ALFA ROMEO Spider 2.4 JTD

ESPACE ROADSTER
  • Charme à l’italienne
  • Sellerie cuir
  • Tarif
  • Sonorité du diesel
  • Motricité sur route humide

Prix : 39 750 €

FICHE TECHNIQUE

Moteur

Type 5 cylindres – 20 soupapes turbo diesel injection directe rampe commune
Cylindrée 2387 cm³
Puissance maxi 210 ch à 4000 tr/min
Couple maxi 41.80 mkg à 2000.00 tr/min

Dimensions

Longueur 4.41 m
Largeur 1.83 m
Hauteur 1.31 m

Poids

Total 1635 kg

Capacités

Coffre de 253 à 0 dm³
Réservoir 70 L
Nb de places 2

Performances

Vitesse maxi 231 km/h
0 à 100 km/h 8.10 s

Environnement

Emission CO2 0 g/km

Consommations (L/100km)

Extra-Urbaine 5.40
Urbaine 9.20
Mixte 6.80
Essai 6.00

Un modèle unique

Le spider est le bébé d’ALFA ROMEO, son chouchou ! Jusqu’ici et à chaque nouvelle génération, ALFA a réussi à en faire un modèle unique. Les "Tifosi" sont donc très friands et attendent toujours avec impatience la sortie du prochain. La marque sort son récent bijou avec un moteur diesel, c’est déjà la preuve qu’ALFA cherche encore à étonner.

De la belle œuvre comme ALFA ROMEO sait faire !

Extérieurement, aucun doute, PININFARINA a encore fait parler ses talents de designer. Que l’on soit un adepte de la marque ou non, on se retourne forcément au passage de la belle italienne : les lignes de ce cabriolet sont à la fois "musclées" avec un coffre galbé, des ailes bien rebondies mais aussi "racées" avec une face avant agressive et féline. Cet extérieur est vraiment une parfaite réussite. Le Spider a toujours été un des principaux modèles sportifs de la marque, la parfaite réussite de son design confirme effectivement ce statut. Mais qu’en est-il des prestations sportives de cette ALFA alimentée par un diesel turbocompressé de 210 chevaux ? Ce choix de moteur n’est-il pas trop osé ? Voici quelques éléments de réponse… Assis à bord, c’est d’abord la position de conduite qui va décider d’une bonne entrée en matière. De ce côté et notamment grâce aux réglages électriques des sièges en cuir sur cette version, on est satisfait. La position étant réglée, le conducteur est bien assis et a un accès facile et naturel aux différents accessoires proposés : radio (avec l’option ici système Bose délivrant un son remarquable), GPS, petit rangements pratiques… Puis on démarre, ah oui, le son ne trompe pas : c’est un diesel ! Et premier point légèrement négatif sur la direction : elle semble un peu trop souple, cela se confirmera tout au long de l’essai mais on s’y habitue. Première, deuxième, troisième… c’est parti, la boîte mécanique est très bien étagée et on appuie un peu jusqu’au sixième et dernier rapport. La voiture part bien au-delà de 1.500 tr/mn, mais en dessous de ce régime moteur, le Spider est poussif et dès que l’on descend un rapport pour redonner un peu de vivacité, ce sont les roues qui patinent. La motricité est donc un peu juste pour entraîner les 210 chevaux. Le couple délivré par la belle est bien présent et profitant du son de la Hi-fi pour couvrir le bruit du diesel, on pourrait presque se sentir au volant d’une essence d’autant que les performances "constructeur" annoncées avec une vitesse de pointe de 231 km/h et un passage de 0 à 100 km/h en 8,1 secondes, sont loin d’être ridicules. J’avoue quand même être resté un peu sur ma faim, on doit jouer un peu trop souvent à mon goût du levier de vitesses pour relancer. De fait, on bénéficie de la technologie "Common Rail" et de la suralimentation du turbo à géométrie variable qui assure un couple élevé dès les bas régimes mais ça ne fait pas tout, et puis le freinage n’est pas très mordant non plus. Reste toutefois que ces petits défauts se révèlent lorsqu’on approche les limites sportives de l’italienne. D’ailleurs c’est, à mon avis, le poids un peu excessif du véhicule qui ternit le tableau. L’objectif de la marque en sortant ce diesel n’est sûrement pas de rivaliser avec les vraies sportives de la catégorie mais plutôt d’avoir tenté d’associer un diesel à un roadster et sur ce point, le cinq cylindres diesel de 210 chevaux n’enlève rien au charme de ce Spider. Un cabriolet s’essaie décapoté et si le temps bien frais et humide du jour ne s’y prêtait pas vraiment, j’ai quand même testé la belle dans son habit d’été. Premier constat : il faut compter près de 30 secondes pour que la toile, oui une vraie capote en toile, se range dans le coffre. Certes, tout est automatique mais la concurrence fait un peu mieux. Cheveux au vent, on profite de la dimension cabriolet du Spider et là, plus de doute, c’est vraiment son créneau. Je me dis d’ailleurs sous cette humidité, la pluie n’est pas loin, qu’un petit week-end en bord de mer et sous le soleil aurait été un peu plus approprié, en couple évidemment car ce Spider, en vrai roadster, ne peut faire voyager que deux personnes. Cette nouvelle déclinaison du Spider peut, il est vrai dans un premier temps, choquer l’amoureux de la mythique ALFA ROMEO Spider d’une part car ce modèle roule au diesel et que du coup , son caractère en devient moins animal ! Pour en avoir plus "sous la pédale", il faudra se diriger vers les autres moteurs de la gamme mais il faudra aussi, c’est évident, mettre davantage la main au porte monnaie. Mais le choix du Spider n’est-il pas dicté avant tout par un besoin de liberté, de nature, de virée "bien accompagné" ? Et de ce point de vue, la griffe PININFARINA en sus, le Spider peut revendiquer à 200% cette identité car c’est un vrai et beau cabriolet ! Et pour le testeur que je suis, avoir été au volant de ce Spider, de surcroît rouge pour cet essai, a été un réel enchantement.

