ALFA ROMEO 166 2.4 JTD

ESPACE BERLINE
  • Style
  • Tempérament sportif
  • Prix/équipements
  • Habitabilité AR
  • Bruits à froid
  • Banquette AR fixe

Prix : 30 947 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres turbo Diesel injection directe common rail
Cylindrée 2387 cm³
Puissance maxi 136 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 31.00 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.72 m
Largeur 1.81 m
Hauteur 1.42 m

Poids

Total 1490 kg

Capacités

Coffre de 0 à 490 dm³
Réservoir 72 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 202 km/h
0 à 100 km/h 9.90 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.70
Urbaine 9.90
Mixte 7.30
Essai 7.30

Magistrale

La patience récompense parfois ceux qui ont su attendre. L'ALFA 166 a dû laisser la place à la 156, plus typée, dont le rôle était de sauver la marque. Le pari semble réussi, le terrain est donc plus favorable pour le lancement de la grande ALFA, découverte au dernier Mondial de Paris. Sur le plan de la carrosserie, succéder à la très belle 164 (signée Pininfarina), n'était pas chose aisée. Sur le plan dynamique en revanche, les faiblesses du train avant de la 164 ne laisseront pas de regrets. L'ALFA 166 axe donc ses modèles vers le haut du segment en proposant des motorisations dignes de sa réputation. Quatre "essence" dont trois V6, rien en dessous de 2,0 l, rien au-dessus de 3,0 l et le plus gros turbo Diesel common rail (5 cylindres 2,4 l) de la maison. Il sera, à n'en pas douter, l'un des plus vendus sous les capots des 166 ; ça tombe plutôt bien, on l'a essayé pour vous.

L'atout du trèfle

Découvert avec la 156, le 2,4 l JTD réveille la 166 fort de ses 136 "Cavalli". Les sensations sont plus étouffées dans la plus lourde 166, la vocation n'étant pas tout à fait la même. Le tempérament n'est pas affecté et le trèfle ALFA n'est pas flétri. Clé de contact (rouge) actionnée, le préchauffage est quasiment inexistant, l'Unijet commence réellement à se manifester au-delà de 2000 tours. Après, bye-bye les encombrements et les traînards et gare aux radars ! Contrairement aux autres italiennes équipées du même moteur, une boîte 6 a été associée à la 166. On peut choisir l'étagement en fonction de la finition. La version testée n'étant pas Sport, la 5 et la 6 sont longues, très longue pour la 6. On la réserve pour les grands parcours pour l'économie (évident) et pour le silence (pas toujours évident en gazole). Dès qu'on ralentit ou que l'aiguille du compte-tours passe en dessous du seuil des 2000 tours, il faut oublier la 6 et même la 5 pour relancer. On apprécierait bien le Selespeed de la 156 ou de choisir l'étagement sport qui raccourcit les rapports de démultiplication. Quoi qu'il en soit, la 166 JTD prend à peine plus de 32 s pour faire le kilomètre et gratifie du couple impressionnant de 31 mkg ! L'agrément de conduite est digne de sa catégorie avec le toujours présent caractère sportif. Le confort de la suspension, suffisamment rigide, et l'efficacité du train avant procurent un très bon et très sécurisant comportement routier. Une des forces italiennes est incontestablement le style. La ligne superbe de la 156 s'est inspirée de celle, plus discrète, de la 166 ; n'oublions pas que le style de la 166 est antérieur à celui de la 156. La grande berline (4,72 m) arbore des lignes plus sobres mais dynamiquement creusées. L'agressivité chère à la marque est d'abord illustrée par la calandre chromée typique en triangle, ouvrant le V du capot. La plaque d'immatriculation est sagement revenue au centre du pare-chocs (dommage) et les poignées de portières sont redevenues classiquement encastrées mais en inox. Pour ne pas couper l'harmonie de la voiture, ALFA ROMEO a supprimé les baguettes latérales de protection, gare dans les parkings. Gare également à la garde au sol assez réduite à l'avant, c'est la rançon de la ligne élancée et d'un capot plongeant ! Malgré sa grande longueur, la place réservée aux passagers arrière est comptée, surtout pour le 5e passager. Le confort général est bon et les sièges sont efficaces grâce aux nombreuses possibilités de réglage. Le coffre est de grande taille, seulement extensible par la trappe à skis aménagée dans la banquette arrière désespérément fixe. Pour le prix de la JTD, unique à 203.000 F, l'équipement de série est satisfaisant. On a recours à l'option pour les jantes alliage ou le régulateur de vitesse. Si le cuir du volant et du levier de vitesses ne plaît pas, on peut les recouvrir de bois. Le téléphone intégré ou l'aide à la navigation sont également disponibles. Selon la finition (Sport, Elégance ou Classique) ou l'option, la planche de bord est recouverte de bois ou de carbone. Le style intérieur ne détonne pas avec la tradition ALFA, on y retrouve les aérateurs typiques ou le revêtement plissé des contre-portières ou le pédalier aux armoiries de la marque. Le combiné regroupe 4 cadrans cerclés et imbriqués sur deux plans, du meilleur effet. La console centrale contient l'écran d'ordinateur, très facile d'utilisation, dommage qu'on n'ait pas de commandes au volant. Astucieux et pratique : un petit rangement supplémentaire a été aménagé dans le haut de la planche de bord.

