LANCIA Delta 1,6 Multijet 120 ch

ESPACE COMPACTE
  • Style à part
  • Prix
  • Lacunes de qualité

Prix : de 21 500 € à 33 500 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 4 cylindres 16 soupapes turbo diesel injection directe à rampe commune
Cylindrée 1598 cm³
Puissance maxi 120 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 31.00 mkg à 1500.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.52 m
Largeur 1.80 m
Hauteur 1.50 m

Poids

Total 1410 kg

Capacités

Coffre de 380 à 760 dm³
Réservoir 58 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 194 km/h
0 à 100 km/h 10.70 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 4.20
Urbaine 6.10
Mixte 4.90
Essai 0.00

La belle indifférente

Il était une fois une voiture qui avait marqué son époque en tant que fer de lance d'une marque. Cette voiture, c'est la Delta et la marque se nomme LANCIA. L'époque en question commence à dater puisqu'elle remonte à trente ans. La voiture de l'année 1980 a entamé une belle carrière auréolée de succès sportifs, notamment dans le fameux Groupe B des années 80 et ses versions "Integrale" encore prisées. La Delta 2 n'a pas eu le succès de son aînée et son arrêt en 2000 a marqué le vide d'un segment ô combien stratégique. Aujourd'hui, la marque qui a beaucoup souffert de ces manques, est en convalescence avec plein d'espoir de reconquête grâce à sa nouvelle Delta. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle se sera faite beaucoup, beaucoup attendre…

