SUBARU Outback 2.0 D

ESPACE BREAK
  • Mécanique réussie
  • Consommation
  • Identité conservée
  • Insonorisation limitée
  • Plastiques durs
  • Lacunes d’équipement

Prix : 37 300 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type Boxer, 4 cylindres à plat, 16 soupapes Turbo Diesel à rampe commune
Cylindrée 1998 cm³
Puissance maxi 150 ch à 3600 tr/min
Couple maxi 35.70 mkg à 1800.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.72 m
Largeur 1.77 m
Hauteur 1.54 m

Poids

Total 1570 kg

Capacités

Coffre de 459 à 1628 dm³
Réservoir 64 L
Nb de places 5

Performances

Vitesse maxi 200 km/h
0 à 100 km/h 9.20 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.20
Urbaine 7.20
Mixte 5.90
Essai 0.00

Trahison ou adaptation

SUBARU a, de tout temps, propulsé ses voitures grâce à des motorisations essence, souvent suralimentées. La France, pays d’Europe fort friand de moteurs Diesel, a longtemps boudé la marque et ses modèles sur le seul motif d’absence de motorisations alimentées au gazole. Seuls les sportifs, ou autres inconditionnels des atouts et particularités SUBARU, ont contribué à la diffusion de la marque sur notre sol. Une ère nouvelle s’ouvre donc aujourd’hui avec l’apparition des SUBARU à moteur Diesel. Trahison fût le premier qualificatif employé par les puristes, peut être un peu trop vite. Car le constructeur japonais, avec panache, a entièrement développé sa nouvelle mécanique Diesel autour du quatre cylindres à plat opposés deux à deux qui lui est cher, appelé Boxer. Cette adaptation génère une nouvelle spécificité pour SUBARU, seul constructeur à proposer un moteur de ce type sur un véhicule de tourisme. Le premier modèle commercialisé dans cette version est le break Outback. L’extension aux Legacy et Impreza viendra un peu plus tard, nous l’espérons.

Présentation

Le premier réflexe n’est pas de mettre en route, non. C’est la curiosité visuelle qui prime. Alors, au lever du capot vient l’interrogation, vite retombée. En effet, le bloc est caréné, avec une ouïe centrale pour l’échangeur, placée de manière identique aux moteurs à essence. On ne change pas une conception de ce niveau pour une évolution de carburant. En revanche, architecture oblige, le couvre moteur en plastique ne se prolonge pas jusqu’à la couverture des culasses, à seize soupapes bien entendu. Celles-ci coiffent des ensembles chemise-piston dont l’alésage est égal à la course, assemblage dit "carré", encore une particularité mécanique. Mais en réalité, peu de différence pour le profane car rien ne se voit de l’extérieur, si ce n’est le marquage SUBARU BOXER DIESEL moulé sur le cache, qui ôte le doute. On notera également la distribution par chaînes. Vous l’avez déjà compris, l’équilibrage des masses, le centre de gravité bas, la réduction des niveaux de vibration, tout y est conservé. Il ne reste plus qu’à l’écouter et observer ses réactions. A la mise en route, l’inévitable cliquetis est bien audible. Par contre, le niveau vibratoire et sonore général est contenu. Le carénage inférieur joue pleinement son rôle, celui placé au-dessus aurait peut être été plus efficace s’il avait couvert la totalité du bloc. Les montées en régime sont franches et rapides avec peu de temps de réponse. Les cent cinquante chevaux sont là, au régime peu élevé de 3.600 tr/mn, bien épaulés par le couple généreux de 35,7 mkg au régime de 1.800 tr/mn. Relayés par une boîte de vitesses mécanique à cinq rapports, ils confèrent à l’Outback des accélérations qui permettent d’atteindre les 100 km/h en seulement 9,2 secondes. SUBARU annonce une consommation mixte inférieure à 6 litres pour cent kilomètres, malgré les quatre roues motrices permanentes. En outre, et c’est une bonne nouvelle, le taux de CO2 est inférieur aux fatidiques 160 g/km, donc point de malus. C’est une belle performance qui mérite d’être saluée pour cette première mouture. Mais revenons à la conduite. C’est dans les accélérations que le cliquetis est le plus présent. En régime établi, à basse vitesse, ou en rythme soutenu, peu de volume sonore et de vibrations. Au démarrage, ne pas hésiter à emballer un peu le moteur qui présente même une aptitude au calage, si si ! Les reprises sont également d’un bon niveau, avec ou sans descente de rapport, car le couple est présent sur une longue plage d’utilisation. L’équilibrage dynamique de la voiture est toujours aussi bon, de même que le filtrage des imperfections de la route, le confort, le freinage, la tenue de cap, etc.. Même si l’Outback accuse pratiquement 1.600 kilos sur la bascule, la vitesse maximum annoncée est de 200 km/h. A noter également la contenance du réservoir qui, avec ses soixante quatre litres liés à l’appétit mesuré du break et un rythme coulé, procure une autonomie voisine des mille kilomètres, du jamais vu sur une SUBARU mono carburant.