La ligne de cœur

Une des forces italiennes est incontestablement le style. La ligne superbe de la 156 s'est inspirée de celle, plus discrète, de la 166 ; n'oublions pas que le style de la 166 est antérieur à celui de la 156. La grande berline (4,72 m) arbore des lignes plus sobres mais dynamiquement creusées. L'agressivité chère à la marque est d'abord illustrée par la calandre chromée typique en triangle, ouvrant le V du capot. La plaque d'immatriculation est sagement revenue au centre du pare-chocs (dommage) et les poignées de portières sont redevenues classiquement encastrées mais en inox. Pour ne pas couper l'harmonie de la voiture, ALFA ROMEO a supprimé les baguettes latérales de protection, gare dans les parkings. Gare également à la garde au sol assez réduite à l'avant, c'est la rançon de la ligne élancée et d'un capot plongeant ! Malgré sa grande longueur, la place réservée aux passagers arrière est comptée, surtout pour le 5e passager. Le confort général est bon et les sièges sont efficaces grâce aux nombreuses possibilités de réglage. Le coffre est de grande taille, seulement extensible par la trappe à skis aménagée dans la banquette arrière désespérément fixe.

Pour le prix de la JTD, unique à 203.000 F, l'équipement de série est satisfaisant. On a recours à l'option pour les jantes alliage ou le régulateur de vitesse. Si le cuir du volant et du levier de vitesses ne plaît pas, on peut les recouvrir de bois. Le téléphone intégré ou l'aide à la navigation sont également disponibles. Selon la finition (Sport, Elégance ou Classique) ou l'option, la planche de bord est recouverte de bois ou de carbone. Le style intérieur ne détonne pas avec la tradition ALFA, on y retrouve les aérateurs typiques ou le revêtement plissé des contre-portières ou le pédalier aux armoiries de la marque. Le combiné regroupe 4 cadrans cerclés et imbriqués sur deux plans, du meilleur effet. La console centrale contient l'écran d'ordinateur, très facile d'utilisation, dommage qu'on n'ait pas de commandes au volant. Astucieux et pratique : un petit rangement supplémentaire a été aménagé dans le haut de la planche de bord.

Une nouvelle ALFA ROMEO est un événement qui ne se rate pas, d'autant plus quand la belle est un haut de gamme. L'ALFA 156 a réveillé (ressuscité ?) la marque, la grande ALFA 166 a les atouts pour poursuivre l'œuvre et pour ravir quelques parts de marché aux redoutables allemandes plus chères. Pour cela, la 166 dispose d'un bon turbo diesel plutôt sobre et au caractère sportif affirmé (après 2000 tours). La concurrence ne peut pas toujours en dire autant. La ligne extérieure et même intérieure, revendique son côté latin, ce qui la démarque par rapport aux saxonnes. Le confort des occupants et la tenue de route n'ont pas été sacrifiés et en plus, ALFA offre une garantie de 2 ans.

Philippe NIOLLET

1999-11-01