Style dans la couleur

La période sombre de LANCIA n'est pas seulement due au manque de renouvellement de gamme et de ses modèles phare. L'image sportive, véhicule de notoriété quand elle gagne les championnats, a disparu puisque, rappelons le encore, LANCIA est revenue à ses premières amours, celles des années folles : la technique et le luxe. Même si une LANCIA sportive devrait voir le jour dans quelques temps, il faudra se faire une raison pour la Delta 3, les versions HF et Integrale sont à ranger aux oubliettes… Evidemment ce qui frappe le quidam au premier regard de la nouvelle Delta, c'est que son style n'a absolument rien à voir avec celui de l'initiatrice de 1979, ni même de la version de 1994. La carrosserie compacte et carrée de Giugiaro a laissé la place nette à une voiture plus longue et surtout à la robe très personnelle, faite de courbes tendues. Les Italiens aiment le design, avec la Delta, ils sont servis. Vu de profil, le toit fin semble flotter, juste posé sur les portières avec un raccordement en un point au niveau de la troisième vitre et du hayon. Les amateurs de ligne de fuite et autres perspectives devraient être comblés. Dans l'esprit bicolore, cher à la marque, le toit peut être, en option sur les deux niveaux inférieurs, peint en noir. Toujours pour donner de l'espace, il se transforme en "Gran Luce" en série dès le deuxième niveau. Pour les non habitués, il s'agit d'un toit ouvrant panoramique vitré sur l'essentiel de sa surface. L'arrière est marqué par des feux fins en diodes comme sur la Thesis, remontant sur les ailes très marquées comme sur l'Ypsilon. La vitre de hayon caractéristique a déjà été reprise sur la Musa remodelée. Bref, la parenté est clairement affichée : la marque LANCIA se distingue par un style à part. C'est quelque peu logique de s'attarder un peu plus sur le style d'une automobile italienne en général et d'une LANCIA en particulier. L'avant se reconnaît facilement par la calandre sculptée avec barrettes inox verticales. Les phares sont passés, eux aussi, sous le crayon acéré des designers. Ils intègrent, comme sur les AUDI, les diodes diurnes à la différence qu'elles sont en série quel que soit le niveau. Il reste le profil, très atypique, marqué par le toit "flottant", la face avant très (trop?) verticale, une découpe des vitres fuyante et un hayon et des feux de même forme verticale également. On remarque aussi un empattement très important. Il est une des forces avancée par LANCIA. En effet, LANCIA est synonyme de style mais aussi de confort afin d'honorer sa vocation de voiture luxueuse. L'habitacle est plus orienté sur cette deuxième voie malgré les compteurs au graphisme très "design" qui reprend la forme des branches du volant. Le levier de vitesses arbore un pommeau rectangulaire qui n'est pas sans rappeler celui de la grande Gamma des années 70 (pure coïncidence m'a t'on dit). L'empattement est de 2,70 mètres pour une voiture qui surclasse son segment avec une longueur respectable de 4,52 mètres. C'est bien le but de LANCIA : essayer de séduire les clients de deux segments à la fois. Le bénéfice de ses dimensions se retrouve à l'intérieur et particulièrement aux places arrière. Si un grand gabarit souffre de la garde au toit plutôt limitée, ses jambes se relaxeront dans un espace important. La banquette est coulissante et les dossiers sont inclinables, le tout en configuration 2/3 - 1/3. Pour le conducteur, aucun réglage du siège et du volant ne manque, quelle que soit la finition. Sur ce dernier point, le bât blesse. On oscille entre le plaisir du raffinement de l'habitacle parsemé de belles attentions et des manques flagrants de qualité. L'agrément se matérialise par le volant et le levier de vitesses en cuir, l'emblème de la marque incrusté sur les appuie-tête, les touches d'inox, le faux cuir d'excellent toucher "Benova" emprunté à MASERATI et la bonne assise des sièges. Les lacunes se voient dans le fragile couvercle de la boîte à gants tout comme certains plastiques et quelques vis apparentes qui détonnent avec le caractère de la voiture… Un dernier micro détail à signaler, le rappel sonore du clignotant est bien trop discret. On l'a dit, LANCIA revient vers ses premières amours marquées par les innovations. Rappelons que la marque a été précurseur dans de nombreux domaines comme la première à rouler en six cylindres mais tout cela est très lointain et la nostalgie ne fait pas toujours vendre des voitures. La technologie passe par les moteurs qui ont tous un point commun : ils sont tous équipés d'un turbo, compatibles des futures normes anti pollution Euro5 et, à un près, non pénalisés par le malus écologique. Le premier d'entre eux mérite qu'on parle de lui, même si on ne l'a pas testé étant donné qu'il sortira en octobre prochain. Dérivé du 1,9 litre turbo diesel Multijet, il est accolé à un double turbo de dimensions différentes et travaillant dans des régimes différents. Les performances affichées donnent envie de l'essayer : 190 chevaux, un couple maxi de 40,8 mkg dont les ¾ sont disponibles dès 1.250 tr/mn et un surtout aucun malus écologique puisque le taux de CO2 est de 149 g/km. LANCIA rejoint BMW dans le domaine des moteurs puissants non "malussés". On en reparlera. Plus modestes mais ne déméritant pas pour autant, les deux autres Multijet sont inédits ou récents puisque le petit 1,6 litre de 120 chevaux a été découvert sous le capot de la FIAT Bravo. Bénéficiant d'un bonus de 200 €, il pourra afficher un taux de CO2 de 120 g/km (et un bonus de 700 €) quand il sera associé à la future boîte robotisée à six rapports "Selestronic". Le dernier Multijet est inédit puisque passé à la cylindrée de deux litres et à une puissance de 165 chevaux. Tous les Multijet sont équipés d'un filtre à particules en série quel que soit le niveau. Les deux moteurs essence ne sont pas en reste. Issus tous les deux du même 1,4 litre T-Jet, c'est-à-dire à injection directe, ils affichent respectivement 120 et 150 chevaux. Seul le second prend un malus de 200 € au passage. Cela bouge aussi dans ce domaine, LANCIA annonce pour début 2009 une version T-Jet de 1,8 litre associée à la boîte robotisée à six rapports, augmentant la puissance à 200 chevaux. Là aussi, il va falloir patienter… Ce n'est pas une surprise pour LANCIA qui revendique son accès parmi les marques "premium", la dotation de série est alléchante, ce qui n'est d'ailleurs pas une constante chez les concurrents. Le premier niveau de finition "Oro" dispose d'une belle dotation de série. On peut citer les sept airbags, l'ESP, un (indispensable) régulateur de vitesse, la climatisation automatique, des jantes en alliage (seize pouces) et du service personnalisé "VIP". Pour 2.000 € de plus, la finition "Platino", surement celle qui fera l'essentiel des ventes offre notamment le toit panoramique, l'allumage automatique des feux et des essuie-glaces et la sellerie recouverte de cuir et d'Alcantara. Au sommet et avec un supplément de 3.000 €, la "Di Lusso" représente, comme son nom l'indique, la finition la plus luxueuse avec la sellerie (partiellement) recouverte de cuir pleine fleur "Poltrona Frau", le système de navigation et communication maison "Instantnav + Blue & Me" et le toit "B-Colore'". LANCIA rejoint quelques autres constructeurs en accédant aussi aux dernières innovations technologiques comme le système intelligent de franchissement de ligne. Il détecte tout dépassement de ligne (si la caméra peut lire les lignes de la route), le signale au conducteur et donne une correction au volant. La Delta peut également recevoir un système d'aide automatique au parking. Il vous détecte une place disponible assez grande et vous gare la voiture, le conducteur n'ayant qu'à gérer la vitesse. Ces deux dispositifs arriveront en début 2009 tout comme le "Reactive Suspension System". Comme son britannique nom l'indique, il s'agit d'un système intelligent de suspensions qui détecte les conditions de roulage et adapte de façon pneumatique en conséquence la suspension pour isoler le plus possible la caisse du mauvais revêtement. On rejoint le "Sky-Hook" inauguré sur la Thesis.

