylindrée 1997 cm³
Puissance maxi 90 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 21.50 mkg à 1900.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.03 m
Largeur 1.68 m
Hauteur 1.37 m

Poids

Total 1155 kg

Capacités

Coffre de 0 à 338 dm³
Réservoir 60 L
Nb de places 0

Performances

Vitesse maxi 180 km/h
0 à 100 km/h 12.80 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.30
Urbaine 6.90
Mixte 5.20
Essai 5.00

Diesel gagnant

Très honorable, la carrière de la 306 touche à sa fin. Pas morte, il n'y a pas de raison, PEUGEOT lui offre même le 2 litres HDI, mais avec la seule version "dégonflée" à 90 ch. Le magique moteur renforce la gamme, en permettant à PEUGEOT de réduire le retard accumulé devant les Allemands. La gamme 306 a été simplifiée, remplaçant les appellations Symbio, Equinoxe, Cashmere par les simples sigles du début. XT redevient donc le sommet de gamme 5 portes. Le même moteur est bien entendu disponible sur les autres carrosseries 306, le break par exemple.

Vieil habitacle

Les défauts de la 306 sont liés à son âge, pas de pitié avec les vieilles, sauf si elles sont beaucoup plus vieilles mais c'est une autre histoire. La planche de bord très verticale, style 309, date, et la console centrale n'est pas équipée de l'inévitable écran de contrôle pour la navigation. La boîte à gants est atrophiée par l'airbag et la climatisation. Il y a un bon revers à la médaille, les fins de carrière sont bien équipées pour un prix intéressant. La 306 XT n'échappe pas à la tendance, l'airbag passager est, signe de modernisme, déconnectable avec la clé. L'option propose même les airbags latéraux. Autre signe de vieillesse, les 4,03 m de la 306 la placent en queue d'un segment qui rallonge les voitures de 20 cm. L'habitabilité se trouve pénalisée par rapport à la concurrence et même par la 206 plus courte et plus moderne. Et inutile de tricher sur l'assise des sièges bien trop courte pour gagner quelques millimètres… L'intérieur est passé au noir intégral, à l'exception de la console, parce que la voiture essayée était équipée de l'option cuir, option sympa (9.000 FF) groupée avec les jantes alliage, les sur-tapis et les appuis-tête arrière. Extérieurement, l'ultime retouche met du cristal dans les phares et les répétiteurs latéraux. Les phares sont donc recouverts d'une vitre transparente donnant du brillant dans le regard. Le bouclier avant intègre les antibrouillards ronds de la version S16. A l'exception du becquet de toit, le look S16 sied bien à la voiture juste trahie par son monogramme HDI. Le grand air de la S16 ne se retrouve pas sous le capot, mais les 90 chevaux sont disponibles, gratifiant la 306 d'un couple de Diesel, immédiat, sans retrouver le coup de pied marqué de l'ancien turbo-D. Le temps de préchauffage a disparu. Même pas bruyante, la 306 HDI filtre tous bruits et vibrations, à tel point que la commande autoradio du son au volant en deviendrait presque superflue. En termes de filtre, la tenue de route 306 reste une des meilleures de la catégorie. L'appétit d'oiseau, comme on aurait dit chez SIMCA il y a 50 ans, s'applique à la 306 HDI. On ne rappellera jamais assez combien est agréable la vision de la jauge qui tarde à se rapprocher du zéro.

Mais, moteur ultra moderne

L'intérieur est passé au noir intégral, à l'exception de la console, parce que la voiture essayée était équipée de l'option cuir, option sympa (9.000 FF) groupée avec les jantes alliage, les sur-tapis et les appuis-tête arrière. Extérieurement, l'ultime retouche met du cristal dans les phares et les répétiteurs latéraux. Les phares sont donc recouverts d'une vitre transparente donnant du brillant dans le regard. Le bouclier avant intègre les antibrouillards ronds de la version S16. A l'exception du becquet de toit, le look S16 sied bien à la voiture juste trahie par son monogramme HDI. Le grand air de la S16 ne se retrouve pas sous le capot, mais les 90 chevaux sont disponibles, gratifiant la 306 d'un couple de Diesel, immédiat, sans retrouver le coup de pied marqué de l'ancien turbo-D. Le temps de préchauffage a disparu. Même pas bruyante, la 306 HDI filtre tous bruits et vibrations, à tel point que la commande autoradio du son au volant en deviendrait presque superflue. En termes de filtre, la tenue de route 306 reste une des meilleures de la catégorie. L'appétit d'oiseau, comme on aurait dit chez SIMCA il y a 50 ans, s'applique à la 306 HDI. On ne rappellera jamais assez combien est agréable la vision de la jauge qui tarde à se rapprocher du zéro.

La 306 HDI reste un bon placement à long terme. Le HDI de 90 ch, dommage pour l'absence du 110, trouve bonne place sous le capot de la 306, la gratifiant de sa disponibilité. La consommation est caractéristique d'un common rail. Seule ombre au tableau, l'âge de la voiture qui pénalise son habitabilité au regard de la concurrence et une ouverture de coffre trop haute (aïe ! les reins). Associé à la carrosserie break, le HDI va sûrement faire la part belle des ventes 306, estompant les risques d'une mort avancée. Que la 307 prenne son temps pour arriver…

Philippe NIOLLET

1999-11-01