Une fois sa toile ôtée…

Un cabriolet s’essaie décapoté et si le temps bien frais et humide du jour ne s’y prêtait pas vraiment, j’ai quand même testé la belle dans son habit d’été. Premier constat : il faut compter près de 30 secondes pour que la toile, oui une vraie capote en toile, se range dans le coffre. Certes, tout est automatique mais la concurrence fait un peu mieux. Cheveux au vent, on profite de la dimension cabriolet du Spider et là, plus de doute, c’est vraiment son créneau. Je me dis d’ailleurs sous cette humidité, la pluie n’est pas loin, qu’un petit week-end en bord de mer et sous le soleil aurait été un peu plus approprié, en couple évidemment car ce Spider, en vrai roadster, ne peut faire voyager que deux personnes. Cette nouvelle déclinaison du Spider peut, il est vrai dans un premier temps, choquer l’amoureux de la mythique ALFA ROMEO Spider d’une part car ce modèle roule au diesel et que du coup , son caractère en devient moins animal ! Pour en avoir plus "sous la pédale", il faudra se diriger vers les autres moteurs de la gamme mais il faudra aussi, c’est évident, mettre davantage la main au porte monnaie. Mais le choix du Spider n’est-il pas dicté avant tout par un besoin de liberté, de nature, de virée "bien accompagné" ? Et de ce point de vue, la griffe PININFARINA en sus, le Spider peut revendiquer à 200% cette identité car c’est un vrai et beau cabriolet ! Et pour le testeur que je suis, avoir été au volant de ce Spider, de surcroît rouge pour cet essai, a été un réel enchantement.

En conclusion, on ne peut être qu’unanime sur la réussite du design de ce Spider. Par contre, si ses lignes agressives et ses quatre sorties de pot d’échappement semblent annoncer un tempérament fort, en final, cela reste plus esthétique et il ne faut pas avec ce moteur chercher la sportivité à tout prix. Maintenant, est-ce qu’ALFA ROMEO en voulant doper ses ventes, a bien fait de doter son Spider d’un diesel ? L’avenir nous le dira. En tout cas son tarif plutôt attractif est un atout supplémentaire.

Stéphane MACADRE

2008-11-15