Qualité dans le chaud et froid

En effet, LANCIA est synonyme de style mais aussi de confort afin d'honorer sa vocation de voiture luxueuse. L'habitacle est plus orienté sur cette deuxième voie malgré les compteurs au graphisme très "design" qui reprend la forme des branches du volant. Le levier de vitesses arbore un pommeau rectangulaire qui n'est pas sans rappeler celui de la grande Gamma des années 70 (pure coïncidence m'a t'on dit). L'empattement est de 2,70 mètres pour une voiture qui surclasse son segment avec une longueur respectable de 4,52 mètres. C'est bien le but de LANCIA : essayer de séduire les clients de deux segments à la fois. Le bénéfice de ses dimensions se retrouve à l'intérieur et particulièrement aux places arrière. Si un grand gabarit souffre de la garde au toit plutôt limitée, ses jambes se relaxeront dans un espace important. La banquette est coulissante et les dossiers sont inclinables, le tout en configuration 2/3 - 1/3. Pour le conducteur, aucun réglage du siège et du volant ne manque, quelle que soit la finition. Sur ce dernier point, le bât blesse. On oscille entre le plaisir du raffinement de l'habitacle parsemé de belles attentions et des manques flagrants de qualité. L'agrément se matérialise par le volant et le levier de vitesses en cuir, l'emblème de la marque incrusté sur les appuie-tête, les touches d'inox, le faux cuir d'excellent toucher "Benova" emprunté à MASERATI et la bonne assise des sièges. Les lacunes se voient dans le fragile couvercle de la boîte à gants tout comme certains plastiques et quelques vis apparentes qui détonnent avec le caractère de la voiture… Un dernier micro détail à signaler, le rappel sonore du clignotant est bien trop discret.