En route

A la mise en route, l’inévitable cliquetis est bien audible. Par contre, le niveau vibratoire et sonore général est contenu. Le carénage inférieur joue pleinement son rôle, celui placé au-dessus aurait peut être été plus efficace s’il avait couvert la totalité du bloc. Les montées en régime sont franches et rapides avec peu de temps de réponse. Les cent cinquante chevaux sont là, au régime peu élevé de 3.600 tr/mn, bien épaulés par le couple généreux de 35,7 mkg au régime de 1.800 tr/mn. Relayés par une boîte de vitesses mécanique à cinq rapports, ils confèrent à l’Outback des accélérations qui permettent d’atteindre les 100 km/h en seulement 9,2 secondes. SUBARU annonce une consommation mixte inférieure à 6 litres pour cent kilomètres, malgré les quatre roues motrices permanentes. En outre, et c’est une bonne nouvelle, le taux de CO2 est inférieur aux fatidiques 160 g/km, donc point de malus. C’est une belle performance qui mérite d’être saluée pour cette première mouture. Mais revenons à la conduite. C’est dans les accélérations que le cliquetis est le plus présent. En régime établi, à basse vitesse, ou en rythme soutenu, peu de volume sonore et de vibrations. Au démarrage, ne pas hésiter à emballer un peu le moteur qui présente même une aptitude au calage, si si ! Les reprises sont également d’un bon niveau, avec ou sans descente de rapport, car le couple est présent sur une longue plage d’utilisation. L’équilibrage dynamique de la voiture est toujours aussi bon, de même que le filtrage des imperfections de la route, le confort, le freinage, la tenue de cap, etc.. Même si l’Outback accuse pratiquement 1.600 kilos sur la bascule, la vitesse maximum annoncée est de 200 km/h. A noter également la contenance du réservoir qui, avec ses soixante quatre litres liés à l’appétit mesuré du break et un rythme coulé, procure une autonomie voisine des mille kilomètres, du jamais vu sur une SUBARU mono carburant.

Cocktail réussi En termes de résultat, SUBARU n’a pas seulement greffé un moteur Diesel à son Outback. Les ingénieurs ont conçu, mis au point et réalisé un vrai moteur digne de la marque, ne trahissant ni son identité ni sa personnalité. A sa manière, le Boxer Diesel complète l’offre proposée, sans la dénaturer. C’est pourquoi la greffe est bien prise, même si elle arrive tardivement. Espérons qu’elle trouvera son public, peut être au travers d’une extension à toute la gamme, Legacy et Impreza comprises. Pour être totalement dans la course, un petit effort de présentation et d’équipements reste à apporter pour atteindre le niveau établi par la concurrence (plastiques plus souples, commandes de radio au volant, toutes vitres électriques séquentielles, rétroviseur intérieur photosensible, aide au stationnement, etc..) et placer la marque sur un terrain réellement attractif.

Jacques FORGE

2008-10-01