Moteurs dans le vert

On l'a dit, LANCIA revient vers ses premières amours marquées par les innovations. Rappelons que la marque a été précurseur dans de nombreux domaines comme la première à rouler en six cylindres mais tout cela est très lointain et la nostalgie ne fait pas toujours vendre des voitures. La technologie passe par les moteurs qui ont tous un point commun : ils sont tous équipés d'un turbo, compatibles des futures normes anti pollution Euro5 et, à un près, non pénalisés par le malus écologique. Le premier d'entre eux mérite qu'on parle de lui, même si on ne l'a pas testé étant donné qu'il sortira en octobre prochain. Dérivé du 1,9 litre turbo diesel Multijet, il est accolé à un double turbo de dimensions différentes et travaillant dans des régimes différents. Les performances affichées donnent envie de l'essayer : 190 chevaux, un couple maxi de 40,8 mkg dont les ¾ sont disponibles dès 1.250 tr/mn et un surtout aucun malus écologique puisque le taux de CO2 est de 149 g/km. LANCIA rejoint BMW dans le domaine des moteurs puissants non "malussés". On en reparlera. Plus modestes mais ne déméritant pas pour autant, les deux autres Multijet sont inédits ou récents puisque le petit 1,6 litre de 120 chevaux a été découvert sous le capot de la FIAT Bravo. Bénéficiant d'un bonus de 200 €, il pourra afficher un taux de CO2 de 120 g/km (et un bonus de 700 €) quand il sera associé à la future boîte robotisée à six rapports "Selestronic". Le dernier Multijet est inédit puisque passé à la cylindrée de deux litres et à une puissance de 165 chevaux. Tous les Multijet sont équipés d'un filtre à particules en série quel que soit le niveau. Les deux moteurs essence ne sont pas en reste. Issus tous les deux du même 1,4 litre T-Jet, c'est-à-dire à injection directe, ils affichent respectivement 120 et 150 chevaux. Seul le second prend un malus de 200 € au passage. Cela bouge aussi dans ce domaine, LANCIA annonce pour début 2009 une version T-Jet de 1,8 litre associée à la boîte robotisée à six rapports, augmentant la puissance à 200 chevaux. Là aussi, il va falloir patienter…

Technicité dans le ton

Ce n'est pas une surprise pour LANCIA qui revendique son accès parmi les marques "premium", la dotation de série est alléchante, ce qui n'est d'ailleurs pas une constante chez les concurrents. Le premier niveau de finition "Oro" dispose d'une belle dotation de série. On peut citer les sept airbags, l'ESP, un (indispensable) régulateur de vitesse, la climatisation automatique, des jantes en alliage (seize pouces) et du service personnalisé "VIP". Pour 2.000 € de plus, la finition "Platino", surement celle qui fera l'essentiel des ventes offre notamment le toit panoramique, l'allumage automatique des feux et des essuie-glaces et la sellerie recouverte de cuir et d'Alcantara. Au sommet et avec un supplément de 3.000 €, la "Di Lusso" représente, comme son nom l'indique, la finition la plus luxueuse avec la sellerie (partiellement) recouverte de cuir pleine fleur "Poltrona Frau", le système de navigation et communication maison "Instantnav + Blue & Me" et le toit "B-Colore'". LANCIA rejoint quelques autres constructeurs en accédant aussi aux dernières innovations technologiques comme le système intelligent de franchissement de ligne. Il détecte tout dépassement de ligne (si la caméra peut lire les lignes de la route), le signale au conducteur et donne une correction au volant. La Delta peut également recevoir un système d'aide automatique au parking. Il vous détecte une place disponible assez grande et vous gare la voiture, le conducteur n'ayant qu'à gérer la vitesse. Ces deux dispositifs arriveront en début 2009 tout comme le "Reactive Suspension System". Comme son britannique nom l'indique, il s'agit d'un système intelligent de suspensions qui détecte les conditions de roulage et adapte de façon pneumatique en conséquence la suspension pour isoler le plus possible la caisse du mauvais revêtement. On rejoint le "Sky-Hook" inauguré sur la Thesis.

Elle est arrivée enfin. C'est une évidence, LANCIA compte beaucoup sur elle pour repartir comme il y a trente ans. La Delta a donc plein d'espoir derrière sa carrosserie typée. Il faut se démarquer du flot pour conquérir. Le style très LANCIA est le premier signe apparent qui pourra combler ou au contraire horrifier le quidam. Ensuite, il y a ses prestations entre deux segments. La recherche de raffinement et de luxe chers à la marque avec des lacunes, l'espace intérieur super généreux tout comme les rapports prix/équipements. Enfin, la dotation de moteurs est très appréciable avec des moteurs à la fois performants et écologiquement intéressants. L'aventure LANCIA, vieille de 102 ans, doit continuer. De source sûre, le catalogue va s'enrichir bientôt d'une nouvelle Ypsilon avec une carrosserie inédite à cinq portes et un coupé sportif descendant, pour les nostalgiques, du Beta Monte Carlo…

Philippe NIOLLET

2008-08-25